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Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

Publié le dimanche 5 février 2023 à 22h30min

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Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

Au moment où les yeux à l’international sont braqués sur le pays, s’interrogeant si le capitaine Ibrahim Traoré va jouer le rôle du « bon petit » du lieutenant-colonel Assimi Goïta, qui après avoir mis fin à l’opération Barkhane a fait appel aux mercenaires russes de Wagner, le président de la transition du Burkina Faso s’est adressé à son peuple et au monde pour dire ce qu’il veut faire après avoir mis fin à l’accord de défense avec la France. Revoyons ensemble quelques points de cette interview qui est plutôt réussie pour les trois intervenants et bien plus pour celle qui n’a pas été que l’atout charme de cet entretien, Ruth Bini Ouattara.

Une fois n’est pas coutume, commençons par les bonnes nouvelles. Au plan national, le capitaine a profité de la rencontre pour montrer qu’il était blanc comme neige dans le détournement de 400 millions de francs CFA destinés à l’équipement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Il a dit que la LONAB a subventionné l’état-major des armées pour cette somme et que c’est ce service qui a fait les dépenses et non un capitaine de Kaya. Pour lui cette information a créé des suspicions au sein des VDP et des militaires qui étaient en opération en ce moment.

Pas de militaires français, pas de Wagner

Le capitaine Ibrahim Traoré a réussi aussi son pitch sur la rupture de l’accord militaire concernant l’hébergement des forces spéciales françaises de l’opération Sabre qui n’est pas une rupture des relations diplomatiques avec la France. Toujours concernant les affaires étrangères, il a parlé des difficultés d’acquérir des armes avec certains pays du fait de l’existence des VDP créés bien avant son arrivée et de sa volonté de rechercher des équipements pour la défense du territoire là où c’est possible, donc avec la Russie mais pas qu’elle. Concernant les mercenaires de Wagner dont certains disent qu’ils seraient à Ouagadougou alors qu’il n’en est rien, il a été clair. Il a déjà ses propres Wagner qui sont les Volontaires pour la défense de la patrie. Bon point donc sur ce plan, même si les relations avec Bamako sont au beau fixe, Ouagadougou n’a pas besoin des mercenaires russes et compte sur ses propres forces.

Bon voisinage

De même concernant la lutte contre le terrorisme, Bamako est privilégié parce que le Mali est le pays avec qui nous avons la plus longue frontière, plus de 1000 km. Mais le MPSR II travaille avec le Niger et les autres pays frontaliers comme la Côte d’Ivoire qui n’a pas honoré l’invitation de pays à l’honneur du Salon international de Ouagadougou qui se déroule en ce moment et dont le président ignore les causes. Les journalistes auraient pu profiter pour interroger sur le changement du Togo pressenti comme pays invité d’honneur au prochain Fespaco et remplacé par le Mali ? Est-ce que le Togo a été consulté pour ce changement de dernière minute à moins d’un mois du Fespaco ? Nos journalistes ont manqué de droit de suite ici.

Négocier aussi fait partie de la lutte

Dans ce talk-show, ce qui a été moins réussi, c’est le bilan de la lutte contre le terrorisme. Le président de la transition n’avait pas d’annonces importantes à faire qui soulagent les populations. Il a été question encore de préparation de la lutte, de collecte de renseignements et de combats à venir au plan terrestre. L’option de ne pas négocier parce que nos ennemis ne défendent pas des valeurs nous semble aussi de notre part une méconnaissance de nos ennemis. Si nous les connaissions bien, nous saurons ceux qui ont été dupés, ceux qui sont prêts à déposer les armes sous condition. Le recueil de renseignements en cours ne devrait pas être seulement les objectifs militaires, mais aussi ces questions sociologiques et anthropologiques. Même si toutes les ethnies sont représentées dans les groupes terroristes, ils sont constitués en majorité de l’ethnie peulh. Cela doit nous interpeller.

La question ethnique

La réponse sur la stigmatisation des peulhs n’est pas aussi des plus heureuses notamment en se demandant ce que ceux qui en parlent ont fait pour ces populations. Même si le président a reconnu l’ouverture d’une enquête sur les évènements de Nouna qui visaient la communauté peulh, et l’existence de formations aux droits de l’homme au sein des forces armées et des Volontaires pour la défense de la patrie, il nous semble qu’en renvoyant les défenseurs des droits de l’homme à leurs propres actions, il oublie que ceux-ci parlent de problèmes récurrents de massacres concernant la même communauté comme à Yirgou où l’affaire est aussi entre les mains de la justice depuis des années.

Last but not least

Concernant la presse, le capitaine a reproché à certains journalistes d’être apatrides par leur comportement, de ne voir que le revers de la médaille, le mauvais côté des choses. C’est normal, vu de son angle, mais en journalisme, les trains qui arrivent à l’heure, ne sont pas une information. Cela devrait être dans l’ordre normal des choses comme les présidents intègres. C’est une information quand une localité est reprise à l’ennemi. Mais si les forces de défense dissuadent l’ennemi d’attaquer, elles sont dans leur rôle, leur mission régalienne, il n’y a pas de nouveauté, de nouvelle, d’information.

Aussi la presse et les journalistes s’intéressent à ce qui ne va pas, non pas parce qu’ils n’aiment pas leur patrie, mais parce qu’ils l’aiment plus que tout et veulent le meilleur pour elle. C’est pourquoi nous disons que Solenzo a été reprise à l’ennemi, (information vraie) mais toute la région de la Boucle du Mouhoun aujourd’hui est devenue insécure avec des villages où les habitants sont chassés (information vraie). Le dire c’est attirer l’attention des autorités sur la misère des populations, c’est inviter l’autorité à faire quelque chose pour elles.

Ceux qui traitent la presse d’apatride veulent que l’on considère ces attaques comme normales, que l’on accepte la misère imposée à nos frères et sœurs dans les régions dans un silence coupable. Nous ne pensons pas que cela aide les autorités elles-mêmes qui font appel à la solidarité des Burkinabè d’ici et d’ailleurs et de la communauté internationale.

Les échos de la presse apportent aussi une crédibilité et servent ce travail de mobilisation. Les médias, les journalistes ne sont pas des apatrides et des ennemis du pouvoir, nous avons le même combat. La vérité, l’information est utile aux Burkinabè pour rechercher des solutions aux problèmes que nous combattons.

L’information n’est pas le problème. Attention à ne pas casser le miroir parce que l’image n’est pas belle. Comme le dit l’anecdote du photographe, « c’est boubou qui entre, c’est boubou qui sort ». Mais si jamais nous sommes en faute vis-à-vis de la loi, la presse n’est pas infaillible, loin de là, faisons confiance à la justice.

Sana Guy
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 4 février 2023 à 17:02, par La verite En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Bonjour cher Guy,

    Belle analyse. Je nuancerai cependant disant que la presse ne s’intéresse qu’à ce qui ne va pas. Cette déclaration est vraie en temps de paix. En tant de guerre, on ne peut pas adopter cette posture à savoir remonter les prouesses de l’ennemi. Suivez les médias occidentaux sur la guerre en Ukraine et vous comprendrez ce que je dis. Ils ne font que faire passer les messages qui galvanisent les troupes ukrainiennes. J’invite la presse Burkina a faire son travail en tenant compte du contexte de guerre parce que si les barbus prennent le dessus , vous allez être complètement museler voire supprimer.
    La guerre se mène sur le front et dans les médias.

    • Le 6 février 2023 à 00:36, par Ali En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

      Belle analyse et soutien. La.guerre ne se mène pas uniquement sur le front, mais dans les médias. Je soutiens l’idée d’un front commun de tous les médias des pays du Sahel, Burkina, mali, Niger... pour soutenir nos armées dans cette lutte. La.guerre en Ukraine est l’exemple palpable.

    • Le 6 février 2023 à 08:57, par koh En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

      la vérité
      tu as tout dit, il faut que nos journalistes sachent que nous sommes en guerre. Et vanté les succès de l’ennemie ne fait que décourager les nos braves FDS. comme tu l’as dit prenez l’exemple de la presse Française ils combattent aux côté des forces françaises dans le domaine de l’information pourtant ils savent ce que les forces françaises font de pire. En il faut que certains journalistes fasses des recyclages avec l’aminant prof Serge Théophile Balima qui dit le journalistes DOIT PESER L’INFORMATION DE SA SOURCE AVENT DE LA METTRE SUR LA PLACE PUBLIQUE ; SI CE QUE LE JOURNALISTE VA DIRE VA CAUSER PLUS DE MAL QUE DE BIEN IL NE DOIT PAS PASSER CETTE INFORMATION. on se rend compte certains pensent que c’est en diffusant ce que X ou Y n’a pas fait qu’il sera apprécié comme meilleur journaliste. Enfin suivez les informations sur la guerre en Ukraine. VOUS N’ENTENDREZ JAMAIS JAMAIS LE NOMBRE DE MILITAIRES UKRAINIENS TUES DANS DANS CETTE GUERRE. les morts ce sont les civils que bombardements russe tuent qui sont diffusés. Ceci pour diaboliser les Russes.

    • Le 6 février 2023 à 10:10, par ABASS BELEMTOUGRI En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

      Je suis parfaitement d’accord de votre réponse à Monsieur Guy.
      La presse doit être un élément déterminant dans la lutte contre le terrorisme. Sachant bien que nous sommes dans un contexte difficile qui dure plus de 6ans ,nous devons également changer notre façon de donner l’information ( dans le sens de galvaniser nos forces combattantes au front)...Que le Paix revienne au Faso 🇧🇫

    • Le 6 février 2023 à 13:00, par VRAI En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

      Internaute "La verite". Je partage votre commentaire. Nos journalistes doivent comprendre qu’en temps de guerre il faut adopter une autre forme de communication pour galvaniser nos FDS au front. Et vous illustrez bien la guerre en Ukraine, où les medias occidentaux font un travail remarquable pour l’armée ukrainienne meme si tout le monde sait que les russes dominent cette guerre.

  • Le 4 février 2023 à 17:58, par Alexio En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    On ale laisser le Burkina Faso dans les mains des fils-a papa icompetants. avec adresse garnie d acoiny\tances diverses.
    C set du naturel que la notion de nation est la victime de cette incohence notoire.

    Depuis notre independance entre parenthese la revolution liberatrice et resposabilsant le peuple asa juste valeur. Ils ont brades le le Burkina Faso dans un capitalisme sauvage par la magouille internatonale des institutions deBrtettons Woods.

    La Banque Mondiale ei le FMI outil de chantage de nos etats africains selon leurs paragdimes de developpement qui ne repondent et sont en contradiction avec les aspirations des peuples.

    Cette oppression monetaire et economique est favorisee par l arrimage du CFA-Franc a l Euro qui favorise le drainage de nos ressources minieres pillees sans contrepartis equitable.

    Les Etats n ont pas d amis mais des interets a defndre,

    Les richesse du Burkina Faso appartient au peuple burkinabe et non Francais ou canadien qui se taille la part du lion du patrimoine commun.

  • Le 4 février 2023 à 18:12, par Atissabari En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Nous preferons de loin que dis-je ?
    Nous prefrons 1 millions de fois que le le capitaine Ibrahim Traoré joue le rôle du « bon petit » du lieutenant-colonel Assimi Goïta, que de jouer le rôle du « bon petit » de Macron,
    que de jouer le rôle du « bon petit » d’Alassane Ouattara
    que de jouer le rôle du « bon petit » de l’oligarchi occidentale
    que de jouer le rôle du « bon petit » des endo-colons.

    Bizzare que vous ne dennonciez pas le faite que Alaasanne ouattara grand-pere de 87 continue jouer le rôle du « bon petit » de Macron et de l’occident. Que Bazoum continue jouer le rôle du « bon petit » des occidentaux et par la meme vous priver de vos libertés et de vos ressources naturelles ?

    Vous pouvez vociferer et sauter caler en l’air, cela n’y changera rien, le capitaine Ibrahim Traoé et son peuple avance.
    Tout ce que vous faites ne stopera le tsunami panafricainiste que balaye le continent Africain. Tout au plus vous pouvez juste nous ralentir ; mais au finale le continet sera debarassé des vautours d’occidentaux et vous endocolons vous trouverer dehors en porte-afaux car les occidentux savent rapidement retourner leurs veste pour revenir la tete basse et accepter nos conditions.

    • Le 6 février 2023 à 02:45, par Rouger En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

      Exactement. J ai lu l article et j ai eu un pincement au cœur. J ai voulu voir ce que certains ont écrit parce que je savais ce que j allais déverser. Oui. Ce sont des journalistes qui se disent professionnels mais qui se cramponnent sur soit disant ce qui ne va pas en temps de guerre. Pourquoi effectivement ne traitent ils pas le cas des " bons petits de Macron" ? Il s agit aussi de l Afrique ? Ils trouvent peut être normal qu ils soient les bons petits de Macron ces pères et grands pères de Macron. Je pleure pour l Afrique. Le journalisme burkinabe doit mieux apprendre certaines règles. Ceux même qui ont créé le journalisme ne le traitent pas en temps de guerre comme eux. Certains ont pour but de détourner l esprit de lutte des uns et des autres parce qu on le sent on le voit on le lit. Ils se comportent en ennemis de la patrie et ne veulent pas qu on le dise. Quand on réagit ils courent pleurer sous les jupons du blanc détenteurs des droits de l homme comme si ceux même qui ont créé les droits de l homme reconnaissent les droits de chaque africain a disposer et profiter librement des richesses de son sous sol. Ce droit devrait être ajouté dans la liste. Si ce droit était reconnu on aurait pas tous ces problèmes créés en Afrique.

  • Le 4 février 2023 à 19:17, par Barou En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    SI LE BURKINA EST MAUDIIIT
    ENCORE SI LE BURKINA EST MAUDIIIIT
    Restez dans votre bêtise de 22 mois TRANSITION
    LA CEDEAO QUI REFUSE DE VOUS ARMER C EST ELLE QUI VOUS DIT DE FAIRE 22 MOIS DE TRANSITION ????

    ABAS LA DEMOCRATIE OCCIDENTALE EN AFRIQUE
    ABAS LE NEOCOLONIALISME
    ABAS LE PHANTOCHISME
    VICTOIRE AU MPSR2
    VICTOIRE AU PEUPLE STOÏQUE ET INFATIGUABLE DU BURKINA
    POUR UNE VICTOIRE ET INDEPENDENCE ENTERNELLE EN AVANT

  • Le 4 février 2023 à 20:45, par Kke En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Message du Président du Faso à réécouter avec attention pour eclairer.

  • Le 5 février 2023 à 08:19, par Baoyam En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Je trouve que comparer le président IB Traoré à un "bon petit" c’est irrespectueux de la fonction qu’il occupe. A supposer que le Burkina decide d’appliquer la même méthode que le Mali, cela ne fait pas du président un "bon petit" de quelqu’un.

    Quant aux terroristes que vous semblez mieux connaître que nos services de renseignements qui les combattent sur le terrain ou les populations civiles qu’ils massacrent, rien ne les empêchent de déposer les armes "sans condition" comme vous le dite.

    Je doute fort que le président Traoré qualifie certains journalistes d’apatrides parce qu’ils décrivent la vérite de la souffrance dw la population. Ça serait plutôt parce que cette catégorie de journalistes préfèrent agir selon l’agenda de la propagande de forces extérieures pour saboter la réussite du combat contre les terroristes.

  • Le 5 février 2023 à 08:50, par tcherien En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Quant un journaliste publie qu’ il y a eu détournement de 400 million par des hommes qui risque leurs vies pour que lui journaliste puisse tranquillement écrire et que au finish on se rend compte que c’est du pure mensonge comment vous vous appelez ça. on est pas contre quelqu’un mais seulement on demande à chacun d’être responsable et professionnel dans ce qu’il fait. Y a journalisme en temps de paix et journalisme en temps de guerre et là nous sommes en guerre.

  • Le 5 février 2023 à 17:58, par Sacksida En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Ce serait tres grave que le President de tout un Pays soit le bon petit d’une autre President alors qu’il doit defendre des interets fondamentaux de notre Peuple Burkinabe. De meme, il doit etre dans la trajectoire durant Travail serieux pour lequel ils sont arrives au pouvoir politique et pour le Progres economique et social fondamental du Burkina Faso. Toutefois, aucun President du Faso ne peut etre a l’abri des critiques et des erreurs parce que tout homme estimateur 9 et pas 10, l’essentiel c’est de s’ameliorer continuellement. Car le Griotisme ne sert pas la question de la qualite des reponses aux aspirations profondes des masses Populaires. Salut

  • Le 6 février 2023 à 09:55, par Minnayi En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Je pense que M. SANA a fait une belle analyse de l’entretien accordé par le Chef de l’État dans l’ensemble. Cependant, ce qu’il reproche au Président, en ce qui concerne la presse, n’est pas très fondé dans la mesure où lui-même n’a pu empêcher d’être subjectif, probablement parce qu’il est journaliste.

    Pourquoi M. SANA n’a dit mot sur le fait que la fausse révélation du Journal l’Évènement qui a créé un malaise au sein des forces combattantes ? Non, M. SANA, je partage votre analyse sur les points forts et les points faibles de cet entretien mais il faudra aller jusqu’au bout. Vous aurez été sincère de reconnaitre que le journal en cause a failli, et surtout tenir compte du contexte de guerre. Je pense, humblement, que la manière de donner l’information en temps de guerre ne devrait pas la même qu’en temps de paix.

  • Le 6 février 2023 à 13:48, par SOME En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Concernant la presse, le capitaine a reproché à certains journalistes d’être apatrides par leur comportement, de ne voir que le revers de la médaille, le mauvais côté des choses. C’est normal vu de son angle, mais en journalisme, les trains qui arrivent à l’heure, ne sont pas une information. Cela devrait être dans l’ordre normal des choses comme les présidents intègres. C’est une information quand une localité est reprise à l’ennemi. Mais si les forces de défense dissuadent l’ennemi d’attaquer, elles sont dans leur rôle, leur mission régalienne, il n’y a pas de nouveauté, de nouvelle, d’information. Aussi la presse et les journalistes s’intéressent à ce qui ne va pas, non pas parce qu’ils n’aiment pas leur patrie, mais parce qu’ils l’aiment plus que tout et veulent le meilleur pour elle. C’est pourquoi nous disons que Solenzo a été reprise à l’ennemi, (information vraie) mais toute la région de la Boucle du Mouhoun aujourd’hui est devenue insécure avec des villages où les habitants sont chassés (information vraie).

    M Sana tu recites là quelques elements enseignés a l’école du journalisme, mais malheureusement tu les a mal assimilés. Tu es resté a la surface de ce que tes professeurs t’ont enseigné, si bien que ce que tu dis, c’est exactement ce qui est reproché a la profession actuellement dans sa pratique. Je ne m’étonne donc pas de voir comment tu concois ta profession pour pondre tes « papiers », qui ne seront pas autre chose que des torchons (je sais que je t’attaque et je l’assume). La liberté que confere la carte de presse est équilibrée par la responsabilité et la moralité. C’est en cela ou reside l’information vraie, et non seulement la relation de faits. Traore a bien indiqué les raisons qui font que la presse devient ou peut devenir une entrave a la lutte dans une operation de guerre. Cet aspect tu l’as deliberemment ignoré.

    Le dire c’est attirer l’attention des autorités sur la misère des populations, c’est inviter l’autorité à faire quelque chose pour elles. Ceux qui traitent la presse d’apatride veulent que l’on considère ces attaques comme normales, que l’on accepte la misère imposée à nos frères et sœurs dans les régions dans un silence coupable. Nous ne pensons pas que cela aide les autorités elles-mêmes qui font appel à la solidarité des Burkinabè d’ici et d’ailleurs et de la communauté internationale.

    Les médias, les journalistes ne sont pas des apatrides et des ennemis du pouvoir, nous avons le même combat. La vérité, l’information est utile aux Burkinabé pour rechercher des solutions aux problèmes que nous combattons. L’information n’est pas le problème. Attention à ne pas casser le miroir parce que l’image n’est pas belle. Mais si jamais nous sommes en faute vis-à-vis de la loi, la presse n’est pas infaillible, loin de là, faisons confiance à la justice.

    Effectivement, c’est ce genre de comportement qui est fondamentalement apatride et qui est stigmatisé. Sache que la parole est sacrée et si ce que tu dois dire doit causer plus de mal que ton silence, tu as le devoir de ne pas dire : ainsi tu serais prêt a dire des choses parce que le journaliste doit dire, quoi que cela en coute aux populations, y compris ceux la memes que tu prends defendre ? contrairement a toi, l’information est precisement le probleme, en ce sens de ce que ce que l’on fait d’une information donnée. En tant que journaliste, professionnel qui se nourrit de l’information, prendre cette position sur la philosophie de l’information est tres mauvaise et antipatriotique. Ne vois pas seulement le pouvoir que te confere la carte de presse, vois aussi le cote responsabilité. Mais ne t’inquiete pas, le gouvernement sait voir le vrai journaliste qui essaie de faire son boulot dans l’integrite et le professionnaliste, du celui qui cherche a se faire un nom comme pretendu heros de la liberté et des droits humains. On ne te donnera pas l’occasion de te poser en victime pour etre adoubé par les occidentaux
    SOME

  • Le 6 février 2023 à 14:04, par Sacksida En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Quand le President Ibrahim Traore pretend que la Guerre n’a pas commence de facon reccurente, l’on peut se poser des questions comment apres au moins 7 ans d’actions de guerre et des milliers de milliards de FCFA affectes a cette guerre INJUSTE qui a tue des Milliers de Victimes inoncentes, Militaires et Civils et des Etrangers au Burkina Faso, a quel moment cette guerre contre des Terroristes et des grands Bandits va enfin commence ? C’est clair que dans une telle situation d’insecurite, les equipements militaires et securitaire adequats sont importants, mais un adage revolutionnaire consequent, dit : "L’abondance des moyens dans une guerre traduits l’incapacite des Chefs".
    Donc, l’organisation scientifique et strategique des moyens humains et materiels disponibles sont cruciales vaincres l’idre terroristes et soutenu par des puissances imperialistes et obscurentistes..Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe. Salut

  • Le 6 février 2023 à 23:32, par Sié Candela Andrea Kamboy En réponse à : Interview télé du capitaine Ibrahim Traoré du 3 février 2023 : Opération de charme et de clarification

    Bonjour ,
    Le président Ibrahim Traoré a affiché de la détermination.
    Et mérite un soutien total.

    Pendant ce temps les politiques Burkinabé de la diaspora, particulièrement le MPP à travers sa section de France et son secrétaire Général Nabaloum Sibiri se moque de la mémoire des martyrs et des déplacé internes en ayant organisé des présentations de vœux à coup de millions et de ce qui ce dit le champagne a coulé. LE parti aurait financé.
    Il faut mettre fin à la débauche qui n Honore pas notre le Burkina Faso.

    Les burkina de la diaspora de « l’amérique » affiche du sérieux et du soutien en ayant lancé un collectif de 100 milles dollars.

    Des instructions doit être envoyé à nos ambassade pour mettre fin au désordre au nom de la politique du pays en dehors de la nation.

    Que la paix revienne au Burkina

    .

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