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Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mercredi 5 mai 2021 à 11h30min
Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

L’incinération de fétiches à la paroisse de Gounghin à Ouagadougou a entraîné une polémique sur les réseaux sociaux à propos du traitement réservé aux objets de culte des religions traditionnelles. Nous avons approché Bali Nébié, auteur de plusieurs ouvrages sur les religions traditionnelles, la sorcellerie, les fétiches, pour avoir sa compréhension.

Vous avez écrit plusieurs ouvrages sur les questions de sorcellerie en Afrique ; pouvez-vous nous rappeler les principales thèses que vous défendez sur ces questions ?

Merci pour l’occasion que vous m’offrez encore une fois de plus de partager avec les internautes mes opinions sur la sorcellerie en Afrique. Les principales thèses défendues dans mes trois ouvrages sont :

Premièrement, l’idée que la population se fait du sorcier est complètement erronée. Personne n’est friand de la chair humaine ; personne n’est doué d’un quelconque pouvoir surnaturel lui permettant par exemple de voler comme un oiseau, de se volatiliser à volonté, de se transformer en un animal ou en tourbillon, d’exercer un contrôle sur le vent ou la foudre, etc. Une telle perception du sorcier est de la pure fiction.

Par contre, le sorcier perçu comme étant une personne qui a accepté d’adhérer à une organisation clandestine de son village (ou société secrète) dont l’ambition est d’exercer une influence sur la vie sociale, religieuse et politique de la communauté, est une réalité. Une telle organisation encore appelée confrérie dont le fonctionnement est régi par des lois rigides et sévères, se donne pour mission de défendre la tradition et d’instaurer l’ordre, la discipline et la justice au sein de la communauté. Les moyens qu’utilise la confrérie pour atteindre ses objectifs sont principalement la mystification, la peur et la terreur.

La confrérie est ce qu’on pourrait appeler de nos jours la police des mœurs. C’était les confréries qui faisaient régner l’ordre et la discipline dans nos villages. Pour jouer efficacement leur rôle, les sorciers ont mis en œuvre la stratégie suivante : faire croire aux membres de la communauté que les sorciers sont des personnes aux grands pouvoirs surnaturels illimités et que personne ne peut leur échapper. Les sorciers existaient bel et bien et formaient les confréries des sorciers. Ces confréries constituaient un des piliers importants de nos traditions.

Partant de cette définition du sorcier, par rapport à la question récurrente sur l’existence de la sorcellerie, je pourrais dire ceci : la sorcellerie est comparable à un épouvantail des champs confectionné pour éloigner les oiseaux granivores pendant la période des semis. Pour les oiseaux granivores comme les francolins, l’épouvantail est un être humain et par conséquent un danger potentiel pour eux. Par contre, pour celui qui a confectionné l’épouvantail, cet « homme » n’est qu’un mannequin fait de branchage habillé de haillons et d’un chapeau en paille. L’épouvantail (la sorcellerie) n’est pas une vue de l’esprit ; la perception qu’on en fait est variable selon qu’on est à la place des oiseaux granivores (population) ou à celle de la personne qui l’a confectionné (le sorcier)

Deuxièmement, il n’y a que des sorciers en Afrique noire. Les confréries ne sont animées que par des hommes parce que les conditions d’adhésion à ces confréries et les types d’activités qu’elles mènent excluent les femmes. Le concept de sorcière nous a été apporté par des religions étrangères. En Europe par exemple, il était plutôt question de sorcières et rarement de sorciers.

Troisièmement, Nous croyons presque tous à la sorcellerie en Afrique parce que, grâce à un système éducatif bien conçu par la classe dirigeante avec l’appui des confréries, nous avons été formatés dès notre naissance par l’environnement familial et la société entière pour intérioriser ces croyances. Elles sont incrustées dans nos subconscients si bien que nous éprouvons beaucoup de difficulté pour nous en défaire.

Quatrièmement, en Afrique, ces croyances à la sorcellerie ont des impacts négatifs multiples aux niveaux individuel, collectif et national au point qu’elles constituent un obstacle majeur au développement social, économique et politique de nos nations.

Cinquièmement, les principales causes de ce facteur limitant du développement d’une nation qu’est la croyance à la sorcellerie étant la pauvreté et l’ignorance, on peut l’éradiquer par :
- l’instauration d’un système éducatif approprié à la portée des populations ;
- l’amélioration des conditions de vie des populations ;
- l’application avec rigueur de la loi à tous les acteurs impliqués dans l’accusation en cas de procès en sorcellerie (devins, féticheurs, porteurs de dépouilles mortelles, chefs coutumiers , etc.)

Nous assistons à une polémique ces jours-ci sur la notion de fétiches ; dans les religions traditionnelles, qu´est-ce qu’un fétiche ?

Selon le dictionnaire Larousse : ”Le fétiche est un objet culturel auquel sont attribuées des propriétés surnaturelles bénéfiques pour son possesseur”.
Je ne maitrise pas les aspects ethnologiques, philosophiques et anthropologiques du mot “fétiche”. Par contre, je peux, à partir des connaissances que j’ai des traditions en pays gourounsi, apporter un éclairage aux internautes. Je pense que les internautes originaires des villages africains qui n’ont pas subi beaucoup d’influences des religions étrangères se retrouveront aisément.

Les Gourounsis font la différence entre Divinités et fétiches. Les divinités sont communautaires alors que les fétiches sont personnels. Exemples : les trois divinités présentes dans tout village qui a gardé ses traditions sont : Tia (divinité-Terre) Yaali (divinité-forge ou divinité de réconciliation), Siou (divinité du masque). Il en existe d’autres en fonction de l’environnement du village. Une montagne, une rivière, un arbre, etc. peuvent présenter des divinités.

Ces divinités, bien qu’elles soient sous la responsabilité de lignages, appartiennent à la communauté entière. Elles sont symbolisées par des objets (galet, fragment de fer, statuette en bois ou en argile cuite, etc.). Ces objets sont gardés à des endroits protégés qui sont des autels sur lesquels des sacrifices sont faits. Outre leurs rôles de protection des membres des communautés contre tout malheur, de renforcement de la cohésion sociale et de sollicitation de pluies abondantes, ces divinités sont à l’origine de la procréation. Ainsi presque tous les prénoms des enfants sont liés à elles. Exemples : Béli, Bali, Kéli sont des dons de la divinité « Yaali » ; Batian, Betia, Katian, de la divinité « Tia », etc.

Tout sacrifice sur une divinité est officiel et mobilise toujours des membres de la communauté. Les vœux de l’individu ou de la famille ou même de la communauté entière sont énoncés à haute et intelligible voix à l’attention des participants. Les types de sollicitudes sont : la santé, la réussite dans la réalisation des projets, la fécondité, la protection contre les mauvais sorts, la promotion, les pluies abondantes, etc. Jamais on ne demandera à la divinité de tuer ou de rendre malade un concurrent ou un ennemi. De telles intentions sont absolument proscrites.

Le fétiche quelles que soient sa taille et sa forme a un caractère personnel. Il peut devenir familial. Tout homme qui désire acquérir un fétiche pour ses propres besoins, a l’obligation d’informer le chef de famille. S’il s’agit d’un fétiche dont les attributs dépassent le cadre familial, il doit demander une autorisation spéciale au chef de terre. Ce dernier réunit alors les notables pour apprécier la demande.

Tant que le fétiche a pour rôle de contribuer au bien-être d’un individu ou des membres d’une famille, il est accepté car il renforce les actions des divinités. Si ses attributs sont en contradiction avec la mission des divinités, l’autorisation sera refusée. Exemples de fétiches : le « nebela » , confectionné à partir d’une queue d’âne, de hyène ou de tout autre animal reconnu mystique ; le « lambwa », de forme circulaire orné de cauris ; d’autres fétiches sont représentés par des canaris en argile cuite avec des couvercles, des objets hétéroclites de petite ou de grande taille, etc.
Le « djandjou » est un fétiche qui a été importé d’un autre pays. Il était connu chez les Nouna ; son possesseur a réalisé la prouesse de supplanter les divinités locales avec son fétiche.

Les fétiches sont hautement spécialisés : il y a des fétiches pour la chasse, la pêche, la production agricole, l’élevage, la guerre, le commerce, la lutte, le succès auprès de la gente féminine, etc. De nos jours, les fétiches sont créés en fonction des besoins des membres de la société. Les détenteurs de ces objets, de façon générale, prétendent les avoir reçus des génies de la brousse. Ces propriétaires ont aussi de petits autels implantés dans leur case. Cependant, il faut retenir que les rites et les invocations qui accompagnent un sacrifice effectué sur l’autel d’une divinité sont différents de ceux auxquels fait appel le féticheur. Une autre spécificité du fétiche : tout adhérent porte sur lui de façon permanente un objet symbolisant le fétiche. Ce symbole peut être une bague, un bracelet, une ceinture, etc.

Il arrive souvent que les autorités coutumières estiment que le féticheur ne respecte pas ses engagements par rapport aux attributs de son fétiche. Si elles jugent qu’il porte atteinte à la cohésion sociale, elles le convoquent à la place publique, et font brûler son fétiche.

Vous voyez donc qu’au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches. C’est une pratique courante. Dès qu’un homme est accusé de sorcellerie, les prêtres du « Tia » vont ramasser tous ses fétiches et les brûlent à la place publique. L’acte en tant que tel ne constitue nullement une violation de nos traditions. J’insiste sur le fait que le fétiche est personnel. Toute personne qui désire se débarrasser de son fétiche pour une raison ou une autre, n’a de compte à rendre qu’au dépositaire des secrets de la souche du fétiche. Par contre, saccager les autels des divinités est une atteinte grave aux traditions. Je pense que les dernières polémiques sur des fétiches brûlés dans une église de Ouagadougou s’expliquent par l’ignorance de nos traditions à moins que derrière ce geste ne se cachent d’autres intentions inavouées.

Y a-t-il de bons fétiches et de mauvais fétiches ?

On apprécie le fétiche par rapport à ses attributs (pouvoirs) supposés d’une part et aux conditions exigées pour manifester sa « puissance » d’autre part. Un fétiche qui exige des sacrifices de vies humaines est rejeté par la société quels que soient ses pouvoirs. Tout fétiche qui est à l’origine des conflits sociaux ou des malheurs de personnes cibles est condamné par la société. Par contre, les fétiches dits de la fécondité, ceux qui protègent les familles contre les malheurs et ceux qui donnent des récoltes abondantes sont beaucoup recherchés par les membres de la communauté.

Vous croyez donc aux pouvoirs surnaturels des fétiches ?

(Rires !) Pour moi, le pouvoir de tout fétiche correspond au pouvoir que lui attribue la personne qui y croit. Autrement dit, si l’on donne le même fétiche à une autre personne qui ne croit pas à ses pouvoirs, il ne sera rien d’autre qu’un objet comme n’importe quel objet. C’est une question de force de croyance et de conviction. Un fétiche utilisé à bon escient peut constituer une puissante source de programmation positive du subconscient de la personne qui croit à ses pouvoirs.

Prenons l’exemple du fétiche qui aurait le pouvoir de faire réussir les élèves à l’examen du BEPC : le candidat sur lequel un tel fétiche peut avoir un effet positif doit répondre à ces deux critères : avoir obtenu au moins la moyenne de passage en classe de 3è d’une part et avoir le désir de réussir au BEPC d’autre part. Le fétiche aura pour rôle de créer et de maintenir chez le candidat la conviction soutenue qu’il réussira à son examen. Ainsi sera programmé son subconscient qui se chargera de trouver les voies et moyens pour stimuler mentalement et physiquement l’organisme du candidat afin de le conduire au succès. Il en est de même pour le fétiche représenté par une poupée dans le corps de laquelle sont enfoncées de longues épines : le féticheur fait en sorte que la personne cible soit informée du sortilège. Si cette dernière croit avec force aux effets du sortilège, son subconscient les programmera et son organisme réagira en secrétant des substances pour s’autodétruire.
Je me résume : l’objet (fétiche) que vous tenez entre les mains ou le canari couvert de plumes sur lequel vous immolez un poulet n’a aucun pouvoir propre à lui. Son pouvoir réside dans la tête de celui qui croit profondément que l’objet a un pouvoir.

Comment distinguer les gris-gris des fétiches ?

Je pense que les deux mots sont synonymes par leurs fonctions sauf que le mot “gri-gri” semble avoir une connotation africaine et fait plutôt référence aux symboles des fétiches que portent les adeptes (bagues, bracelets, etc.).

Un individu peut-il impunément décider de se débarrasser des fétiches de sa famille ?

Je ne pense pas qu’un tel comportement soit démocratique (Rires !). Chacun de nous est libre d’avoir ses opinions et ses croyances religieuses. Je crois que c’est inscrit dans la constitution. Le Burkina Faso est un pays laïc. De tels comportements relèvent de l’extrémisme religieux. Malheureusement, lorsqu’un individu atteint ce stade, il devient tellement borné qu’il est impossible de le raisonner. A mon avis, une plainte doit être déposée contre lui parce qu’il constitue un obstacle à l’épanouissement des autres membres de la famille.

Les fétiches sont-ils des réalités propres aux religions traditionnelles africaines ?

Dans la religion traditionnelle, les fétiches sont tolérés mais, ils sont sous le contrôle strict des confréries des sorciers qui sont, comme je l’ai dit plus haut, les polices des mœurs. A ma connaissance, l’Islam et le Christianisme ne nient pas la réalité des pouvoirs des fétiches. Par contre, ils attribuent ces pouvoirs à Satan. Mais cela n’empêche pas des adeptes de ces religions de s’adonner à des pratiques fétichistes. Le mot “marabout” qui désignait un grand érudit en connaissances des textes de l’Islam est aujourd’hui synonyme de “charlatan”. Chez les chrétiens le culte des reliques est loin d’être partagé par tous.

Le christianisme et l´islam interdisent généralement le recours aux fétiches ; comment comprenez-vous cela ?

C’est tout à fait logique. Je viens de dire que pour ces religions, les pouvoirs surnaturels attribués aux fétiches sont des œuvres de Satan. Vous comprenez donc qu’ils ne puissent accepter que leurs fidèles se réfèrent à l’ennemi de Dieu.

Ces religions peuvent-elles cohabiter avec des fétiches ?

La réponse est évidente ! Cohabiter avec le diable, c’est se renier soi-même ! Par contre, ces deux religions peuvent bien cohabiter avec notre tradition pour peu que leurs responsables cherchent à la connaitre pour la comprendre . Si des efforts notables sont faits par certaines de ces religions dans ce sens, d’autres par contre ont gardé intacts les clichés que les pionniers de ces religions étrangères ont véhiculés sur notre tradition. Ils ont confondu à dessein nos divinités et les fétiches. C’est de bonne guerre. Quand des envahisseurs arrivent sur un continent en vue de s’y installer, leur premier objectif a toujours été de détruire la religion des autochtones afin d’implanter la leur. C’est le meilleur moyen d’imposer sa culture et son idéologie aux autres peuples.

Interview réalisée par Lefaso.net

Bali NEBIE est professeur certifié des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) à la retraite et écrivain. Il est Chevalier de l’Ordre national du Burkina Faso.
Contacts : +22666158655 ; bedoa@gmx.fr

Vos commentaires

  • Le 4 mai à 15:41, par Lepeul En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Super beau récit, limpide, de bon sens !
    Tout est dit dans cette question/réponse .

    Un individu peut-il impunément décider de se débarrasser des fétiches de sa famille ?

    Je ne pense pas qu’un tel comportement soit démocratique (Rires !). Chacun de nous est libre d’avoir ses opinions et ses croyances religieuses. Je crois que c’est inscrit dans la constitution. Le Burkina Faso est un pays laïc. De tels comportements relèvent de l’extrémisme religieux. Malheureusement, lorsqu’un individu atteint ce stade, il devient tellement borné qu’il est impossible de le raisonner. A mon avis, une plainte doit être déposée contre lui parce qu’il constitue un obstacle à l’épanouissement des autres membres de la famille.

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    • Le 5 mai à 11:03, par Indjaba En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

      Le problème de nos intellectuels c’est leur manque de courage. Ils courent après le populisme au même titre que les politiciens. Ceci dit les sorciers ont toujours été combattus même dans l’animisme donc ce fait n’est pas nouveau. Les cybercriminels ne peuvent pas être le symbole de l’informatique comme le sorcier ne peut être l’image de l’animisme. Ces sorciers et autres wackman , on les trouve chez les chrétiens et musulmans aussi. Ensuite les fétiches ont toujours été en effet personnels et privés mais leur acquisition et leur gestion ont toujours eut une passerelle avec les divinités du village si bien que leur destruction médiatisée comme trophée de guerre porte atteinte à l’image de l’animisme. Dans l’animisme, il y’a des contextes où des fétiches sont détruits ou jetés. Ex1 : Le décès du propriétaire du fétiche. Ex2 : certains fétiches ayant servi à l’initiation en brousse . Ex3 certains wack apportés des voyages etc. C’est la médiatisation de l’acte de Gouguin qui pose problème. Les incinération, les incendies ne peuvent être brandits comme preuve de puissance ou de faiblesse. Notre dans dame de Paris a brûlé et dans la semaine une autre église a brûlé à Lille mais cela ne veut pas dire que l’église n’incarne pas le saint esprit.

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  • Le 4 mai à 16:09, par Bigbale En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Sans vouloir donner des leçons à qui que ce soit, Mr Guimguemdé Ousmane à intérêt à lire ce genres d’interviews pour comprendre l’immensité de sa bêtise quand il confond volontairement et à dessein, la culture et le culte. C’est vraiment dommage pour lui car un aussi piètre intellectuel qui a la charge d’une Structure comme l’Institut des Peuples Noirs est une catastrophe apocalyptique. Heureusement que l’Église catholique n’a pas ni le temps ni aucun intérêt à lui réserver une quelconque attention tellement ce Mr Guimguemdé Ousmane semble trop plat et borné. Il a donc intérêt à s’occuper de son dossier IPN au lieu de vouloir empêcher des citoyens de se séparer de leurs fétiches qu’ils trouvent maléfiques !.

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  • Le 4 mai à 16:24, par Le Penseur de l’Orient En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    J’ai le sentiment d’avoir effectué mon pèlerinage après avoir lu cette interview.
    Je viens de faire une immense découverte. C’est ma première rencontre, même si elle est virtuelle avec M. NEBIE et je suis subjugué par l’énormité de son savoir sur les questions qu’il traite. J’aimerais rentrer en contact avec lui.

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  • Le 4 mai à 16:24, par un gondwanais En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Voilà qui est clair pour qui veut comprendre ; nous osons croire que les excités d’une conférence vont mettre fin à cette fausse bagarre déclenchée juste pour se faire voir que de défendre une culture quelconque.

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  • Le 4 mai à 16:32, par Deafnot En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Et la messe est dite par Bali Nébié. Il faut sensibiliser ton parent Serge Bayala qui ne connait rien de la tradition et qui parle beaucoup. On attend sa demande d’excuses à l’Église Catholique

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    • Le 4 mai à 18:05, par Simplicité En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

      Ravisez vous cher M.
      Bali Nébié est un citoyen au même titre que Serge à la seul différence que le dernier a esté en justice et appelle à l’appréciation du juge sans offusquer personne.
      Je pense que l’église catho n’ira pas jusqu’à se voir attaquer dans cet acte citoyen de Serge.
      Il faut donc laisser le juge apprécier.
      Quoiqu’il en advienne, la leçon est désormais apprise de tous que l’acte de bruler les fétiche, loin d’être la preuve d’une foi abandonnée à Jésus Christ, pourrait s’apparenter ou s’assimiler à du détestable.
      Nous sommes en société, il faut faire attention à nos actes et propos.

      Merci

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  • Le 4 mai à 17:28, par lawaco En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    merci au professeur .une très belle analyses et édifiantes .j’en ai beaucoup appris des fetiches et des divinités

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  • Le 4 mai à 17:39, par Sidsomde En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Mon prof de bio en 90 garde son sourire plaisant.
    Vous auriez du nous parler de ces choses là au moins une fois !
    Vous êtes où maintenant ?

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  • Le 4 mai à 19:46, par Bagalé En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Claire et limpide. Mon prof de SVT dans les années 80. C’est ça la rationalité que certains ramènent à de l’athéisme !!! Je crois aux divinités telles que le Do chez les bobos. Et c’est pas zéro que la thèse de théologie de notre Evêque émérite à pour titre du do au crédo !!!

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  • Le 4 mai à 21:12, par Julien 4 En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Je ne pense pas que la messe ait été dite et sans être animiste, je pense que la vraie question ici, c’est le respect des croyances d’autrui, du sacré pour autrui. Mr BALI NEBIE ne nous ayant pas fait cas de destruction par le feu ou autre procédé de symboles chrétiens ou musulmans par les coutumiers, il est convenable que ces derniers s’abstiennent de tels comportements car, comme ils ne leur viendraient jamais à l’esprit de contester la sacralité d’une vache en inde, ils doivent aussi respecter la susceptibilité des africains. Il y a aussi des objets impies et mêmes diaboliques en europe, mais jamais le Vatican ne s’est comporté comme Saint Pierre de Gounghin. Au demeurant, les mis en cause devraient expliquer au juge leurs techniques ou technologies de détection du diable dans les objets incriminés

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  • Le 4 mai à 21:13, par Passakziri En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Merci Mr Nébié,
    Vous avez été un très bon prof de Biologie mais j estime que vous auriez été un excellent prof d’histoire aussi ! Surtout de cette histoire de chez nous, pas des guerres saintes des arabes ou des revolutions russes qui m’ennuiyaient tellement.
    Bref, vous nous avez édifiés et je conclus que le chapelet du catholique , le Tasbi du musulman est ce que le fétiche est pour l’animiste. La confrérie de l’animiste est le clergé de l’église catholique, la communauté des pasteurs bihops, prophètes , diacres etc chez les protestants ou encore les imam, muezzins , maîtres coraniques chez les musulmans. Chacun a sa confrérie qui se pose en envoyé spécial de Dieu ou des dieux avec en fin de compte la frayeur des oiseaux granivores que les croyants sont, les poussant ainsi à tout mettre en oeuvre pour échapper à la terreur de l’homme ou plûtot de ce qu’ils CROIENT l’être . S#il saveaient seulement que c est juste un mannequin !!! Le monde serait en PAIX.
    Le bon sens recommande alors que nous les traitons les autres réligions avec respect, par respect pour l’autre. En tous cas c’est ainsi que j’ai grandi avec des amis musulmans dans ce respect mutuel et naturel ou ils savaient bien , sans qu’on ait jamais parlé la dessus , qu’i’ls pouvaient me faire confiance et qu’ils n’allaient jamais toucher à ce qu’ils ne doivent pas toucher chez moi quand nous nous retrouvions. C’était naturel, et je ne me suis jamais senti traité de moins important à leurs yeux .Travaillons donc à garder ce respect mutuel entre les différentes convictions réligieuses chez nous au Faso.
    Je ne sais pas ce que les chrétiens et les musulmans réssentiraient si un des leurs qui se convertit á une autre réligion brûlait le chapelet ou le tasbi, n’en parlons même pas de la Bible ou du Coran.

    Malgré vos éclairages , je donne un carton rouge foncé aux brûleurs de fétiches.

    Passakziri

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  • Le 5 mai à 00:44, par Dramane OUEDRAOGO En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Belle analyse cher professeur. Ton chapelet ou ton tasbi ou que sais-je encore, ce que tu décide d’en faire n’importe à personne. C’est un ton effet personnel, fais-en ce que tu veux. L’église catholique ne s’est pas rendue au domicile d’une tierce personne. Cette personne a de façon délibéré envoyé des choses qu’il estime maléfique.

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    • Le 5 mai à 15:28, par Passakziri En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

      Ok . je conclus alors que si le musulman ou le chrétien amène son coran , son tasbi , sa bible ou son chapelet chez le coutumier vous vous ne voyez aucun probléme à ce qu’on le brûle en public ? pourtant des gens sont morts pour des caricatures. Soyons réalistes ! Vous même vous savez la réaction qui s’en suivrait. Je reclame juste un respect mutuel entre les differentes convictions réligieuses, et je ne pense pas que ca soit la mer à boire, ni pour les catholiques ou pour les musulmans ou les protestants.

      Passakziri

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  • Le 5 mai à 01:06, par Bao-yam En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Les Gourounsis font la différence entre Divinités et fétiches. Ces divinités, bien qu’elles soient sous la responsabilité de lignages, appartiennent à la communauté entière. Elles sont symbolisées par des objets (galet, fragment de fer, statuette en bois ou en argile cuite, etc.).

    Vous affirmez que les divinités sont symbolisés par des objets. Alors que pour les excités des religions abrahamiques, tout objet incarnant un pouvoir surnaturel ou divin est qualifié de fétiches. Donc pour eux, les divinités ou les mannes des ancêtres sont aussi des fétiches. Quand on brûle les fétiches on ne fait pas la distinction entre les « bons » et les « mauvais », les « divinités » et les « fétiches » personnels. C’est là où se trouve le problème.

    Demandez aux adeptes des religions abrahamiques si « les divinités » symbolisés par des objets sont sataniques. La plupart diraient oui. Donc ce texte de Bali Nébié joue à ne pas s’attirer les foudres de ces derniers sans vraiment répondre à la question de fond.

    Ces religions peuvent-elles cohabiter avec des fétiches ?
    La réponse est évidente ! Cohabiter avec le diable, c’est se renier soi-même ! Par contre, ces deux religions peuvent bien cohabiter avec notre tradition pour peu que leurs responsables cherchent à la connaitre pour la comprendre.

    On voit bien que Bali Nébié se cache derrière l’interprétation de ces religions pour ne pas répondre à la question. Et toi en tant que penseur, qu’en penses-tu ? Penses-tu que c’est légitime pour ces religions de considérer sans distinctions les attributs symboliques des croyances africaines (divinités, esprits, ancêtres) comme sataniques ? Es-tu choqué par cela ? Telle est la question.

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  • Le 5 mai à 01:56, par @Passakziri En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    J’ ai connu Mr. Bali et sa femme et moi nous avons toujours ete de tres bons amis. Une famille tres courtoise. Mr. Bali fut l’ un des meilleurs profs de SVT au Burkina. C’ est un intellectuel accompli qui sa tete tres elevee et ses pieds bien enfonces dans la tradition.
    Vous avez tout a fait raison. Il a fait une analyse plus que limpide et tres nuancee. Ceux qui ne comprendront pas verront dans sa sortie une defense des bruleurs de fetiches. Meme si ces fetiches ne representent rien pour vous, ayez un minimum de respect pour les autres. C’est a ce prix seulement que nous pourront vivre en parfaite intelligence. Personne n’ a jamais rencontre Dieu et lui parler pour vivre sur tant de certitjudes. C’ est de la guerre ideologique. Or, l’ ideologie est toujours une fausse conscience.

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  • Le 5 mai à 09:01, par Gnama En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Wahouh ! Mon professeur de Sciences naturelles (devenues SVT), au LOC. Paroles d’un intellectuel digne de ce nom. On peut ne pas être d’accord mais tout est dit avec clarté, précision et sans détours. Merci beaucoup mon cher Prof pour cet éclairage. Longue vie à vous.

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  • Le 5 mai à 09:47, par Jean MOULIN En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Si les autorités coutumières brûlent les fétiches c’est parce qu’elles sont écoutées et naturellement les fétiches ne profitent pas à la communauté. Les autorités coutumières ne diront pas que ces fétiches sont des œuvres de satan d’autant plus l’appellation satan n’existe pas dans nos langues.

    Si une autorité religieuse des temps modernes brûlent des fétiches et qualifient ces fétiches d’œuvres de satan, c’est de l’intolérance religieuse surtout que la Constitution proclame la liberté de croire ou de ne pas croire.
    Respectons chacun dans ses pratiques religieuses sans tenir des propos offensant.

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  • Le 5 mai à 10:04, par Lool En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Bravo Monsieur Bali Nebié pour cet éclairage de l’opinion publique africaine et burkinabé. Je me rappelle d’un autre Nébié je crois, directeur d’un institut de recherche qui prône le retour aux sources. Depuis longtemps, il conseille aux africains de laisser tomber les religions importées et de se consacrer à leurs religions ancestrales. En Afrique nous avons trop de gens obtus d’esprit, bornés jusqu’à la moelle épinière et souvent des intellectuels qui ont donné leurs parents en pâture. Des gens qui se sont reniés complètement. La plupart des gens qui se renient n’ont pas de racine propre au village et donc se réfugient dans les religions importées. Même dans les villes, les quartiers où les gens sont musulmans ou catholiques fieffés sont la plupart des gens qui sont tombés comme un cheveu dans la sauce en ville. Ils ne savent pas de quel village ils viennent. Pour ma part, je suis entièrement d’accord avec les OSC qui ont attrait la paroisse de Gounguin en justice. Ils viendront nous expliquer d’où ils tirent leur force pour mettre au feu nos objets sacrés. En tout cas pas d’une religion qui est entrée par effraction en bâillonnant nos ancêtres.

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  • Le 5 mai à 11:00, par Pazing En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Tout mon soutien à Yassida, car tu réponds bien à Passakziri. Effectivement il y avait des croix, des statuettes de la vierge Marie qui ont été brulées.
    La religion est un débat très passionnant. La religion est surtout basée sur la foi du croyant. Et la foi ne se discute pas. La foi est entre Dieu et le Croyant. Maintenant on a besoin de comprendre, d’avoir des éclaircissements pour mieux nourrir notre foi.
    Surtout que je ne maîtrise pas ma religion, je n’aime pas juger la religion des autres. Mais j’essaie de comprendre les autres religions et apporter ma contribution à l’amélioration du comportement des religieux. Et je peux dire que c’est l’amélioration du comportement des religieux qui amènent certains à quitter une religion pour une autre.. Si un animiste décide de se débarrasser de ses fétiches pour suivre le christianisme (et vis-versa), je ne voie pas le problème. Les fétiches ne sont pas des objets d’arts qu’on expose au musée. Non !!! C’est plus spirituel qu’artistique. J’ai l’impression que vous défendez les fétiches en tant que objet d’art traditionnel..

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  • Le 5 mai à 13:29, par Ka En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Dans ce forum, j’ai toujours cité une célèbre phrase du feu, l’honorable Koffi Annan qui disait a la tribune de l’ONU que ’’’c’est l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres, et FHB d’ajouter que la paix, ce n’est pas un vain mot, mais un comportement.’’’

    Ici je dis chapeau bas à Bali Nebié pour cette Belle analyse, impartiale et simplement citoyenne.

    Je retiens cette partie de son analyse qui m’interpelle : "... l’idée que la population se fait du sorcier est complètement erronée. Personne n’est friand de la chair humaine ; personne n’est doué d’un quelconque pouvoir surnaturel lui permettant par exemple de voler comme un oiseau, de se volatiliser à volonté, de se transformer en un animal ou en tourbillon, d’exercer un contrôle sur le vent ou la foudre, etc. Une telle perception du sorcier est de la pure fiction.’’

    Avant de développer mon vécu comme tout mossi de ma génération, je confirme que je n’ai pas lu aucun ouvrage de Mr. Nebié, pourtant je suis un affamé des ouvrages sur notre histoire. La première question dont je peux poser à Mr. Bali Nébié ’’’à part ce qui se passe dans le monde Gourounsi, que pense-t-il de ce qui se passe dans d’autres ethnies de notre pays, ou ailleurs avec les vaudous du Benin, des Yourebas du Nigeria ou les Goros de la Cote d’Ivoire ? Quelle est la religion du Pr. ? Oui, une telle perception du sorcier est de la pure fiction, et j’ajouterai de la pure illusion.

    Sinon, comme expliquer le jour de la première fête de notre indépendance devant les invités d’honneurs du père de la nation de la Haute- Volta, qui a invité les féticheurs de la région de prouver ce qu’ils peuvent faire devant le monde entier : Et l’illusion de ces féticheurs que j’ai retenu en tant qu’élève d’honneur assis devant les chefs d’états, a ne citer qu’Houpouët, c’est que ces derniers devant les invités, ont dépêcher un crapaud, enlever sa chaire en laissant la tête et la peau, et remplacer cette chaire aux yeux de toutes et tous de la terre dans la peau, quelques instant après, le crapaud sautait avec de la terre dans le corps, et sa chaire dans une calebasse d’eau, qui reste une illusion pour moi.

    Tous les sacrifices que faisait Abraham et ses descendances sur les autels se font toujours de nos jours. Les phrases du st coran écrites sur du papier parchemin, deviennent de talisman qui existe de nos jours. Ou sont les nôtres ? Pourtant hormis 10 % de la population Burkinabé qui était chrétien ou musulmans en 1950, tout le reste était de la religion traditionnelle à laquelle chacun s’y attachait profondément, l’animiste se manifestait par respect de nos traditions à commencer par les sages qui tiennent les secrets de nos fétiches, les bonnes ou les mauvais : Que Mr. Bali Nebié sache que chez les gourounsis ce n’est pas totalement comme chez les Dagara ou les Mossi, ainsi de suite dans toutes les ethnies de notre pays.

    C’est pourquoi, avant de continuer, je peux confirmer en ayant lu le Coran, la Bible, ’’que si ça tenait qu’à moi, né dans une famille animiste et converti au christianisme, ces affaires de religion ne devraient pas exister : Car, la Foi ou la Croyance est une affaire strictement personnelle et chacun devrait s’accommoder de ses propres relations avec Dieu, ou la conception qu’il a de son ou de ses dieux, sans se laisser influencer par d’autres personnes, éventuellement manipulatrices, surtout ne pas tourner totalement le dos aux enseignements de ses parents. Oui une commuté de sages qui connaissent les mauvais fétiches et les bons peuvent se permettre de les bruler, mais pas celui qui n’est pas de ce milieu, et les premiers missionnaires l’ont compris à une époque, car il y a eu une vraie institution de régulation sociale.

    De nos jours, faute d’une institution de régulation sociale, comme il en existait dans nos sociétés traditionnelles dans les années 1960, nos traditions se meurent à petit feu. " Pourtant, quand on voit souvent des hommes politiques aux petits pieds ou des gradés de notre armé escaladés le mur du palais du Moogho-Naaba pour avoir la vie sauve quand ils ont le feu sur les fesses, nous pouvons dire que nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle occidental. Quand vous voyez la poche du boubou du Moogho-Naaba rempli, ne vous étonnez pas, il y a de vivant devant.’’

    Un peuple sans culture est un peuple sans âme : Et nos vrais sages représentent notre culture. La preuve, ‘’’organisons un concours national pour faire appel de propositions d’amélioration de notre démocratie sur la base des principes transversaux des différentes sociétés traditionnelles. Je parie que nous serions agréablement surpris. Un peuple en soi, renferme l’intelligence du grand nombre. Et a l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs et certains négatifs. Nous ne perdons absolument rien à supprimer ce qui déshumanise nos comportements pour renforcer les aspects positifs, c’est pourquoi on voyait nos sages refusé un fétiche et l’enterrer ou bruler. Refuser cette façon de voir les choses revient tout simplement à dire que nous sommes dans la perfection et que nos coutumes sont parfaites. Mais comment notre vie peut-elle être parfaite alors que par définition l’être humain est l’expression même de l’imperfection ? A commencer par les prêtres ou pasteurs alimentaires qui se prennent pour le centre du monde.
    Je pense qu’Ici, il ne faudrait plus parler de sorcier, mais avant tout de citoyens Burkinabé illusionnistes ou de citoyens Burkinabé animistes" extrémistes à faire du mal, qui ne représentent pas les féticheurs du pays a ne citer les dozos ou chez de Ganzourghou ou ailleurs qui surprennent le monde qui croit au l’illusionnisme.

    Conclusion : Je ne saurais terminé ce que j’avance sans souligner que nous devons avoir l’honnêteté de constater que, si les "blancs" sont bien à l’origine de nos misères, ils ne peuvent aujourd’hui nous y maintenir que grâce à la complicité de nos propres frères aveuglés, et sont prêts de tout détruire sur leurs passages, oubliant l’avenir de nos racines. Regardons-nous en face et essayons de changer les choses chez nous en évitant d’avoir systématiquement recours au même bouc émissaire. Leurs comportements est tout à fait contraire aux continuités de nos coutumes. Croyez-moi, que l’illettrisme de nos sociétés primaires n’est pas signe de crétinisme, tout comme l’instruction n’est pas forcement signe d’intelligence ... il en va de même de la pauvreté et de la richesse. Je connais des villageois sans aucune instruction lumineux dans leur réflexion, et des intellectuels bardés de diplômes mais sans aucun relief d’intelligence créatrice. Nous devons veiller que nos continuités des coutumes restent le socle de notre vie pour mieux avancer dans un monde devenu invivable.

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  • Le 5 mai à 14:32, par silence En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    après lecture je pense qu’il y’a des parties qui méritent que je disse quelques choses. D’abord le vrai fétiche ne s’achète pas, il se révèle à la communauté ou à l’individu par des signes réels ou en songe. Aujourd’hui les gens partent acheter des soit disant fétiches et après s’ils ont des problèmes ils mettent ça à la place publique. Pour dire que les fétiches qui ont été brulés n’ont rien à voir avec la tradition. Enfin pour installer un fétiche qui a été révélé on a pas besoin d’un avis quelconque ni d’un chef de terre (ces pratiques existaient avant mais ça disparu présentement car les gens sont de moins en moins honnètes).
    Aussi je partage pas son avis sur la sorcelerie car c’est pas aussi simple comme il le dit.

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  • Le 5 mai à 15:29, par Anif En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Les religions s’appuient sur la morale pour justifier leurs actions. Pourtant les monothéismes sont loin d’être des exemples de probité ! Profondément exclusifs, ils cherchent à éliminer les autres dieux et croyances, ils sont totalitaires parce qu’il cherche à tout contrôler et intolérants parce qu’ils se considèrent tous comme étant le seul détenteur de la vérité et de toute la vérité.

    Pour Vitaly Malkin, il n’y a aucune différence entre une pensée totalitaire et une religion.

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  • Le 5 mai à 16:12, par vik En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Avec l’avènement des NTIC tout le monde est devenu expert en tout. on se pause la question pour savoir quel genre d’entendement les gens ils ont à vouloir tirer sur une situation ou il n’y a pas matière à débattre. La religion (Chrétienne) n’a pas été imposé à quelqu’un ; On n’a pas forcé quelqu’un à amener des objets qu’il cachait en dessous de son lit ou au fond de sa valise. Tout cela s’est fait de façon consciente et libre.
    Sachez que avant l’avènement du christianisme, les blancs sont passés par l’idolâtrie, le fétichisme, les sacrifices humains et autres. Si après tout ça ils ont acceptés la parole de Dieu, et se sont développés avec ça ? pourquoi l’africain ne peut il pas faire autant ? C’est qu’il à un problème dont il devra chercher la solution uniquement chez lui.
    NB : Ceux qui tirent sur la corde de la culture, sachez que le thème de l’enseignement pour la marche de carême de ma paroisse cette année s’intitulait : "Religion et culture" . D’après l’enseignement que le prêtre à donné ce jour là, j’ose affirmer que tout ceux qui s’acharne sur l’Eglise catholique à cause des récentes évènements ne sont pas plus défenseur de la culture que l’église. Juste que le débat n’est pas encadré et l’église est au dessus des interprétations erronées. C’est pourquoi il ne fait pas de sortie pour répondre aux élucubrations des uns et des autres.
    Cordialement

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  • Le 5 mai à 17:10, par Kouka En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    La sorcellerie n’existe pas dites-vous ! L’africain a t-il la capacité de faire du mal à autrui sans contact physique ? peut-il par exemple abattre par la foudre une personne qui aurait dérobé des fruits dans son verger ? Nous savons tous la réponse à ces questions. Alors arrêtons d’induire les jeunes en erreur. La sorcellerie existe bel et bien en Afrique

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  • Le 5 mai à 20:56, par Sabari Le Lion En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    « Toute personne qui désire se débarrasser de son fétiche pour une raison ou une autre, n’a de compte à rendre qu’au dépositaire des secrets de la souche du fétiche. Par contre, saccager les autels des divinités est une atteinte grave aux traditions. Je pense que les dernières polémiques sur des fétiches brûlés dans une église de Ouagadougou s’expliquent par l’ignorance de nos traditions à moins que derrière ce geste ne se cachent d’autres intentions inavouées. »

    #Initché merci M. Bali NÉBIÉ pour cette contribution éclairée... Comprenne qui pourra. #LaLutteContinue

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  • Le 6 mai à 06:36, par Le musulman En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Dans tout ça je pense que le.plus grand perdant est Mr Guimguemdé Ousmane qui ne sait pas rappeler qu’il ne devait pas réagir avec son titre de Secrétaire Technique de L’IPN dans sa signature. On ne sait pas quelle sera l’ampleur des conséquences de son acte, j’espère qu’il comprendra qu’à certains postes de responsabilité, on ne réagit pas comme si on est dans un maquis. L’avenir nous le dira ! Que cela serve de leçon autres !

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  • Le 6 mai à 08:48, par sana amade En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    merci bien pour la publication. en suivant votre logique , li appartient aux propietaires des fetiches de les bruler pas autres structures. soyons prudents

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  • Le 6 mai à 16:17, par L’artiste En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    On les voit venir ! J’espère qu’ils réussiront à faire condamner quelqu’un pour avoir détruit un fétiche, avoir brûler une Bible ou un Coran et plus tard, ils pourront faire décapiter quelqu’un pour un simple soupçon de blasphème ou quelque chose de ce genre. Je crains que bientôt quelqu’un bè puisse commenter ou donner sa compréhension du passage de la Bible ou du Coran ou sa lecture d’un signe de la nature dans ce pays. Pour moi, brûler ou faire brûler ses biens (fétiches, bibles ou corans ) ne diminue ni Dieu ; ni sa puissance. À lire certains commentaires, c’est bien le lit de l’extrémisme religieux qui est entrain d’être fait au Burkina. Y a plus qu’à former des juges religieux et monter des tribunaux religieux pour connaître de tous les crimes comme celui qui a été fait à la.Paroisse de Goughin !! Je demeure convaincu que Dieu n’a pas besoin d’être défendu par des êtres si.minimes que sont les hommes. Tout le reste n’est que du "cirque alimentaire" entretenu par des intellectuels malhonnêtes de tous bords qui veulent manger sans travailler ! Descendez dans l’arène politique et on verra ce que chacun vaut !

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  • Le 8 mai à 10:02, par Ka En réponse à : Bali Nébié, écrivain : « Au village, il arrive que les autorités coutumières brûlent des fétiches »

    Comme je ne cesse de le répéter dans ce forum, ‘’’’Attention au poids des mots, surtout prononcés devant un public qui prend à la lettre et au sens propre ce qu’il entend comme ’’Le Gouvernement a définitivement tranché le conflit né de la destruction de la mosquée de Panzani, le 7 septembre 2020.’’ Le président du Faso doit faire ce qui est bien pour le pays sans tenir compte des états d’âme des uns et des autres, surtout pas des beaux yeux a un entourage a majorité d’une religion qui le manipulent. Seules comptent la paix et la stabilité pour aller vers le progrès et le développement.

    A présent on voit que l’eau commence à déborder la vase avec les démarches pour un retour de l’ancien président sans la justice, et se mettre à la place de la justice pour favoriser les caprices de son entourage qui veulent faire plaisir à une secte.

    Souvent, je suis contre une opposition qui ne sait pas opposé ; mais ici, je cautionne : Simplement le chef de l’opposition doit avoir le courage de dire à la majorité qu’il n’est pas d’accord qu’elle fasse revenir des supposés accusés comme Blaise Compaoré et son frère François sans la justice, ou comme se mettre à la place de la justice pour favoriser des personnalités de haut rang qui veulent faire la fleur a un secte.

    Si Eddie confirme a la lettre ce que je viens de dire, aucun Burkinabé, ni aucun parti politique, ni aucun membre influent de la société civile, ni de l’armée, ne confondra l’opposition Burkinabé de 2021 comme un ennemi du Faso, car cette opposition veut jouer le jeu démocratique et acter une bonne fois pour toutes que l’opposition est légitime, qu’elle a le droit d’exister et de s’opposer, et, au contraire, qu’elle est même une richesse et une chance pour le Faso, car les bonnes idées n’ont pas de couleur politique, elles ne sont pas, loin s’en faut, le monopole des tenants du régime, elles sont susceptibles d’"émerger" de partout, y compris et surtout de l’opposition !

    Conclusion : Un régime qui refuse d’entendre les critiques, et, pire, qui les fait taire par tous les moyens possibles et imaginables, n’a aucun avenir dans le pays des hommes intègres mûri par les crimes gratuits, et la corruption à ciel ouvert.
    Un jeune internaute du nom de ’’’Patinnema’’’ me dit : Sans être nécessairement toujours d’accord avec vous, quand je vous lis j’ai un profond sentiment de lire un sage. Que ce jeune internaute sache que sans les différences des uns et les autres, le monde ne sera pas ce qu’il est de nos jours.

    J’ai eu l’occasion de discuter avec un sage qui porte en lui la responsabilité des totems de toute une communauté laissé par les ancêtres, et je me permets avec sagesse de conclure réellement de ce que je pense de la sortie des trois personnages qui ont mis une paille dans l’œil des vrais Burkinabé issue des ethnies conservatrices à travers notre pays : Pourtant les deux, Mr. Guy Sanou ou Mr. Nebié, oublient l’essentiel qui est leur propre vécu, s’ils sont vraiment des Mossi, Gounrissi, Dagara, Lobi !

    Et pour Ka, il ne faut pas jouer a un jeu d’Autruche, comme la réponse de Guy Sanou. Car, avant de se confier totalement à Jésus Christ notre sauveur, il avait des ancêtres, des parents, et qui m’a permis de lui dire dans un de mes commentaires que malgré sa foi limpide, les religions sont des idéologies pour tenter de contenir la nature réelle de l’être dit humain. Les animaux n’ont pas de religion, mais uniquement l’instant de leurs besoins, et ça fonctionne très bien, les cycles sont immuables et dans le respect de la nature telle qu’elle est, mais l’homme y vient souvent pour défaire cet équilibre au nom de sa science voire ce qu’il croit être son devoir pour diverses raisons, et il détruit tout. Oui, on peut bruler tout au passage, mais il est préférable de réfléchir deux fois avant de le faire m’a confié le garant d’un autel de totem.
    Tout d’abords, comme la religion soutient que Dieu est un esprit qui a été avant la matière, c’est là qu’elle rejoint l’idéalisme qui place l’esprit avant la matière, c’est-à-dire avant l’homme en particulier comme le dit la religion. C’est de l’obscurantisme qui subordonne l’homme a un esprit supérieur et l’invite à croiser les bras et de tout entendre de Dieu, ou les bons fétiches, ou les mauvais ; d’où la prière, les implorations et les jérémiades que recommande la religion vis avis de Dieu pour résoudre les problèmes de l’homme, sans oublier les sacrifices au milieu des croisées des rues, ou j’ai vu à la maison des étudiants Burkinabé ‘’Fessard’’ a une époque dans les chambres, des queues d’animaux, des bracelets sacrés comme chez les autres etudiants du continent en France. Ou le président d’un pays voisin pour un séjour à Koudougou refusa de dormir chez son homologue, en allant dans une chambre du chef coutumier, uniquement que pour pouvoir rencontrer les responsables coutumiers, Comme il visitait les petits hommes du bénin à cause de leur pouvoir. Ce sont là les déductions de l’idéalisme philosophique, surtout dans sa forme subjective des fétiches en Afrique et ailleurs.

    Ce qui me conduit à dire ma vérité qui perce les cœurs, mais ne tue pas. Et comme m’a confirmé ce sage, ce sont ceux qui parlent mal de Jésus Christ qui le croient mieux, le plus grand nombre des maîtres de la parole de Dieu surtout les pasteurs alimentaires, sont les grands adeptes des fétiches. C’est pourquoi, j’ai toujours confirmé dans ce forum, que la Foi ou la Croyance est une affaire strictement personnelle et chacun devrait s’accommoder de ses propres relations avec Dieu, ou la conception qu’il a de son ou de ses dieux, sans se laisser influencer par d’autres personnes, éventuellement manipulatrices. Et si l’église de Rome est le plus orné en or pure au monde, pourtant à côté de cette église, il y a des mendiants qui n’ont pas un bon repas par jour, c’est a cause de ces pratiques. Et j’en suis sûre que l’apôtre pierre dans sa tombe ne sera pas tranquille.

    Conclusion : Que Mr. Guy Sanou au cœur blanc et limpide, ou Mr. Nébié qui connait bien nos continuités des coutumes et croit fermement qu’on peut bruler nos fétiches, doivent prendre compte que pour près de 99% des Burkinabé, et les Africains en générale l’homme a un sort prédéterminé. D’où le développement du naturisme c’est dire la croyance aux divers esprits qui existent dans la nature contre lesquels l’homme ne peut rien. Tout ce qu’il peut faire c’est leur implorer pitié ou leur solliciter un bon sort. Car bien manger, bien mourir ou mal mourir, être riche, ou être pauvre, faire un accident ou ne pas en faire, souffrir ou ne pas souffrir dépend de ces esprits : Il vaut mieux dont être sage dans la vie, comme les curés et les pasteurs alimentaires ont pris ce méthode pour un fonds de commerce pour amadouer certains, ne rien risquer et faire chaque fois les prières pour les croyants et chaque fois des sacrifices pour ceux qui croit au fatalisme pour améliorer son destin. Ainsi devant la pratique les fatalistes enseignent la passivité et demandent a ce que l’on subisse dans la résignation, la loi de la nature. C’est pourquoi en Afrique le mort n’est jamais naturelle, sauf celui du valeureux et idéologue Thomas Sankara imaginé par ses assassins. Un accident n’est jamais naturel. Une maladie n’est jamais naturelle. C’est pourquoi Vendredi après travail, on voit les voitures des cadres, des officiers de l’armée, ministre et même leur représentant sillonnés les villages pour retrouver les féticheurs. Ici je n’accuse ni Sanou, ni Nébié, mais simplement, avant d’aborder un sujet de ce genre, chacun doit penser qui il est, surtout d’où il vient.

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