Actualités :: Projet ZACA : 7 questions 7 réponses

Dans une déclaration parue dans l’Observateur paalga n°6768 du vendredi 17 novembre 2006, un lecteur réclamait "des réponses claires aux responsables du projet ZACA" sur un certain nombre de rumeurs y afférentes. Réponse du berger à la bergère, le directeur général de la structure répond aux 7 questions posées par l’auteur de l’écrit.

L’exigence de réponses claires par les responsables du Projet ZACA sur sa situation actuelle, son évolution est somme toute légitime pour tout citoyen burkinabé et par-delà même, pour toutes les personnes sans distinction de nationalité, qui ont un intérêt certain vis-à-vis du projet. Dans ce sens, des commentaires ou des interviews sont souvent accordés par les premiers responsables du Projet qui se prononcent sur le sujet, chaque fois que de besoin.

A titre d’illustration : l’interview du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme dans le journal "Le Pays" du lundi 11 septembre 2006 à l’occasion de la rentrée gouvernementale ; entretiens du Directeur général du Projet ZACA avec les quotidiens "Sidwaya" du lundi 10 octobre 2005 et « L’Observateur Paalga » du mercredi 28 juin 2006 etc.

Sans aucunement avoir l’intention de polémiquer avec l’auteur de l’article sur le bien-fondé de ces rumeurs ou pas, le Projet ZACA se fait l’agréable devoir de lui répondre exactement point par point.

• II n’y a pas de problème d’eau qui puisse empêcher les constructions d’immeubles. Dans la ZACA, il est prévu des immeubles de 3 à 7 étages. Des immeubles de cette importance existent déjà dans la zone. Il n’y a donc aucun problème quant à la nature et à la construction des immeubles projetés par le nouveau plan d’aménagement.

Bien avant même les rumeurs dont vous faites cas, le Projet avait fait procéder à une étude de sol et de sondage par le LNBTP et le BUMIGEB qui n’a rien révélé de particulier. Les résultats sont disponibles pour les clients de la ZACA qui veulent s’informer.

Est-il vrai que le Projet a des problèmes de gestion financière ?

• Le Projet ZACA n’a pas de problèmes particuliers de gestion financière. A ce jour, environ 80% des parcelles ont déjà été réservées pour une valeur de réservation de 36 Milliards FCFA. Seulement, les souscripteurs attendent l’effectivité des travaux de viabilisation pour libérer la totalité des sommes dues.

L’importance des ressources financières que nécessitent les travaux de voiries et réseaux divers de la ZACA ne permet pas à l’Etat burkinabé de s’engager directement du fait de ses relations avec les institutions de Bretton Woods. Compte tenu de cette situation, un processus complexe de mobilisation des ressources financières conséquentes est déjà engagé avec plusieurs partenaires.

Néanmoins, certains souscripteurs, au nombre d’une vingtaine, ont déjà libéré la totalité de leur souscription et s’apprêtent à démarrer les travaux de construction d’immeubles.

Est-il vrai que le camp fonctionnaire qui a été déguerpi appartient à TAN ALIZ ?

• L’ex-Camp fonctionnaire n’appartient pas à TAN ALIZ. Il est prévu conformément au plan d’aménagement retenu et adopté en Conseil des ministres, la réalisation d’un équipement public (parking paysager) destiné à résoudre le problème particulier de stationnement du marché central Rood Woko et du centre-ville (manifestations au stade municipal, maison des jeunes, mairie centrale, cathédrale).

Les quartiers restants dont Koulouba seront-ils déguerpis ?

• Le Projet ZACA a déjà prévu un plan de sauvegarde des quartiers limitrophes pour éviter toute incidence négative de l’opération sur son environnement direct. Il est prévu un cahier des charges à leur intention afin d’en faire un aménagement d’ensemble cohérent. Le succès de ce plan de sauvegarde pourrait éviter des démolitions telles qu’il en a été le cas dans la ZACA.

C’est l’objet de l’arrêté conjoint n°049/ MITH/MATD/MFB/MEDEV du 20 décembre 2004 portant institution d’un périmètre de sauvegarde des quartiers limitrophes de la ZACA. Est-il vrai que des appels d’offres d’études ont été annulés et passés de gré à gré à l’agence G2 conception ?

• Un concours international d’urbanisme pour l’aménagement de la ZACA a été organisé. A l’issue de ce concours dont les délibérations ont été faites par un jury international, c’est la proposition du Groupement G2 Conception - Atelier & Climat - J.L. Pujol qui a été retenue comme lauréate sur 14 propositions.

La proposition de ce groupement, primé par le jury international, a été soumise d’une part à la commission provinciale d’aménagement du territoire du Kadiogo qui l’a adopté le 14 octobre 2003 et d’autre part, au Conseil des ministres qui l’a approuvé en sa séance du 1er décembre 2003.

Le règlement dudit concours international d’urbanisme pour l’aménagement de la ZACA (point 3.7) stipule clairement que « le lauréat ayant obtenu le premier prix aura priorité pour les missions ultérieures de maîtrise d’œuvre des dossiers de lotissement et des dossiers d’exécution des VRD et des mobiliers urbains si ces conditions de collaboration sont compatibles avec les ressources du projet ».

A ce titre, le Conseil des ministres en sa séance du mardi 21 juillet 2004 a, au titre du ministère des Finances et du Budget, adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de passation de ce marché avec le groupement lauréat.

Est-il vrai que les marchés de bitumage de la ZACA ont été passés de gré à gré ?

• Les marchés de VRD (terrassement et revêtement) n’ont pas été passés de gré à gré. Les travaux du collecteur (canal principal) ont fait l’objet d’un appel d’offres et l’entreprise SOL CONFOR et DECOR a été retenue. Le bureau d’étude CAEM a également été retenu après appel d’offres pour le contrôle et le suivi des travaux. Pour les travaux de terrassement, d’assainissement et de revêtement, le dossier technique d’appel d’offres est en cours de préparation en collaboration avec le ministère des Finances et du Budget.

Est-il vrai que le Directeur Technique a démissionné ? Et Pourquoi ?

• II n’existe pas de poste de directeur technique au Projet ZACA, mais un chef de Service technique et Suivi évaluation. Ce dernier est actuellement détaché et mis à la disposition de la mairie centrale de Ouagadougou pour conduire le Projet CDS (City development Strategy) ou Projet Ouaga à l’horizon 2025.

Compte tenu justement de son expertise et surtout de son expérience au Projet ZACA, c’est plutôt un avantage dans la conduite et la réussite de cet important Projet pour la ville de Ouagadougou.

Géographe-Urbaniste de formation, et fonctionnaire contractuel de la Fonction publique, il a pratiquement achevé le travail pour lequel il avait été détaché au Projet ZACA. En ce sens, les travaux d’aménagement du parcellaire, de lotissement, et d’implantation des bornes sont terminés.

Il reste les travaux de VRD et de réalisation des immeubles. Pour cela, le Projet dispose de deux architectes urbanistes, et d’un ingénieur TP. De plus, comme indiqué plus haut, le Projet est assisté par des bureaux d’études recrutés sur Appel d’offres, dont CAEM et le GROUPEMENT LAMCO CINTECH.

Ce qui, aujourd’hui, est perçu comme « une somnolence » ou « une inactivité » correspond, selon nous, à une phase très importante du Projet qui entend exécuter toutes ses missions dans les règles de l’art sans transgression aucune des procédures techniques et administratives que vous savez très longues. En effet, cette longue période où les actions ne semblent pas visibles ont permis entre autres :

• de finaliser le cahier des charges de la zone et le règlement d’urbanisme applicable sur chaque parcelle individuelle (300 parcelles) ; • de monter le dossier technique dans le respect des procédures de passation du marché pour la construction du canal principal et de procéder au lancement des travaux ;

• de finaliser les études pour l’aménagement de la voirie et des réseaux divers (réseaux d’eau, d’électricité, de téléphone, etc.). Nous avons réuni autour de la même table les différents concessionnaires (ONEA, SONABEL, ONATEL) pour avoir un plan concerté qui tiendra compte en même temps de tous les réseaux. Cela pour éviter plus tard de dégrader les voies avec de nouvelles fouilles.

Il faut préciser à ce niveau que tous ces réseaux dans la ZACA seront enterrés pour éviter les désagréments des fils et des poteaux le long des voies. Aujourd’hui, les résultats de toutes ces études qui étaient indispensables à la poursuite du Projet sont disponibles et leur mise en œuvre a d’ailleurs commencé : - réalisation des travaux de lotissement sur le terrain - implantation du parcellaire - implantation des bornes - lancement des travaux du canal principal...

Toutes ces tâches étant très techniques, leur médiatisation est difficile. En tout état de cause, nous sommes conscients du déficit d’informations qui a donné lieu à ces rumeurs les plus folles comme vous le dites. Au demeurant, la réponse à ce besoin d’informations pour les populations est légitime. Nous comptons l’apporter avec le démarrage effectif des travaux de voiries. C’est au pied du mur que l’on reconnaît le vrai maçon comme le dit un adage public.

Pour terminer, je puis vous assurer que les portes de la Direction générale du Projet vous sont largement ouvertes pour toute autre information complémentaire même si par ailleurs, vous avez des conversations privées avec des personnes qui sont en général très averties sur le Projet.

Je vous remercie.

Issiaka Isaac Drabo

Officier de l’Ordre national

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