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59e anniversaire de l’armée burkinabè : Sous le signe de la mobilisation générale contre le terrorisme

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • samedi 2 novembre 2019 à 00h20min
59e anniversaire de l’armée burkinabè :  Sous le signe de la mobilisation générale contre le terrorisme

Ce 1er novembre 2019, à la Place de nation de Ouagadougou, en présence du chef suprême des armées, le président Roch Kaboré, les forces armées nationales du Burkina ont célébré leurs 59e anniversaire dans la sobriété et le recueillement. Contexte sécuritaire oblige, le thème de cette édition était « Union sacrée autour forces armées nationales dans la lutte contre le terrorisme ».

L’ambiance de ce 59e anniversaire n’est pas aux parades au sein des Forces armées nationales mais au recueillement et au renforcement des capacités pour défendre le pays. À l’occasion du 59e anniversaire, il n’y a pas eu de défilé. Une minute de silence a été observée en la mémoire des soldats tombés, suivi du discours du ministre d’État, ministre de la Défense nationale et des anciens combattants et la lecture nominative des 204 militaires tombés sur le champ de bataille. Puis la décoration de 56 civils et militaires dans différents ordres dont 8 en médaille militaire, 24 en médaille militaire, 16 en médaille commémorative et 8 en médaille d’honneur des sapeurs-pompiers.

L’armée demeure en première ligne non pas seulement dans le maniement des armes mais aussi dans le renforcement de sa capacité à apporter la riposte qu’il faut à la guerre d’influence et de désinformation qui se mène auprès des populations. Cet anniversaire survient encore cette année dans une période où le Burkina Faso continue de subir l’épreuve de la guerre contre le terrorisme.

Voilà quatre ans que le peuple burkinabè et l’ensemble des forces armées nationales sont soumis à une guerre multiforme et multidimensionnelle contre des groupes armés terroristes qui écument le territoire burkinabè. Une épreuve qui fait perdre presque toutes les semaines des hommes et aussi des civils. Cette situation n’entame en rien la détermination des forces armées nationales à défendre la patrie. « Face à cette barbarie, nous ne devons aucunement flancher, encore moins céder au découragement ou à une quelconque fatalité », a souligné le ministre de la Défense, Chérif Sy.

Les résultats sont mitigés malgré le renforcement récent des capacités opérationnelles et les déploiements massifs de troupes dans les zones concernées, l’ennemi semble conserver d’énormes capacités de nuisance. Les récentes attaques des détachements de Koutougou, Tongomayel, Nassoumbou, Baraboulé, les multiples attaques à l’engin explosif improvisé (EEI) et les tueries au sein des populations civiles illustrent leur intention de poursuivre leur travail de harcèlement aux buts inavoués. Le ministre de la Défense a de ce fait demandé à chacun de méditer sur le sens de son engagement, à continuer de faire preuve d’abnégation et de ténacité dans la lutte contre le terrorisme, et à redoubler d’ardeur et de vigilance pour qu’ensemble les défis soient relevés.

Ce 59e anniversaire a été une occasion de récompenser des militaires et des civils pour service rendu à la nation. Parmi les civils, une récipiendaire qui a débuté ses premiers pas dans le journalisme à Lefaso.net, Yvette Mossé. Actuellement journaliste-reporter à la chaîne de télévision Burkina info, Yvette Mossé a été décorée à titre exceptionnel de la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers avec l’étoile d’or. Le commandant Hervé Yé a également reçu la médaille d’honneur militaire.

Pour le ministre en charge de la Défense, la commémoration de ce 59e anniversaire de l’armée nationale est la preuve de cette résilience léguée par les devanciers malgré les meurtrissures, les deuils et les douleurs. « Le découragement n’a pas sa place dans le cœur des soldats burkinabè et avec le peuple, ils sont debout et ils tiennent à le demeurer », a-t-il poursuivi.

Le président du Faso est allé dans le même sens. Pour lui, la commémoration de ce 59e anniversaire se déroule où moment « nous devons engager nos forces de sécurité à travailler dans une collaboration plus active avec les populations au regard du caractère asymétrique de la lutte que nous menons. C’est l’occasion de reconnaitre l’engagement, le dévouement des forces de défense et de sécurité dans ce combat. Le Burkina Faso restera debout, hier avec nos ancêtres comme aujourd’hui avec nous, nous maintiendrons, coute que coute, vaille que vaille l’intégrité de notre territoire », a martelé le chef suprême des armées, Roch Kaboré.

Des engagements ont été pris pour mettre les soldats dans de meilleures conditions de résilience, dans un environnement professionnel en phase avec les défis sécuritaires actuels et dans des conditions sociales qui stimulent leur détermination. Un appel a été également lancé à l’endroit de toutes les populations des villes et des campagnes à faire corps avec les forces armées nationales afin de mettre fin à cette barbarie innommable.


Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 1er novembre à 15:11, par ayo En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : "nous sommes debout et nous tenons à le demeurer", Chérif Sy, ministre de la Défense

    je note au passage que le ministre de la défense a grossi, il a pris du vrai poids.

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  • Le 1er novembre à 15:37, par ô pays mon beau peuple En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : "nous sommes debout et nous tenons à le demeurer", Chérif Sy, ministre de la Défense

    L’histoire des nations est jalonnée de moments difficiles mais les causes justes triomphent toujours. On a connu les razzia , l’esclavage, la colonisation mais tout cela est devenu de l’histoire. Le courage et la patience sont des vertus nécessaires dans de pareilles situations. Il n’ y a pas de victoires sans sacrifices. Que Dieu apporte son secours aux peuples en lutte.

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  • Le 1er novembre à 15:57, par Nabiiga En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : "nous sommes debout et nous tenons à le demeurer", Chérif Sy, ministre de la Défense

    ...pour que nous soyons vraiment débout, il faut équiper nos hommes sur le terrain et pour ce faire, il faut que le gouvernement, écoute non seulement ses généraux (qui ne sont pas sur place mais plutôt à Ouaga), mais aussi lambda burkinabè. La tuerie, la barbarie perpétrée quotidiennement contre nos hommes, l’hémorragie et l’ensemble des peines vécus par nos hommes, doit s’arrêter. Monsieur le ministre vous vous devez de prendre une initiative pour vous assurer que les troupes sur le champ de guerre sont commandées par nos cadres. Rester à Ouaga pour pousser des feuilles ci et là au lieu d’être au front, alors qu’en même temps, nos hommes sont en train de tomber comme des mouches, vous comprenez, n’est plus acceptable admettons que ça a été accepté par le passé. Dans un message que j’ai posté ici même à l’intention de monsieur le Président, j’ai suggéré qu’on mobilise tout ce que le Burkina puisse avoir comme fonds pour acquérir ne serait-ce que deux drones ; des drones capables de rester dans les airs pendant plusieurs jours d’affilés pour surveiller tout mouvement suspecte, de jour comme de nuit, et informe ceux sur le front de se préparer ou d’attaquer les cibles repérées par ces mêmes drones. Le gouvernement avancera l’argument selon lequel des drones de Berkhrane s’en occupent déjà (peut-être), si cela est le cas et que la participation des drones de Berhrane est efficace, comment peut-on comprendre que nos adversaires puissent, sans cesse, surprendre nos hommes au point de pouvoir les descendre à volonté, et disparaissent avec nos matériels de guerre ? C’est tout simplement parce que ce n’est pas efficace ou peut-être, trop d’espace à surveiller pour si peu de drones. Un Burkina équipé des drones acquis à la sueur de nos fronts, ne s’occuperont que de notre territoire. Monsieur le Président, nous sommes capables de nous en procurer quelques-uns pour nos hommes sur le terrain car contrairement au Burkina du Capitaine Blaise Compaoré et son frère où c’était la corruption à ciel ouvert, vous, vous avez pris le soin d’endiguer ce malaise implanté dans notre société donc, du coup le Burkina a de quoi s’offrir des drones flambant neufs.

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    • Le 5 novembre à 08:21, par Salomon Justin Yameogo En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : "nous sommes debout et nous tenons à le demeurer", Chérif Sy, ministre de la Défense

      Félicitations, Nabiiga, pour l’idée de drones de surveillance (et même des drones d’attaques, pourquoi pas ? ...pour certaines conditions).
      Je dis depuis LE DÉBUT DE CETTE SALE GUERRE ÉCONOMIQUE qui ne dit pas son nom et qui nous est imposée, que nous devons la mener de façon toute aussi asymétrique... Pour ce faire, nous devrions avoir notre propre maîtrise du ciel et de l’information. Nous ne devons pas compter que sur nos soit-disants Amis, qui ne nous disent que ce qu’ils veulent et ferment les yeux sur ce qui contribue à ce que eux veulent. Or, des drones, ça peut aider nos patrouilles aussi dans leurs progressions, et c’est aussi moins cher qu’un hélico : le prix d’un hélico...
      Par contre,... Aaaah ! Vraiment... Nabiiga, tu dis que le Pouvoir de mon frère Roch Marc Christian a réduit la corruption dans notre société ? Est-ce que c’est bien ça ? Si oui, tu as peut-être des informations crédibles là-dessus qu’il faut partager, pour nous. Si non, ouaalaaaye, moi comme beaucoup d’autres, nous ne croyons pas que La Corruption au Faso a diminué : bien au contraire !.....
      Je vais profiter de cette occasion, et de cet anniversaire de notre ’Armée pour demander quelle est la ou les suites de L’Affaire de Dédougou ? On suspectait un officier de haut rang de notre Armée d’être de connivences avec L’Ennemi ; cela avait même suscité une sortie théâtrale de notre Président du Faso, depuis New-York où il était... Alors, qu’en est-il VRAIMENT ? Merci à toute personne qui pourrait éclairer ma lampe embuée !

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  • Le 1er novembre à 16:28, par Dedegueba SANON En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : "nous sommes debout et nous tenons à le demeurer", Chérif Sy, ministre de la Défense

    Une réaction qui sera loin de faire l’unanimité est la suivante :
    Je réaffirme ma solidarité, alors ma profonde solidarité à nos FDS. Car au delà de nos différences, ethniques, confessionnelles, régionales et politiques, la seule chose qui nous reste de consensuelle reste l’intégrité de ce pays. Et je ne peux pardonner à ceux qui semblent et seront tentés de tirer les marrons du feu de cette agression bâtarde.
    Je dis bâtarde, parce que je n’y trouve aucune logique rationnelle et linéaire.
    Une agression, où tu peux y trouver des mobiles politiques, religieuses, communautaires, ou de délinquance primaire et pauvreté-chomage , donne quoi bonnes gens ? Le terreau de cette violence tire sa source de mal gouvernance ou de l’absence de gouvernance tout court. Lorsqu’une classe d’intellectuels ou un clan familial s’arrogent le droit de gérer le pays comme si c’était une " chose" ou patrimoine familial, au détriment de la majorité, créant un climat d’injustice très mal vécu par les populations alors les populations ont légitimement le droit de sonner la révolte.
    Les attaques à répétition dans le Bam, me semble être la suite des événements malheureux de Yirgou. La facilité avec laquelle ces assaillants se fondent dans la nature, ne peut signifier que ce sont des " nôtres ". Et si je raisonne que plus de cent familles ont été endeuillées par cette tragédie, la probabilité que des "têtes bien faites" ayant perdu des proches dans cette tuerie, tirent les ficelles depuis Ouagadougou est élevée. La manière de " pro" de ces assaillants de disparaître me fait penser à une organisation bien huilée, voire de vrais pro à la manœuvre. Et cela arrive parce que nos autorités ont semblé prendre parti pour un côté. Or le comble pour un peul, c’est de " tourner sa nuque " à l’adversaire.
    Il faut que nos dirigeants mettent l’accent sur le tout sécuritaire. Ces attaques pour moi sont la nouvelle forme de délinquance, car très souvent, ce sont des paumés qui constituent les contingents actifs. Il faut juste donner les moyens à nos FDS, et surtout les moyens de réaction rapide et d’anticipation.
    Bonne fête à vous dignes fils du pays.

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  • Le 2 novembre à 00:54, par Zach En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : Sous le signe de la mobilisation générale contre le terrorisme

    Mon chapeau et ma tres haute consideration pour notre armee. J’ai beaucoup d’amis et de freres dans l’armee. Je dis qu’ils seront beaucoup trop aides tres prochainement.

    Cette ceremonie m’a semble sobre et je salue cela. Maintenant, je dis "pas de parade miliraire le 11 Dec. prochain". Ce doit etre purement civil avec elan patriotique superieur. Et sans les militaires et leur outils de feu qui doivent se trouver sur tous fronts actuels...

    A bon entendeur, salut !

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  • Le 2 novembre à 16:00, par Kpièrou En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : Sous le signe de la mobilisation générale contre le terrorisme

    Je viens appuyer le point de vue ou la proposition de l’internaute Zach : Le 11 décembre 2019, pas de parade militaire à Tenkodogo, mais présence combattante des FDS avec les armes dans les points chauds du Faso. Il faut non pas une parade pour applaudissements mais une parade de défense de la population tuée impunément....

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  • Le 3 novembre à 08:07, par Dignité En réponse à : 59e anniversaire de l’armée burkinabè : Sous le signe de la mobilisation générale contre le terrorisme

    La première vraie source de motivation des hommes, c’est une lutte acharnée contre les chefs véreux, népotiques ; les soldats paresseux, légers et distraits et promouvoir à la tête des unités, des femmes et des hommes intègres, dévoués, rigoureux et compétents ! Je vous assure, l’argent et le matériel ne sont rien devant ces sources de motivation !
    Si vous êtes sincère dans vos mots, attaquez vous à ces maux !

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