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Burkina-Etats-Unis : Opération de séduction pour AFRICOM

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • mercredi 28 novembre 2007 à 10h26min

Djibril Bassolé, Mary Carlin Yates et Robert T. Moeller

Deux commandants adjoints du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et des journalistes burkinabè triés sur le volet se sont retrouvés le 27 novembre 2007 à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina pour un petit déjeuner. Au menu, des informations sur ce commandement au sujet duquel les deux responsables ont effectué un séjour de 48 heures au Burkina.

Outre le chef de l’Etat, le ministre de la Défense et le chef d’état-major général des armées, des journalistes ont été aussi des interlocuteurs de la mission du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). En effet, quelques-uns parmi eux, six de la presse écrite et audiovisuelle, indépendante comme étatique, ont été conviés au deuxième et dernier séjour de la mission au Burkina, le 27 novembre 2007, à un petit déjeuner à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina. Dans le salon de Mme Jeanine Jackson, ils se sont retrouvés autour de la même table avec le vice-amiral Robert T. Moeller, commandant adjoint des opérations militaires d’AFRICOM, et Mary Carlin Yates, commandant adjoint chargé des activités civilo-militaires d’AFRICOM, ainsi que madame l’ambassadeur et quelques-uns de ses plus proches collaborateurs. Les échanges, qui ont duré environ une heure d’horloge, ont porté sur AFRICOM et ont permis à ses 2 patrons de dire ce qu’est le commandement, et ce qu’il n’est pas.

Une place de choix à l’Afrique

Le vice-amiral Moeller, en introduction de ce qu’on appellerait dans le langage militaire un briefing, a fait savoir que AFRICOM, qui est une réunification de 3 commandements antérieurs, intervenait dans un contexte de réorganisation dans la politique du département américain de la Défense. Et dans cette réorganisation, a-t-il ajouté, une place de choix est accordée à l’Afrique avec laquelle les Américains cherchent de nouvelles opportunités de travail, d’où la mise en place d’AFRICOM qui est basé, pour le moment, à Stuttgart en Allemagne. Mary Carlin Yates, la première civile à ce niveau de commandement, ajoutera qu’il s’agit d’une recherche de nouvelles voies de coopération avec les Africains. Une coopération, précisent les 2 responsables d’AFRICOM, qui ne cherche pas à perturber ce qui existe déjà au niveau de l’Afrique en terme d’organisations militaires mais qui va plutôt prendre en compte l’existant.

Un commandement à effectif réduit

A l’issue de cette introduction, l’officier et la diplomate Yates se sont prêtés aux questions des journalistes. Concernant le siège d’AFRICOM, le commandant adjoint pour les opérations militaires a fait savoir que le lieu de son implantation en Afrique serait déterminé à l’issue des consultations qui sont actuellement menées. D’ores et déjà, l’ambassadeur Yates fait savoir que "AFRICOM ne s’installera pas là où il n’est pas le bienvenu", avant d’ajouter que le commandement ne comportera pas de gros effectif. En d’autres termes, ce ne sera pas une base militaire, comme l’a d’ailleurs relevé le secrétaire d’Etat adjoint américain, John Negroponte, lors de son séjour au Burkina les 13 et 14 novembre derniers.

AFRICOM ne serait-il pas beaucoup plus un instrument de lutte contre le terrorisme ? Pas du tout, a répondu le vice-amiral Moeller, qui a pris fonction à son poste à AFRICOM en octobre dernier, qui parle plutôt d’appui aux partenaires via AFRICOM à travers un vaste programme d’activités dont certaines concerneront la lutte contre le terrorisme. La majeure partie de l’appui, a-t-il ajouté, sera un renforcement des capacités. La mise en oeuvre d’AFRICOM est perçue par certains comme tout simplement une recolonisation du continent noir sur le plan militaire. Mais pour les 2 commandants adjoints de ce commandement, ce n’est pas le cas. La preuve, selon Mme Yates, est le partenariat qui est recherché non seulement en Afrique, mais aussi en dehors pour impliquer le plus grand nombre possible de personnes.

Si 2008 est donné comme une année au cours de laquelle AFRICOM devra être une réalité sur le continent africain, le commandant adjoint des opérations militaires dit qu’il est toutefois difficile d’établir avec précision un quelconque calendrier parce qu’il y a actuellement un transfert de compétences des commandements précédents à AFRICOM. Et la mise en oeuvre de beaucoup de choses de ce transfert prévu pour s’achever en octobre prochain.

Par Séni DABO

Le Pays

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