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Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

Accueil > Actualités > Politique • • lundi 19 octobre 2020 à 09h26min
Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

Dans une interview accordée à deux médias français le 15 octobre 2020, le président du Faso Roch Marc Christian Kabore a laissé entendre qu’il travaillerait à la réconciliation s’il est réélu. Pour l’opposition politique, la réaction du président du Faso est tardive. En plus, elle ne croit pas à sa volonté. L’opposition pense plutôt que ses propos sont des annonces électoralistes. Déclaration !

Réaction du Chef de file de l’Opposition à la déclaration du Président du Faso sur France 24 et RFI, relativement au retour des exilés politiques

A la faveur d’une interview qu’il accordée aux médias français France 24 et RFI, et diffusée le 15 octobre 2020, le Président du Faso a promis le retour des exilés politiques dès le premier semestre de 2021, s’il est réélu.

Par cette déclaration, le Président KABORE reconnaît tardivement que notre pays a un problème de réconciliation, et qu’en cinq années de gouvernance, il n’a pas accordé à cette question hautement vitale pour notre pays, l’attention qu’elle méritait.

La question de la réconciliation n’est pas nouvelle, et la main tendue de l’ancien président Blaise COMPAORE, que le Président KABORE a évoquée au détour d’une phrase, date d’avril 2019. Malgré les appels incessants de l’opinion nationale, et les conseils avisés de nos partenaires, le Président KABORE n’a pas daigné donner une suite à cette manifestation de bonne volonté de l’ancien Chef d’Etat.


Lire aussi : Réconciliation nationale : « Nous allons régler la question dès le premier semestre 2021 », promet Roch Kaboré sur RFI


Les Burkinabè sont témoins que, pour sa part, l’Opposition politique a toujours fait de la réconciliation nationale une de ses revendications. En début d’année, elle a même envoyé au Chef de l’Etat un mémorandum sur sa vision de la réconciliation nationale et la démarche qui lui paraissait indiquée pour y parvenir. Dans ce mémorandum daté du 6 février 2020, et dont une copie est jointe à ce texte, le Forum de la Réconciliation devait se tenir en juin 2020.

En devenant subitement adepte de la réconciliation nationale juste quelques jours avant l’ouverture de la campagne électorale, et en liant sa démarche de réconciliation à son éventuelle réélection, le Président sortant, Roch KABORE, montre clairement que pour lui, la réconciliation n’est pas une nécessité pour l’avenir du pays. Il voit plutôt la réconciliation comme un banal argument électoral brandi sous forme de chantage pour obtenir les suffrages des partisans des exilés.
De mon point de vue, la question de la réconciliation ne doit pas être liée à des calculs électoralistes.

On va à la réconciliation si on pense qu’elle est nécessaire pour notre pays. C’est d’ailleurs ici que l’on comprend l’apathie du président sortant sur cette question durant les cinq années de son mandat. Qu’est ce qui l’a empêché de lancer le processus de réconciliation en 2016, en 2017, en 2018 ou en 2019 ? Rien ! Pourquoi le président sortant ferait-il en 2021 ce qu’il n’a pas voulu faire durant son premier mandat ? Si malgré son bilan catastrophique et contre toute attente, les Burkinabè réélisent M. KABORE, il sera à son dernier mandat. Quel intérêt aurait-il alors à honorer ses promesses ? Aucune, puisqu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat.

La classe politique doit faire de la réconciliation nationale, non pas une question conjoncturelle autour de laquelle se noue un deal entre politiciens, mais une thérapie profonde pour guérir le Burkina Faso de ses blessures.
C’est sur ce registre que devrait s’inscrire le premier des Burkinabè.

Ouagadougou, le 17 octobre 2020
Le Chef de file de l’Opposition politique

Zéphirin DIABRE

Vos commentaires

  • Le 18 octobre à 13:49, par Nabiiga En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Il n’y a pas de démocratie sans l’opposition. Le rôle de l’opposition n’est que cela : opposer, examine et réexamine la politique du gouvernement, la critique ou pour demander un amendement. L’anglo- saxons l’appelle : Loyal Opposition. Il y tout de même une fine ligne entre opposer loyalement et l’hypocrisie royale qui est celle de l’Opposition Burkinabè : Ah oui, l’hypocrisie royale quand elle nous tient. Le gouvernement au pouvoir tire sa légitimité du mandat que lui a conféré le peuple dans les consultations électorales nationales. D’emblée, le gouvernement a la libre main de gérer le pays selon son propre calendrier, et non pas celle de l’opposition. Le gouvernement de MPP n’a jamais, au plus grand jamais, fermer la porte à la réconciliation nationale. Seulement, elle souhaite l’organiser à sa façon et selon son calendrier établi et ce, en fonction de ses priorités. Ceux qui ont pris la poudre d’escampette se sont acoquinés délibérément avec des groupes armés, leurs alliés de toujours, pour instaurer l’insécurité au Burkina. Aussitôt au pouvoir aussitôt Ouaga attaqué et continue jusque même hier, car hier, il y a eu des tueries terroristes au Burkina. Alors, c’est dans ce contexte que l’opposition veut que le gouvernement organise la réconciliation y compris ceux qui nous attaquent sans cesse ? Pire, le gouvernement n’a pas vacillé dans sa prise de position sur ceux qui ont fui, et au nom de qui l’opposition se bat pour la réconciliation. Le gouvernement leur a tendu la main depuis le départ pour leur prier de rentrer et si la justice a quelque chose à leur reprocher, ils lui feraient face pour répondre de ce dont elle les accuse. De quoi vous vous plaignez alors ?

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  • Le 18 octobre à 14:13, par Yacoub En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    C,est votre problème.Heureusement que c,est pas vous qui êtes au pouvoir et vous le serrez jamais.Des jaloux comme ça.

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  • Le 18 octobre à 15:26, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Il faut reconnaitre là que le président RMCK a donné un fouet à ses opposants pour se faire fouetter. Personnellement je ne pense pas que le président peut à lui seul décider d’une réconciliation comme cela sans aviser et recueillir l’avis des insurgés. Il est là grâce à la volonté de ces gens là qu’il veut ignorer. Ce n’est pas pour rien que le vieux Bassolé peine à se faire entendre. Pardonner des criminels comme cela ne peut se faire sans les tri-types. Il ne sera pas question de réconciliation sans avoir vidé le jugement de l’affaire Thomas Sankara, Oumarou Clément Ouédraogo, Norbert Zongo, le juge Nebié etc… Voyez, ce n’est pas admissible de tuer impunément des gens valeureux comme ceux-là et aller dormir tranquille. Tout au plus, le président pouvait dire plutôt qu’il peut favoriser une réconciliation par son influence et une approche participative.

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  • Le 18 octobre à 15:35, par Sawadogo mathieu En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Bien mon futur presi,les burkibés son pas tes bebé,qui na fait ecole ? Nous tous on sait que tu pardonnes pas.
    Ta politique c’est de l’enfantiages,la diasporas ne pas avec toi. Les 5 passés etait un malheure pour mon pays.
    Tout ce que je peu dir,c’etait MPP au pouvoire.

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  • Le 18 octobre à 18:56, par Diongwale En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    .
    Même si je ne pense pas que vous en feriez davantage sur le plan de la réconciliation nationale, je suis d’accord, Roch n’a rien fait pour cette réconciliation [aller serrer la main de Koglwéogo après les massacres de Yirgou, c’était tout le contraire ! ], et il n’en fera pas davantage si, par "malheur", il était réélu.

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  • Le 18 octobre à 19:40, par Nabayouga En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Monsieur l’éternel opposant, vous parlez de réconciliation comme si elle etait votre marque de fabrique alors quen réalité vous etes un des pourfendeurs de l’unité nationale . Avant de réconcilier les burkinabè, il faudrait vous réconcilier avec vous et votre parti. Remarquez la saignée de votre partii, des départs qui compromettent vos ambitions . Réconciliation interne d’abord et ensuite réconciliation nationale.
    Sagissant à proprement parler de la réconciliation, sachez que personne n’a chassé kouassi blaise compaoré , il est parti de lui-même, pire il a pris une autre nationalité pour échapper au peuple burkinabè. Qu’il vienne se presenter à la justice de son ex pays , quil nous dise pourquoi il assassiné tant de burkinabè. Quil nous dise ou sont enterrés tant de burkinabè dont dabo boukari et apres la réconciliation viendra d’elle même. Tant que ces préalable ne sont actés, aucune réconciliation nest possible. Et si Roch s’amuse a gracier l’assassin , il subira le même sort.

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  • Le 18 octobre à 22:15, par Le Vigilent En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Les politiciens sont trop bizarres dans ce pays là deh ! Le Président Roch Marc Christian Kabore promet de faire avancer le processus de réconciliation dès le premier semestre de son éventuel second mandat. Il y a certainement un certain calcul politique dans cet engagement. Le CFOP s’en est saisie pour dénoncer une certaine insouciance du régime Kabore quant au besoin pressant de réconciliation maintes fois exprimé par les partis politiques, les organisations de la société civile, certains amis et partenaires du Burkina etc. Il y a pourtant toute une institution mise en place depuis la Transition - le HCRUN - pour préparer les éléments devant permettre de conduire efficacement le processus de réconciliation. L’on constate que ce n’est qu’en février 2019 que le CFOP, qui fait de la réconciliation son cheval de bataille, a produit, en février 2019, un mémorandum sur sa vision concernant le processus devant conduire à une réconciliation entre les fils et filles du Burkina. La question qui vient à l’esprit, pourquoi avoir attendu 2019 pour produire un tel mémorandum si tant est que la question de la réconciliation était leur première priorité politique. A la lecture du mémorandum, l’on se demande si, même si, dès février 2029, l’on avait commencé à suivre la démarche proposée, la réconciliation pouvait se concrétiser avant 2021.

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  • Le 19 octobre à 03:12, par Mechtilde Guirma En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    La classe politique doit faire de la réconciliation nationale, non pas une question conjoncturelle autour de laquelle se noue un deal entre politiciens, mais une thérapie profonde pour guérir le Burkina Faso de ses blessures.
    Je ne vous le fais pas dire Monsieur le Président du CEFOP. D’autant plus qu’en effet à la dernière législature, ceux que vous critiquez ont convaincu le Président du HCRUN de l’époque de patienter qu’après ils convoqueront des assises pour la réconciliation, puis traîtreusement, derrière son dos, il lui ont fait avalé la loi chériff, loi d’exclusion que vous avez entérinez froidement sans mot pipé, vous faisant ainsi subtilement (et à votre insu) endosser la responsabilité avec une propagande ethnocentrique et vous braquant sournoisement contre ceux qui étaient contre l’exclusion. Voilà comment même ceux qui ne vous connaissaient pas ont avalé la couleuvre et s’apprête, de nouveaux, à le faire encore quand bien même, cette fois, ils savent ce qu’ils font en leur âme et conscience ! Advienne donc que pourra !
    Vous voyez Mr. Le Président du CFOP, comment l’étau se resserre sur vous. Ce n’est pas moi qui ne vous aime pas. Si je n’ai pas de raison pour vous aimer, j’en ai encore moins pour vous détester. C’est ce jeu de ping-pong entre vous et vos anciens camarades qui risque d’être préjudiciable au pays tout entier.
    Ensuite vous dites dans vos propositions de réconciliation : En tout état de cause toute personne représentative de la vie de la Nation a sa place dans ce processus fédérateur.
    Mais, Monsieur le Président du CFOP, vous aviez, là, circonscrit les genres d’interlocuteurs dont vous voudriez meubler votre auditoire de dialogue. En effet, vous dites : même les ex-partis de l’opposition. Qu’entendez-vous par « ex-parti de l’opposition ». Voulez-vous parler de partis qui se disaient du CFOP et qui ont par la suite quitté de leur gré ou bien ceux que vous avez exclusivement renvoyé sans retour et qui aujourd’hui paraissent comme supprimés ? Avouons que la contorsion est très subtile, mais moi j’aurais préféré à la place tout simplement : Même les partis qui ne sont pas de l’opposition politique (CFOP). Là c’est plus clair et net. Mais, alors et ceux qui avaient « été jugés » et jetés en prison comme de vulgaires criminels, auraient-ils enfin la chance de venir s’expliquer avec la citation des témoins qu’ils n’ont jamais pu bénéficiée ?
    Vous agissez alors là comme si une Rome antique crierait à tue-tête « réconciliation », non pas avec la population entière, mais uniquement avec les tribuns et les notables. Des galériens et des esclaves ? On ’en parle pas et il n’en est pas question. Et d’ailleurs vous l’avez en effet obtenu votre dialogue : le CEFOP ET LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE !.
    Avez-vous écouté les explications du jeune Yonaba sur l’Institution CEFOP de notre pays ? Si vous ne l’avez pas fait, je vous le conseille. En un mot pour le paraphraser, je dirai que le CEFOP pour vous c’est comme la prunelle de votre œil. Alors que le jeune Yonaba a une autre vision ou conception du CEFOP. Tout comme moi, si je l’ai bien compris, je pense que le CEFOP devait dépasser le cadre institutionnel du chef de file de l’opposition politique et embrasser l’entité opposition, tout court, saisie à partir du concept holistique de la question. Mais vous semblez en avoir fait un bien personnel. Dans le cadre de son travail, avec finesse, ce jeune semble vous avoir donner un conseille. Ce qui est normal pour un cadet vis à vis de son aîné. Pour moi donc ce serait une porte de sortie qui vous est ouverte pour rectifier le tir, en proposant la transition au lieu d’aller tout de go et avec obstination aux élections qui commencent déjà à vous effrayer. Une transition comme je vous l’ai conseillée à partir d’une base tout à fait indépendante où d’abord tous les chefs de partis politiques répondront à tour de rôle de leur hauts faits et méfaits, car ce sont les premiers concernés par la réconciliation entre eux ensuite avec le Peuple. Il ne suffit donc pas de demander simplement pardon, et le tour est joué. C’est ce qu’en quelque sorte Yonaba semble aussi conseiller et voit peut-être comme moi, en notre CFOP, une opposition choisie non performante pour traiter de questions nationales et il vous a même rappelé à la bonne mémoire des non-affiliés. Une belle leçon à mon avis de Science politique qui n’est pas à la portée de n’importe quel jeune cadre, soit-il d’élite des obédiences économistes du crû des hautes Institutions financières mondiales ou des Organisations Internationales.
    Si vous adhérer donc à cette idée de transition, vous ne ferez que grandir en sagesse et même en estime pour beaucoup, et si vous n’êtes pas élu pour les dix années prochaines, vous auriez tout le temps et le loisir, nécessaire en tout cas, pour vous peaufiner, voire vous rompre en expérience, pour aller d’un pas assuré vers la conquête du pouvoir. Vous êtes encore très jeune pour cela.

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  • Le 19 octobre à 08:54, par sphinx En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Mes pronostics 1er tour :
    MPP : 42/100
    UPC : 25/100
    CDP : 15/100
    AGIR : 7/100
    tahirou : 4/100
    ADF : 3.5/100
    Autres : 3.5/100

    Second tour

    UPC : 51/100
    MPP : 48/100

    L’UPC a la suite va faire la réconciliation étant aussi proche du CDP que du MPP.
    La poigne de DIABRE sera utile pour lutter contre le terrorisme.
    Lui restera la sagesse de savoir déléguer et de savoir choisir ses hommes capable d’apporter le changement.

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  • Le 19 octobre à 09:43, par Desperado En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    J’ai envie de dire "c’est votre problème" Moi, qui étais contre le MPP, aujourd’hui, j’ai analysé votre mandat du CFOP et celui Roch à Koss Yam. Ma conclusion est nette : Roch est l’homme de la situation, et vous êtes des opportunistes seraient pire que le MPP.

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  • Le 19 octobre à 09:51, par caca En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    La question de la réconciliation n’est pas nouvelle, et la main tendue de l’ancien président Blaise COMPAORE, que le Président KABORE a évoquée au détour d’une phrase, date d’avril 2019. Malgré les appels incessants de l’opinion nationale, et les conseils avisés de nos partenaires, le Président KABORE n’a pas daigné donner une suite à cette manifestation de bonne volonté de l’ancien Chef d’Etat.


    Réconciliation dans la bouche du président du Faso rappelle cependant l’importance d’un sujet que beaucoup évoquent sans comprendre la signification exacte de la réconciliation. Quand le politique accapare un sujet la confusion devient la règle et les oppositions en vent débout contre la parole politique.
    Réconciliation sa définition
    Sens 1
    Psychologie
    Réconciliation désigne un nouveau rapprochement (professionnel, amical ou amoureux) de personnes qui s’étaient fâchées après avoir été liées. La réconciliation permet le rétablissement de l’entente.
    Sens 2
    Droit
    En Droit civil, une réconciliation désigne une interruption de la procédure de divorce (ou de séparation de corps) en cours entre deux époux lesquels par conséquent déclarent reprendre la vie commune.
    Sens 3

    Théologie
    Réconciliation Eglise catholique
    C’est l’acte gratuit par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant et le réintroduit dans sa paix, grâce au Christ mort et ressuscité, en qui tous les péchés sont pardonnés. Depuis quelques années, on parle plus volontiers de "sacrement de la réconciliation" à propos de la confession. Le sacrement de la réconciliation par excellence est le baptême.
    Sens 4
    Bible
    La réconciliation est un message central de l’Évangile. C’est dans la Bible II Corinthiens 5.18-19 (SEG) : « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et Il a mis en nous la parole de la réconciliation.  »
    La réconciliation guérit les relations rompues. C’est dans la Bible — Matthieu 18.15 (SEG) : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. »
    La réconciliation peut transformer des relations sans espoir. C’est dans la Bible Philemon 1.15-16 (SEG) : « Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur. »

    Sens 5

    Réconciliation nationale
    Processus d’acceptation et de déculpabilisation dans l’opinion publique d’une nation, après un épisode honteux de l’histoire récente du pays. La démarche de réconciliation nationale est double :
    - permettre aux victimes de s’exprimer publiquement,
    - inviter les auteurs d’exactions à reconnaître leurs actes.

    L’étude des motivations et des actes des deux factions en présence, ou pourquoi chaque côté jugeait son attitude légitime, doit aider les citoyens du pays actuel, tel qu’il se retrouve à l’issue de ces luttes et de cette période noire, à se sentir désormais membres d’une même entité et à accepter de vivre ensemble. Il s’agit bien sûr d’éviter que le même traumatisme national ne se reproduise.
    Notre pays est dans un besoin du vrai réconciliation nationale des cœurs de citoyen. Depuis l’indépendance à nos jours, le sang a trop coulé et les cœurs meurtries par les exactions politiques égoïstes. Mais la question qui se pose : est ce que un gouvernement du MPP bis est légitime pour conduire une réelle réconciliation des burkinabè ? Je ne suis pas sûr de la réponse pour la simple raison que les membres de ce gouvernement se trouvent également dans le camp des exactions ayant émaillé le cour de l’histoire du pays et continue de le faire.

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    • Le 19 octobre à 16:32, par Nabiiga En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

      @ Caca

      Ahhhhh, mon ami Caca, encore toi qui mélange les choses délibérément pour endormir l’opinion publique mais attention, Nabiiga est toujours là pour peser chaque mots, chaque phrase que tu prononces. La main tendue, si même il y a eu une main tendue sincère du recherché ancien président du Burkina. il ne faut pas confondre, une demande explicite de rentrer au pays malgré ce dont la justice l’accuse, et une main tendue pour se réconcilier. Il n’y a pas de mesure commune entre les deux. Blaise n’a pas eu cesse de quémander auprès de qui veut l’entendre un retour au bercail. Le président a acquiescé aux multiples émissaires envoyés au Président sur le sujet en leur disant : ‘Blaise peux entrer car en effet, la justice te recherche ; ce serait le bonheur de la justice Burkina, oui, dites-lui de rentrer. À chaque fois une demande est faite de rentrer, pas une main tendue pour la réconciliation, le gouvernement lui donnait la même réponse. Ce qui est sans détour est que si Blaise, Zida et toute personne recherchée par notre justice, met pied au Burkina, ils seront appelés à répondre de leurs actes devant la justice. Blaise veut une partie sans vouloir l’autre or les deux sont indissociables, intrinsèquement liés et donc, inséparables. N’est-ce pas vrai CaCa.

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  • Le 19 octobre à 10:41, par L’animiste En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Je me suis toujours demandé dans quel pays, certains concitoyens pensent vivre ! Celui qui croit que la réconciliation entre les politiciens va se faire sur le dos des populations victimes de leurs errements, ils se trompent allègrement ! On les attend de pieds fermes ! Il n’y aura rien sans le tri-type vérité justice et réconciliation ! En cela, le Président Roch à intérêt à ne pas précipiter les choses car on a vécu ce genre de théâtre en 2001 avec l’ivoirien Blaise Compaoré ! Chacun peut se gratter, se chatouiller pour rigoler seul mais le peuple sera toujours là !

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  • Le 19 octobre à 10:42, par YAWOTO En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Autant l’opposition ne croit pas au Président Roch, autant beaucoup ne croient pas non plus à l’opposition. Est-ce que le Président KABORE a intérêt s’il est réélu à,laisser cette question en suspend alors qu’il est à son dernier mandat ? Certainement non pour l’histoire.Quand au temps mis, quoique l’on dise, quand deux personnes sont en train de se battre, ce n’est certainement pas au moment ou personne n’a repris son souffle qu’il faut chercher à les réconcilier ; il faut d’abord les séparer, ensuite les calmer pour enfin chercher à les réconcilier ;il y a un temps pour chaque chose, la réconciliation s’amorce dans un minimum de calme. Le prochain mandat sera quel que soit le parti qui sera élu ou réélu, le moment le plus favorable pour amorcer cette réconciliation.

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  • Le 19 octobre à 18:54, par Nabiiga En réponse à : Volonté du président Roch Kabore à aller à la réconciliation : L’opposition politique n’y croit pas

    Le meurtre, quel que soit le mobile, prémédité ou pas, assassin prémédité, sont-ils prescrits et sont-ils punissables par de lourdes termes de réclusion criminelle au Burkina ? Je ne suis pas avocat.
    Si oui, pourquoi les gens parlent de la disculpation de ceux qui ont assassiné des innocents burkinabè, qui ont traqué des citoyens jusqu’à leurs domiciles, les assassinent, calcinent leurs dépouilles, jettent des grenades meurtrières délibérément dans leurs voitures en plein centre-ville de Ouaga alors que la loi prescrit sévèrement de tels actes. Peut-on, en tant que peuple qui se veut intègre, se permettre de t l’impunité de ces crimes odieux au nom d’une certaine réconciliation nationale ? Si oui, non pas pour dire que c’est impossible, que dira-t-on aux parents de ces malheureuses victimes ? Et si au nom de la réconciliation, ces crimes sont balayés, demain un autre Burkina commet les mêmes crimes que fera-t-on de celui-ci. Va-t-on organiser une séance de réconciliation pour disculper la personne ou bien, elle fera face à la justice et paiera la conséquence de son crime ? Y-a-t-il au Burkina deux types de justice ? Voilà des questions qui troublent mon sommeil depuis très longtemps.

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