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Droits humains en matière d’eau et d’assainissement : Les députés renforcent leurs capacités

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mercredi 21 août 2019 à 12h08min
Droits humains en matière d’eau et d’assainissement : Les députés renforcent leurs capacités

Les 20 et 21 août 2019 s’est ouvert, à Koudougou, un atelier de renforcement des capacités des députés et assistants parlementaires sur les droits humains en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement. L’initiative est du Secrétariat permanent des organisations non-gouvernementales (SPONG) et du Réseau des parlementaires pour l’eau, l’hygiène et a l’assainissement.

Dès l’entame de la formation, il a été rappelé que le Burkina Faso a inscrit le droit à l’eau et l’assainissement dans sa Constitution, en novembre 2015. La question de l’eau est aussi un engagement fort du chef de l’Etat à travers sa mesure « zéro corvée d’eau ». Cet engagement a été traduit dans l’axe 2 du PNDES qui porte sur le développement du capital humain et vise, en son objectif stratégique 2.5, « l’amélioration du cadre de vie, l’accès à l’eau, à l’assainissement et aux services énergétiques de qualité ».

Toutefois, relève Alidou Sanfo, président du Réseau des parlementaires pour l’eau, l’hygiène et a l’assainissement, « entre cette ambition gouvernementale et la réalité, des écarts majeurs subsistent et nombreuses sont les populations qui n’accèdent toujours pas à un niveau de vie décent ou qui souffrent (…) du faible accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement ».

Pour lui, malgré les efforts consentis par le gouvernement, l’accès à l’eau potable et aux services d’hygiène et d’assainissement n’est pas chose aisée. « En ville comme dans les campagnes, des Burkinabè souffrent jour et nuit pour s’approvisionner en eau. Les problèmes sont nombreux : coupures longues et intempestives, pannes des forages à pompe manuelle, absence de forages... Ces situations sont inacceptables et interpellent la conscience citoyenne », constate Alidou Sanfo.

Pour lui, cette formation vise à « informer les députés dans le secteur WASH et les mobiliser à pouvoir interpeller et contrôler l’action gouvernementale sur le sujet et à prendre des engagements pour atteindre ‘‘zéro corvée d’eau’’ au Burkina Faso ».

Selon Sylvestre Tiemtoré, secrétaire permanent du SPONG, la formation poursuit entre autres les objectifs suivants : « identifier et lever les obstacles liés à l’opérationnalisation de l’AFDH dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, identifier les leviers et opportunités dont disposent les parlementaires pour soutenir l’application de l’AFDH dans leurs attributions de législation et de contrôle de l’action gouvernementale ».

Pour le premier responsable du SPONG, cette formation est une réponse aux « écarts majeurs (…) du fait que nombreuses sont les populations qui n’accèdent toujours pas à un niveau de vie décent ». Pour illustrer ses propos, il a déclaré que cette année 2019, les pénuries d’eau potable sont légion : dans la cité de Bassinko à Ouagadougou, dans la ville de Dori et alentours, à Ouahigouya… Aussi, dans les ménages et les espaces publics, les infrastructures manquent pour satisfaire les besoins des populations. Il a aussi noté l’insuffisance de stations de traitement des boues de vidange qui oblige les vidangeurs à décharger dans la nature leurs déchets.

Par ailleurs, Sylvestre Tiemtoré a souligné que « les ressources consacrées au secteur sont en régression, avec moins de 50 milliards de F CFA en 2019 dans le budget national, alors qu’il faut une moyenne d’investissement annuel de 187 milliards si l’on veut atteindre l’ODD6 au Burkina Faso ».

Pour le secrétaire permanent du SPONG, « si rien n’est fait, l’ambition ‘‘zéro corvée d’eau’’ voulue par le président du Faso et l’ODD6 seront un horizon fuyant en 2030 ». C’est ainsi qu’il a invité le parlement a joué son rôle, « en vue de s’assurer que le droit à l’eau, garanti par la Constitution, ne soit pas une simple prescription juridique mais se traduise effectivement en actions concrètes sur le terrain, au grand bonheur des populations ».

E.K.S.
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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