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Syndicats : Levée du mot d’ordre de grève générale mais pas d’état de grâce pour le président élu

Accueil > Actualités > Société • • mardi 15 décembre 2015 à 05h42min
Syndicats : Levée du mot d’ordre de grève générale mais pas d’état de grâce pour le président élu

Annoncer la levée du mot d’ordre de grève pour compter de ce 14 décembre à zéro heure et inviter les autorités à se pencher sur les préoccupations des travailleurs , tels ont été les points centraux de la conférence de presse organisée par l’Unité d’action syndicale animé par le président de mois des centrales syndicales, Bassolma Bazié. C’était au centre d’éducation ouvrière à Ouagadougou.

En rappel, suite au coup d’Etat manqué de l’ex Régiment de sécurité présidentielle, l’Unité d’action syndicale (UAS) a lancé un mot d’ordre de grève générale, sur toute l’étendue du territoire et ce jusqu’à nouvel ordre. Le président de mois des centrales syndicales et syndicats autonomes, Bassolma Bazié se félicite de la mobilisation et la détermination de la population et celle des travailleurs qui ont permis de faire échec à l’avènement du RSP. En effet, a-t-il dit, « la mobilisation de la population a permis d’obtenir la libération du président du Faso, du premier ministre et des membres du gouvernement, le désarmement suivi de la dissolution du RSP, la mise aux arrêts des putschistes. Aussi, les sanctions subies par des travailleurs ont été portées à la connaissance des autorités qui ont pris l’engagement de veiller à les faire lever ». Au regard de ces acquis importants engrangés, l’UAS a organisé un point de presse pour annoncer la levée du mot d’ordre de grève générale pour compter de ce jour 14 décembre 2015 à zéro heure.

Quant au point sur les préoccupations des travailleurs, l’UAS visiblement regrette d’une part de la non-tenue d’un certain nombre d’engagements pris par le gouvernement de la transition et d’autre part, la persistance de crises dans certains secteurs de l’administration.

Des explications du porte parle du mouvement syndical, les engagements non-tenus concernent ceux contenus dans le communiqué final issu de la rencontre gouvernement/syndicats de l’année 2015 ; la reconstitution des carrières du personnel des ex. garderies ; la relecture de l’arrêté portant frais de transport pour les agents de la Fonction publique affectés etc.

Quant au second volet, une rencontre a eu lieu entre l’UAS et une délégation du gouvernement, conduite par le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale. A l’issu de cette rencontre, les échanges ont été fructueux et des solutions en partie trouvées. Cependant, dira le conférencier, c’est toujours le statu quo, voir l’exacerbation de la crise dans d’autres structures dont la SN-SOSSUCO. « Tout en félicitant les acteurs qui ont pu trouver un minimum de consensus permettant la reprise du travail, l’UAS invite les autorités à se pencher sur les préoccupations essentielles des travailleurs car le climat social en dépend » a formulé M. Bazié.

La levée du mot d’ordre, n’est pas synonyme de grâce

A la question de savoir si la levée de grève est une période de grâce aux nouvelles autorités, il répondra : « La maladie ne connait pas une période de grâce, la faim et la misère encore moins. Donc comprenez que la levée du mot d’ordre de grève n’est pas un processus pour conférer une période de grâce à qui que ce soit. De plus, avant les élections, nous avons adressé une correspondance portant sur les préoccupations des populations aux différents candidats. Nous n’allons permettre à aucun acteur, particulièrement pas le nouveau président, de nous dire qu’il n’était pas au courant. Il est déjà avisé ».

Et de conclure « là où y a exploitation, répression, oppression, il aura nécessairement organisation, mobilisation et résistance. Et lorsqu’on assimile l’organisation syndicale rien qu’à la grève, soit on méconnait le mouvement syndical ou on est de mauvaise foi ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.Net

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