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Made in Burkina : Allons à la découverte du marché Bagdad à Dapoya

Publié le lundi 20 novembre 2023 à 21h30min

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Made in Burkina : Allons à la découverte du marché Bagdad à Dapoya

Connaissez-vous le marché artisanal Bagdad situé au quartier Dapoya de Ouagadougou ? Ce marché abrite des producteurs et vendeurs d’objets d’art du Burkina Faso. Réunis en association, ces artisans rencontrent des difficultés du fait de l’insécurité. Pour le quatrième numéro de notre rubrique « Made in Burkina », nous nous sommes entretenus avec leur secrétaire général, Issa Compaoré.

Lefaso.net : Qu’est ce qui se cache derrière la création de cette association ?

I.C. : L’association a été créée en 2003-2004. Nous avons pris l’initiative de créer cette association pour permettre à tout un chacun de montrer son savoir-faire.

A gauche, Issa Compaoré, secrétaire général de l’association des producteurs et vendeurs d’objets d’art du Burkina Faso

Combien de personnes exposent au sein de ce marché ?

Les responsables de hangars sont au nombre de 77 et dans chaque hangar, il y a deux à trois personnes qui exposent.

Quels sont les différents objets d’art qu’on peut retrouver au sein de ce marché ?

Au sein de ce marché, nous pouvons retrouver du cuir, du bronze, des instruments de musique, des masques, etc.

Comment se porte le marché ?

Avec la crise sécuritaire que traverse le pays, nous ne recevons plus de clients comme avant. Et il y a une chose que je voudrais relever. Nous les Burkinabè, nous ne consommons pas ce que nous produisons. Pour cette raison, j’invite les Burkinabè à consommer nos produits, car cela développe notre culture.

Organisez-vous des évènements spéciaux dans le cadre de la valorisation de votre association ?

Vue partielle du marché artisanal Bagdad

Oui, nous organisons un événement une fois par an au sein de notre marché et à travers cette exposition, nous rendons les prix accessibles pour tous.

Quelle vision avez-vous de votre association à long terme ?

Nous souhaitons faire nos expositions hors du pays, mais pour ce faire, nous demandons l’accompagnement de nos autorités. A travers ces expositions, nous pouvons représenter notre pays lors des expositions et profiter montrer aux autres pays notre savoir-faire ainsi que nos valeurs culturelles.

Faouzia Ouédraogo
Vidéo : Auguste Paré
Lefaso.net


Réactions de vendeurs et producteurs d’objets d’art au sein du marché artisanal Bagdad

Karim Nikièma, Producteur et vendeur d’objets tel que les colliers, les jouets, les décoratifs
« Je suis dans ce métier depuis 22 ans. Le marché est devenu morose en raison de la crise sécuritaire que traverse le pays. De nos jours, pour avancer dans ce métier, il faut les contacts et sans les contacts, tu peux faire toute une semaine sans rien vendre. Et pourtant, nous avons une famille à nourrir et des enfants à scolariser. Tant qu’il y a la santé, nous pouvons toujours espérer. Et nous prions pour que la paix revienne au Faso »

Etienne Compaoré, fabricant de Djembé
« J’exerce ce métier depuis 1989. Mes djembés, sont confectionnés à base de peaux de chèvre, de peaux de vache et les prix varient entre 3 000 et 75 000 F CFA. Pour les Djembé professionnels, nous utilisons la peau de vache. En ce qui concerne la fabrication, nous pouvons prendre trois jours pour confectionner un djembé ».

Lefaso.net

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Messages

  • Bonjour cher tous !!!!
    Je vous espère tous en pleine forme.je suis une consommatrice de l’artisanat burkinabè, nous avons des belles objets embellissant. Quand j’en porte on me traite de Reine, d’autres de blanche parceque la femme burkinabè n’en porte pas. Ce n’est pas comme les maliennes qui aiment leur parure.Il faut que nous développons cette envie là de paraître unique, Africaine, Burkinabè.
    Certaines dépensent des milliers de francs pour des bijoux mais pas des colliers artisanal.Il faut les interpellé en leur montrant combien elles seraient plus belles en partant les produits artisanaux. Cependant la femme ordinaire n’a pas assez d’argent pour s’en offrir c’est pourquoi elle n’en porte pas. Consommons Burkinabè c’est vrai mais révisons les prix pour le grand public burkinabè et bientôt toutes les femmes ne pourront pas s’en passer. Je parle des parures pour les femmes. Je vous remercie pour le canal.

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