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Accra : fin des entretiens entre Seydou Diarra et rebelles, sans avancée majeure

Publié le vendredi 21 novembre 2003 à 16h19min

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ACCRA, 20 nov (AFP) - 17h45 - Le Premier ministre ivoirien Seydou Diarra et les ex-rebelles ivoiriens, qui ont suspendu leur participation aux instances gouvernementales depuis près de deux mois, ont achevé jeudi des discussions à Accra sans avancée majeure pour relancer le processus de paix.

M. Diarra et une délégation des Forces nouvelles (ex-rébellion), conduite par Guillaume Soro, avaient entamé mercredi des négociations sous l’égide du président ghanéen John Kufuor et du secrétaire exécutif de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), Mohamed Ibn Chambas.

"Les négociations étaient destinées à sortir de l’impasse actuelle et à créer les conditions propices au retour des ministres des Forces nouvelles au sein du gouvernement de réconciliation nationale", a indiqué un porte-parole du président Kufuor, annonçant la fin des pourparlers.

Le processus de paix en Côte d’Ivoire est à l’arrêt depuis que les Forces nouvelles (ex-rébellion), qui contrôlent la moitié nord de la Côte d’Ivoire, ont suspendu leur participation au gouvernement fin septembre pour protester contre des blocages orchestrés, selon eux, par le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo.

Sept chefs d’Etat ouest-africains, dont M. Kufuor, s’étaient réunis en mini-sommet la semaine dernière à Accra pour tenter, sans succès majeur, de remettre sur les rails le processus de réconciliation amorcé par les accords de paix de Marcoussis en dotant Seydou Diarra des pouvoirs nécessaires à la mise en oeuvre de son programme.

Laurent Gbagbo et ses partisans insistent avant d’aller plus loin pour que les ex-rebelles déposent les armes et rétablissent l’autorité de l’Etat dans toutes les zones en leur contrôle.

Selon une source proche des dernières négociations d’Accra, les Forces nouvelles ont demandé que la communauté internationale, particulièrement les Nations unies et la CEDEAO, s’implique davantage dans la résolution de la crise et mette en place des mécanismes assortis de sanctions éventuelles pour s’assurer que le président Gbagbo honore les résolutions de l’accord de Marcoussis.

Les ex-rebelles ont également refusé dans l’immédiat de reprendre leur participation aux réunions du gouvernement à Abidjan, invoquant des inquiétudes pour la sécurité de leurs ministres. Ils ont notamment souligné que les 80 gendarmes ouest-africains promis lors du mini-sommet d’Accra la semaine dernière pour protéger les membres du gouvernement de réconciliation n’avaient pas encore été déployés, a ajouté cette source.

Le président Kufuor, qui espérait mercredi soir que "tout soit résolu à l’issue de la réunion" d’Accra, s’est déclaré jeudi satisfait du déroulement des pourparlers.

"Le président Kufuor a exprimé sa satisfaction sur l’issue des consultations et a remercié le Premier ministre Diarra et Guillaume Soro pour leur engagement et leur détermination à oeuvrer pour faire avancer le processus de paix en Côte d’Ivoire", a déclaré son porte-parole, Kwabena Agyepong.

AFP

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