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Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Attaques terroristes • Une analyse de Mahamoudou SAVADOGO, expert en sécurité • jeudi 6 octobre 2022 à 22h28min
Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

Dans cette analyse très complète et très réaliste, Mahamoudou Savadogo, expert en sécurité, dresse un état des lieux des défis militaires que doit affronter le Burkina Faso, au lendemain du coup d’État qui a renversé Sandaogo Paul-Henri Damiba. La guérilla que nous affrontons, avertit-il, ne se gagnera pas en un an et nécessitera une réforme générale de l’Armée burkinabè.

1. Après les mobilisations populaires et les agitations du week-end, nous avons de bonnes raisons de croire que le Capitaine Traoré a aujourd’hui de nombreuses cartes en main pour mener des actions en vue d’une sortie de la crise.

2. Toute la question est donc maintenant de savoir quelles sont les actions à mener, et, plus globalement, quelle est la stratégie à adopter pour gagner cette guérilla, la plus douloureuse et meurtrière de l’histoire de notre pays.

3. Au préalable, il faut avoir conscience de la profondeur de la crise qui nous affecte, et se dire franchement en se regardant droit dans les yeux : nous ne gagnerons pas cette guérilla en 6 mois, ni même en 1 an. Il y a un langage de vérité à tenir à la population.

4. Ce que nous pouvons faire en revanche, c’est amorcer une réforme générale de notre Armée, dessiner l’architecture d’une Défense nationale solide à même de remporter des victoires sur le terrain, et ce, dans une perspective de longue durée. C’est ce à quoi nous souhaiterions contribuer ici.

5. Une parenthèse : nous nous plaçons ici sur un terrain strictement militaire, mais il y a bien sûr des actions à envisager dans d’autres domaines : (i) nous pouvons aussi faire une ouverture pour susciter des ralliements possibles de certains combattants qui s’opposent à nous (sous certaines conditions bien sûr), et (ii) ces réformes militaires doivent souvent s’inscrire dans des réformes politiques et institutionnelles globales à entreprendre.

● Au sujet de la négociation, nous avons toutefois tendance à penser que cette réforme sera plus efficace si nous augmentons nos capacités militaires et retrouvons un rapport de force favorable. Car il est évident que tant que nous ne sommes pas forts militairement, puis victorieux petit à petit sur le terrain, nous n’existerons pas dans cette guerre.

6. Pour élaborer notre stratégie, la question à se poser est : à qui avons-nous affaire ? qui est l’ennemi que nous cherchons à combattre ?
● a. Les groupes armés qui meurtrissent aujourd’hui le Burkina Faso peuvent avoir des buts différents : ils peuvent vouloir développer des zones de trafic, ou encore vouloir gagner en influence dans certains territoires, voire mettre en place des formes de gouvernance alternative.
● b. Ils n’interviennent pas à visage découvert, mais plutôt sous la forme de petits groupes capables de se dissimuler au sein des populations civiles et se fondre en elles. Nous sommes donc tantôt dans une guerre conventionnelle, tantôt dans celui d’une guérilla. En effet, nous sommes en théorie dans une guerre asymétrique, mais nos ennemis sont capables des deux : de se dissimuler et de se répartir, mais aussi de constituer des unités qui manœuvrent et utilisent des appuis. Ils l’ont d’ailleurs prouvé à plusieurs reprises au Sahel en détruisant des unités amies du volume d’une compagnie (plus de 100 hommes)
● c. Ces groupes sont mobiles, connaissent parfaitement leur terrain d’intervention, et, surtout, sont capables de converger et de se rassembler en nombre pour mener des opérations contre nos FDS. Ils disposent d’une logistique performante et opèrent sur plusieurs fronts, dans des zones transfrontalières, ce qui leur donne une capacité de repli importante, car ils créent ainsi des zones de confort.
● d. Sur le plan de l’équipement, ils disposent aujourd’hui de mitrailleuses lourdes (en véhicule, à terre ou anti-aériennes), ont des mortiers qui leur permettent de toucher une cible à plusieurs kilomètres de distances, ou encore des armes anti-char. Des lance-roquettes de fortune ont déjà été observés au Sahel, leur donnant l’équivalence d’une pièce d’artillerie.

7. Qu’avons-nous à leur opposer ?
● a. Nous avons une armée divisée, et, pour schématiser, qui souffre d’une fracture forte entre, d’une part, des officiers "climatisés" et bien nourris, et, de l’autre, des subalternes qui se battent corps et âmes sans moyens sur le terrain.
● Nous avons une armée qui s’auto-neutralise et se détruit de l’intérieur : une armée qui fait la guerre à la Gendarmerie, une Gendarmerie qui est sur le terrain sans moyens, abandonnée à elle-même, et qui lutte pour son autonomie ; une police qui se sent brimée, et frustrée, qui n’a pas une doctrine d’emploi adaptée à ses moyens et clairement édictée ; des forces paramilitaire des eaux et forêts, douanes, GSP sous exploités ou tout simplement écartées de la lutte ; des VDP de plus en plus hors de contrôle, etc.
● b. Nous avons une armée dispersée dans des casernes isolées les unes des autres, qui interviennent sans cohérence, avec une logistique insuffisante, et surtout, qui n’ont pas la capacité de manœuvre de nos ennemis.
● c. Nous avons des forces spéciales, certes, mais qui sont davantage assimilables à des élites malheureusement dédiées à des missions de protection des autorités, plutôt qu’à la conduite d’opérations spéciales sur le terrain et contre l’ennemi (en appui aux autres forces combattantes). Or, les FS devraient jouer leur rôle dans la profondeur ou pour des missions ciblées (RENS, dossiers d’objectifs, neutralisation de chefs ennemis, etc.).
● d. Enfin, nous n’avons pas à la tête de cette Armée une capacité de lecture critique des situations vécues sur le terrain et la capacité à avoir une vision englobante et stratégique permettant de prendre les bonnes décisions. Cette armée manque de jugement, elle ne fait que reproduire des schémas classiques occidentaux dont elle n’a ni les moyens, ni la philosophie.

● 9. En résumé

● Nous avons une armée qui fait la guerre que les ennemis d’en face attendent
● Cette armée doit être ordonnée pour pouvoir être coordonnée.

● Nous restons cantonnés sur des points fixes, dans l’attente d’une attaque de l’ennemi... et nous perdons de façon récurrente le face-à-face avec notre ennemi. Nous vivons des erreurs tactiques catastrophiques et meurtrières de façon répétée depuis 6 ans...

8. Que faut-il faire ?

● a. Revenons sur ce qui pourrait être notre objectif : reprendre le contrôle de certaines zones et certaines parties du territoire, pour empêcher l’ennemi d’y mener ses opérations en toute liberté, et l’empêcher d’attaquer nos forces.
● b. Pour cela, il faut rétablir un rapport de force favorable pour mener des actions frontales contre l’ennemi. Il faut pouvoir mener des actions de nature multiple sur un temps répété : se renseigner sur l’ennemi, surveiller, protéger les populations, contrôler, etc.
● c. Ces multiples actions doivent s’appuyer sur des bases opérationnelles avancées (600 hommes), puis répartir un dispositif d’actions (100-150 hommes) sur des zones plus limitées, susceptibles de mener des attaques, en bénéficiant d’appui (logistiques, aériens, etc.) de la base opérationnelle.
● d. Deux éléments complémentaires doivent être respectés : (i) il faut répéter ces actions de façon régulière et dans un rythme soutenu de façon à éviter une nouvelle implantation de l’ennemi, et (ii) il faut en parallèle réinstaller les services de l’État les plus essentiels pour la population (eau, santé, éducation).
● Empêcher l’ennemi d’avoir la libre disposition d’une zone en exerçant une forte pression sur cette zone.
● Il faut former les cadres et les hommes, il est possible de former des officiers en six mois et des sous/officiers en 3 mois au lieu de deux ans.

9. Qu’est-ce qu’il nous faut ?
● Il nous faut un chef politique patriote, lucide et ordonné

● Un chef militaire patriote, lucide, ordonné, brillant et ingénieux

● Il nous faut faire un audit de l’armée, pour établir un constat lucide, froid, et exhaustif

● Il nous faut une armée capable de conduire la guerre qui l’attend

Mahamoudou SAVADOGO

Vos commentaires

  • Le 6 octobre 2022 à 11:38, par KOAMA Jean En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Très bonne analyse scientifique mon expert. Passer ce message au Capitaine TRAORE !

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  • Le 6 octobre 2022 à 12:12, par Sam aly. En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Mr.l’expere il ne serrai pas mieux que vous aussi changiez
    Votre methode de dire ou d’exposer sur fasonet a chaque fois.
    C’est bien de camper le problem des notres mais tu nous fragilise
    Sans te rendre compte car l’enemi lit tes dires. Cet exposé merite plus de discretion et seulement devant l’etat majore des armées et ap qui de droit.
    Uni nous vaincrons

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  • Le 6 octobre 2022 à 12:24, par Wimsam En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Bien vu comme analyse. Pour ma part , aprés la chute de Blaise qui malheureusement n’a pas voulu transformer les mentalités des. Burkinabè comme son prédécesseur c’est occupé de son fauteuil et a laissé le peuple développer les maux que nous connaissons tous. Le mpp est venu au pouvoir suite un soulèvement populaire malheureusement avec les acteurs la suite on la connait (corruption , accaparement des terres par les promoteurs immobiliers bref tous les maux qui ont conduit à l’insurrection ont été multiplié par dix. ) Les attaques terroristes ont donc commencé avec son lot de morts le pouvoir héritier du désordre de Blaise Compaoré (au niveau de l’armée) n’a pas pu répondre aux attaques. Il faut que le clan CDP ne voulait que le mpp réussie même s’il ya des morts et le mpsr arriva poussa le mpp dehors le camp CDP exulte et camp mpp mécontent ne souhaite pas la réussite du mpsr et le mpsr tomba est ce que le mpsr1 voudrait la réussite de mpsr 2 je n’a suis sûre. En plus de cela on a une armée pleine de généraux fortuné, une classe politique égoïste, des sociétés civiles avides d’argent, une jeunesse drogué en un mot un Burkina Moribond. Qu’est-ce qu’il faut faire : mettre à la retraite anticipée tous les généraux réorganisé l’armée. Combattre la prolifération des drogues et dsurtout sanctionné toutes dérivés. Il faut êtres sans pitié. Bonne chance mpsr3

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  • Le 6 octobre 2022 à 12:57, par lucide En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Bien vu, il faut rappeler tous ces militaires qui occupent les bureaux pour apporter leur contribution sur le terrain et laisser la gestion aux civils.

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  • Le 6 octobre 2022 à 13:12, par KingBaabu En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Merci pour la clairvoyance, M.SAVADOGO. Il faut que les parents mettent l’accent sur l’éducation qu’ils donnet à leurs rejetons. C’est une partie de cette jeunesse qui se retrouvera dans notre armée. Parfois de manière frauduleuse-juste parce qu’on veut trouver du travail à son rejeton. Je suis passé tout à l’heure du côté de la Salle de Conférence de Ouaga 2000 où le Capitaine Traoré conduit actuellement ses consultations. Le jeunes militaires qui sont sont là-bas, ca fait pitié, croyez-moi. Des accoutrements vraiment aux antipodes des normes militaires. Je n’ai vu aucun des ces soldats en tenue règlementaire, j’en ai même vu un qui avait des sortes de ’’dreads’’ sur la tête, une grande partie étaient rivés sur leurs smartphones, avec des écouteurs aux oreilles....Franchement on n’a pas l’impression de voir une armée normale. Donc pour ajouter à vos brillantes recommandations, je dirais qu’il faut une armée bien disciplinée, et cela ne pourra être possible qu’avec une jeunesse responsable. Sinon alors ice sera peine perdue.

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  • Le 6 octobre 2022 à 15:52, par Bob En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Pas d’inquiétude tout ce qui est dit ici, ceux d’en face le savent et en profitent tous les jours. C’est une simple analyse forces/faiblesses. Je propose concrètement :
    1) Qu’on suscite et accepte la démission de tout FDS qui le désire.
    2) Mettre à la retraite tous les officiers supérieurs unitiles ou inutilisables.
    3) Recruter massivement et former rapidement 50 à 100 mille jeunes pour disposer d’au moins un bataillon par province.
    4) Mettre en place un organe pluridisciplinaire chargé de définir et affiner une stratégie globale pour la guerre.
    5) Accroître la flexibilité et la mobilité des forces sur le terrain par la réorganisation des unités en généralisant les groupes de combat.
    6) Développer le renseignement, la communication et l’initiative sur le terrain.
    7) Améliorer la logistique en utilisant si besoin des vélos et des chevaux.
    L’essentiel sera de changer de paradigme en abandonnant les doctrines militaires classiques qui sont peu adaptées à la guérilla. L’implication EFFECTIVE de l’ensemble de la population étant la CLÉ de la victoire.

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    • Le 7 octobre 2022 à 15:06, par Le Sage En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

      De part vos propositions, c’est vous l’expert car vos propositions sont concrètes et peuvent être facilement mises en œuvre et évaluées.
      Par contre je trouve que l’expert Mahamoudou parle de généralités, connues de tous et même qu’on ne peut pas apprécier même si on décide de les mettre en œuvre.
      Que Dieu sauve le Burkina Faso, Amen !

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  • Le 6 octobre 2022 à 19:12, par TOERE En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    J’ai toujours dit ,que le BURKINA FASO ne manque pas de femmes et d’hommes intelligents capables d’aider par des idées lumineuses et pertinentes ,les plus hautes autorités à bien gouverner ce pays pour le bonheur de la Nation entière .
    Plusieurs fois, depuis le régime de Blaise Compaore jusqu’à celui de DAMIBA en passant par celui de RMCK, des burkinabè de bonne foi ont émis des propositions et suggestions pertinentes à l’attention des dirigeants de ce pays à effet d’exploitation ,mais elles été purement et simplement ignorées ,sinon méprisées tout simplement .
    Et pourtant ,il suffit que n’importe saltimbanque étranger africain ou européen débouche au BURKINA FASO avec des flatteries ,et flagorneries de toutes sortes ,hop, il a pion sur rue à la Présidence du Faso et au Premier ministère, de surcroit contre espèces sonnantes et trébuchantes de plusieurs millions ,sinon de milliards de FCFA . Qui peut par exemple oublier un JEAN R GUION sous BLAISECOMPAORE, celui là même par canal duquel ,le titre de Dr HONORIS CAUSA de l’Université Jean MOULAIN de LYON et autres flatteries franco européennes ont été octroyés à Blaise COMPAORE ?
    Aujourd’hui, parce que Blaise COMPAORE est totalement tombé et est quasiment au bord de le tombe ,la même université l’humilie de la manière la plus ignoble .
    Attention, je ne défends pas BC qui mérite peut-être son sort . Pour autant en tant qu’ancien président de notre pays que ces mêmes personnes ont sucé pendant des décennies , voilà comment ils traitent nos dirigeants, une fois qu’ils ne sont plus au pouvoir . Quel cynisme !
    Ceci étant, le moins que l’on puisse dire, c’est que les éclairages et les propositions de l’expert en Sécurité SAWADOGO Mamadou sont bien judicieuses et pertinentes .
    Ils méritent d’être examinés avec attention pour exploitation dans le cadre du combat actuel au bénéfice de la Nation .
    Ce genre de personnes mérite d’être par exemple nommée Conseiller spécial pour les questions de sécurité auprès du Président de la Transition ou à tout le moins auprès du futur ministre de la Défense nationale ou à défaut celui de la Sécurité . L’Etat peut aussi le recruter discrètement pour la même mission de conseiller ,en tant que consultant individuel sur la base d’un contrat à durée déterminée correspondant à celle de la Transition, avec un salaire patriotique négocié avec lui ,car il est maintenant un privé je crois .
    Dans tous les cas, quelque soit la formule retenue, ce monsieur peut bien être mis efficacement à contribution dans la lutte contre le terrorisme .

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  • Le 6 octobre 2022 à 19:55, par Pascal O En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Bonjour à tous. Vous informer qu’aucun militaire n’a choisi d’être officier climatisé. Ce sont les politiques et les chefs militaires qui ont choisi de mettre certains officiers dans ce qu’on appelle garage. Aussi pour votre information, sachez qu’il y a plus de 50 Colonels et Colonels Majors qui sont à la maison sans emploi. Parce que les jeunes incapables ont pris leur place.

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  • Le 6 octobre 2022 à 21:48, par Youcef En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    M. Savadogo semble s’y connaître. L’analyse et les conclusions si pertinentes fussent-elles seraient plus profitables aux militaires dans un cadre plus restreint. Je pense cependant que l’on gagnerait à respecter ces militaires qui malgré leurs limites arrivent à sauver ce qui nous reste. Nous pensons qu’on peut se faire comprendre sans être désagréable.
    DIEU bénisse l’armée

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  • Le 7 octobre 2022 à 10:52, par Sheikhy En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Ce qui est sûr le blaiso a embourgeoisé et désarmé les officiers pour les neutraliser et effectivement garder son naam. Sauf les autres qu’on ne va pas cité. En outre, il a créé des divisions et de la frustration. Pour colmater cela, ce sera du boulot. En tout cas, j’espère qu’un sursaut patriotique permettra à ces officiers de se remettre en cause et se solidariser sur l’essentiel. Si on ne peut pas compter sur eux, on est tout simplement fou... Les jeunes ne pourront pas tout faire.
    Que Dieu bénisse le Faso

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  • Le 7 octobre 2022 à 11:39, par Mninda En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Pourquoi tous ces généraux d’ordonnance ,Colonels majors ,Colonels et autres commandants à 3 ans par exemple de le retraite ne prendraient pas l’initiative de demander une mise en retraite d’office pour ne pas constituer une gêne ou un obstacle à l’action de ses jeunes capitaines . Ce ne serait pas une faiblesse comme d’aucuns pourraient le croire .
    Bien au contraire c’est une autre forme et un autre sens du sacrifice et du don de soit pour la patrie .
    On peut même suggérer ,que les salaires des 3 dernières années soient intégralement versées à chacun d’eux ,y compris les indemnités liées au grade ,à l’exception des indemnités liées à la fonction ou la responsabilité . Et je parie, qu’on aura pas besoin de plus de cinq milliards de FCFA pour cette opération spéciale .
    Bien sûr tous ces officiers supérieurs déclareront sur l’honneur, qu’ils se tiennent à la disposition du nouveau pouvoir et de la Nation à toutes fins utiles ,notamment pour des missions discrètes de conseillers ,d’élaboration de stratégies de guerre ,de combat ,de négociation militaires etc .
    Comme on le voit ,nous pouvons bien assainir, et alléger notre armée dans un objectif d’efficacité ,sans humilier qui que ce soit . Tout est une question d’approche. Le problème du BURKINA FASO, c’est que, tout est abordé sous l’angle de la passion aveugle ,des problèmes de personnes , de la pression de la Rue ou de faux types et de faux politiciens et de responsables d’OSC et de confrontations systématiques entre burkinabè .
    Président Capitaine TRAORE IBRAHIM et ses vaillants camarades ,pensez y et rencontrez vos ainés officiers pour échanger avec eux de cette éventualité .

    Répondre à ce message

  • Le 9 octobre 2022 à 23:47, par Mya En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Mr Sawadogo,
    Une analyse limpide et coherente mais combien te liront et penseront au Burkina reel ????
    Politique ou armee ?? Personne n’est determine a defendre le Burkina comme les maliens le font ???
    Souhaitons qu ’il y ait un surceau national au niveau de l’armee pour dire " On ne veut plus de coup d’etat , on va soutenir TRAORE pour traquer l’ennemi."
    La patrie ou la mort , nous vaincrons !

    Répondre à ce message

  • Le 14 octobre 2022 à 14:16, par PHENIX En réponse à : Burkina Faso : Quelle armée pour quelle guerre ?

    Aucune guerre, aucune bataille ne peut être gagner sans la volonté de vaincre. La volonté de vaincre est indispensable en toute circonstance où l’on est appelé à se mesurer à un adversaire.
    Il est bien de faire une analyse de la situation, il est bien de donner des stratégies militaires mais je pense que ce n’est pas ce qui nous manque
    Il serait mieux de toucher la source du mal et le véritable problème c’est le Burkinabé lui même. Il faut que nous soyons francs, nous avons dans cette lutte au Burkina Faso plusieurs catégories de personnes :
    Nous avons ceux qui se battent pour remplir leurs ventres
    Nous avons ceux qui se battent pour remplir leurs poches
    Nous avons ceux qui se battent pour préserver leurs nez
    Nous avons les revanchards et enfin
    Nous avons ceux qui se battent pour sauver la patrie malheureusement ces derniers sont les moins nombreux de toutes ces catégories de personnes.Nous retrouvons cependant ces différentes catégories de personnes dans toutes les couches de la société et nous avons des difficultés à les dissociées les unes des autres d’où l’expansion du mal.
    Nombreux sont ceux qui s’expriment en fonction de leurs positions sociopolitiques, l’intérêt particulier a pris le dessus sur l’intérêt général. Chacun se bat pour sa chose et cela n’a pas commencé maintenant, l’assassinat du président Thomas Sankara est un exemple parfait pour illustrer cela.
    C’est tout cela qui constitue le mal du Burkina vis à vis de cette crise sécuritaire. Cependant pour remédier à cela il faut un Homme fort patriotique pour établir une institution forte qui va travailler à gagner la confiance du peuple
    une institution qui va travailler à changer les mentalités en cultivant le nationalisme à travers l’éducation
    Une institution qui va amener tout le peuple Burkinabé à adopter un seul et le même pas qui est celui de la rénovation

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