Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «L’acclamation a fait tous les maux de tous les peuples. Le citoyen se trouve porté au-delà dе sοn рrοрrе jugеmеnt, lе рοuvοir ассlаmé sе сrοit аimé еt infаilliblе ; tοutе libеrté еst perdue.» Émile Chartier dit Alain

Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 20 août 2019 à 15h39min
Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

Depuis avril 2018, le Burkina Faso a procédé au changement et à la délivrance de nouveaux permis de conduire, modernes et sécurisés, en format « carte bancaire » et en juillet 2019, ont commencé à circuler des véhicules avec de nouvelles plaques d’immatriculation. C’est pour donner de plus amples informations à l’opinion nationale et internationale sur ces opérations que le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière a animé une conférence de presse le mercredi, 14 août 2019 à Ouagadougou.

Ces changements s’inscrivent dans la dynamique de modernisation et de sécurisation des titres de transport et ré-immatriculation des véhicules. L’objectif global du projet est donc de produire des titres de transport modernes et sécurisés et procéder à la ré-immatriculation du parc de véhicules. Il répond à plusieurs nécessités dont celles de moderniser et sécuriser les certificats de mise en circulation, les plaques d’immatriculation et de rattacher la plaque d’immatriculation au véhicule auquel elle se rapporte.

Il s’agit aussi de mieux affiner la catégorisation des véhicules, d’assainir la base de données des véhicules (de nombreux véhicules précédemment immatriculés n’étant plus en circulation), opérer la distinction des véhicules de transport routier public des véhicules de transport routier privé ainsi que de réduire les délais de délivrance des différents documents.

Objet d’un contrat de partenariat public-privé signé en juin 2016 avec la société française Oberthur Technologies SA, ce projet s’inscrit dans un délai de cinq ans, avec à terme, une projection de 3 300 000 titres de transport produits (soit le remplacement dans un délai de trois ans, de 380 000 permis de conduire existants, 300 000 cartes grises de véhicules, 1 320 000 cartes grises de moto et la délivrance de 200 000 nouveaux permis de conduire, 150 000 nouvelles cartes grises de véhicules et de 950 000 nouvelles cartes grises de motos).

A la date du 9 juillet (2019), 112 631 permis de conduire ont été délivrés tandis qu’au niveau des cartes grises délivrées, elles sont, à la date du 9 août (2019), 5 707 pour 20 397 quittances délivrées.

Selon le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou, en réponse à une certaine opinion, ce projet ne répond nullement à un désir de l’Etat d’élargir l’assiette des recettes et de se faire de l’argent.

« Ces changements se justifient par des considérations techniques et de sécurité. Chacun sait que les cartes grises et les permis de conduire étaient devenus l’objet de faux et de falsification. Les conséquences en sont énormes : insécurité routière, publique et juridique, perte de crédibilité de l’Administration, évasion de recettes fiscales et non fiscales. Et j’en passe.

Prenons quelques exemples. Chacun sait, qu’un titulaire de faux permis de conduire constitue un danger et un criminel en puissance : il ne connait pas la langue et le langage que la route lui parle. Il a, en empruntant la courte échelle, compromis les auto-écoles et compromis les finances publiques. C’est un véritable danger pour la sécurité routière.

Chacun sait également, que détenir une fausse carte grise est synonyme d’insécurité publique, routière et juridique : le système d’immatriculation doit permettre de rechercher et d’identifier précisément un véhicule, de rechercher et réprimer les infractions au Code de la route. Si la carte grise est fausse, en cas d’infractions au code de la route ou de délit de fuite, les autorités compétentes ne disposent pas d’informations fiables et sûres pour identifier et poursuivre le fautif », assure M. Dabilgou.

Le ministre Dabilgou

A l’en croire, l’immatriculation repose en outre sur un système de certification de la conformité des véhicules aux normes en vigueur prescrites par le Code de la route, le Code l’environnement, le Code communautaire en matière de normes et procédures de contrôle des gabarits, du chargement, des poids à l’essieu et des textes de l’UEMOA.

Le système d’immatriculation doit également permettre de s’assurer que les règles relatives à l’importation et la mise en circulation du véhicule sont respectées et donc que les droits de l’Etat ne sont pas compromis.

Le système d’immatriculation répond en outre à des besoins techniques ; le système actuel, ayant été mis en place en 1995, a entraîné en son temps une ré-immatriculation générale des véhicules. Il a atteint ses limites, c’est-à-dire ses possibilités d’immatriculation. « Pour tout dire, les services techniques « jonglaient » pour continuer de satisfaire aux exigences de la Loi. Le système a tenu pendant plus de 25 ans. C’est le lieu pour moi de rendre hommage à ceux qui l’ont mis en place pour leur clairvoyance alors qu’il devait changer au bout de dix ans », apprend le ministre Dabilgou.

D’où ce nouveau système, conçu dans un cadre général de modernisation et de sécurisation des titres de transport, au regard des possibilités technologiques actuelles et au fait que les deux dernières décennies ont été marquées par l’augmentation du faux et de la falsification des documents administratifs. Tout comme l’ancien système qui avait également été marqué par l’informatisation du système.

L’une des innovations majeures de ce système réside dans les fonds des plaques, dans le système de numérotation et dans la disposition des symboles du numéro d’immatriculation. Seul le fond rouge avec des caractères blancs réservé à l’Etat et aux EPA (établissement public à caractère administratif) demeure identique.

La deuxième innovation, ce sont les cartes grises. Il est mis à la disposition des citoyens, des documents aux standards internationaux, facilement rangeables et transportables, authentifiables à distance et sécurisés.

La troisième innovation porte sur les plaques d’immatriculation. Elles sont également sécurisées et authentifiables à distance. En outre, contrairement aux premières plaques qui comportaient deux feuilles et ne résistaient que très peu aux intempéries et aux actions extérieures, les nouvelles plaques sont d’un seul tenant, tout en aluminium et le mode d’impression garantit la permanence et la stabilité des inscriptions.

OHL

Lefaso.net


En fonction du statut du propriétaire, les couleurs des plaques sont déterminées ainsi qu’il suit :

- véhicules et cycles à moteur de l’Etat et des établissements publics à caractère administratif à l’exception des véhicules de la Police nationale : caractères blancs sur fond rouge réflectorisé ;

- Véhicules et cycles à moteur de la Police nationale : caractères blancs sur fond violet réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur des collectivités publiques territoriales et de leurs établissements publics : caractères rouges sur fond blanc réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur des organismes parapublics : caractères bleus sur fond blanc réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur des personnes privées à l’exception des transporteurs publics routiers : caractères noirs sur fond jaune citron réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur des corps diplomatiques et consulaires et des organismes internationaux et véhicules et cycles à moteur de leur personnel : caractères oranges sur fond vert réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur des transporteurs publics routiers : caractères blancs sur fond bleu réflectorisé ;

- véhicules et cycles à moteur faisant l’objet d’une immatriculation provisoire : caractères noirs sur fond blanc réflectorisé.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 20 août à 16:50, par Rabo En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    Lefaso.net, dans quelle mesure les prix de changement en nouveaux permis de conduire et en cartes grises peuvent être communiqués.

    J’ai essayé d’aller à la Direction des transports, ce sont des intermédiaires qui semblent dicter la loi.

    Merci

    Répondre à ce message

  • Le 20 août à 17:51, par TERMINATOR En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    On n’avais pas forcement besoin de changer les couleurs des plaques, le changement de l’immatriculation suffisait, la couleur jaune, franchement je me demande qui a eu cette idée, la couleur blanche au moins se mariait pratiquement à toutes les couleurs de véhicules.

    Répondre à ce message

  • Le 20 août à 17:56, par OLTAS TRADING En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    BONSOIR MAIS POURQUOI SA DUR BEAUCOUP . JAI DEPOSSE DEPUIS LE 3 /08/ ET JUSQUA CE SOIRE JE NEST PAS ENCORD EU

    Répondre à ce message

  • Le 20 août à 20:44, par Erasmus En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    Il faudrait regarder à démultiplier les points de dépôt. Cela faciliterait assurément les choses et permettrait à tout un chacun de s’inscrire dans cette logique d’évolution. Aller monter la garde à la DGTTM est assez rebutant et décourageant pour beaucoup de gens ! Félicitations aux autorités vraiment...

    Répondre à ce message

  • Le 20 août à 21:36, par Maria de Ziniaré En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    C’est bien de moderniser l’immatriculation des voitures, l’établissement des cartes grises pour prendre en compte les nouvelles technologies et mieux les sécuriser. Mon inquiétude c’est la concertation avec les autres états de la CDEAO pour avoir un cadre unique d’immatriculation des véhicules . Est-ce que cette démarche a été explorée pour trouver un cadre communautaire ?. A défaut , est-ce qu’on a fait l’état des lieux des meilleurs pratiques dans ce domaine au niveau communautaire ?. Il importe que le Burkina qui est état qui a peu de ressource, exploite son génie créateur pour anticiper susciter donc penser CDEAO et Intégration dès lors qu’on ouvre de nouveaux chantiers qui concernent chacun des états de la CDEAO. S’agissant de la Carte d’Identié CDEAO actée par l’institution communautaire et notre Assemblée Nationale notre pays est en retard et continue de délivrer des CNIB obsolètes qui ne sont pas valables alors que les autres états ont commencé à doter leur ressortissants de cette carte communautaire. Notre pauvreté financière ne doit pas être un alibi pour être le dernier de la classe s’agissant de l’avancée vers l’intégration.

    Répondre à ce message

  • Le 21 août à 08:38, par JB himself En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    "Objet d’un contrat de partenariat public-privé signé en juin 2016 avec la société française Oberthur Technologies SA" Et pendant ce temps le permis de conduire du Burkina-Faso n’est plus valable en France. Et c’est une Société Française qui va continuer à nous délivrer des permis de conduire pour empocher encaisser nos sous ?? Si mon permis de conduire n’est plus valable chez toi, Je suis désolé je préfère donner mon argent à quelqu’un d’autre juste pour l’honneur.

    Répondre à ce message

  • Le 21 août à 11:21, par OUF En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    Les raisons du changement ont été données mais franchement les plaques aux écritures noires sur un fond jaune laisse à désirer. Ces plaques jaunes à écritures noires sont moins visibles que les plaques à fond blanc et écritures noires. Désolé mais celui qui a fait ce choix de couleur n’a pas fait le bon. Les anciennes plaques à fond blanc facilement identifiable à grande distance s’adaptaient à toutes les couleurs de véhicules que les plaques à fond jaune que nous avons actuellement. Sur les motos ces plaques jaunes ne sont pas du tout jolies. Chers frères du ministère des transports revoyez le fond jaune des nouvelles plaques. Le fond blanc est plus adapté que le fond jaune pour des raisons d’esthétiques et de visibilité (donc de sécurité). Il n’est pas tard pour revoir ces couleurs. On vous demande pardon.

    Répondre à ce message

  • Le 21 août à 14:58, par SAAFI En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    Je suis d’avis avec TERMINATOR. La couleur jaune est très moche. C’est mieux de revenir sur le blanc qui se marie très bien avec toutes couleur.

    Répondre à ce message

  • Le 21 août à 16:23, par peu crédible En réponse à : Burkina Faso : Des titres de transport désormais plus modernes et sécurisés !

    Plaques sécurisées ! Je doute fort qu’elle le soit longtemps avec nos fortes chaleurs, poussières, etc. Bref, le pays aime recommencer en plus mal ce qu’il a toujours fait de mal ! Et, quand, on ose parler de la question sécuritaire, c’est prendre les gens pour des cons ! je m’excuse du terme ! mais, la centaine de motos qui ont tués au moins les 24 militaires au Nord avaient-ils des plaques ? Soyons sérieux mais ayez juste le courage de dire que c’est pour renflouer les caisses de l’état. Sinon, vos argumentaires sont très peu crédibles ! Je ne suis pas du tout pressé de ré-immatriculer mes véhicules car j’attends de voir le sérieux de ce nouveau système. Et, puis, le BORDEL GÉNÉRAL doit cesser devant ces services d’immatriculation ou de permis de conduire ! on ne doit plus voir tous ces intermédiaires mafieux qui gravitent autour !

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso : Dr Nao Nédié reconduit à la tête du bureau régional du Centre
30 ans de la CARFO : 3 tonnes de vivres offertes aux pensionnaires du centre Delwendé
UFC-Dori : Bâtir des ponts entre les jeunes à Ouaga
30e anniversaire de la CARFO : 10 millions de F CFA pour le CHU Yalgado-Ouédraogo
Kaya : Le Centre régional de transfusion sanguine inauguré
Situation nationale : Les « Mouvements spécifiques » prônent la vérité, la justice et la réconciliation
Militaires et policiers radiés de 2011 : Ils rejettent l’aide spéciale annoncée par le gouvernement
Bassolma Bazié au Patronat burkinabè : « Ce qui manque dans notre pays, c’est le dialogue social franc »
Caravane de l’UFC-Dori : Les pèlerins de la paix sont arrivés à Ouagadougou
Manifestation du 16 septembre 2019 : Le MBDHP appelle à la mobilisation
Fondation Konrad-Adenauer Une formation pour aider les femmes à identifier les secteurs porteurs
Secteur agro-sylvo-pastoral : Le programme AgriNova pour faciliter l’accès au financement
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2019 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés