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Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • mercredi 27 avril 2022 à 22h50min
Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

L’Union pour le progrès et changement (UPC) vient d’enregistrer un départ parmi ses cadres, Rabi Yaméogo, secrétaire général national et ex-porte-parole du parti.

Dans une lettre policée, en date du mardi 26 avril 2022 et adressée au président du parti, le désormais ex-secrétaire général de l’UPC, Rabi Yaméogo, revisite sa décennie de vie passée au sein de ce parti (voir correspondance en bas de page).

Un parcours militant qui l’a hissé à plusieurs niveaux de responsabilités politiques et nationales. Dans cette lettre de démission aux allures de testament politique, le démissionnaire n’évoque aucun quiproquo entre lui et son ex-famille politique.

« Effectivement, j’ai rendu ma démission, la lettre est authentique », a confirmé l’intéressé, joint au téléphone sur le sujet. S’il n’a pas dévoilé sa prochaine destination, M. Yaméogo rassure cependant que sa démission n’implique pas un retrait de la scène politique. « Je vais juste observer un temps de réflexion », a-t-il ajouté, en réponse à nos questions.

Des sources l’annoncent cependant au Parti panafricain pour le salut (PPS), récemment lancé par d’anciens cadres de l’ex-parti au pouvoir, le MPP.

« Oui, il vient au PPS », clame ce cadre du PPS contacté également sur le sujet. La source annonce pour incessamment d’autres "grandes démissions" de plusieurs autres partis politiques pour rejoindre le PPS.

Du côté de l’UPC, c’est la surprise chez certains, tandis que d’autres disent n’être pas surpris. « C’est certainement lié aussi aux frustrations, surtout relatives aux législatives de 2020. Il était le secrétaire général du parti, il s’attendait certainement à être placé sur la liste nationale », explique une source de la direction politique de l’UPC.

En tous les cas, l’on assiste certainement à une dynamique de reconfiguration de la classe politique nationale, avec, entre autres, le lancement imminent d’autres forces politiques par une partie du MPP et qui aura le renfort de forces politiques en présence. L’objectif ainsi visé par certains étant de mettre les jeunes en pole position pour la présidentielle à venir.

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 avril à 11:25, par Sacksida En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    De toute facon le President de l’UPC ne serait pas President du Burkina Faso parce qu’il est n’a pas ete constant dans ses prises de positions politiques ; au gre des situations nationales, il prend plusieurs couleurs soit de l’opposition Ou de la majorite circonstancielle. Donc Rabi Yameogo a ses raisons de demissionner de son ancien Parti. Tant que cette classe politique n’aura pas des programme politique basee sur l’integralite et le service des interets fondamentaux du Peuple Burkinabe ; elle serait a un moment ou a un autre deboutee du Pouvoir politique comme le mouvement du 24 janvier 2022. C’est seulement clair que les politiciens civils sont discredites par leurs pratiques de mauvaise gestion publique et desastreuses des questions fondamentales nationales. Seule une Revolution Democratique et Populaire legalisee pourrait faire l’affaire du Peuple Burkinabe qui est integre. Salut

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  • Le 27 avril à 12:10, par Politique Pour Retrraitre En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    On te voit venir. La politique au Faso n’est pas differente du PMUB. Aucune conviction profonde. Rien que des calculs financiers pour preparer sa retraite.

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    • Le 28 avril à 08:46, par zemstaba En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

      Politique pour retraite, tu ne penses pas si bien dire.
      Ce monsieur a été maire de notre commune Kando en 2012. Sa gestion a été si calamiteuse qu’aux élections municipales de 2016 les populations l’on chassé. Durant son règne à la mairie, il s’est illustrée par une arrogance sans borne, et une gestion familiale avec une forte implication de son épouse. Il a été aussi député du Kouritenga de 2012 à l’insurrection. Aux élections de 2015, il a voulu rebeloter mais à cause de sa suffisance, ses camarades ont préféré désigner un autre candidat. Depuis quelques temps il fait des visites fréquentes à Kando parce qu’il lorgne encore la mairie ; C’est sans doute pour le financement de sa future campagne qu’il court au PPS.
      Le fasonet devrait nous épargner ce genre d’article. En quoi les girouettes de politiciens sans foi interesse les burkinabe ?

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  • Le 27 avril à 13:36, par zemstaba En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Ces politiciens n’ont pas honte. Parce qu’on dit que le milliardaire Ebomaf va financer le PPS, tout le monde court là bas. C’est triste !
    J’avais du respect pour ce monsieur mais je suis déçu.
    Qu’est ce que Abdoulaye Mossé a de particulier pour que vous allez tous vous mettre sous sa coupe ?Juste pour l’argent.Dommage.
    Avec ca, la refondation de ce pays n’aura jamais lieu.

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  • Le 27 avril à 14:14, par Manuel En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Bonjour
    Bon vent à lui ! Pourquoi les gens sont étonnés du comportement des burkinabè ? La politique est devenue un métier qui nourrit bien son homme, que voulez vous que ces gens fassent ?
    Regardez les putchsistes du 24 janvier, ils se sont laissés phagocyter par les hommes politiques ; dans trois ans, certains demanderont de prolonger la durée de la transition. Et là, vous verrez les Eddy et autres traîtres devenir des opposants aux putchsistes.
    Ainsi va notre pays et les prétendus jeunes qui chassent les prétendus vieux seront pires que leur père.
    Ce n’est pas demain la veille pour un véritable développement de notre pays !

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  • Le 27 avril à 23:47, par Sidsore MPSR En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Sidsore veut dire la route de la verite. Si le MPSR est sur la route de la verite, que la terre du Burkina les benisse. Mais si c’ est pour restaurer l’ ancien regime, que la terre de Ouagadougou ne permette pas ca.

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  • Le 28 avril à 04:48, par HUG En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Notre malheur vient de nos politiciens calculateurs.Pas de conviction a défendre mais la recherche effrénée du gain facile. Tout cela au nom du multipartisme.Allons seulement.

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  • Le 28 avril à 10:15, par lewang En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Manuel, ca me fait sourire quand je vous lis, mais c’est triste !

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  • Le 28 avril à 11:31, par Nikiema En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Plus rien ne nous étonne avec ces commerçants politiques. Ce sont ces genres de comportements de nomades qui gâtent le nom des politiciens.

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  • Le 28 avril à 21:00, par Juste En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    Il faut emboiter le pas à Sidsore MPSR et laisser tous ceux qui trament contre les interêts du Burkina avec la terre du Burkina. Nos présidents ont toujours juré sur la Bible, le Coran, la Constitution mais personne ne jure avec la terre ; ils savent que là bas ça ne traine pas. Il faut qu’on intègre ce paramètre pour voir ce que ça va donner. On en a marre avec ces politiciens et autres marchands d’illusion. Que la terre du Burkina règle le compte de tous ceux qui veulent s’amuser avec les interêts des dignes fils du Burkina ; ça devrait être notre prière à chaque réveil.

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  • Le 29 avril à 08:03, par epi En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

    "L’objectif ainsi visé par certains étant de mettre les jeunes en pole position pour la présidentielle à venir." Y aura pas de présidentiel ici. Vous pensez que les militaires vont risquer leur vie et vous redonner le pouvoir comme cela ? on est parti pour dix ans au mali, Guinée et Burkina Faso, C’est l ère des militaires. les civiles n’ont apporté que chaos et désolation. Apprêtez vous, chers "politicailleurs" à vous joindre aux militaires pour gérer le pays. Du moins ceux qui sont patriotes et prêts à aider le pays à avancer.

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    • Le 29 avril à 16:13, par Barsé En réponse à : Burkina/Politique : « Je ne quitte pas la scène politique, je vais observer un temps de réflexion » (Rabi Yaméogo, démissionnaire de l’UPC)

      Internaute Epi,
      Si vous voulez qu’on compare la gestion des civils à celle des militaires, allons y et on verra qui amené la chaos dans ce pays.
      D’abord de manière globale, si on regarde les 62 ans d’indépendance de notre pays, on remarque que le pays a été dirigé par un civil pendant 12ans : Maurice Yaméogo de 1960 à 1966 (soii 6 ans, en fait 5ans et 3 jours puisqu’il est tombé le 3 Janvier 1966) ,, Michel Kafando de Octobre 2014 à fin 2015 (Soit 1 an et 3 mois) et RMCK de 2016 à 2022 (soit 6ans). Pendant les 50 ans restants, ce sont des militaires qui ont dirigé le pays : Sangoulé Lamizana de 1966 à 1980 (soit 14ans), Saye Zerbo de 1980 à 1982 (soit 2ans), Jean Baptiste Ouédrogo de Novembre 1982 à Aout 1983 (soit 10 mois), Thomas Sankara de 1983 à 1987 ( soit 4 ans), Blaise Compaoré de 1987 à 2014 soit 27 ans et Paul Henri Damiba depuis Janvier 2022.
      Les militaires ont donc dirigé pendant 50 ans et les civils pendant 12 ans. A moins d’être de mauvaise foi, comment peut on dire que le chaos du Burkina est la responsabilité des civils ?
      Si vous voulez insinuer que les 12 ans des civils ont fait plus de dégâts que les 50 ans de militaires, faisons le diagnostic. Il est très simple. Quand le CNR est arrivé au pouvoir en 1983, il a emprisonné Lamizana, Saye Zerbo et Jean Baptiste Ouédraogo et les a accusé d’avoir détourné de l’argent et d’avoir mis le chaos dans le pays. Même s’il s’en est pris aux civils, il n’a pas épargné les régimes militaires précédents et leurs principaux dignitaires ont été dégagés, et certains traduits devant les tribunaux. Donc le mois qu’on puisse dire, c’est qu’il ne partage pas votre diagnostic.
      Parlant du CNR, l’appréciation de son action divise les burkinabé. Certains louent la vision et les actions de développement de Thomas Sankara, mais d’autres soulignent à juste raison le fait que c’est le régime qui introduit le crime pour motif politique dans notre histoire. Jamais avant ce régime militaire, on ne savait pas qu’on pouvait fusiller quelqu’un pour des motifs politiques, ou dégager un fonctionnaire et le laisser crever sans salaire pour "incapacité notoire à suivre le rythme de la révolution" ou pour" propos contre révolutionnaires". Jusqu’à nos jours, les conséquences de ces crimes de sang et de ces crimes administratifs se font sentir et appellent toujours à la réconciliation. Donc un immense chaos causé par les militaires. dans notre histoire politique, jamais un politicien civil n’a tué quelqu’un.
      Le 15 Octobre 1987,c’est un militaire qui a tué un autre militaire pour prendre le pouvoir, de surcroit un ami très proche et un frère d’armes. Tout le monde les croyait inséparable. Et tout le monde a été choqué par la cruauté de la trahison. Jamais un civil n’a fait une chose pareille.
      Blaise Compaoré a régné 27 ans avant d’être balayé par une insurrection populaire. S’il avait bien géré le pays, le peuple n’allait pas se soulever contre lui.
      Evoquons la situation que nous vivons. En prenant le pouvoir les militaires ont donné comme prétexte la détérioration de la situation sécuritaire. En quoi un président civil est il plus responsable d’une situation sécuritaire que les officiers formés à l’école de guerre ? Où est l’amélioration depuis l’arrivée des militaires au pouvoir ?
      Les tares de copinage que l’on dénonçait hier sont bel et bien de retour. Il suffit de regarder les récentes nominations pour s’en convaincre.
      Pourquoi le rapport d’Inata n’est pas publié ?
      Que dit l’audit des forces armées ?
      Vous n’allez convaincre personne que les militaires gérent mieux que les civils. Donne 50 ans de gestion du pays au civil et comparons après !

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