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Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

Publié le vendredi 24 mai 2024 à 14h04min

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Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

On se demandait si le tropisme malien n’amènerait pas le pouvoir à oublier un engagement pris avec son peuple ? Mais il a choisi de ne pas suivre Bamako et de tracer sa propre voie en convoquant des assises prévues pour le week-end prochain, les 24 et 25 mai 2024. À part une annonce laconique disant qu’elle ressemblera à ce qui s’est passé en octobre 2022, on ne sait encore rien de ce grand rassemblement national dont les Burkinabè attendent beaucoup. Le MPSR2 va-t-il reconduire ceux-là qui ont participé aux premières assises alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la trop forte représentation du pouvoir et des forces de défense et de sécurité ?

Ne faudrait-il pas faire une place plus importante aux femmes qui portent le plus lourd fardeau de cette guerre, se demandent d’autres ? De quoi va-t-on débattre ? Est-ce seulement pour prolonger le bail du MPSR2, sans discuter de son action, de ce qu’il a bien fait et moins bien fait ? Si discussion il y a, ne faudrait-il pas un bilan qui donne les chiffres et qui explique comment l’action a été conduite et la philosophie qui la sous-tend ? Voilà quelques-unes des questions encore sans réponse à la veille de l’ouverture des assises. Le camp de l’ancienne majorité présidentielle, l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) qui a participé aux assises précédentes, a, dans un communiqué du 22 mai 2024, demandé le report des futures assises et la satisfaction de préalables qui conditionnent sa présence. À moins de 48 heures de l’ouverture des assises, le suspense est total sur leur tenue, la présence de certaines forces vives convoquées, etc. Que va-t-il se passer maintenant ?

Le syndrome du dialogue inter Malien plane sur les assises nationales. Si Bamako et Ouagadougou sont proches, c’est aussi par la peur et la détestation que ces deux juntes militaires éprouvent pour les partis politiques. Si on essaie d’y voir de près, des assises nationales ne peuvent pas ne pas être considérées comme une action politique. La preuve qu’elles touchent à la politique, qu’elles concernent la politique est qu’on y invite des partis politiques. Et là où cela coince, c’est qu’en même temps, les activités politiques sont interdites par le maître de céans. Quoi de plus normal pour les partis politiques qu’ils demandent une normalisation de leurs activités, la levée de la suspension des activités politiques pour se rendre à ce banquet républicain ? C’est une précaution qui n’est pas superfétatoire, car à l’élaboration de la charte de la transition et la désignation de son président, les activités politiques n’étaient pas suspendues. Et de l’eau a coulé sous les ponts faisant du pays un havre pour les meetings et marches des partisans du pouvoir et un enfer où les machettes s’aiguisent et la haine se répand sur les réseaux sociaux pour les autres s’ils veulent manifester, se réunir…

Se parler pour construire la paix entre nous et faire la guerre à nos ennemis

Les assises nationales sont une rencontre nationale où tout ce beau monde doit se parler, se mettre d’accord et prendre des décisions. Pour se parler vraiment, il faut une certaine reconnaissance de part et d’autre, un respect mutuel, pour écouter et entendre l’autre. Laisser l’autre s’exprimer par ses mots, reconnaître son droit d’opiner sur la manière de gérer le pays, c’est aussi se parler. Peut-on s’asseoir ensemble si on n’est pas tous égaux devant la loi, si l’on se suspecte respectivement d’être des apatrides, et des Wayignans ? Si nous échouons à nous parler pour s’entendre sur notre avenir, sur la guerre à laquelle nous sommes confrontés et comment la mener, nous aurons réussi à créer entre nous derrière les lignes de nos combattants, une autre guerre qui aura pour bénéficiaire les groupes terroristes.

Si rencontre il y a, il faudrait qu’elle serve à quelque chose, sinon nous jouerons nous-mêmes avec notre destin. Nous aurons rassemblé pendant cette guerre des responsables, des pères et mères de familles qui n’auront rien apporté au pays pendant deux jours. Les autorités ont annoncé leur désir de l’organiser, ce qui est une bonne chose qui ne sera d’autant meilleure que si elle parvient à emmener de la cohésion sociale dans le pays et un peu de paix dans les cœurs. Pour cela, il faudrait que le pouvoir écoute ce qui se dit, s’écrit et se commente sur ces assises.

Les attentes sur les questions à débattre

Les observateurs et analystes politiques sont unanimes sur la situation du pays qui est à un niveau des plus bas au plan de la cohésion sociale. Des inquiétudes sérieuses existent sur la gouvernance démocratique et les libertés. Le pays est gouverné par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, deuxième du nom, depuis le 30 septembre 2022. Le MPSR2 a remplacé une junte qui avait pris le pouvoir 8 mois plus tôt en renversant le président Roch Marc Christian Kaboré jugé incapable de lutter contre les groupes terroristes. La question de la lutte contre le terrorisme est toujours au centre des préoccupations du pays et a été donnée comme mission première aux autorités de la transition à l’issue des assises nationales du 14 octobre 2022. Cette transition qui s’est placée dans la continuité de la première a accepté le délai contractuel que celui-ci avait pris pour l’organisation des élections en juillet 2024. Cette mission était la dernière des priorités contenues dans la charte.

A l’orée de l’échéance de cette transition, le pays n’est pas préoccupé, comme certains veulent le faire croire, par des élections ou le remplacement du capitaine Ibrahim Traoré, mais par son avenir. Où allons-nous dans cette guerre ? Quel est le point de la reconquête du territoire ? Combien de personnes déplacées internes compte le pays ? Combien d’elles sont retournées chez elles ? Que faire contre les massacres de populations civiles que cette guerre occasionne ? Concernant la guerre, y a-t-il dans la stratégie du MPSR2 une petite place à la négociation et avec qui ? La cohésion sociale et la réconciliation nationale font partie des missions de la charte, où en sommes-nous ? Peut-on considérer comme des ennemis tous ceux qui ont des points de vue critique et qui ne partagent pas les opinions des partisans du pouvoir ? Ne peut-on pas abandonner cette guerre contre les personnes non armées, la presse, la justice et les syndicats ? Ce faisant a-t-on besoin de créer des citoyens qui ont tous les droits de marcher, d’organiser des meetings parce qu’ils soutiennent le pouvoir de la transition et ceux qui ne les ont pas parce qu’ils pensent autrement ?

Les attentes étaient que les assises nationales soient le lieu de discussions de ces multiples préoccupations entre Burkinabè de toutes tendances et de tous bords politiques et idéologiques. Est-ce possible que des Burkinabè s’asseyent et discutent sans violence des questions touchant à l’avenir de leur pays ? La réponse est pour le 25 et 26 mai 2024.

Si ces assises devraient ressembler à celles de 2022, est-ce qu’elles auront un sens et une portée cathartique sur la situation que nous vivons ? Il y a plus important que la prolongation de la transition et du mandat du président de la transition, c’est de discuter ensemble entre Burkinabè de manière inclusive sur tous les sujets qui nous concernent. C’est cela prendre la responsabilité de notre destin et de notre vivre ensemble. Si nous échouons, de grâce ne cherchons pas de boucs émissaires faciles du genre c’est la faute aux impérialistes, à leurs valets locaux et aux esclaves. C’est la faute à nous Burkinabè qui n’aimons pas nos frères. Nous serons tous coupables, incapables de nous unir face au danger de désintégration du pays et qui passons notre temps à nous battre entre nous, pendant que la pluie nous bat.

Sana Guy
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 24 mai à 01:58, par un citoyen dépité En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Ces assises sont une catastrophe de plus pour ce pays. Elles ne vont qu’exacerber la fracture sociale et rendre le climat de plus en plus délétère entre les pro IB et les autres traités d’apatride avec une violence verbale inouïe. Je crois que nous devons se dire que nous ne méritons pas ou plus l’héritage de Sankara avec le Burkina Faso, pays des hommes intègres ! Ce dernier était un partisan de la critique et de l’auto-critique pour la gestion révolutionnaire sous le CNR. Où en sommes nous aujourd’hui avec les sankaristes qui ne critiquent pas l’action d’IB et de son gouvernement et applaudissent à tout va. C’est juste un exemple puisque si tu critiques avec des propositions constructives, on te réquisitionne pour le front. Cas de Guy Kam, de Zinaba, etc. Pour avancer, il faudra prendre le temps de se parler et faire des propositions constructives pour l’avenir de ce pays. La formule de ces assises ne sied pas d’autant plus qu’à 48 heures, aucun document sous forme de bilan à charge et à décharge du MPSR 2 n’est disponible et n’a été diffusé, et, on ne sait toujours pas qui va participer, et si on prolonge la transition, c’est pour faire quoi puisque si l’on regarde les points de la charte qui étaient prioritaires, le résultat est très maigre, etc. La SEULE SOLUTION COURAGEUSE SERAIT D’ORGANISER UNE CONFÉRENCE NATIONALE SOUVERAINE.

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  • Le 24 mai à 06:17, par HUG En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Le passage en force a.peu d avantages et beaucoup d inconvenients.Qui vivra verra.Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.

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  • Le 24 mai à 07:15, par Yol-Yolé En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    On sait que vous souhaitez "le pire scénario" comme vous l’avez écrit mais ce scénario sera seulement "pire" pour vous et pas pour tout le monde ! On est pas étonné que certains ne soient pas là puisqu’ils n’ont pas le courage de quitter les plateaux télé de France 24 ou de TV5 pour venir dans leur pays et soutenir ce qu’ils ont dit de leur pays et de leurs compatriotes sur ces médias ! Y a donc quoi de neuf et en quoi leur absence est événement ?

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    • Le 24 mai à 14:41, par Loglog En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

      Quel haine gratuite ! Je me demande souvent comment on peut être un humain aussi venimeux ? Il faut forcement avoir mal de la vie pour s’attaquer à toute idée différente de la sienne comme vous le faites ! Mais ça, c’est de ta faute mon pauvre Yol-Yol. De toute façon, Ib ne retirera jamais le succès de quelqu’un pour vous remettre. Vous finirai par vous enfoncer avec votre famille à force de boire du Ib fermenté. Donc votre haine canine contres les esprits critiques qui proposent une meilleure voie de sortie que la violence absurde là, vous finirez par l’avaler contre vous même.

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  • Le 24 mai à 07:16, par A qui la faute ? En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Le président a la force et n’a pas besoin qu’on lui prolonge quoi que ce soit. Est-ce que ce sont des assises qui ont dit de faire le coup d’Etat ? On ne peut pas mélanger la force des fusils et la démocratie. Allons à l’essentiel : respecter les promesses qui ont été faites à la radio lors des coups d’Etat du MPSR. Un militaire fera toujours ce qu’il veut, ne perdons pas autant de moyens et de temps, comme les anciens politiciens chassés pour ces raisons entre autre

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  • Le 24 mai à 07:34, par Le patriote "Le vrai" En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Les bourgeois réactionnaires impénitents de notre pays n’ont jamais appris correctement les leçons du passé. Ils ont toujours été aux commandes de notre pays et ils ont toujours échoué, et toujours ils ont remis la bêtise de la démocratie sur la table. Bonnes gens petits bourgeois, la démocratie électoraliste a toujours existé au Burkina Faso. Et toujours notre pays a été mis en retard justement par la faute de la démocratie bourgeoise. Cette fois, s’en est fini. Les wayignans et les prolétaires sont au devant des choses, et vont imprimer la dictature du plus fort avec les armes et celle du plus grand nombre avec le peuple tout entier. Il faut se le tenir pour dit. Quelques soient vos entorsions, la transition va conduire notre peuple sans limite jusqu’à lui apporter le bonheur et la joie de vivre tant rêver. Mettez vous résolument de côté et laisser le président révolutionnaire Ibrahim Traoré tranquille pour conduire la barque Burkina. Sinon vous regretterez amèrement vos gesticulations infondées.

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  • Le 24 mai à 07:52, par De Balzac En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    On verra des experts en tout, donnant des leçons à tous, omniscients. On croirait que ce sont eux qui ont proposé les termes de référence des assises ? On croirait que le Burkina Faso se limite aux seuls lettrés, aux seuls citadins, aux seuls politiciens, aux seuls journalistes, aux seuls....., mais quand le terroriste tire, tue, viole, vole, massacres, les experts de la théorie se demandent où est l’armée, où est le président, où est X ou Y , sauf lui seul qui a fait son travail. Est-ce fondamentalement les objectifs des assises nationales ? Ne reduisons pas les assises nationales à une simple conférence de conférences ou à un panel oùl’on debattent et pinaillent sur du superflu. Il s’agit de l’avenir, de l’existence même de tout un pays, un peuple qui est en jeu.

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  • Le 24 mai à 08:24, par Made En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Laissez les wayiyans qui ont reçu les tricyles et les enseignants qui ont reçu les 1 millions allez aux assises. C’est tout. Une personne honnête n’ira pas à ve similacre

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  • Le 24 mai à 08:40, par kwiliga En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Ben, on peut toujours garder espoir, mais les constats quant à la gouvernance actuelle, ne peuvent que nous amener à penser que les conclusions sont d’ores et déjà gravés dans le marbre.

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  • Le 24 mai à 09:34, par Article 37 En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Le ver est malheureusement dans le fruit. Assise avec des forces vives qui n’en sont pas. Convocation d’entité sans document préparatoire. La présente transition va vers son terme sans montrer une force de reconstruction d’un état avec des institutions solides.
    A lire la presse de ce matin, la plupart des acteurs de notre pays tirent à boulet rouge sur la présente transition traité de régime d’exception.

    Ce serait bien que les tenants du MPSR fassent une véritable introspection et qu’il prenne un chemin pour lequel eux seuls demeurent convaincus.

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  • Le 24 mai à 09:36, par Zadi-bagnon En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Chers Burkinabès, il y a de l’eau dans le gaz. Une Assise juste pour conduire le pouvoir actuel. Réveillez vous.

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  • Le 24 mai à 11:06, par Citoyen ordinaire En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Souffrez, souffrez qu’après plus de 6 décennies de gestion gabegique des politiciens, après avoir comploté et éliminer les CDR en 1987 par les fusils des mercenaires francais, le prolétariat et les Wayignans,.vous dictent la conduite à tenir ! Quand des malhonnêtes et des inconscients conduisent un pays à la souffrance extrême, fait s’attendre à cette forme de réaction. En attendant, ce qui est arrivé en 1987 a de peu chance de se reproduire car les Wayignans et leurs soutiens armés (les VDP) qui sont dans les brousses au front avec les FDS marcheront Ouaga et on verra les conséquences ! Il n ya qu’une seule issue à cette crise : dire la vérité, subir la vérité et réparer dans la mesure du possible les tords, sinon, conférence nationale, assises nationales, journée nationale de réconciliation forcée, et blabala, ne nous feront pas avancer ! Les politiciens sont conscients de leurs responsabilités dans ce qui nous arrive ! Qu’ils assument !

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  • Le 24 mai à 11:35, par espoir En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Chers patriotes tenez bon il y a au Burkina Faso des gens qui pensent que le pays doit repartir à 30 ans en arrière. Mais dieu qui est fort. Dans trois jours on verra et on aura un Burkina Faso nouveau et avec nouvel espoir. chez nous en Afrique on dit "l’ami de papa n’est obligatoirement l’ami de fils". Nos parents ont traité avec l’impérialisme et aujourd’hui nous ne sommes de traiter avec eux. IL faut que nos ainés acceptent céder la place au lieu de forcer pour intoxiquer la situation .

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  • Le 24 mai à 11:48, par Repos à IB En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Le Chef de l’État doit aller se reposer. Il a fait ce qu’il pouvait avec son coup d’État. Il a promis regler le problème des terroristes en 3 mois et qu’il n’était pas interessé par le pouvoir. Le reconduire serait une erreur très grave. Les militaires ont échoué dans la lutte contre le terrorisme. C’est pour cela qu’ils ont évincé le Président du Faso RMCK ? Cela n’en valait pas la peine. On va tenter avec les religieux et coutumiers pour voir ; un collège de ces hommes pour voir.
    On ne pourra jamais vaincre le terrorisme dans la division, les séquestrations, les enlèvements, les emprisonnements sauvages, le non-respect des décisions de justice. Les exilés forcés doivent rentrer.
    On ne veut plus d’un jeune dirigeant au sang chaud qui risque de nous créer des problèmes avec les voisins au lieu de se concentrer sur l’objectif commun qu’est la lutte contre le terrorisme.

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  • Le 24 mai à 14:24, par Natti Halidou En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Très belle analyse de la situation.
    Sans langue du bois, je crois que les même questions que je me posais ont vu le jour dans cet article.
    Loin d’appartir à un bord gauche ou droit dans cette histoire de notre pays.
    Je suis burkinabè patriote libre sincère dans mes prises de position et je ne cautionne jamais le suiviste à l’aveuglette.

    Je salue les actions entreprises et menées par ce gouvernement courageux conduit par un homme courageux qui assume ses actes.
    Alors, pourquoi mon Capitaine a besoin de l’avis des gens qui se sucre sur le dos de cette transition ? Ces griots légendaire n’ont pour dieu que leur ventre. Et crois-moi Mon Président, tant que durera cette transition, ces griots ne vous feront aucune proposition de sortie de crise.

    Alors je vous conseille Mon Président Capitaine, l’homme fort de sa génération de prendre une décision concernant le pays et assumer vos choix. Vous n’avez pas besoin de leur avis dans cette assise pour diriger ou terminer cette guerre.

    Je vous donne un scénario :
    Vous invitez quelqu’un pour qu’il viennent decider du sort de la nation alors que cette personne :
    - a besoin d’une prise en charge pour son déplacement
    - a besoin de prise en charge pour son hébergement
    - a besoin de prise en charge pour sa restauration pendant son séjour
    - a besoin de perdiem pour sa participation

    Soyons sérieux et honnête, quelqu’un qui a du mal à se prendre en charge pour la décision de son pays est vraiment un patriote à qui il faut confier du sort de la nation ?

    Je m’arrête là.
    Juste pour termine, mon Président, Dieu Seul sait par quel pacte vous avez pris le pouvoir et Seul Lui sait ce qu’il y a vraiment dans votre coeur pour ce pays.
    Alors nous vous confions à Allah et que les décisions soient guidées par de bonnes intentions loin de toutes pulsions émotives ou guidées par des besoins hypocrite.

    Je vous remercie

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  • Le 24 mai à 17:00, par Patriot En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Capitaine président, vous vous êtes battus pour vos convictions. Félicitations ! Mais hélas, vous avez des pseudos soutien qui n’ont de Dieu que leur ventre. Ils continuerons à vous aplaudir et vous louer, peu importe la trajectoire de la situation nationale. Quant aux bilans de votre équipe jusqu’ici, il ne souffre d’aucun débat et il est peu probable de faire mieux dans cette lancée. Lisez entre les lignes et faites un choix qui puisse permettre au Burkina Faso d’amorcer une phase inclusive de restauration !

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  • Le 24 mai à 18:13, par caca En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Cher modérateur du Lefaso.net qui aime bloquer mes post. Pourtant, je suis aussi un citoyen de ce pays, et j’aime les contradictions. Souvent, je me pose des questions pourquoi un burkinabé a-t-il peur d’un autre burkinabé qui exprime autrement ?
    Concernant les assises, je souhaite exprimer en langage codé de la Bible afin de traduire ma crainte.
    L’Evangile Luc 10:18 rapporte les paroles de Jésus : “Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.” Cette déclaration énigmatique est pleine de sens symbolique. Elle évoque la défaite de Satan et la victoire du bien sur le mal. Dans cette métaphore, le diable est comparé à un éclair qui chute du ciel, suggérant une chute rapide et irréversible. Jésus confère ensuite à ses disciples le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, symbolisant leur autorité sur les forces du mal.
    En d’autres termes, cette phrase souligne la puissance spirituelle et la victoire de la lumière sur les ténèbres. Elle rappelle que, malgré les défis et les adversités, le bien triomphera toujours.
    La Bible contient plusieurs symboles associés à Satan. Voici quelques-uns d’entre eux
    Le serpent est omniprésent dans la Bible, en commençant par l’épisode bien connu de la Genèse. Dans ce récit, le serpent est malin et tentateur. Il incite Ève à manger du fruit de l’arbre de la connaissance, malgré l’interdiction divine. Après cet épisode, le serpent est condamné par Dieu et associé au péché, à la tentation et au diable.
    Lucifer, également connu sous le nom de Satan, était un ange déchu. Son nom signifie “porteur de lumière”. Il est souvent associé à l’orgueil et à la rébellion contre Dieu. Dans l’Apocalypse, l’archange Saint-Michel terrasse Satan (symbolisé par le dragon) et le chasse du Paradis.
    Belzébuth était à l’origine une divinité païenne du monde sémite. Par la suite, il a été considéré comme un démon de rang élevé, associé à la tentation.
    Finalement, Asmodée est un démon mentionné dans la Bible. Il est également associé à la tentation.
    En somme, ces symboles reflètent la lutte entre le bien et le mal, ainsi que la nature trompeuse et destructrice de Satan. Que Dieu libère notre pays des forces obscures.

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  • Le 24 mai à 19:16, par Badisak En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    Quand on est un citoyen honnête soucieux du développement global de ce pays, on a mal d’entendre ou de lire certaines choses dans les médias. On est tenté de croire que ce qui intéresse certaines personnes, c’est comment faire pour mettre fin au pouvoir de la Transition qui, non seulement lutte acharnement contre le terrorisme, mais aussi fait de la traque contre les voleurs à col blanc du Faso son cheval de bataille.
    Ces gens ferment volontairement les yeux sur le gigantesque travail abattu par le Président de la Transition et son équipe, lequel travail a permis à notre pays de tenir débout et de repousser l’ennemi (les terroristes) dans son dernier retranchement grâce à la bravoure de nos vaillants combattants ; même si le travail n’est pas encore achevé, l’honnêteté voudrait que l’on reconnaisse que des victoires importantes ont été engrangées par nos FDS et VDP et que le bout du tunnel n’est certainement plus loin.
    En termes de bilan, les acquis sous la Transition sont visibles, palpables et ne sont pas une vue de l’esprit :
    - renforcement des effectifs de l’armée, de la gendarmerie, de la police, de eaux et forêts ;
    - recrutement de 50 000 VDP pour appuyer les FDS dans la lutte contre le terrorisme ;
    - acquisition d’armements et munitions ayant permis des dotations individuelles et collectives de nos unités combattantes sur le terrain ;
    - acquisitions et dotations de notre armée de l’aire en vecteurs aériens de dernière génération pour traquer les forces du mal ;
    - formation équipement et déploiement de 25 brigades d’Intervention Rapide (BIR) ; ce qui est inédit depuis l’existence de notre armée ;
    - acquisition de matériels de mécanisation agricole, de l’engrais et des semences qui sont en train d’être mis à la disposition du monde paysan pour booster l’initiative de l’offensive agro-pastorale ;
    - aménagement de terre en cours au profit de nos braves producteurs pour travailler à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire ;
    - réduction du train de vie de l’Etat ;
    - dénonciation des accords militaires infantilisant avec la France ;
    - dénonciation des accords de non double imposition aux entreprises françaises qui font fortunes dans notre pays ;
    - dénonciation et départ des troupes françaises qui étaient basées à Kamboinsin et soupçonnées de complicité avec l’ennemi ;
    - en moins de deux ans, le Président de la Transition et son équipe ont rendu à notre armée sa fierté en termes de puissance militaire.

    Convaincu par la sincérité, du bon sens et de la détermination du Président de la Transition et son équipe à faire sortir notre pays de l’abime dans lequel il était sur le point d’être précipité consciemment ou inconsciemment par le comportement des régimes pourtant démocratiquement élus, notre peuple dans sa large majorité n’a pas hésité un instant à apporter son soutien à cette Transition qui est venue comme une sorte de bouée de sauvetage.
    Le niveau de contribution sans égal de nos compatriotes aussi bien de l’intérieur que de la diaspora à l’effort de paix initié par le Président de la Transition est un indicateur suffisant pour montrer le niveau d’adhésion de notre peuple à la vision du pouvoir de la Transition. Même quand on n’aime pas le lièvre, il faut reconnaitre qu’il a de grandes oreilles et qu’il coure vite.
    La mise à nu de l’inimaginable (versement de sommes d’argent aux terroristes pour une trêve en vue des élections de 2020, « cf. la 1ère interview du Président de la Transition ») ; cela a profondément choqué, indigné et révolté nos soldats sur le front de la lutte contre le terrorisme. Les causes de la prise du pouvoir par le MPSR1, puis MPSR2 sont à rechercher dans ces graves manquements dans la gestion du pouvoir d’Etat par des gouvernants démocratiquement élus d’alors. C’est pour cela que Monsieur Pierre Claver DAMIBA (paix à son âme) disait : "la démocratie est un outil de fin de parcours et non de début".
    Sous le prétexte fallacieux d’instauration de la démocratie et de défenses des droits de l’homme, les puissances occidentales ont détruit sous nos yeux la Libye et tué son Guide. De nos jours, ce peuple qui vivait jadis comme dans un paradis sur terre (j’y ai été en son temps), est confronté à une effroyable misère de l’histoire de son existence. Le véritable drame dans tout ça, c’est que ce sont des enfants de la Libye qui ont travaillé en complicité avec les forces coalisées pour détruire leur propre beau pays.
    Chez nous ici, on a vu comment les vampires ont manigancé pour porter le coup d’arrêt au pouvoir du Président Thomas SANKARA. A l’époque des faits, certains ont eu l’outrecuidance de le qualifier de renégat.
    Si notre jeunesse consciente a décidé de ne plus faire confiance aux hommes politiques, c’est en conséquence de cause ; elle a fini par comprendre que beaucoup de nos hommes politiques ne sont pas dignes de confiance car certains manquent d’idéal et d’autres, des marionnettes cooptés et financés par les puissances étrangères qui par ce truchement, cherchent assoir leur influence sur le pays pour défendre leurs intérêts une fois leur poulain au pouvoir. La crise consécutive à la prise du pouvoir par les militaires au Niger nous situe davantage sur la volonté des puissances impérialistes de maintenir nos Etats sous coupe réglée.
    Sauf à vouloir faire le jeu des vautours qui rôdent autour de notre pays et travaillent à le faire écrouler pour ensuite s’en saisir comme une charogne, aucun burkinabè digne de ce nom ne souhaiterait voir le Capitaine Ibrahim TRAORE et son équipe quitter le pouvoir à cette étape cruciale de notre lutte pour l’indépendance totale et la souveraineté.
    Que DIEU bénisse le Burkina Faso et ses dignes filles et fils ;
    La Patrie ou la mort, nous vaincrons par le nom de DIEU.

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  • Le 25 mai à 02:44, par Bob En réponse à : Burkina/Assises nationales : Vers le pire scénario pour un débat national, l’absence de certains protagonistes

    @ Loglog votre écrit est aussi haineux que celui que vous critiquez. Lui n’indexe personne alors que vous l’attaquez frontalement. Ceux que vous traitez d’esprit critique ne livrent que leurs opinions comme ceux que vous critiquez ! Au moins on a l’expérience de la DÉMOCRATIE qui a détruit le pays depuis 1991. NORMALEMENT tous ceux qui RÉFLÉCHISSENT devraient etre d’accord qu’on ne peut plus revenir en arrière et organiser des élections avec la même constitution, les mêmes protagonistes et le même état d’esprit. Ceux qui s’accrochent à cette chimère comme à un dogme défendent sûrement leurs intérêts égoïstes, mais pas l’intérêt Général. C’est. Peut-être par manque d’imagination ? Malheureusement l’immense majorité des burkinabé n’est plus prêt à revenir à la démocratie et aux élections qui n’ont jamais attiré plus de 2 millions d’électeurs. Les élites doivent elles aussi changer de paradigme.

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