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Burkina Faso : Un atelier pour faire de Ouagadougou, la destination à ne pas manquer

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Publié le jeudi 6 avril 2023 à 23h31min

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Burkina Faso : Un atelier pour faire de Ouagadougou, la destination à ne pas manquer

Si le Burkina Faso concentre la majeure partie de ses efforts dans la lutte contre le terrorisme pour un retour très rapide de la quiétude sur son territoire, ses dirigeants sont bien conscients que les questions de développement sont tout aussi primordiales pour répondre aux besoins des populations. En vue de relever les défis liés à la création d’emplois pour lutter contre le chômage, créer de nouvelles opportunités de projets et d’activités susceptibles de produire de la richesse, il se tient ce jeudi 6 avril 2023, à Ouagadougou, l’atelier d’élaboration d’une démarche marketing pour le territoire du “Grand Ouaga”.

Ouvert pour une durée de 48 heures, l’atelier d’élaboration d’une démarche marketing pour le territoire du “Grand Ouaga vise à offrir des services performants aux citoyens, tout en rendant les territoires très attractifs. Ainsi, le thème retenu à cet effet, s’intitule : « Le marketing territorial : outil de résilience, d’attractivité et de valorisation des potentialités du Grand Ouaga ».

Les travaux du présent atelier qui se tiennent dans le cadre du projet d’appui à la croissance économique urbaine et à la gouvernance métropolitaine du Grand Ouaga (PAGO) ont été lancés par le ministre en charge de la communication, représenté par son directeur de cabinet Galip Somé.

« L’objectif est aussi de pouvoir positionner Ouagadougou, à travers le monde, dans la compétition que les collectivités se font », Philippe Di Loreto, représentant de la métropole de Lyon

La résilience face à l’adversité

« Malgré les tempêtes incessantes, le Burkina Faso reste inébranlable. Depuis de nombreuses années, la bravoure du peuple s’est manifestée à travers sa capacité de résilience. Grâce à l’engagement des autorités de la transition, les nombreuses manifestations qui faisaient jadis de Ouagadougou la capitale culturelle de l’Afrique ont continué de se tenir malgré des conditions souvent difficiles et un contexte international défavorable », a-t-il planté le décor.

Pour Galip Somé, c’est donc face à l’insécurité dans les pays du Sahel, à la raréfaction des sources de financement, que les territoires sont aujourd’hui confrontés à un défi majeur d’attractivité et de rayonnement. Cependant, malgré les obstacles, renchérit-il, le SIAO et le FESPACO se sont tenus il y a de cela quelques semaines ici même à Ouagadougou, et de façon successive.

« Je remercie donc la métropole de Lyon qui, depuis plus de 25 ans, est aux côtés de la ville de Ouagadougou », Galip Somé, représentant le ministre en charge de la communication

Toutes ces manifestations ont enregistré la présence de nombreux visiteurs et exposants venus d’horizons divers démontrant si besoin en était, que le Burkina Faso reste un pays fréquentable, a-t-il rappelé.

M. Somé a indiqué qu’en tant que capitale, Ouagadougou et ses communes voisines, doivent demeurer cette vitrine sûre du pays et affirmer ainsi la résilience des populations face à la crise. Il a par conséquent félicité les premiers responsables de la ville pour cette « belle initiative » de recherche de solutions visant à promouvoir l’attractivité et l’hospitalité. Mais aussi, à valoriser les potentialités socio culturelles et économiques de la ville de Ouagadougou, et partant, de l’ensemble du pays.

« Nous nous inscrivons aujourd’hui dans une démarche novatrice pour les villes de africaines », Maurice Konaté, président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou

Dix communes concernées par le projet Grand Ouaga

Il est également prévu dans le cadre du PAGO, une activité majeure d’engagement de la communauté des communes du Grand Ouaga qui regroupe aujourd’hui dix communes : Ouagadougou, Saaba, Tanghin Dassouri, Sourgoubila, Pabré, Loumbila,
Bingo, Koubri, Komsilga, Komki Ipala.

« Notre partenariat avec le Grand Ouaga et spécifiquement Ouagadougou a permis de développer plusieurs initiatives dont la contribution technique à la vision prospective du territoire. Mais aussi de poser des actions concrètes telles que le projet actuel du Grand Ouaga en cours avec une agriculture péri-urbaine créatrice de revenus, les appuis multiformes aux acteurs d’industries culturelles et les futurs travaux du canal de drainage des eaux pluviales de Tanghin », a mentionné Marc Duponcel, chef de coopération dans le secteur de l’emploi et de la croissance au Burkina Faso.

« L’UE partage la vision de la métropole du Grand Ouaga de renforcer sa démarche d’attractivité avec des outils de marketing territorial », Marc Duponcel, représentant de la délégation de l’UE

Le PAGO, un projet financé à plus de trois milliards de francs CFA

Le PAGO est financé par l’Union européenne (UE) á hauteur de plus de trois milliards de francs CFA.

La vitalité du partenariat de l’UE avec Ouagadougou est aussi illustrée par son accompagnement en plus de celui de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour le projet d’appui au drainage des eaux pluviales du quartier Tanghin. Le financement de ce projet est estimé à environ dix milliards de francs CFA.

En rappel, avec environ 50% de la population urbaine du Burkina Faso et près de trois millions d’habitants, Ouagadougou a été classée première ville culturelle africaine en 2009 par l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique (OCPA). Cela, grâce au soutien des autorités au secteur du tourisme et de la culture mais également au dynamisme des acteurs.

Lire aussi : Projet « Grand Ouaga » : Une concertation territoriale en vue de l’élaboration d’un outil de suivi

Hamed NANEMA
Lefaso.net

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