Actualités :: Le défilé des témoins se poursuit

Le procès des présumés putschistes devant le tribunal militaire de Ouaga, s’il adébuté il y a de cela une semaine, était hier 13, avril à son sixième jour d’audience effectif. Celui-ci a été marqué, dans la matinée, par la poursuite du défilé des témoins avec la comparution de 21 d’entre eux sur un total de 79.

Le premier témoin appelé à la barre est le Lieutenant-colonel Moïse Minougou qui avait comparu le 1 0 avril dernier. Absent, il a été fait appel au témoin suivant à savoir le Sergent-chef Bouma Yaro qui dit connaître quelques accusés et avoir des liens de parenté avec le Sergent Naon Babou, un des présumés conspirateurs.

Par rapport aux faits reprochés aux accusés, il dit avoir reçu, courant septembre 2003, cent mille FCF A du Sergent Naon. Ce dernier lui a dit que la somme a été envoyée d’Allemagne par un parent pour préparer la rentrée scolaire. Le contact avec le sergent, dit-il, s’est limité à la remise de l’argent sans qu’il ait eu échange sur un quelconque sujet.

Son témoignage n’a pas été suivi de questions et il a rapidement cédé la place à un autre témoin, le soldat de 1 ère classe Jean Badassongo en service au Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Il dit aussi connaître certains des accusés mais n’est pas au courant des faits qui leur sont reprochés. Il dit également avoir reçu, pour la première fois, 250 000 FCFA du Sergent Naon par l’intermédiaire du Caporal Bassana Bassolet. Ce dernier, au moment de la remise de l’argent qu’il devait garder, a dit que le sergent était allé au village. Au moment où il faisait son témoignage, il dit toujours attendre le sergent, avec qui il a fait le Service national populaire (SNP) en 1986 avant de servir ensemble au RSP, pour lui remettre son argent et ajoute qu’il n’a jamais parlé de coup d’Etat.

Ce témoin aussi n’a pas eu à répondre à des questions et c’est le témoin Lieutenant-colonel, Moïse Minoungou revenu entre temps, qui a été appelé. Le Commandant Bernardin Poda à la demande duquel ce témoin repasse a voulu qu’il témoigne par rapport aux menaces dont il était l’objet après avoir découvert, et mis fin, à des pratiques à l’OCAC consistant à solder des soldats morts, à récupérer des fonds, à faire main basse sur l’alimentation des soldats. Le lieutenant-colonel a dit ne pas comprendre sa présence à la barre étant donné qu’il a fait radier l’élément fautif, l’Adjudant Aloïse Bationo, trésorier de son état, dès la découverte des malversations.

L’ancien gardien du chef de l’Etat à la barre

Après ce témoin cité par l’intendant militaire Pooda, un autre qu’il a cité a été appelé à la barre. Il s’agit du Lieutenant-colonel Atogodan Adinali, chef du RSP. Par rapport aux faits reprochés aux accusés dont il connaît certains d’entre eux notamment ceux ayant servi au RSP, il dit ne rien savoir. Sur ce, Me Mamadou Sombié, avocat du Commandant Poda, lui demande s’il est courant que son client l’a informé de l’imminence d’un putsch.

En réponse, le lieutenant-colonel dira qu’il a été contacté par l’intendant militaire par rapport aux problèmes intervenus à l’OCAC et qui impliquaient des éléments du RSP. Il dit avoir pris ce contact pour se faire une idée de l’ampleur de l’implication de ses éléments avant de prendre des sanctions. Il reconnaît aussi qu’à l’occasion de l’entrevue le commandant lui a remis un rapport sur les malversations à l’Office et lui a fait part des menaces dont il est l’objet, de rumeurs le mettant au centre d’un coup d’Etat en préparation.

En réponse à une question de l’avocat, il a affirmé avoir dit au commandant de rester tranquille par rapport aux accusations de coup d’Etat et de saisir la Gendarmerie si les menaces dont il est l’objet ne cessaient pas. Le Commandant Pooda a pris par la suite la parole pour dire qu’il a saisi, en 2000, le Lieutenant-colonel Atogodan à propos des menaces par téléphone. Ce dernier, dit-il, a mené une enquête qui, si elle n’a pas permis de mettre la main sur le ou les auteurs des menaces, a pu identifier le télécentre d’où les appels ont été faits. Me Prosper Farama, à son tour, a demandé au chef de la sécurité présidentielle si entre 2000 et 2003 ses services personnels de renseignements ou ceux officiels lui ont fait état de préparatifs d’un coup d’Etat. Non a répondu le lieutenant-colonel. Me Sombié lui demandera s’il croit que 13 personnes peuvent faire un coup d’Etat. Le chef du RSP a d’abord dit qu’il ne veut pas devancer l’iguane dans l’eau et que le tribunal va statuer. Il a fini par répondre à la question en disant que tout dépend des moyens à leur disposition. La liste des témoins cités par l’argentier militaire s’est allongée avec les comparutions respectivement en 17è, 18è et 19è positions du Colonel Badaye Fayama, du Lieutenant Tegawendé Yaméogo et de l’Adjudant Aloïse Bationo.

Le Commandant Pooda désolé

Le commandant a cité l’ancien ministre de la Défense et ancien chef d’Etat-major général des armées pour qu’il évoque les menaces dont il était l’objet à un moment donné. Mais le colonel à la retraite a dit ne plus s’en souvenir. Ce dont il a dit avoir souvenance sont les problèmes de ce subalterne pour des prêches dans la caserne pour lesquels il lui a été rappelé que ce n’est pas le lieu indiqué. Il se souvient aussi que le commandant est passé le voir à domicile pour un projet de sa femme (transformation de l’igname en couscous) menacé de retrait par un tiers ; et pour lequel il a bénéficié de son soutien.

L’ancien ministre de la Défense a dit ne plus se souvenir avoir confié personnellement la vérification des comptes de l’Union sportive des forces armées (USFA) ni non plus des demandes d’audiences du commandant par rapport à des menaces. L’intendant militaire s’est dit désolé par rapport au témoignage du colonel qui, dit-il, ne lui a pas fait de cadeau quand il était en activité.

L’autre témoin cité, le Lieutenant Tegawendé Yaméogo, en réponse à une question de l’accusé, a dit qu’il n’a pas donné de l’argent à l’argentier militaire pour préparer un coup d’Etat. Il a également nié que l’armement entreposé à l’OCAC (6 kalachnikov) soit la propriété du comptable mais celle du service. En réponse à une question de l’avocat du commandant, il dira que le bureau de ce dernier a été renforcé par une porte isoplane pour sa sécurité L’’intéressé ajoutera qu’il a pratiqué une ouverture dans la porte histoire de savoir qui frappe avant d’ouvrir.

Le dernier témoin cité par le commandant est celui avec qui il n’est pas en bons termes. Il s’agit de l’adjudant Aloïse Bationo, comptable de formation lui aussi. Un subordonné qui, dit-il, n’a pas de respect pour lui, ne répond pas à ses saluts et avec lequel il y a promiscuité après sa réhabilitation. L’illustration de cette relation de chien et de chat a été donnée à l’audience lorsque le commandant lui a demandé pourquoi il ne le respecte pas en tant que son supérieur. L’adjudant a demandé à son tour, pourquoi il devrait le faire. Il dit par la suite, en réponse à une question de l’avocat du commandant, qu’il ne voit ce dernier que dans sa voiture et à ce moment il ne peut pas lui demander de l’identifier pour le saluer ensuite.

Le commandant avait commencé à lui poser des questions sur ses malversations à l’OCAC quand le président du tribunal lui fait savoir que la juridiction est saisie des faits d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui le concernent personnellement et non d’autre chose. L’intendant Pooda dit qu’il n’a plus de question à poser au témoin qui, avant de s’en aller l’a lorgné et dit quelque chose que beaucoup de gens dans la salle n’ont pas entendu. S’agit-il d’injures ? de menaces ? Toujours est-il que le tribunal a exigé qu’il présente des excuses au commandant. Il s’est exécuté en se mettant au garde-à-vous. Son supérieur d’intendant le lui a rendu et a serré sa main.

La presse, première source d’information

Les témoins cités par le Commandant Bernardin Poda n’ont pas été les seuls à défiler à la barre. Il y en a eu d’autres. C’est le cas du Commandant Salfo Kaboré en service à la première région militaire (Kaya) depuis bientôt 2 ans. Comparaissant en 4 è position, il a dit connaître le Capitaine Diapagri Luther Ouali avec qui il a fait les bancs. Par rapport aux faits au centre du procès, il reconnaît que son camarade d’école lui a laissé un jour sa voiture pour aller à Bobo. Ce témoin à qui il n’y avait pas beaucoup de questions à poser a rapidement laissé la place à un autre, le lieutenant-colonel Balibi Ido, directeur central des transmissions des forces armées.

Dans le lot des accusés, il dit connaître le Commandant Poda, le Capitaine Boulédié Bayoulou, le Sergent Babou Naon, un de ses parents, et le Capitaine Ouali avec qui il a fait l’Ecole des forces armées (EFA) de Bouaké en Côte d’Ivoire. A ce titre, il est également promotionnaire de l’aide de camp du président ivoirien, Raphaël Logbo qu’il n’a plus jamais vu ni appelé au téléphone depuis qu’ils se sont quittés. Par rapport aux faits, il dit les avoir appris par la presse nationale.

Là-dessus, Me Benoît Sawadogo, avocat de la partie civile, a voulu savoir quel service de l’Armée est chargé des renseignements généraux. Le lieutenant-colonel a répondu que cela incombe à la division Information de l’Etat-major général des Armées qui a des démembrements dans les autres corps.

Le substitut du commissaire du gouvernement, le Commandant Abdoul Karim Traoré, est intervenu pour dire, en tant qu’officier militaire d’infanterie et au vu des questions sur les renseignements qui sont de plus en plus posées, que tout militaire ayant eu vent d’une information portant atteinte à la sûreté de l’Etat doit la porter à la connaissance de son supérieur hiérarchique.

Refus de répondre à certaines questions

Le Commandant Harouna Zampaligré, chef de la division Information de l’Etat-major de l’Armée de terre a succédé au lieutenant-colonel. Il a dit lui aussi avoir appris globalement la tentative de putsch par la presse. Face à l’étonnement du président du tribunal au regard de son poste, il a dit avoir été saisi au sujet de la présumée conspiration par son promotionnaire et accusé le commandant Sié Kambou.

Depuis son lieu de stage au Mali, le commandant, a-t-il dit, lui a fait savoir que le Capitaine Boulédié Bayoulou lui a parlé un jour d’un coup d’Etat. Mais, il ne l’a pas pris au sérieux. Me Farama demande au témoin si ses services ont été au courant, entre 2000 et 2003, de la préparation d’un coup de force. Le chef de la division Information dit que la question ne fait pas l’objet de sa comparution. L’avocat dit au président du tribunal de faire noter par le greffier que le témoin refuse de répondre à la question. Me Hamidou Sawadogo, avocat du Commandant Kambou, lui fait confirmer qu’il a dit à son client d’aller faire sa déposition devant le juge d’instruction par rapport à ce qu’il sait de la tentative de menée subversive. L’avocat lui demande son sentiment concernant l’inculpation du Commandant Kambou à qui il avait donné des assurances avant sa comparution. Le Commandant Zampaligré s’est dit étonné mais a laissé entendre que le juge d’instruction a sans doute des éléments à sa disposition que lui ne possède pas. En réponse à une question du Capitaine Bayoulou lui même, il dira ne pas être au courant de l’incident entre son promotionnaire et le juge de l’instruction qui a été à la base de son inculpation.

Ouali contre les prières pour les autorités

Le chef de la division Information a laissé sa place au Sergent Nana Ambroise, chauffeur de la première dame. Il dit ne rien connaître de l’affaire en jugement au sujet de laquelle aussi il n’a jamais été contacté. Il reconnaît seulement avoir pris un pot avec le Sergent Naon.
A ce témoin à qui il n’ y a pas eu de questions à lui poser a succédé l’Adjudant Bebou Bassolet en service à la Direction centrale du matériel. Il dit ne connaître aucun des accusés. Pourtant. il a été interpellé le 13 octobre 2003 et détenu à la Gendarmerie 38 jours durant parce que son nom est apparu sur l’agenda du Capitaine Ouali.

Il est présenté comme celui devant fournir des pièces détachées au capitaine. L’adjudant a dit n’avoir jamais été contacté à cette fin ni par le capitaine, ni par quelqu’un d’autre. Le Sergent Norbert Toé de la Garde nationale, le témoin suivant, a dit connaître le Capitaine Ouali qu’il a rencontré pour la première fois à une rencontre de prière qu’il dirigeait. Au cours de celle-ci, a dit le sergent, il a demandé des prières pour la nation et pour ceux qui ont été élevés en dignité conformément à un passage de la Bible ( 1 Timothée 2) qu’il a été autorisé à lire à l’audience. En d’autres termes, il s’agit des autorités. Au cours de débats à l’issue de la prière, poursuit le sergent, le Capitaine Ouali s’est élevé contre les prières pour les autorités. Après, l’élément de la Garde nationale a dit avoir rencontré le capitaine une deuxième fois au cours de laquelle il lui a fait part des torts subis de la part du pouvoir et aussi a dit que Dieu suscitera un groupe qui va punir les autorités.

Etonnement et scepticisme de Halidou Ouédraogo
L’avocat du Capitaine Ouali, Me Adrien Nion, dira que son client n’a pas expressément demandé au sergent de participer à un coup de force. Ce qui a été dit, a-t-il relevé, est une déduction tirée d’un passage biblique. Me Farama, de son côté, demandera au témoin s’il y a un passage de la Bible relatif aux coups d’Etat. Non, a répondu l’intéressé.

L’enseignant d’université, Etienne Traoré étant absent, comme d’ailleurs le Professeur Joseph Ki-Zerbo qui est souffrant, c’est Halidou Ouédraogo, président du MBDHP, de l’UIDH et du Collectif qui a été appelé à la barre à 10 h 08 mn. Il s’est dit d’abord étonné de sa présence à la barre avant de dire, par rapport aux faits, qu’il les a suivis et pris position en tant que défenseur des droits humains. Le substitut du commissaire du gouvernement lui demande si des militaires ont déjà participé à des manifestations du Collectif. Le président du pays réel dit ne pas être en mesure de le savoir et pense que toute personne épousant la plate-forme revendicative du Collectif est susceptible de participer à ses manifestations.

Me Julien Lalogo demande à Halidou Ouédraogo de dire comment sont organisées les marches du Collectif. Après la réponse de l’intéressé, le président du tribunal dit ne pas percevoir le lien avec la tentative de putsch. Si, lui a répondu l’avocat étant donné qu’il a été dit que des militaires devraient infiltrer une marche du Collectif et perpétrer un coup d’Etat. Le témoignage de Halidou Ouédraogo s’est achevé à 10 h 25 mn par une question de Me Sombié quant à son sentiment sur la tentative présumée de putsch. Il dira que son sentiment est mitigé, qu’il reste sceptique. Sur ce, le président du tribunal suspend l’audience.

Comparution inhabituelle d’un enquêteur

A la reprise à 11 h, quatre témoins cités par les sergents-chefs Souleymane Zalla et Abdoulaye Konfé ont comparu. Il s’agit des sergents-chefs Patrice Kini et Issa Nébié, du Capitaine Joseph Moussa Céleste Coulibaly et de l’Adjudant de Gendarmerie Saïdou Zon. Aux trois premiers, il leur a été demandé de confirmer la présence des 2 accusés à l’enterrement, en juillet 2003 du Sergent-chef Sié Poda, un du RSP, pour lequel ils ont uniquement fait le déplacement de Ouaga.

Quant au 4è témoin qui a mené l’enquête, il lui a été demandé de dire comment il s’est procuré le croquis de la Présidence du Faso attribué aux deux sous-officiers et annexé aux pièces de leurs dossiers. L’adjudant a répondu que ce sont les accusés qui l’ont dessiné eux-mêmes à la Gendarmerie nationale. Le Sergent-chef Konfé dit qu’il a fait le croquis sur demande de l’enquêteur qui voulait savoir s’il connaît la Présidence. Le Sergent-chef Zalla dit de sa part qu’il n’est pas l’auteur du croquis qui lui a été présenté après l’interrogatoire de l’autre sergent-chef. Le commissaire du gouvernement, Abdoulaye Barry, intervient pour dire que s’il avait su que le pandore a participé à l’enquête il n’allait pas le laisser comparaître car ce n’est pas habituel qu’un officier de Police judiciaire le fasse pour répondre de son travail.

Me Franceline Toé/Bouda, avocate du Sergentchef Konfé, dit que le pandore doit exceptionnellement comparaître parce que si le croquis doit faire foi, il doit expliquer pourquoi il a demandé qu’il soit établi. Me Nion demande à savoir la nécessité du plan d’attaque alors qu’il n’a jamais existé. L’adjudant de Gendarmerie répondra d’abord que c’était pour avoir l’assurance de ce qui se tramait avant de dire finalement, en réponse à une question de Me Issa Diallo, qu’il n’y avait aucun intérêt à faire établir le croquis. Me Farama répondra au commissaire du gouvernement par rapport à la comparution des enquêteurs que cela n’est pas illégal mais est bel et bien permis.

Les témoins des 2 sergents, qui ont finalement renoncé à faire défiler le reste, ont laissé la place à ceux cités par le collectif d’avocats de Norbert Tiendrébéogo. Il s’agit de Chériff Sy, directeur de publication de l’hebdomadaire « Bendré » et militant du Front des forces sociales (FFS, parti de l’accusé Norbert Tiendrébéogo), de Brice Yogo, 1er vice-président du FFS. Ils ont tous nié avoir été informés de l’organisation par le président du parti, seul ou avec le Collectif, d’une marche entre 2001 et 2003.

Le président du tribunal, Franck Compaoré, a suspendu l’audience de la matinée à 13 h pour la reprendre à 1 7 h avec l’audition du témoin Kassim Camara pour laquelle le greffier va être sollicité pour servir d’interprète ; l’intéressé disant ne pas comprendre français .

Le Pays

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