Actualités :: Démocratie, impairs et manques : La moralisation de la société, une (...)

C’est grâce à la démocratie que le suffrage universel est devenu le mode de sélection privilégié lorsqu’une collectivité décide de choisir ses responsables. C’est une bonne chose car, tout le monde se connaissant, chacun sait qui peut quoi ou mérite quoi. C’est grâce à la démocratie que des homosexuels revendiquent eux aussi le droit au mariage. Là ça coince déjà et les avis restent férocement partagés.

L’émergence de minorités qui jusque-là sont toujours restées dans un prudent anonymat, la tolérance d’un certain laisser-aller moral au nom de la liberté et du libre arbitre de l’individu sont devenus caractéristiques de notre époque. En réalité, ils traduisent l’aboutissement d’un cheminement planifié et soutenu par des moyens adéquats pour aboutir à ces résultats.

Dans les pays dits émergents, des ONG et associations aux objectifs indéterminés répandent le futile et l’illusoire à coup d’ateliers et de séminaires, généralisant des particularités pour mieux atteindre leurs objectifs et particularisant des généralités pour mieux dissimuler leurs intentions.

Toute décence bue, on trouve maintenant des femmes au Burkina Faso qui parlent de leur clitoris sur les ondes de radios, s’émerveillent des vertus de l’allaitement maternel (en oubliant ou faisait semblant d’oublier que le lait importé est un luxe que ne peuvent s’offrir 90 % des mères qui de toutes façons n’ont jamais nourri leurs bébés autrement que par le sein).

Dans la mesure où il s’agit d’imposer sans contrainte mais avec l’approbation de la majorité, les imperfections de la démocratie constituent la porte d’entrée à autant de dérives.

Des luttes sont engagées, des populations mobilisées autour de points dont on voit mal l’incidence sur le bien-être, le mieux-être ou même la pauvreté tout court dans un contexte qui commande pourtant que les efforts aillent d’abord à l’essentiel.

Modelée par des valeurs importées, la société moderne redécouvre une forme de morale taillée sur mesure et derrière laquelle cohabitent la liberté d’autrui et le pouvoir de l’argent. En déployant un semblant de bonne volonté autour de causes présentées comme nobles, nombre d’acteurs, intéressés dans leur démarche, entravent en fait l’avancée de ceux qui se battent encore avec candeur dans un environnement de prédateurs.

L’argent, donc l’intérêt, détermine aujourd’hui la morale des sociétés. Malgré de savants camouflages, l’altruisme n’est pas une valeur dominante autrement, les Africains l’auront su grâce à l’OMC.

Luc NANA

L’Hebdo

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