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Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

Accueil > Actualités > Politique • Lefaso.net • samedi 19 novembre 2022 à 23h00min
Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

Nommé le 21 octobre 2022, et conformément aux dispositions légales, le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambèla, a fait sa Déclaration de politique générale, ce samedi 19 novembre 2022 devant l’Assemblée législative de Transition. Une feuille de route qui a brassé large et qui remet sur scelle, les idéaux de Thomas Sankara. Nous vous proposons ci-dessous l’intégralité de cette Déclaration de politique générale.

Article 63 de la Constitution

Excellence, monsieur le Président de l’Assemblée législative de Transition, honorables députés, mesdames et messieurs,

Avant toute chose, je voudrais demander qu’ensemble nous observions une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes du terrorisme.
Je vous remercie.

Excellence ! Mesdames et messieurs les députés.

1- Il a plu au chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, de porter son choix sur ma personne pour assumer la fonction de Premier ministre de la Transition. Je voudrais ici lui témoigner ma reconnaissance pour cette marque de confiance. Permettez-moi, en son nom, au mien propre, et au nom de l’ensemble du Gouvernement, d’adresser à chacun de vous, nos vives félicitations pour son élection à l’auguste Assemblée.

Les circonstances qui ont conduit à la rectification de la Transition font de vous nécessairement des députés de mission et non de gestion. Nous avons une mission commune, rendre le Burkina Faso aux Burkinabè. Essayer de le mettre sur les rails afin que sa destinée soit non seulement plus sécurisée, mais aussi plus radieuse. C’est ce à quoi s’attèle le chef de l’État et le Gouvernement.

2- Je ne suis pas venu faire un discours protocolaire pour complaire à des formalités. La situation du pays ne le permet pas et impose une autre façon de faire. Je ne suis pas venu pour un long discours. La qualité d’un discours n’est pas nécessairement fonction de sa longueur. Je ne suis pas venu égrener un chapelet de promesses de réalisations.

3- Je suis venu vous demander, tout au long de votre mandat, de donner au Gouvernement les moyens d’action pour répondre aux aspirations du peuple burkinabè. Ces aspirations sont connues : ce sont la restauration de l’intégrité territoriale du pays et la sécurisation des personnes et des biens (I), le bien-être des Burkinabè (II) et la refondation de la société par une gouvernance vertueuse et visionnaire (III). Pendant le temps de la Transition, le Gouvernement s’attèlera à la réalisation de ces objectifs.

I- Du recouvrement de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des populations

4- Le chef de l’État en a fait son cheval de bataille. Le recouvrement de l’intégrité territoriale est, avec la sécurisation des populations, la priorité des priorités. Le Président du Faso, chef suprême des armées, est en train de procéder à une profonde réorganisation de l’armée pour la rendre plus opérationnelle et plus efficace. L’essentiel des moyens sera orienté vers la sécurisation du territoire et des populations. Moyens matériels, et financiers, aussi bien qu’humains, culturels et spirituels. Car, si le vivre ensemble est aujourd’hui mis à mal, c’est aussi parce que, culturellement et spirituellement, la société a failli quelque part.

Nous refusons parfois d’être nous-mêmes, pour nous réfugier confortablement dans la culture et la spiritualité des autres, conçues à des moments donnés de l’Histoire, pour des civilisations données, et qui sont parfois loin de nos réalités actuelles. Aucune morale de nos ancêtres, aucune spiritualité de nos ancêtres ne disent de s’en prendre aveuglément à des populations innocentes, de brûler leurs récoltes, de piller leurs biens et leur bétail, ou encore de s’en prendre à celui qui n’a pas la même culture ou la même spiritualité que soi.

5- Bien avant la pénétration coloniale, nos ancêtres vivaient dans la cohésion sociale, malgré bien sûr quelques difficultés ponctuelles et des conflits sporadiques de moindres envergures. Nous devons donc nous ressaisir, pour transmettre nos vraies valeurs à la société. De tout temps, il a toujours existé partout des délinquants, des bandits, des hors-la-loi.

Néanmoins, si nous respectons nos valeurs, les éléments égarés seront facilement repérés, isolés, ciblés et traités comme il se doit. Il nous faut accepter d’engager une transformation de nos mentalités.

6- Le terrorisme qui nous a été imposé, et dont les failles de notre société a permis l’extension, a conduit beaucoup de nos frères et sœurs à abandonner leur terre, leur histoire, leur culture, leur famille pour se retrouver, dans le meilleur des cas, dans des centres d’accueil où ils survivent dans une situation de précarité extrême, dépendant des œuvres de charité.

Le Burkina Faso compte actuellement environ deux millions de déplacés internes. Le Gouvernement veillera à la mise en place d’un plan de réponse et de soutien aux personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Il est d’un coût d’environ 240 milliards de F CFA, au profit de plus de trois millions de personnes.

Les personnes déplacées se trouvant dans des zones d’accès difficile seront ravitaillées par des opérations spéciales terrestres et aériennes, dans la collaboration entre civils et militaires.

7- En outre, le 9 novembre dernier, un Plan opérationnel d’appui à la campagne agricole de saison sèche 2022-2023 a été adopté. Il est d’un montant global d’environ 11 milliards F CFA pour 60 000 tonnes de céréales et 20 000 tonnes de produits maraîchers attendues. Des intrants et des équipements seront accordés aux producteurs en général, et aux personnes déplacées internes en particulier. Aussi, l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF) a mené une étude sur un projet de sécurité alimentaire à court, moyen et long terme. A court terme, ce projet prend en compte le volet production de céréales et de protéines animales. D’un cout initial de 11 milliards, il devrait permettre de couvrir les besoins en céréales de 110 000 tonnes des personnes déplacés internes selon l’étude, sur la période des 6 mois à venir.

Aussi, des projets de redressement de la filière avicole fortement touchée par la grippe aviaire et le terrorisme sont en cours d’élaboration.

8- L’insécurité n’est pas seulement celle causée par le terrorisme. Elle existe aussi dans nos cités, dans les rues, dans les familles. Elle provient aussi d’un mauvais encadrement ou d’un manque d’encadrement des individus et de la société. Combien d’accidents de la route auraient pu être évités, des mutilations épargnées, et des vies sauvées si chacun respectait simplement le code de la route ? Le Gouvernement veillera à une meilleure appropriation du code de la route par les citoyens et à une application rigoureuse des différents textes encadrant la circulation routière.

9- La délinquance juvénile dans les cités a pris de l’ampleur ces dernières années. Paraître irrespectueux, est devenu la norme dans certains milieux. De tels comportements, s’ils ne sont pas jugulés, peuvent finir par nourrir le grand banditisme et le terrorisme, car ils favorisent les infractions aux normes sociales.
L’État ne peut pas intervenir dans chaque famille, mais l’État peut veiller à éradiquer l’incivisme dans les cités et les espaces publics. Le Gouvernement y veillera à travers une gouvernance axée sur l’exemplarité mais aussi sur les récompenses et sanctions.

10- Pour la restauration de la paix et de la cohésion sociale, je vous demande donc de réfléchir sur les textes que vous serez amenés à proposer ou à adopter, afin qu’ils soient conformes aux aspirations de paix et de stabilité morale et spirituelle de notre peuple. Je vous demande de ne pas tarir d’initiatives et d’imagination quant aux propositions pertinentes allant dans ce sens.

II- Du bien-être des Burkinabè

11- La paix sans le développement est une paix fragile. Elle pourrait être perturbée par n’importe quel évènement, si insignifiant soit-il. La cohésion sociale sans le bien-être est également fragile. Une société ne peut être en harmonie que si chaque élément de la société s’y épanouit en fonction de ses aspirations. Le bien-être est donc au cœur de la vie sociale.

Le Gouvernement veillera donc sur ce point par des mesures concrètes, incitatives et d’orientation. Nous ne pouvons pas assurer le bien-être de la majorité si nous fermons les yeux à nos réalités, tout en les gardant grand-ouverts sur celles des autres. C’est dans la prise en compte de nos potentialités que nous serons à même de construire une société harmonieuse avec la participation de tous.

Le Gouvernement encouragera par conséquent la production nationale et la consommation des produits locaux. Ce qui ouvrira des perspectives plus heureuses à nos producteurs, nos ingénieurs, nos artisans, nos restaurateurs, tout en stimulant leur ingéniosité et leur créativité.

A) L’agriculture

12- Le coton que nous produisons en abondance est pour l’essentiel destiné à l’exportation sans une réelle valeur ajoutée. Pendant ce temps, les vêtements que nous portons proviennent essentiellement de l’étranger, quand bien même ils n’ont pas toujours autant de qualité que ceux que nous livrent nos couturiers avec la cotonnade locale. Pour paraphraser le Président Thomas Sankara, je dirai que les vêtements que je porte ici sont le fruit de nos producteurs de coton, de nos tisserands et de nos couturiers.

Pas un fil n’est venu de l’étranger. Je ne suis pas venu pour un défilé de mode. Je veux simplement montrer de quoi peuvent être capables nos populations, pour peu qu’on leur donne l’occasion de se réaliser. Nous pouvons ainsi donner du travail et des perspectives à nos producteurs et à nos créateurs. Le Gouvernement encouragera donc le port généralisé du faso dan fani et son adoption dans les uniformes scolaires, militaires et hôteliers, de même que dans les agences de tourisme et pour les guides touristiques.

13- Le Burkina Faso produit des fruits et des céréales qui, faute de moyens adéquats de conservation, périssent pendant la période des récoltes, ou sont bradés à des spéculateurs sans scrupule qui, pour les céréales, les revendent à prix d’or pendant la période de soudure.

Il s’agira donc, dans un premier temps d’innover dans la recherche de moyens de conservation, et dans un deuxième temps de mettre en place des ateliers ou des unités de transformation des produits agricoles et maraîchers. Des instructions ont déjà été données dans ce sens.

B) L’élevage

14- Le Burkina Faso est l’un des grands pourvoyeurs de bétail dans la sous-région. Est-il raisonnable que les pays côtiers achètent le bétail du Burkina Faso, alors même que la viande y est vendue pratiquement au même prix qu’au Burkina, et de surcroît de meilleure qualité ? Décidément, quelque chose doit être fait dans ce domaine. Il nous faudra penser à limiter la sortie du territoire du bétail sur pieds.

Ce qui mettra à la disposition de nos populations de la viande de meilleure qualité pour l’alimentation, tout en mettant à la disposition des artisans et des ateliers de tannage, de la peau de qualité en abondance pour l’artisanat et l’industrie du cuir.

15- La sortie massive du bétail sur pieds ne favorise pas une articulation heureuse entre l’agriculture et l’élevage. C’est cette articulation qui, en Mésopotamie, a été à l’origine de la civilisation actuelle il y a près de dix mille ans. Après l’avènement de l’agriculture, la domestication des animaux de trait a permis l’invention de la charrue, de la roue, de la charrette, et plus tard du carrosse et de la voiture automobile. L’amélioration de la production agricole par l’usage de la charrue a permis l’accumulation qui allait donner naissance aux premiers ateliers de transformation.

16- Ici au Burkina, nous importons des tricycles pour le petit transport, alors même que nous ne produisons ni ne raffinons du pétrole. Sans parler des pièces de rechange qui sont toutes importées.

C’est autant d’argent transféré à l’étranger, pour aller contribuer à construire d’autres pays au détriment du nôtre. Pour réduire cette extraversion économique, nous devrons urgemment stimuler l’innovation et la recherche afin de mettre les bases d’un développement industriel créateur de valeur ajoutée et d’emplois. N’ayons pas peur d’oser. Bien au contraire, selon les termes du Président Thomas Sankara, osons inventer l’avenir.

17- L’abondance du lait suscitera nécessairement la consommation locale, et poussera à la mise en place d’unités de conservation et de transformation. Si le yaourt et le fromage ne sont pas dans les habitudes alimentaires des Burkinabè, c’est parce qu’ils ne sont pas produits en quantité suffisante et à prix abordables. Qui aurait su, en 1980, que le haricot vert et la pomme de terre feraient maintenant partie des habitudes alimentaires des Burkinabè, du moins des citadins ?

Pour cela, il a fallu la politique volontariste du Conseil national de la Révolution sous le leadership du Président Thomas Sankara. Les dés de notre avenir sont entre nos mains, à nous de savoir jouer. Dans la mesure des moyens de l’État, tout sera proposé, rien ne sera imposé. Il s’agira de favoriser l’éclosion des opportunités pour ceux qui veulent se battre.

18- Le conflit russo-ukrainien a mis en exergue la dépendance de l’Afrique dans l’approvisionnement en engrais et sur certains produits alimentaires de grande consommation tels que le blé. Il est donc temps d’explorer nos potentialités locales pour sécuriser, dans la mesure du possible, nos besoins en intrants agricoles mais aussi de remettre la question de l’autosuffisance alimentaire dans les objectifs de court terme à atteindre dans le cadre de nos politiques agricoles.

C) Les infrastructures routières et ferroviaires

19- La route du développement passe par le développement de la route. Dans l’histoire de l’humanité, ce sont les voies de communication qui ont été à la base de l’essor des civilisations. Dans la Haute Antiquité, la maîtrise de la mer a permis aux Phéniciens de dominer la Méditerranée. Si Christophe Colomb a pu aller jusqu’en Amérique, c’est à l’aide de bateaux puissants et d’une certaine maîtrise de la navigation.

À l’inverse, si l’Afrique noire est restée longtemps isolée, en marge de l’évolution, c’est surtout par manque de routes et de moyens de communication. Avant la pénétration coloniale, en dehors des pistes qui s’évanouissaient parfois pendant les saisons pluvieuses, il n’existait aucune route digne de ce nom. De sorte que très souvent, les sociétés africaines elles-mêmes, en dehors du voisinage immédiat, s’ignoraient et ne pouvaient bénéficier des expériences des unes et des autres. À cent kilomètres près, c’était parfois l’inconnu.

20- Les Romains qui avaient compris l’importance des routes, avaient fait des voies de communication leur priorité. L’ancien empire romain est ainsi parsemé de route qui, plus de deux mille ans après, ont su résister au temps. La route permet d’aller chercher l’eau, la nourriture, l’instruction, la santé, la sagesse. Elle a aussi malheureusement permis les conquêtes et les dominations. C’est donc dire que plus que l’éducation et la santé, elle est fondamentale dans l’évolution des sociétés. Francisco Pizarro, le conquérant espagnol qui a donné le coup d’envoi de la conquête des Amériques, ne savait ni lire ni écrire. Il avait simplement la maîtrise des mers.

21- C’est donc naturellement qu’une importance particulière sera accordée aux voies de communication. Il sera question de réanimer le projet de construction du chemin de fer Accra-Ouagadougou. Nous essayerons aussi d’entreprendre, en partenariat avec le Mali, des études de faisabilité d’une ligne de chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako.

Dans le domaine routier, la priorité sera donnée à la construction de routes logistiques importantes dans les zones sous pression terroriste notamment au Nord, dans la Boucle du Mouhoun et à l’Est du pays pour permettre aux forces combattantes de traquer facilement l’ennemi tout en renforçant le désenclavement de ces zones. Si les ressources le permettent, une importance particulière sera donnée à l’entretien routier, au bitumage de routes interurbaines et à l’amélioration des routes urbaines, principalement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

D) La santé

22- Dans le domaine de la santé, il sera question, dans un premier temps de limiter autant que possible les évacuations sanitaires au frais de l’État, en espérant les supprimer dans un deuxième temps. Si notre système de santé n’évolue pas significativement, c’est en partie parce que les dirigeants de ce pays n’en sont pas dépendants. Au moindre mal, ils savent qu’ils peuvent bénéficier d’une évacuation sanitaire. Ce qui crée un système de santé publique à double vitesse. L’un pour les pontifes de l’État, l’autre pour la plèbe.

Quand tout le monde sera soumis au même système de santé, sans doute que des voies et moyens seront davantage explorés pour construire un système de santé performant pour tous.

E) L’éducation

23- L’enseignement devra faire place à l’éducation. Le système actuel est un système désincarné, un système d’enseignement sans éducation. L’enseignant se contente de transmettre froidement des connaissances à l’élève sans se soucier ni du contenu de l’enseignement, ni de la personnalité de l’élève, ni de ce qu’il pourrait faire de l’enseignement reçu. Nous devrons veiller à ce que les écoles de formation des enseignants innovent de manière à ce que ceux qui en sortent soient dotés des prérequis nécessaires, non seulement pour l’enseignement, mais surtout pour la formation du citoyen de demain, utile pour la société et pour la nation.

24- Pour adapter l’enseignement à la réalité de l’emploi, il convient d’introduire, à partir du cours moyen, une initiation à l’agriculture, à l’élevage, au tissage et à la cuisine. Et à partir de la classe de quatrième une initiation à la mécanique, à l’informatique, à la maçonnerie, à la menuiserie, à la couture, à la peinture, au théâtre, à la musique.

De sorte que l’élève qui quitte les bancs au CM2 puisse facilement s’insérer et réussir dans le milieu rural. Et celui qui quitte la classe de 3ème, s’il ne veut pas ou ne peut pas continuer au second cycle de l’enseignement général, puisse s’orienter dans la formation technique ou professionnelle de son choix, ou s’insérer avec succès dans la vie active.

F)- La culture

25- Qui ne sait pas d’où il vient, ne saura aller nulle part. Si aujourd’hui des jeunes sont prêts à braver tous les périls pour espérer une vie meilleure en Europe, au risque de périr dans le désert ou dans la mer, ce n’est pas toujours pour des raisons politiques, sécuritaires ou même économiques.

C’est parfois en partie parce qu’ils n’ont plus de repère, ils ne sont plus fiers de ce qu’ils sont, alors ils regardent ailleurs. Ils ont le mal de l’âme, résultat d’un défaut d’ancrage culturel et spirituel. Sans tomber dans le chauvinisme, le Gouvernement veillera à encourager l’éclosion et l’émancipation des cultures locales et l’appropriation de leur propre culture par les citoyens.

Chaque Burkinabè devra se sentir fier de sa culture et fier d’être Burkinabè. La courte durée de la période de Transition cumulée à la lutte contre le terrorisme ne permet pas d’engager de grands chantiers qui auraient consisté à retrouver la vraie signification des noms de famille et des noms des villes et des villages qui sont de vrais socles culturels qui nous rattachent à notre histoire. Mais cela devra nécessairement faire l’objet des combats futurs.

G) Le sport

26- Le contexte actuel est favorable au développement du sport. Les jeunes qui vont se faire enrôler comme volontaires pour la défense de la patrie (V.D.P.) y trouveront l’occasion de donner un plein épanouissement à leur corps et à leur volonté de dépassement de soi. En outre, le Gouvernement entend encourager les activités culturelles et sportives dans les quartiers et les villages.

H) De l’organisation sociale

27- Pour un meilleur encadrement de la société, il sera fait appel aux citoyens de mettre en place des comités locaux de veille et de développement (C.L.V.D.) qui leur permettront de prendre en main leur destin à la base. Chacun devra se sentir concerné à la fois par le sort de sa localité et par celui de la nation, et être solidaire de son voisin. L’État ne peut pas grand-chose sans la participation des citoyens.
Les comités locaux seront le creuset dans lequel les citoyens, dans un cadre de proximité, débattront de leurs préoccupations et définiront les orientations à suivre.

III- De la refondation de la société

Il ne saurait y avoir de cohésion sociale dans une société gangrénée par la corruption (A), une spéculation foncière non encadrée (B) et une gouvernance inadaptée (C).

A) La lutte contre la corruption

28- La corruption détruit le tissu social. Elle crée des inégalités qui ne trouvent pas leurs justifications dans l’application des lois. La corruption permet l’enrichissement facile des uns et suscite la frustration des autres. Les intrigues et l’arrogance des corrupteurs sont une menace pour la cohésion sociale. C’est donc avec vigueur que le Gouvernement s’attaquera à ce phénomène.

La digitalisation des procédures sera un moyen efficace de lutte contre la corruption. Des instructions seront données pour que les tiroirs soient vidés des dossiers litigieux et pour que justice se fasse. Toute personne ayant connaissance d’un fait de corruption établi est invitée à le porter à la connaissance des autorités compétentes. Des dispositions seront prises pour dynamiser davantage les pôles judiciaires spécialisées dans la lutte contre les crimes économiques et contre le terrorisme.

B) La lutte contre la spéculation foncière

29- Ces dernières années la spéculation foncière a pris une ampleur considérable en milieu urbain, et surtout en milieu rural. Sans un encadrement dans ce domaine, la société court le risque d’une violente implosion. C’est pourquoi un recensement sera fait afin d’y mettre de l’ordre. Dans ce domaine également, les premières actions porteront sur l’accélération de la digitalisation du foncier afin d’y apporter la transparence et cela permettra un recensement plus précis des parcelles, et la détection des éventuelles anomalies, tant dans les attributions que dans les acquisitions.

En outre la digitalisation permettra d’avoir une transparence sur le cadastre fiscal et l’application de la fiscalité sur les propriétés bâties et non bâties sera un début de solution contre la spéculation foncière et immobilière.
Une étude sera également engagée pour étudier l’éventualité de fixer un prix plafond pour les parcelles à usage d’habitation. Cela jouera non seulement sur le prix d’achat des parcelles, mais aussi, par ricochet, sur le coût des loyers à usage d’habitation. Ce qui permettra de soulager les petits revenus qui peinent à trouver un logement décent dans les centres urbains.

C) De la gouvernance

30- Outre l’éducation à la citoyenneté et la lutte contre la corruption, il nous faut repenser notre système politique. Si nos ancêtres ont connu des siècles de stabilité politique, c’est bien parce que leur système politique était conforme à leur histoire, à leur culture, à leurs aspirations. Les sociétés occidentales, après des hésitations, des remises en cause, des interrogations, sont enfin parvenues à construire des systèmes politiques adaptés à leurs contextes. Pourquoi voulons-nous appliquer littéralement chez nous un système politique conçu pour les sociétés occidentales et espérer avoir une stabilité politique ? Notre société a-t-elle la même histoire que les sociétés occidentales ? A-t-elle la même culture et les mêmes aspirations ?

31- C’est le lieu de relever la paresse et l’arrogance de nos intellectuels qui, non seulement n’ont pas été en mesure de remettre en question un tel état de choses, mais poussent parfois le ridicule jusqu’à se targuer d’être des spécialistes d’un système sans aucun rapport avec la société dans laquelle ils vivent. Que valent la Constitution et le droit constitutionnel français pour au moins quatre-vingt pour cent (80%) des Burkinabè ? Nous devons nous ressaisir. Si nous refusons de concevoir un système politique adapté à nos réalités, dont la stabilité sera garantie par la population qui s’y reconnaîtra, il nous faudra alors nous résoudre à accepter de tourner en rond pour longtemps encore.

32- Mon Gouvernement, si le temps le permet, essayera de mettre en chantier l’élaboration d’une Constitution innovante fondée sur nos réalités historiques, culturelles et sociales. On vous dira que c’est difficile, mais tout est difficile pour celui qui refuse d’agir. On vous dira même que c’est impossible dans un pays qui compte une soixantaine d’ethnies. Mais, nous sommes des combattants de l’impossible. Quand les ancêtres des Mōse sont arrivés sur ce territoire il y a de cela plusieurs siècles, ils ont su concevoir un système politique qui leur a permis de vivre en harmonie avec les diverses populations autochtones et limitrophes. Pourquoi ne le pourrions-nous pas maintenant ? Osons inventer l’avenir.

33- Nous demeurons convaincus qu’une décentralisation effective fera davantage prendre conscience aux citoyens que leur destin leur appartient. La gouvernance de proximité est un puissant stimulant pour le développement local.
34-Sans une décentralisation effective, la vie sera impossible à Ouagadougou qui, vu l’accroissement continu de la ville, connaîtra de sérieux problèmes d’approvisionnement en eau, mais aussi de voirie, d’électricité, d’assainissement et de sécurité publique.

35- En attendant, mon Gouvernement est déjà engagé dans la réduction du train de vie de l’État. La rémunération des hautes personnalités de l’État a été revue à la baisse. Pour le mois de novembre, les ministres ont décidé de céder la moitié de leur salaire pour soutenir les personnes déplacées dans le besoin. Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, renonce à tous les avantages financiers liés à sa fonction pour ne conserver que son salaire de capitaine de l’armée. Il sera fait appel, à travers des fonds qui seront mis en place, à la contribution de toutes les âmes de bonne volonté qui voudront contribuer à soulager la souffrance des démunis, et à la construction de la patrie.

36- Des études sont en cours pour une meilleure gestion du parc automobile de l’État, y compris celui des membres du Gouvernement. Si le temps le permet, mon Gouvernement engagera les démarches nécessaires pour une rémunération plus équitable des agents de l’État, et pour une meilleure redistribution des ressources du pays. D’ores et déjà, le Gouvernement travaille à la maîtrise de l’inflation et de l’évolution de la dette publique, et à l’amélioration du recouvrement fiscal.

Un projet de loi sur la neutralité de l’Administration est en préparation pour être soumis à votre appréciation. Cela donnera une base légale à l’avènement d’une Administration débarrassée des considérations politiques et partisanes. Mon Gouvernement s’attèlera à l’organisation d’élections libres et transparentes pour qu’à l’issue de la période de transition, ceux que le peuple aura désignés reprennent le flambeau de la construction de la patrie avec la pleine confiance de leurs compatriotes.

D) La politique étrangère

37- Le Burkina Faso reste un pays ami pour tous les pays qui acceptent son amitié. Notre ambition est de renforcer les liens d’amitié avec tous les pays pour le bonheur des peuples qui ne cherchent qu’à mieux se connaître. Nous attendons cependant de chacun de nos partenaires qu’il soit loyal avec nous. Nous souhaitons donc une coopération sincère et franche. Nous pensons, peut-être à tort, que certains partenaires n’ont pas toujours été loyaux.

Comment comprendre que le terrorisme gangrène notre pays depuis 2015, dans l’indifférence, si ce n’est avec la complicité de certains de nos prétendus partenaires. Où trouvent-ils les armes, les munitions, le carburant, l’argent qu’ils ont à profusion ? Comment des pays qui ont le contrôle de l’espace, avec des moyens modernes de détection, ne peuvent-ils pas, s’ils sont nos vrais amis, nous donner les renseignements nécessaires sur les agissements et les mouvements de ces terroristes ?

38- C’est alors que la question se pose. N’avons-nous pas été jusque-là trop naïfs dans nos relations avec nos partenaires ? Sans doute. Une introspection s’impose. Nous essayerons, autant que possible, de diversifier nos relations de partenariat jusqu’à trouver la bonne formule pour les intérêts du Burkina Faso.

Mais, il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit. Dans la lutte contre le terrorisme, il revient aux Burkinabè, et à eux seuls, de défendre leur patrie en danger. Avec bien sûr le soutien bienveillant de tous ceux qui voudront nous accompagner. C’est pourquoi il a été lancé le recrutement de cinquante mille volontaires pour la défense de la patrie (V.D.P.)

39- La réorganisation de l’armée est en cours. Elle sera opérée en profondeur et des audits ont déjà été ordonnés et seront menés sur la gestion de l’armée au cours de ces dernières années. Des acquisitions de moyens de combat terrestres et aériens ont déjà eu lieu et d’autres sont en cours.

C’est le lieu de dire merci à des partenaires voisins qui ont facilité ces acquisitions et qui continuent de nous soutenir. La coopération avec les pays limitrophes va se renforcer et la lutte contre le terrorisme sera au cœur de cette coopération. D’autres mesures complémentaires et d’accompagnement suivront. Nous restons convaincus que les Burkinabè sont en mesure de défendre leur pays, pour peu qu’ils aient l’encadrement et les moyens nécessaires.

40- La situation actuelle révèle la fragilité de nos États pris isolément. Nous sommes donc convaincus qu’il nous faut encore et toujours oser inventer l’avenir. Certains de nos prédécesseurs, comme Kwamé Nkrumah notamment, ont souhaité la mise en place des États-Unis d’Afrique. D’autres, comme Léopold Sédar Senghor, ont voulu commencer par un regroupement des anciens pays de l’Afrique occidentale française (A.O.F.). Cela a donné naissance à l’éphémère Fédération du Mali. Les mentalités peut-être n’étaient pas préparées.

Peut-être faut-il aussi questionner les méthodes. Ces échecs ne doivent pas être pour nous un motif de découragement. Avant de bien marcher, l’enfant tombe plusieurs fois. Nous pensons que notre jeunesse est plus instruite et mieux formée pour comprendre les enjeux actuels. Nous esquisserons donc à l’endroit de nos voisins immédiats, des rapprochements en vue de jeter les bases de l’avènement d’un État fédéral en Afrique de l’Ouest incluant le Burkina Faso. Nous ne sommes pas sûrs de réussir, nous aurons au moins essayé. Osons inventer l’avenir.

Conclusion

Excellence ! Mesdames et messieurs les députés,

41- Les chantiers sont immenses et urgents. Ce que le temps de la Transition ne nous aura pas permis de réaliser, nous osons croire que l’équipe qui viendra après s’inscrira dans la même dynamique pour parachever la construction du Burkina Faso nouveau.

42- Mettre fin au terrorisme au Burkina Faso, recouvrer l’intégrité territoriale du Burkina Faso, améliorer la qualité de vie des Burkinabè, refonder la société burkinabè, redonner la fierté et la dignité aux Burkinabè est un combat pour lequel, le Président Ibrahim Traoré en tout premier lieu, et moi-même, sommes engagés pour la victoire ou la mort. Martin Luther King Jr disait qu’une personne qui n’a pas trouvé un idéal pour lequel il veuille bien mourir, a perdu le sens de sa vie. Notre idéal est ainsi défini. Nous pensons que nous pouvons y arriver dans un mouvement d’ensemble, dans la paix et la fraternité.

La Patrie ou la mort nous Vaincrons.

Je vous remercie pour votre attention.

Le Premier ministre

Apollinaire Joachimson KYÉLEM de TAMBÈLA

Vos commentaires

  • Le 19 novembre à 12:10, par Indjaba En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    On doit comporter d’abord sur nous mêmes et cela pour une question de souveraineté. Cela comprend aussi notre capacité à communiquer et à faire attention quand on est PM. Quand on attaque frontalement un partenaire sans preuves irréfutables, cela pourrait jetter ce partenaire à la vindicte populaire et c’est pas bon.

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    • Le 19 novembre à 13:09, par Negblanc En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Mr où Mme Njaba ça continue hien ? à peine le discours terminé qu’on critique un seul point comme si c’est le plus important ! Il n’attaque personne il dit ce qui se passe. En Ukraine leurs partenaires leur refilent les infos sur les russes. Malgré tout le président ukrainien n’arrête pas de la critiquer qu’ils ne font pas assez ! Burkinabé arrêtons d’être un jardin d’enfants !

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    • Le 19 novembre à 14:09, par verite no1 En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Salut Indjaba, vous dites je cite : " Quand on attaque frontalement un partenaire....." J’aurai aime qu’on l’attaque meme dans les fesses, point barre !!!!!!

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    • Le 19 novembre à 16:14, par Zenabada En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      si toi tu connais se partenaire dis nous que nous puissions le connaitre puis qu’il n’a dit le nom de personne. que le morveux se mouche. un adage dit chez nous que la femme qui n’a pas fait la bonne sauce a toujours les oreilles sur le mur pour écouter les critique de son mari. si c’est le cas fait la bonne sauce et tu verra si tu n’es pas apprécié. vous êtes les ennemis du peuple. Merci de me lire.

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    • Le 19 novembre à 17:26, par Bagaman En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Qu’est-ce que tu racontes ? Où attaque-t-il un partenaire ? Pourquoi certains d’entre vous détestent la vérité. Il parle comme un vrai croyant de Sankara. Les partenaires sont censés être honnêtes les uns avec les autres, sinon il n’y a pas de partenariat. Concernant la corruption, il doit d’abord s’attaquer au bureau des passeports. c’est l’organisation la plus corrompue du Burkina.

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    • Le 19 novembre à 17:26, par Bagaman En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Qu’est-ce que tu racontes ? Où attaque-t-il un partenaire ? Pourquoi certains d’entre vous détestent la vérité. Il parle comme un vrai croyant de Sankara. Les partenaires sont censés être honnêtes les uns avec les autres, sinon il n’y a pas de partenariat. Concernant la corruption, il doit d’abord s’attaquer au bureau des passeports. c’est l’organisation la plus corrompue du Burkina.

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    • Le 19 novembre à 17:48, par Nabiiga En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      @ Injdaba

      ....surtout que le PM n’a attaqué aucun partenaire frontalement sur aucune question de partenariat que ce soit. Je te prie de citer très bien le PM.

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    • Le 20 novembre à 02:44, par Soutien Bala En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Me Kyelem, apres votre premiere sortie hazardeuse, j’etait inquiet, mais là vous avec parfaitement corrigé le tire. Bravo !
      Tres bon discours du premier ministre. Realiste, directe, franc et realisable. C’est dans l’ère tu temps donc th Versseau et du panafricanisme.
      Bravo pour :
      - L’initiave de l’Etat fédéral Africain- Commencons avec le Mali, la Guinée et le Burkina, les autre suivrons.
      - Bravo pour la reecriture de la nouvelle constitution. On ne peut se developper avec une constitution ecrite par les colons imperialistes
      - La tenue faso danfani a l’emycle et comme uniforme des etudiant pas mal du tout. Bien !
      - L’achat d’armenent et la colaboration avec les voisin notament le Mali - Brillant !
      - Les projet agricole du consommons Burkina est geniale Maire de Tembela.
      C’est comme un fruit sans pepin il’y a rien a jetter dans le discours tout est commestible quoi !
      Pour ceux qui on peur comme @Indjaba, on les enm*rde nous on avance. Il est impossible de se realiser sans froiser quelqu’un. meme si vous gagnez a la loto il s’en trouvera pour vous detester ou vous menacer donc y’a rien on fait ce qu’on a faire.
      Maintenant retorussons nous les manche et au boulot. Ceux qui veulent venir qu’ils viennent , ce qui ne veulent pas aider on s’en fout on avance. On est tous dans ce pays comme dit le president et tres eput pourrons s’echapper pour aller ailleur.
      Bon courage Me. Kyelem.

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      • Le 21 novembre à 11:01, par kwiliga En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

        Bonjour Soutien Bala,
        Vous qualifiez le discours de notre premier ministre de : "Realiste, directe, franc et realisable", hors de mon point de vue, la plupart de ces adjectifs ne convienent.
        Si le constat de la quantité de problèmes auquel notre pays doit s’attaquer, me semble en effet assez réaliste, il n’en va pas de même pour ce qui concerne le réalisable. Comment, en effet, dans la vingtaine de mois qu’il lui reste, notre illégitime gouvernement de transition, fruit d’un régime putschiste, peut-il prétendre atteindre une telle quantité d’objectifs, dont la plus grande partie ne peuvent s’envisager qu’à long ou très long terme ?
        Concernant les aspects franc et direct.
        Force est de reconnaitre que les propos pour le moins ambigus de notre premier ministre, bourrés d’accusations larvées contre la France, sans jamais la nommer, mais en reprenant allègrement les accusations qui sont régulièrement faites à l’encontre de cette dernière, sur les réseaux sociaux ou lors des manifestations ouagalaises, m’a paru particulièrement décevant, mais surtout en totale opposition avec la sincérité du discours de Traoré, quelques jours avant, qui, plutôt que de nous engager à accuser la paille du voisin, nous encourageait à incriminer notre propre poutre.
        Il en va de même pour les partenariats ou coopérations évoquées avec "des pays limitrophes". Qui sont-ils précisément ? Doit-on-y voir, comme le souhaitent nos utopistes panafricanistes, un rapprochement avec le Mali, ou, à l’inverse, une coopération plus accrue avec nos partenaires de l’est et du sud, comme voulu dans les discussions d’Accra, qui se sont déroulées jeudi et vendredi passé et qui ont réuni des représentants du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Mali et du Niger, ainsi que des représentants de gouvernements de l’Union européenne, du Royaume-Uni et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ?
        Donc, réalisable certainement pas, franc et direct, pas non plus.

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  • Le 19 novembre à 13:08, par Samuel En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    “Personnellement, j’avais des craintes, des doutes, des interrogations sur Me Kyelem. Ce discours, sans être tout à fait celui que j’attendais, me rassure plutôt. Peut-être Me Kyelem, est-il tout simplement plus prudent que moi ? Peut-être...En tout cas, je lui (re)accorde ma confiance tout en attendant de voir s’il ne se contentera pas de discourir et passera à l’action.

    Pour le reste, comme toujours, rien n’est jamais parfait et je relève quelques incohérences et insuffisances dans ce discours :

    1. On ne peut pas promouvoir la production nationale sans un certain niveau de protectionnisme économique. Si nous voulons développer la consommation des produits locaux, il faut que nous les protégions contre la concurrence déloyale et les actions de dumping de ceux qui nous ont réduits au rôle d’un marché de consommation pour leurs propres produits. Encourageons donc le gouvernement à identifier un certain nombre de produits de grande consommation qui sont importés et qui brident notre propre production locale et dont nous devons arrêter l’importation. C’est ainsi seulement que nous encouragerons la consommation de ce que nous produisons et produirons ce que nous consommons.

    2. Concernant l’éducation, je suis étonné, très étonné que Me Kyelem n’ait pas soufflé un seul mot sur l’enseignement de nos langues nationales, de toutes nos langues nationales. L’enseignement monolingue du français tue lentement mais sûrement nos langues et nos cultures.
    Or, le devoir premier de tout gouvernement est d’assurer la survie physique (c’est-à-dire la sécurité et la reproduction biologique dans le temps qui assure la permanence physique des individus qui composent le groupe et cela Me Kyelem a beaucoup insisté dessus avec d’autres mots), mais aussi la survie culturelle, en particulier de la langue, sans laquelle le groupe n’existe plus en tant que groupe distinct. En conséquence, c’est une démission que de promouvoir nous-mêmes le suicide culturel de nos communautés en maintenant l’enseignement monolingue du français. C’est aussi un crime dont nous serons tenus comptables par les générations futures.

    La pluralité ethnique et linguistique qu’on invoque pour maintenir l’enseignement monolingue du français n’est pas un argument solide car la quasi-totalité des pays du monde sont multiethniques et plurilingues. Plus de 2.000 ethnies et tribus en Inde ; plus de 700 langues différentes en Indonésie ; des centaines d’ethnies et de langues différentes en Chine ; etc. En fait, 99% des pays du monde sont multiethniques et plurilingues comme nous et pourtant, dans tous les pays autres que « francophones », les gouvernements enseignent en priorité les enfants dans leurs langues maternelles (au moins les premières années) car une langue qui n’est pas transmise est sur le chemin de sa mort faute de locuteurs.

    Le droit de transmettre sa langue maternelle à l’enfant est un droit humain fondamental, inaliénable. Priver une population quelconque de ce droit, consciemment ou inconsciemment, sous une forme ou une autre, relève du génocide culturel. L’enseignement monolingue du français est en train de perpétrer un génocide culturel dans nos pays. Nous devons à tout prix y mettre fin et le plus tôt possible.

    3. Je n’ai pas aimé non plus que Me Keyelem présente l’Afrique précoloniale comme une tabula rasa (notamment en matières de voies de communication et de transport) que les Européens seraient venus doter d’infrastructures. Me Kyelem de Tambela n’a donc jamais entendu parler du Commerce Transsaharien ? Ne soit-il donc pas que la région et la ville de Botou au Burkkina étaient un centre de production textile qui rayonnait dans toute la sous-région des siècles avant l’arrivée des Européens ? Ne sait-il pas que le faso danfani est bâti sur une tradition multiséculaire ? Ne sait-il pas que nos ancêtres avaient développé des voies de navigation et des échanges commerciaux entre diverses régions africaines et au-delà ? Son discours aurait gagné en cohérence s’il avait une connaissance et des références plus approfondies en matière d’histoire africaine qu’en matière d’histoire européenne.

    Mais bon, ne gâchons pas la fête. Nous attendons maintenant de le voir en action. ”

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  • Le 19 novembre à 13:17, par Wendinmi En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Pour quelqu’un qui ne voulait pas faire un discours, qu’en aurait-il été s’il avait voul en faire ? C’est bel et bien d’un discours qu’il s’est agi là. Seule sa structuration diffère de ceux auxquels nous sommes habitués. Si non, il est fait des mêmes promesses débitées dans les traditionnels DPG (discours de politique générale). Cela dit, plein succès au gouvernement de renouveau national. Nous en avons grandement besoin. C’est une question de vie ou de mort.

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  • Le 19 novembre à 13:31, par KABORE Eric En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Je n’ai malheuresement pas pu tout lire mais je vous soutient M. le Prémier Ministre. Je trouve cependant dommage d’étaler votre vision et vos strategies à ce niveau de détail. La discretion est la clés de réussite de tout projet ici bas. J’espère vous et vos collaborateurs en tiendrez compte dans votre gestion et vos communications futures.

    Une autre chose que vous sousestimez est la méchancété du burkinabé. Il y’a certes des crânes brulés qui ne sont pas à mesure de bien raisonnez, mais il y’a aussi des personnes profondement mauvaises qui matin midi et soir guettent le moindre de vos faux pas pour voir tomber et échouer.

    Mes conseils pour vous sont la discretion et l’humilité. Que Dieu vous assiste et vienne en aide à notre pays

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  • Le 19 novembre à 13:49, par Wendinmi En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    S’agissant des grands projets et programmes qui ont été énumérés, le PM qui n’aura visiblement pas le temps de les réaliser d’ici là fin de la transition y a tout simplement réfléchi pour les gouvernants qui seront élus de 2024, sauf à savoir déjà qu’il sera lui-même élu en 2024 et nommé PM pour poursuivre son œuvre. Il aurait été plus réaliste de concentrer la réflexion en vue de l’action sur les préoccupations cardinalesi de l’heure : la sécurité, le retour des PDI, la crise alimentaire, l’assainissement de la gestion publique et la préparation de textes de loi infaillibles pour éviter le retour à la case départ après la transition. Il n’y aura vraiment pas assez de temps pour les projets structurants. Évitons alors de nous disperser à la Damiba, même si tout est urgent.

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    • Le 21 novembre à 09:32, par kwiliga En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Bonjour Wendinmi,
      Je voudrais vous féliciter pour votre lucidité.
      De tous les commentaires que je viens de lire ici, de tous ces idéalistes qui se réjouissent déjà de l’avènement d’un "néo-sankarisme", vous êtes le seul à avoir mis l’accent sur la seule réalité qui vaille et que le PM énonce clairement et à plusieurs reprises : "La courte durée de la période de Transition cumulée à la lutte contre le terrorisme ne permet pas d’engager de grands chantiers", ou encore : "Nous essayerons aussi d’entreprendre", "Si les ressources le permettent", "Mon Gouvernement, si le temps le permet".
      Du fait, il y a là une évidente contradiction, entre l’incroyable ambition énoncée, avec de très nombreux objectifs, dont seul le long terme peut permettre la réalisation, et la courte duré, d’un illégitime gouvernement de transition, issu d’un deuxième coup d’état et dont la seule justification est la lutte contre le terrorisme.
      A moins que ce très ambitieux discours ne doive-être entendu comme "discours de campagne", en vue des élections 2024, il est, pour l’urgence qui nous concerne et contrairement à celui de notre président de la transition, totalement inapproprié.

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  • Le 19 novembre à 13:55, par Vérité En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    . Des instructions seront données pour que les tiroirs soient vidés des dossiers litigieux et pour que justice se fasse. Cela devra faire le titre d’une publication. Accélérez surtout mr le PM

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  • Le 19 novembre à 14:01, par Rana En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    L’ ère du populisme a encore sonné dans mon pays. Libérez le pays. Le reste viendra aisément.

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  • Le 19 novembre à 14:02, par verite no1 En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Bravo au PM, discours plein de sagesse et de verites !!!!!
    La victoire est proche !!!!!
    La patrie ou la mort, nous vaincrons !!!!!

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  • Le 19 novembre à 14:27, par Simo En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Je trouve un discours totalement démagogique pour un 1er ministre de transition. Je trouve également que ce n’est pas du tout responsable de continuer à accuser les autres sans preuve. Par ailleurs, il faudrait commencer à mettre de l ordre en faisant interpeller ces fauteurs de troubles. Tous les responsables des manifestations illégales doivent être interpellés afin qu ils répondent de leurs actes.

    Concentrez votre action sur 2 objectifs essentiels :

    1) le rétablissement de la sécurité et le retour des PDI dans leur terroir,

    2) l’organisation des élections pour le transfert du pouvoir de manière démocratique et sans corruption.

    Je m attendais à lire comment le 1er ministre allait s’y prendre pour atteindre rapidement ces objectifs majeurs et ramener le pays à une vie normale.

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  • Le 19 novembre à 14:40, par HUG En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Discours non.loin de l.imaginaire car ces sentiers ne peuvent pas etre faits en 2o mois. On a vu des belles lois adoptées en 2015 sous la transition que le mpp est venu metre beaucoup de ces lois dans les tiroirs.Felecitation.pour l intenttion M. Le.premier ministre.Il faudrait aussi corriger les ecarts de traitement salarial entre fonctionnaire.Dans aucun pays au monde un agent de.categorie inferieure n a un salaire elevé plus qu un.agent de. Categorie superieure si.ce n est au Burkina faso.

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  • Le 19 novembre à 15:45, par À qui la faute ? En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Parlez nous des accords qui nous ont empêchés de nous développer. Oubien c’est du mensonge ? Le propre des populistes c’est détourner l’attention et de tout mettre sur la fibre patriotique. Ne vous croyez pas plus patriotes que les autres.
    Les mêmes partenaires bons ou mauvais sont dans tous les pays du monde. La seule différence c’est le gouvernement local.
    Arrêtez de nous parler de partenaires comme si c’est la chose la plus importante.
    Pour le reste bon courage et pleins succès !

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  • Le 19 novembre à 16:28, par le Patriote En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Très belle declaration de politique générale. maintenant que chacun de nous passe a l’ oeuvre. Je saisis cette opportunité pour féliciter Mr Benewende Stanislas Sankara pour son enrôlement pour les forces de defense de la patrie, motive par la Decision des president de garderont salaire du capitaine et de la contribution des membres du gouvernement a la solidarité nationale. Cela avant tout statut, chacun de nous doit se reconnaitre dans son fort intérieur comme Burkinabé d’ abord et faire sa partition.
    A ce titre, les responsables de banques, des sociétés et établissements publics et privees , des ministères étatiques, ecclésiastiques, des missions diplomatiques du Burkina Faso a l’ extérieur, des commerçants, des partis politiques, des organisations de la société civile, des organisations non gouvernementales, doivent inviter le personnel de leurs instituions, leurs clients, les membres de la Diaspora a y contribuer financièrement en créant des Mini caisse d’ effort de guerre, dont les fonds seront reverses dans les comptes du comite d’ effort de guerre ouvert a cet effet
    Le chef de l’ état et les membres du gouvernement ont donne le ton et l’ exemple, c’ est a chaque burkinabé, dans sa position,de s’ en inspirer et passer a l’ action.

    Que dieu Sauve le Burkina Faso ! Victoire et Paix au Burkina Faso !

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  • Le 19 novembre à 20:24, par Nabiiga En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    ’Vous, les politiciens, qu’est-ce que vous avez fait ? Capitaine Traoré, a-t-il posé la questions aux policiens’

    ’Cette guerre de terrorisme, nous a été imposé. Dixit le PM dans son discours’

    Le PM et le Président ont tenu exactement les mêmes propos que Nabiiga prône sur tous les toits depuis un certain temps. Quoi de plus vrai ? Les politiciens, les différents gouvernements de CDP de Blaise en l’occurrence, sont à l’origine de tous les maux de notre pays, à commencer par le terrorisme, la corruption et le désire effréné de s’enrichir ;

    et pour cause, l’incorruptible Sankara fut assassiné afin de dégager le chemin pour nous amener à la désolation que nous vivons aujourd’hui.

    Vous, les politiciens, qu’est-ce que vous avez fait ?

    Le Capitaine Traoré, n’a-t-il pas posé la question aux policiens ? Qui est ce Ouagalais qui ne sait pas où se logeaient les terroristes les plus recherchés au monde ? Qui est ce Burkinabè qui ignore que les terroristes se trouvaient chez nous ? Les régions dans lesquelles sévit le terrorisme, où peut-on y trouver l’État ? Par contre, dans les autres parties de notre pays, on trouve l’État partout. Il y a des hôpitaux, des routes, des écoles, des ponts, des services d’eau potables etc, à ne mentionner que ceux-ci. Ça, c’est la présence de l’État.

    - Peut-on dire la même chose de la cette zone en question ?
    - Pourquoi les a-t-on abandonnés à leur sort ?
    - Ne sont-ils pas Burkinabè ?
    - Qui devait s’assurer que ces sahéliens ont les mêmes services que nous ?
    - N’est-ce pas ces politiciens véreux ?
    - L’ont-ils fait ?
    - Qu’ont-ils fait alors ?
    - N’est-ce pas alors leur faute qu’on se trouve dans cette situation ? Traoré a donc raison. Il l’a dit haut et fort, répétons-le haut et fort également.

    Un jeune analphabète dont son sort n’est pas de sa faute, car pas d’école à côté, que peut-on espérer de ce dernier ? Il n’a pas de moyens de survie. Un prédateur djihadiste se point pour lui offrir un travail avec une moto ; une moto qu’il n’a peut-être jamais touché dans sa vie, à fortiori la posséder, ne l’accepterait-il pas, même si ce travail consisterait à tuer, à piller et à semer la désolation chez d’autres compatriotes ? D’où la question de Traoré au politiciens. Qu’est-ce que vous avez fait pour assouvir la fragililté de vie de nos compatriotes.

    -Si Blaise et son CDP ne l’ont pas fait, ce n’est pas risqué que le Président place cette désolation que nous vivons présentement sur les politiciens et le PM d’affirmer que la guerre nous a été imposé.

    La naïveté infantine de Blaise et ses gouvernements est indexée. La logique de sa politique se trouvait dans la dynamique d’oublier ces sahéliens à leur sort et d’ouvrir notre territoire au terroristes afin de leur donner la protection qu’il leur faut contre tout pays, tout gouvernement, toute personne qui les chercherait et, en contrepartie, ils ne nous attaqueraient pas mais pas seulement, à partir de la base arrière que nous leur offrions, ils pouvaient continuer à semer la désolation chez les Maliens, Nigériens etc. C’est fut chose faite en réalité.

    Sinon, la question se pose, pendant les 27 ans de terreur de Blaise et son frère,

    - combien de cliniques, d’école, de pont, ont été construites dans le plus fond du sahel Burkinabè pour les villagéois qui y vivent ?
    - Ne sont-ils pas Burkinabè ?
    - Les politiciens, y ont-il pensé ?
    - Traoré n’a-t-il pas raison d’avoir placé le terrorisme qui nous endeuille sur la tête des politiciens ?

    Le PM l’a résumé, comme Nabiiga avant lui : Cette guerre nous a été imposé.

    Le train de vie de l’État

    Nabiiga n’a eu cesse de prêcher, ici même, à Fasonet, ce besoin absolu de réduire le train de vie de l’État dans un état de guerre où il a besoin de toutes ses ressources financières pour s’équiper en matériel de guerre (réductions des salaires, utilisation abusive des véhicules de l’État, etc) de manger ce que nous produisons et d’endiguer la corruption en vidant tous les anciens dossiers de malversations financières qui pèsent contre certains individus. Je n’ai pas mâché les mots car j’ai cité des noms comme celui de Bouda, les Guiros, etc.

    - L’état qui représente lambda Burkinabè ne cherche pas de problèmes auprès de qui que ce soit. La mise en cause, ton salaire de ministre était, par exemple, 2 millions CFA. Tu as occupé ce poste de ministre pendant 2 ans. Pendant ces deux ans-là, tu as réalisé un project personnel de 3 milliards. Simple ! Explique-nous comment as-tu pu réaliser un tel exploit et surtout les preuves irréfutables de tes sources de financements. Si c’est un prêt bancaire qui a été octoryé pour la réalisation de ce projet personnel il faudrait qu’il y ait des preuves justificatives documentées. Si tu as coupé et as vendu du bois, montre-nous la forêt où le bois a été coupé et surtout à qui le bois a été vendu et à combien. Faute de quoi, tous les biens seraient confisqués jusqu’à la concurrence du montant détourné. Dans le cas de Bouda spécifiquement, s’il n’arrive pas à expliquer, que son bâtisse soit converti en une clinique pour servir le peuple de son fief Manga. à moins qu’il donne les preuves de son financement ; idem pour toute personne épinglée dans les dossiers de détournement devant la justice . On n’a pas de temps à perdre.

    Traoré a raison

    Si l’on est ministre de Défense et, au lieu d’utiliser les fonds mis à sa disposiiton pour recruter des jeunes de tous les quatre coins du territoire y compris, bien sûr, ceux du sahel et, le ministre détournent ces fonds-là, les jeunes de Sahels, trouveront-ils de quoi à faire pour se nourrir ? Devenu terroriste par la suite, ce ministre, n-a-t-il pas contribué au terrorisme de nos jours ?

    Politicien de l’Opposition : Qu’est-ce que vous opposez ?

    Certes, en situation de faiblesse face à la majorité gouvernementale, lorsque le CDP soupait avec les terroristes à Ouaga tout en négligeant le sort des habitants du nord, devenus terroristes aujourd’hui, qu’avec-vous fait ?
    - Avez-vous levez la voix à l’Assemblée pour parler de la dangerosité de cette liaison mortelle ?
    - Vous êtes vous déplacés au nord avec les journalistes pour montrer le quotidien de nos frères du nord ?
    - Qu’est-ce que vous opposez alors ?

    Vous, politiciens de l’Opposition, vous faites partie, sur le même pied de responsabilité que les différents gouvernements de CDP sur l’implantation du terrorisme au Burkina. À vos places, vous allez tous vous suivre jusqu’au Sahel pour y enfuir vos têtes dans les dunes, les pieds dans les airs pour nous avoir trahi en encourageant le terrorisme.

    Enfin, il nous faut prolonger la durée de la transition de 2ans à 4 ans.
    Du courage Monsieur le PM et au Monsieur le Président.

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  • Le 20 novembre à 01:28, par Basikodo En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    L’homme, le Premier Ministre Apollinaire, n’est pas un tribun. Mais je dois avouer que j’ai été séduit par sa "Déclaration de politique de Gouvernance du Faso" du 19 novembre 2022. Le chantier est immense et tout repose sur la sécurisation du territoire national. Cela sous-entend des choix stratégiques dans un langage de vérité et non de soumission aux diktats paternalistes et condescendants des puissances qui n’agissent que pour la défense de leurs propres intérêts. Le Faso, comme tous les pays africains, a toutes les ressources naturelles sans lesquelles les puissances coloniales seront constamment aux abois. Mais tout cela passe par la prise de conscience des enjeux du panafricanisme au nom des intérêts souverains du Peuple africain. Le Mali, la Guinée et le Burkina doivent impérativement se projeter dans la dynamique du Fédéralisme. Ce qui signifie la mutualisation des efforts économiques, politiques et géostratégiques au nom des peuples, qui n’ont jamais considéré les frontières rigides, tracées par la puissance coloniale, que comme éléments de division, parce qu’ils partagent, depuis la nuit des temps, les mêmes valeurs d’histoire et de culture. Qui peut dire à un Burkinabè qu’il n’est pas chez lui au Mali et en Guinée ? Qui peut dire à un Guinéen qu’il n’est pas chez lui au Burkina et au Mali ? Qui peut oser dire à un Malien qu’il n’est pas chez lui au Burkina et en Guinée ? Presque un siècle, sinon six siècles, de division des peuples au nom de la défense des intérêts stratégiques de la puissance coloniale. Mettons fin à cette barbarie.

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    • Le 20 novembre à 16:16, par Nabiiga En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      @ Basikodo
      Très bien analyse mon frère Basikodo mais je suis au regret, ce que tu avances, ne marchera point car tu dis, et je te cite :
      ’Le Mali, la Guinée et le Burkina doivent impérativement se projeter dans la dynamique du Fédéralisme.
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      Dynamique du féderalisme sera trop dit, je dirai parlerai plutôt une coopération renforcée dans certains domains spécifiques et propres aux pays concernés. Voici pourquoi :

      Le Mali est un pays pourri qui est gouverné à partir des mosqués où les prédateurs Imams règnent en maître absolus. Bref, ce sont les mosqués et leurs imams qui dirigent le pays. Je ne vois pas le Burkina dans une telle dynamique.

      La Guinée, elle, est le pays le plus déchiré et donc divisé sur la base éthnique de toute la région. Les Pheulhs et les Sousous sont à couteau tiré, quand à la Guinée Forestiere, c’est un pays dans un autre pays car elle n’a rien de commun avec le reste du pays que ce soit. je ne vois pas le Burkina dans une telle dynamique de fédéralisme.

      Je propose une coopération renforcée dans des domains spécifiques mais de là à créer un état fédéré, je doute que l’idée prenne les airs.

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  • Le 20 novembre à 01:31, par Kenichi En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Je suis un peu perdu. La transition normalement doit durer combien de temps ? Vraiment j’ai l’impression que le PM pense qu’ils ont 10ans a faire au pouvoir.. on vous demande de reprendre les territoires perdus le plutôt. qu’est ce que ça a avoir avec les Faso dafani a porter dans l’armée a l’école etc , les tricycles made in Burkina etc. A la prochaine élection,vous pourrez présenter votre programme et on verra....

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  • Le 20 novembre à 01:38, par John En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Peine perdue. Monsieur le PM. le programme CNR que vous essayez de mettre en place ne peut plus s’appliquer au Burkina Faso. Ça ne sera pas possible.. j’aurais préféré que vous vous penchez sur la lutte contre la corruption pour de vrai.. les idées révolutionnaire ne prospèrent plus dans ce monde. Regardez comment Poutine peine à mobiliser les jeunes russes facebookers pour la guerre contre l’otan ukrainien.. courage en tt k.

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  • Le 20 novembre à 01:46, par Kalif En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Internaute 2. Vous écrivez trop..les commentaires ne doivent pas être aussi long que les écrits que vous commentez. Dans ce cas ,faites un écrit formel et vous envoyer a Fasonet pour publication.. merci

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  • Le 20 novembre à 03:15, par Samba En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Il aut prolonger la durée de la Transition si tout se passe comme prev. Un petit linga, ne fera pas de mal si c’est du bon pour finir ce projet. C’est pas la CEDEAO qui decide, elle qui n’est jamais là quand on tue nos parents ou quand nous sommes attaqué par les terroristes. Par contre la cedeao a une force d’attente pour les soit disant casser le cou des putchistes revolutinnaire qui se battent leur peuples. Allez y comprendre.

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  • Le 20 novembre à 10:14, par DD En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Un nouvel homme d’Etat est né au Burkina Faso. L’exercice du pouvoir parachèvera sa formation. On ne peut que partager les idéaux du PM et du gouvernement. Il reste à les confronter à l’épreuve du réel dans un pays où les discours idéologiques ont parfois tendance à se substituer à l’action concrète...

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  • Le 20 novembre à 13:45, par Sacksida En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Quand nous suivons certains debats de Television, nous avons l’impression que des invites des plateaux n’ont pas le niveau appreciable pour analyser les sujets ; tels que le passage durant 1er Ministre devant l’Assemblee Legislative de la Transition actuelle. L’Etat Burkinabe ne saurait etre confondu a une boutique de quartier ou l’on peut gerer dans une navigation a vue ; il faut decliner des axes de reponses jugees adequates Endogenes pour resoudre des problemes. Face aux problemes securitaire, economiques et sociaux culturels, le 1er Ministre Keylem est sortit des sentiers battus pour executer ces reponses aux questions Nationales. Courage et Engagements au 1er Ministre Keylem. Inchallah et Salut

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  • Le 20 novembre à 19:49, par Biata En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Discours cohérent avec un programme très ambitieuse qui ne peut pas se terminer en une transition de 2 ans.
    Le PM le reconnaît lui-même en insistant sur le fait que ceux qui prendront la suite vont devoir parachever l’œuvre entamée. D’accord si les successeurs sont dans le même engagement et dans la même dynamique d’actions. Sinon, tout peut foirer à la suite. Ce sera aux burkinabè de bien élire leurs gouvernants futurs le moment venu.
    En attendant, voyons comment Ibrahim Traoré et le gouvernement Kyelem vont jeter concrètement sur le terrain les bases des chantiers annoncés dans leur feuille de route. Je salue l’idée de ne pas se laisser dominer par des partenaires quels qu’ils soient. J’apprécie également l’idée de développer des partenariats entre pays africains. Dans un 1er temps ce sera peut-être balbutiant et difficile mais c’est à encourager pour mutualiser en effet les efforts face au terrorisme et aussi face aux défis de développement entre pays africains. Bon vent. Ne nous décevez pas surtout.

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  • Le 21 novembre à 18:12, par Renault HÉLIE En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    Ce passage va faire beaucoup de dégâts ! Il est plein d’une malveillance sournoise dans des accusations vagues, mal étayées et dépourvues de preuves :
    « Nous pensons, peut-être à tort, que certains partenaires n’ont pas toujours été loyaux.
    Comment comprendre que le terrorisme gangrène notre pays depuis 2015, dans l’indifférence, si ce n’est avec la complicité de certains de nos prétendus partenaires. Où trouvent-ils les armes, les munitions, le carburant, l’argent qu’ils ont à profusion ? Comment des pays qui ont le contrôle de l’espace, avec des moyens modernes de détection, ne peuvent-ils pas, s’ils sont nos vrais amis, nous donner les renseignements nécessaires sur les agissements et les mouvements de ces terroristes ? »

    Voilà qui va justifier d’arrêter rapidement toute aide à ce régime établi par la force...

    Quant à moi personnellement, je souhaite qu’aucun régime non démocratique ne soit aidé d’une manière ou d’une autre par les impôts de mon couple ; impôts qui dépassent chaque année le prix d’une petite voiture neuve genre Toyota Auris (plus de 10 millions de Francs-CFA-ECO par an, quand même !). Un régime qui n’est pas légitimé par des élections honnête ne mérite pas l’aide de l’Europe, ONG comprises.
    Finis bourses, visas, congrès tous frais payés...
    Ce n’est que mon avis personnel de citoyen français.

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    • Le 22 novembre à 07:54, par Passakziri En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

      Renault HÉLIE,

      Effectivement, c’est un passage malveillant , malhonnête et populiste. Désolé de choisir des mots aussi durs. Mais je l’ai dejà souligné dans d’autres commentaires. Ce passage : Nous pensons, peut-être à tort, que certains partenaires n’ont pas toujours été loyaux.
      "Comment comprendre que le terrorisme gangrène notre pays depuis 2015, dans l’indifférence, si ce n’est avec la complicité de certains de nos prétendus partenaires. Où trouvent-ils les armes, les munitions, le carburant, l’argent qu’ils ont à profusion ? Comment des pays qui ont le contrôle de l’espace, avec des moyens modernes de détection, ne peuvent-ils pas, s’ils sont nos vrais amis, nous donner les renseignements nécessaires sur les agissements et les mouvements de ces terroristes" Est pour moi la position des capitaines dont le PM avait pour mission de faire parvenir aux manifestants eux mêmes encouragés et sûrement financés par une junte de capitaines qui pense être les seuls à disposer de cerveaux sur la planète terre.
      Autrement , comment comprendre que des dirrigeants d’un pays qui se veut indépendant et souverrain puissent estimer que les renseignements intérieurs doivent leurs être fournis par des partenaires ? Comment un pays qui dispose de services de renseignements peut après 7 ans d’attaques se poser des questions aussi banales que sont le financement et les sources d’armements de ceux qui les attaquent ? C’est que c’est alors des renseigments de parade qui ne savent que traquer les internautes . Dans le cas contraire, ces services de renseignements devraient être en possession des reponses aux pseudo-questions du PM. Si elle les a et que le PM pose de telles questions, c’est que c’est une sournoiserie, une malhonêteté. ( Nous nous souvenons que cette année même on nous parlait des differents types de terroristes sur notre territoire etc, donc ces reponses sont bel et bien là). Nous avions des renseignements performants, mais à force de placer des "hommes de confiance "pour consolider son pouvoir, nous avons reussi la prouesse suicidaire d’en avoir trois ces 10 derniers mois, le comble avec un officier subalterne actuellement comme chef des renseignements dun pays en pleines difficultés sécuritaires !!!. Ce amateurisme egocentrique risque de nous coûter encore plus cher.

      Passakziri

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  • Le 22 novembre à 11:17, par pfff En réponse à : Burkina : « Il ne sera pas question de nous laisser dominer par un partenaire, qui qu’il soit », dixit le Premier ministre Kyelem de Tambèla

    @Renault HÉLIE : Idem. Note que les questionnements sur l’origine de ces approvisionnements est légitime.
    .
    Que cet approvisionnement se trouve en Libye d’où la France est partie il y a plus de 11 ans, alors que Russes, Turcs et Égyptiens se disputent ce terrain nord-africain ne sera d’aucun secours car il parle à une population conquise. Il y a encore eu une interception d’armes Turques par des navires européens en medor il y a 2 semaines.
    .
    C’est le sous entendu qu’il s’agit de la France - car c’est bien de cela qu’il s’agit même si cet homme se cache sous des tournures évasives pour entretenir un entres-soi qui ne fera que diviser plus un pays qui n’en a pas besoin.
    .
    Rigolo aussi pour un homme nommé par un militaire la référence aux satellites qui ne sont d’aucune utilité face à des ennemis très mobiles. Le satellite passe au mieux 2 fois par jour sur un site et une trajectoire fixe, et à 24.000 km/h il n’a pas vraiment le loisir de s’attarder. Tout ça les militaires le savent bien, c’est justement pour déjouer les satellites que ces terroristes sont mobiles hors de leur orbite. C’est pour ça que l’on fait appel aux drones, mais vue la taille du Sahel, il en faudrait des centaines.
    .
    Peu importe, les FS françaises quittent la zone, le pays est plus divisé aujourd’hui qu’hier, et c’est tant mieux car le jour où ils se taperont dessus je ne tiens pas à y être mêlé de près ou de loin.

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