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Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

Publié le dimanche 7 mai 2023 à 22h20min

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Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

Le jeudi 20 avril 2023, s’est déroulé dans le pays des hommes intègres une horreur, de celles que seule la guerre permet, quand les hommes entrent dans l’engrenage de la violence aveugle. Ce qui dérange et terrifie à la fois, c’est le silence des autorités du pays après le drame. Avons-nous « perdu le réseau » à quelques encablures de Ouahigouya ? Ce n’est que le 23 avril 2023, que l’on sait que le pays est gouverné dans cette partie du pays par le communiqué du procureur du Faso auprès du tribunal de grande instance de Ouahigouya.

Le gouvernement, les autorités militaires sont aux abonnés absents, personne ne pipe mot. Que veut dire ce silence ? Pourquoi on ne communique pas ? L’information est connue au Burkina et à l’extérieur et les condamnations, et les qualifications jusqu’aux plus osées comme celle du président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO qui parle de génocide. Ce n’est qu’une semaine après les faits que le porte-parole du gouvernement parle enfin, par un communiqué qui se trompe sur la date du drame.

Pourquoi le gouvernement n’a pas été auprès des victimes pour leur apporter réconfort et soutien ? Visiblement il a pris conscience sur le tard de l’ampleur du drame par la série de rencontres avec les forces vives deux semaines après. Cela n’a pas été jugé suffisant puisque le chef de l’Etat est entré en danse en tant que joker pour mieux convaincre la population par un entretien qu’il a accordé à deux chaînes télévisuelles : une publique et une privée.

Un massacre de plus des populations civiles

Dans un village à quelques kilomètres du chef-lieu de la région du Nord, Ouahigouya qui est aussi une place forte militaire, des hommes habillés de tenues militaires burkinabè ont tué 136 personnes, selon le bilan officiel communiqué le 4 mai 2023 par la justice militaire. Pendant six heures, les assassins ont fait leur triste besogne sur la population, qui n’a bénéficié d’aucun secours. Ce drame a bouleversé l’opinion nationale par l’ampleur des morts et par les précédentes tueries de civils non armés restées impunies : Yirgou, Tanwalbougou et même le sort des gendarmes affamés et abandonnés face aux terroristes comme à Inata n’a pas connu de suite judiciaire.

Les protestations sont venues de divers milieux, sur le fait que l’on tue des personnes qui ne peuvent pas se défendre, des vieillards, des femmes, des enfants et des hommes aux mains nues. Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré est très à l’aise avec les médias. Il maîtrise parfaitement l’art de l’interview. Calme, posé, il répond aux questions et donne des anecdotes de sa vie à l’appui de son argumentaire. Ce qui dégage la sincérité du discours enraciné dans son vécu.

C’est le cas quand il a multiplié les exemples de perfidie qu’il a connu comme à Toéni et quand il était dans la MINUSMA à Tombouctou pour nous montrer que l’armée burkinabè peut ne pas être l’auteur du massacre. Les terroristes personne n’en doute sont capables de cela, nous savons tous qu’ils sont sans morale et que ce sont des hommes sans foi, ni loi, ni dieu. Voici un extrait de son interview : « On attend que les enquêteurs fassent leur travail, que les gens évitent de tirer des conclusions hâtives. On m’a dit qu’il y a 136 corps qui ont été inhumés, il faut rendre justice. Il faut se préparer à retrouver ceux qui font ça. Il faut éviter d’accuser sans savoir ce qui s’est passé, parce que tout est possible.

Dans l’armée, il y a ce qu’on appelle la perfidie, et je pense que ça fait partie des modes d’action privilégiés de l’ennemi. » Maintenant qu’ils ont créé le doute, il faut laver l’honneur et la vertu de notre armée par une enquête déjà ouverte et par la justice. Déjà, la justice militaire annonce que 28 personnes ont été auditionnées dans ce dossier, dont un chef militaire. L’opinion est d’accord avec lui et l’exigence de vérité et de justice ne fait pas de ceux qui les demandent des opposants à la transition et à notre armée qui a pour mission la défense de la population. Nous devons la vérité et la justice aux victimes et à leurs familles, ainsi qu’au pays blessé par ce crime odieux qui a terni encore une fois de plus l’image du Burkina.

Le président a affirmé, son engagement pour les droits de l’homme. Les droits de l’homme c’est aussi le respect de la vie, et la protection des civils sans armes qui ne peuvent pas être considérés comme des terroristes armés. Nos traditions, même celles guerrières, reprouvent les tueries de femmes, d’enfants et de vieillards.

Le refus du dialogue

Dans sa sincérité, le chef de l’Etat nous a partagé son vécu d’officier lors de la trêve négociée avec les terroristes pour les élections couplées de 2020. Il a affirmé son refus de toute négociation et de tout compromis dans cette lutte. C’est normal, c’est légitime qu’en tant que soldat, il parle ainsi.

C’est le contraire qui nous aurait surpris. Mais en tant que chef de l’Etat, les choses sont à voir sous un autre jour. Si nos services de renseignements montent en puissance, nous devrions avoir une connaissance plus fine des terroristes qui nous attaquent. Quelles sont leurs vraies motivations, les revendications politiques et sociales qu’ils mettent en avant pour recruter nos compatriotes, les leaders nationaux de ces groupes armés, leurs connexions internationales etc.

C’est à partir de cette analyse fine que peut s’entrevoir les possibilités de dialogue ou pas. Là où le président a raison, le dialogue se fait sur la base d’un rapport de force sur le terrain et on peut dialoguer d’autant plus facilement que l’on est maître du territoire. Si on parle de dialogue en position de faiblesse, le vainqueur peut exiger la capitulation. Sans une connaissance de l’adversaire et de ce que l’on peut lui accorder, on ne peut parler de dialogue.

Et quand bien même il y aurait dialogue, il ne peut pas s’annoncer sur les médias d’abord. Si on remonte à 2020, pendant que le président Roch négociait pour la tenue des élections avec les terroristes, sa campagne lors des meetings électoraux disait le contraire. Les contacts et les pourparlers resteront secrets jusqu’à ce que le processus soit fiable et que l’entente entre les parties soit sûre pour un règlement pacifique du conflit.

Il a fallu que le président lui-même monte au créneau pour répondre aux attentes de la population sur le massacre de Karma. Il ne faudrait pas que le gouvernement abuse de la parole présidentielle, dont on doit user avec parcimonie pour qu’elle soit protégée. Si le président parle trop, sa parole est dévalorisée. Or ici, ceux qui devraient parler avant ne l’ont pas fait. Et quand ils s’y sont mis en retard, l’efficacité était absente. Tout ce que nous espérons tous c’est que les enquêtes aboutissent et que les annonces de la justice militaire sur les dossiers pendants débouchent sur des procès.

Sana Guy
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 7 mai 2023 à 15:07, par Lom-Lom En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Mr SANA Guy, c’est votre analyse en tant que journaliste et cela n’engage que vous ! Certains journakistes se prennent pour des dieux, pour le résumé de la vérité universelle et c’est leur problème ! Après 8 ans de souffrances imposées par ces chiens valets de l’impérialisme français, les pauvres populations ont fait leur choix et elles entendent assumer leur choix ! Nous profitons de chaque occasion pour rappeler aux journalistes que celui qui croit que son seul diplôme de journaliste lui donne le droit de diffamer les autres citoyens, les trouvera sur leur chemin ! On a intérêt à créer un tribunal special pour les cas de diffamation pour juger rapidement ce genre de dossiers sinon, on fera le constat amère des résultats sur le terrain ! Alors, travaillons à eviter cela !

  • Le 7 mai 2023 à 18:06, par Jean En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Article intéressant mais la question récurrente et sans réponse est pourquoi le gouvernement n’a pas communiqué pendant une semaine après ce drame ? Et, quand il a communiqué, c’était plus qu’approximatif ! Pire, pourquoi aucune délégation gouvernementale n’est venue sur place dès le lendemain à Karma et Ouahigouya ? Les rencontres tout azimut avec plusieurs ministres cette semaine interpellent avec là aussi des messages qui posent plus de questions que de réponses ! Et, si au final, on cherchait à cacher la triste vérité, on ne s’y prendrait pas autrement ! Les meetings de ce samedi montrent qu’IB reste populaire mais jusqu’à quand s’il doit demain encore monté au créneau pour boucher les trous de la carence en communication de son entourage.

    • Le 8 mai 2023 à 00:37, par SOME En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

      Toi tu comprends que la guerre, c’est etre tout le temps dans les medias a intervenir sur tous les ragots de gens qui jouent leur partition dans ce complot contre le pays, etc. Il n’appartient pas au gouvernement de courir pour justifier ceci ou cela. C’est vous autres qui vous laissez prendre a ce piege des miroirs aux allouettes d’etre present dans les medias pour croire gagner la guerre. Le vrai dirigeant, mais encore plus le vrai militaire, responsable s’occupe des choses du terrain et non dans des medias comme un certain zelensky. sur le terrain ; au lieu de courir pour se justifier apres les torchons de journaleux. Ceci est une arme pour te combattre mais que toi tu prends pour argent comptant ! Non seulement tu ne comprends rien (mais je sais que tu comprends, mais seulement tu es de mauvaise foi), mais tu crois detenir la verité sur les evenements. Voila le piege utilisé . Actions speak louder than words ! les actes parlent plus que les paroles. Bien au contraire, ce journaleux de sana guy ne fait que confirmer que le gouvernement agit bien et sait reagir avec a propos. C’est ce qui t’agaces
      SOME

  • Le 7 mai 2023 à 18:08, par Beouco En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Un massacre de plus....pendant 6h de temps à moins de 30 km de ouahigouya ...sans intervention de fds ni de vdp..
    Silence du gouvernement pendant 1 semaine.. bruitages exponentiels des affidés de IB , couronnés d une mobilisation le 6 mai .
    Et maintenant,on attend les résultats d une énième enquête qui n aboutira pas comme toutes les autres..

    Silence ,tout va bien, c est la faute à la coalition internationale contre le Burkina.

    Trop gros et puant le caca ....mais mpsr2 dit c’est parfum donc c est parfum

  • Le 7 mai 2023 à 18:44, par Espérance En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Malgré tout, le mystère sur ce massacre reste entier. Pourquoi l’armée n’a pas pu secourir la population ? Vu que les assaillants ont pris tout leur temps et Karma ne se trouve qu’à une vingtaine de Km de Ouahigouya. Pourquoi il a fallu attendre 3 jours après pour que la 1ere communication officielle sur cette tuerie ne sorte ?

  • Le 7 mai 2023 à 19:01, par Negblanc En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Mr Sana si vous avez écouté l’interview réalisée par france24 ces gens considèrent ni plus ou moins que nous les negres nous sommes leur province ! Des lors on va négocier quoi ? En plus comme dans toute guerre pour négocier il faut être en position de force si non c’est les terroristes qui vont nous dicter leurs vouloir. Donc attendons quand le temps de la négociation sera venu nos autorités combattantes nous y guideront.

  • Le 8 mai 2023 à 00:41, par Banana Republic En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    M. le journaliste, en êtes vous encore à poser la question de savoir qui nous attaque ?
    Combien de correspondants de guerre compte ce pays. Nos journalistes préfèrent les séminaires et autres inepties où on leur sert à boire et à manger du riz gras.
    D’ailleurs, je me demande pourquoi dans ce pays on subtionne encore la presse.
    Pour ma part, je dis RIP aux décédés et prompt rétablissement aux blessés de Karma, mais je me pose les questions suivantes :
    Pourquoi karma
    Pourquoi ces personnes se sont empressés d’accuser nos fds et vdp sans preuve
    Où étaient les vdp de karma
    Dans ce pays cupide on montre un visage le jour et un autre la nuit.
    Comment on peut comprendre que des villages ne disposent pas de vdp, à moins de pacte avec le diable.
    Nos fds que vous accusez ne sont pas incultes et disposent de services de renseignements performants.

    • Le 8 mai 2023 à 09:28, par Passakziri En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

      Bonjour Banana Republic,
      Vous posez là une question très intéressante :
      "Où étaient les vdp de karma".
      Moi j’irais plus loin pour demander ou étaient les militaires postés à moins de 20 km de Karma ?, ou encore où étaient tous ces vecteurs aériens frappant avec précision , aux images claires ?

      Je pars juste du fait que ce crime de guerre odieux n’est pas l’oeuvre de nos FDS pour poser ces questions, parce qu’il m’est simplement inimaginable que quelques jours après une attaque ayant couter la vie à beaucoup de nos combattant, la zone soit abandonnée sans surveillance aérienne à tel point qu’un mouvement d’une telle colonne puisse passer inapercue et puisse allègrement, en plein jour perpétrer de tels crimes sans que nos forces ne puissent s’en rendre compte. Si c’est vraiment le cas, on devrait se poser encore plus de questions qui ne plairont pas aux capitaines.
      Au lieu de nous sortir une histoire à dormir debout de "coalition internationale " contre le Burkina, on gagnerait à faire toute la lumière sur tout cela. Mais qui suit l’évolution du MPSR sait qu’il est construit sur du faux. Le communiqué lu par ce sous lieutenant à la télé en est une illustration , et depuis lors , le mensonge l’accompagne comme un fil rouge, même si artificiellement on essaie de vendre une sincérité qui n’est que superficielle.
      En passant, quelqu’un peux nous dire quels sont ces textes qui régissent le MPSR 2 , quels sont ses organes dirrigeants, et qui en est membre ? C’est pas l’illustration d’une démarche sérieuse pour une nation viable à mon avis ce mouta mouta.

      Passakziri

  • Le 8 mai 2023 à 01:34, par Jonassan En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Quand on lit des commentaires on peut dire que les terroristes sont parmi nous, sont en nous. Pour leur option politico-miltaire des Burkinabe sont capables d’enterrer des Burkina innocents comme au temps de Blaise : on te fait et on dit que y a rien, et y a rien. Les occidentaux sont responsables de quoi ici ? Restons dans le drame et vérifions si c’est Macron qui a donné l’ordre. C’est sérieux ici et il faut arrêter de traiter les citoyens de cons, il faut aller vous amuser avec la rue, pas ici On n’a pas fini Karma que des citoyens menacent des journalistes sans gène et toute honte bue. C’est comme dans le terrorisme armé, quand y aura plus d’occidental à croquer on commence à cibler des citoyens honnêtes et à en croquer. Messieurs ce qui est sûr le Burkina n’appartient pas à quelques individus quel que soit leur pouvoir de parole ou de mobilisation. Vouloir taire d’autres citoyens ne passera pas dans ce pays. Il y a eu Norbert Zongo et il ya eu Sankara qui malgré l’Etat d’exception a proclamé MALHEURS A CEUX SUI BAILLONNENT LEUR PEUPLE. La vie est au-dessus de toute considération, penser le contraire nous amènera la guerre partout avec des fronts multiples, pire que la jungle et on verra qui en sortira vainqueur. Il faut arrêter ça, personne n’a le monopole de la puissance dans ce pays, l’urgence c’est le terrorisme armé et non une bataille politique deguisé en patriotisme. La Patrie appartient à tous et elle existe parce des générations l’ont bâtie. L’heure des clarifications approche.

  • Le 8 mai 2023 à 06:51, par HUG En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Tant que la verité ne jaillit pas on va souffrir.Avant Karma ou sont ceux qui ont utilisé notre argent pour signer un accord avec les terroristes juste pour organiser les élections de 2020 a la mouta ? Ils sont libres et se pavanent. C est de la haute trahison.Quand on dit que le mpp a été le pire régime du Burkina Faso certains s excitent.

  • Le 8 mai 2023 à 07:39, par Atheke bouda En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Oue du bla bla et rien a la fin comme.dhabitude
    ..meme quand 150 innocents meurent a cause de nous on trouve encore un moyen d’endormir burkinabé ... vraiment triste ce pays

  • Le 8 mai 2023 à 10:16, par caca En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    L’interview de IB n’est rien d’autre qu’une sortie de plus.
    Il est grand temps qu’il soit à la hauteur des attentes du peuple, ou de rendre le tablier. C’est aussi une option digne et honorable. Et le peuple lui sera reconnaissant. L’erreur étant humaine. C’est persévérer qui est « diabolique »
    .

  • Le 8 mai 2023 à 11:47, par Parent de Soldat En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Ah non, c’est grave, très grave même cette histoire de négociations avec les terroristes de surcroit à coup de milliards de FCFA pour permettre au président RMCK de se faire réélire et au MPP de conserver le pouvoir .
    Au delà de l’argent ,pouvons -nous imaginer quel prix humain nos FDS et autres civils ont payé de leurs vies pour simplement permettre à des jouisseurs de conserver le pouvoir à OUAGA et continuer à boire le champagne et les vins rares à OUAGADOUGOU ?
    Dans n’importe quel pays digne de ce nom ,cette affaire devrait valoir au président en exercice à l’époque et à tous ceux qui ont participé à ce deal abject et nauséabond des poursuites judiciaires immédiates et sans état d’âme à commencer par le président du FASO qui est à l’origine de cette lâcheté .
    Tout le monde s’indigne de cette affaire depuis la sortie du président sur cette affaire, mais personne n’exige la traduction des auteurs de cette haute trahison devant la justice .
    Même les leaders des OSC qui ont organisé les manifestations du 6 mai n’ont même pas exigé des suites judiciaires de cette affaire gravissime . J’espère que cette affaire ne va pas passer ainsi sans que personne n’aie à répondre . C’est pas croyable ce que certains sont capables de faire pour conserver fit-il sur les cadavres de millions de leurs compatriotes . Allez-y voir en TURQUIE comment on a sanctionné les entrepreneurs véreux qui ont utilisé des pneus comme échafaudage des bâtiments à étage lors des tremblements de terre qui ont occasionné des milliers et des milliers de morts . Vraiment c’est choquant ce que le président IB a révélé . On espère que ça ne s’arrêtera pas là .

  • Le 8 mai 2023 à 14:43, par Bigbale En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Bien sûr que le "caca" sauf traité sent toujours mauvais ! Ici, il s’agit de déchets humains nauséabondes qui, pour une bouchée de pain ou pour 1 Euro, sont capables de "tuer" au sens propre comme au sens figuré, leurs frères avec des armes à feu ou avec leur plume s’ils ont même un petit diplôme de journaliste. Tous les peuples ont été confrontés à des problèmes similaires à un certains moment de leur hisroire avant de se rendre compte que personne ne gagne ! Le liberia avec Samuel Do dans les années 1980, l’Algérie avec les islamistes des années 1990, la la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire récemment et le Burkina depuis 8 ans dont le top depart a été donné par Mr Guillaume SORO donnant des instructions à Mr Djibril BASSOLET de taper à l’EST, au SUD, au NORD, à l’EST et c’est ce qui fut fait par des djihadistes arabisants qui pensent qu’ils peuvent imposer leur sale ideologie à un peuple dont l’esprit d’ouverture de ses ancêtres a permis à certains de ses fils d’être musulmans, chrétiens, temoins de Jeovah, etc. Mrs les journalistes apatrides et autres apatrides de tout poil, Dieu n’est la propriété de personne et les Burkinabe dans leur douleur vont se défendre jusqu’à la dernière goutte de sang pour voir au moins leurs enfants vivre dans l’affinité !

  • Le 8 mai 2023 à 17:01, par s En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Le pouvoir du MPP doit sortir démentir les accusations graves du putschiste IB.

  • Le 8 mai 2023 à 22:33, par Kidrh En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Il ne fait pas de doute que l’attaque contre les populations de Karma n’a pa été traitée comme d’habitude. On nous a habitué à :✓des interventions pour annihiler des attaques. en préparation ou en cours
    ✓ des ratissages après des attaques de terroristes et à la poursuite des agresseurs, Dans le cas d’espèce on nous apprend su’ils ont opéré pendant près de 6 heures et s’en sont allés sans qu’on est nous est rapporté une poursuite par nos fds et leurs vecteurs aériens

  • Le 9 mai 2023 à 07:05, par SID PAWALEMDÉ En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Dans cette histoire de Karma, la seule question qui peut aider tout le monde est "Où étaient les VDP de Karma ?" La réponse à cette question répondra aux préoccupations de beaucoup de Burkinabè.Dans le bilan, les rescapés de Karma parlent d’hommes, de femmes et d’enfants tués mais nulle part ils ne font cas d’une quelconque riposte des VDP de Karma. Des villages sont à 3 ou 5 km de Karma, quelle a été la réaction des VDP de ces villages voisins ? Tous les villages qui entourent Karma, entendent le Muezzin de Karma, le matin de bonheur. Pourquoi les VDP de ces villages voisins ne sont pas venus à la rescousse des VDP de Karma ? Je pense que cette piste pourra aider la Justice dans son travail. Et les deux BELEM signataires des communiqués relatifs à Karma pourront être très utiles quant au rôle qu’ont joué les VDP de Karma lors de cette barbarie.

  • Le 10 mai 2023 à 00:48, par Bob En réponse à : Burkina : Le chef de l’Etat vole au secours de la communication gouvernementale après le massacre de Karma

    Êtes-vous sûrs qu’il y’a des vdp à Karma ? Même s’il yen avait n’ont ils pas été trompés par les tenues et ont pu être facilement désarmés ? Pensez vous que des coups de feu s’entendent à 15 km de sorte qu’à Ouahigouya on soit alerter ? Quand même des journalistes d’expérience écrivent on a l’impression qu’ils ont oublié leur cours de philosophie où on leur disait que rien n’est absolu et qu’une thèse suppose une antithèse. Toute analyse part d’hypothèses qu’il faut présenter par honnêteté intellectuelle. On ne peut pas passer sous silence une partie de la réflexion et présenter un résultat comme par magie. Revenons à la négociation, le président a dit qu’aucune parcelle du territoire burkinabé n’est à négocier, pourtant il invite les terroristes à déposer les armes, ce qui implique forcément, contact, dialogue, concessions et redditions. Aucun Homme en armes ne peut se rendre autrement puisque ses ennemis feraient feu sur lui dès qu’il le verrait. Que la communication gouvernementale soit mauvaise dans le drame de Karma et dans d’autres dossiers tout le monde en convient, mais c’est plutôt la preuve que le massacre a surpris les autorités. En temps normal cela plaiderait plutôt en leur faveur, mais qui veut noyer son chien l’accuse de rage.

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