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Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

Publié le dimanche 4 octobre 2020 à 17h42min

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Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

Le village de Tissé, dans la commune rurale de Tchériba (Boucle du Mouhoun), les femmes brandillent fièrement leurs cheveux naturels. A travers une technique de coiffure culturellement transmise appelée « coiffure de la vieille mère », les femmes expriment leurs beautés et leur art. Au cours d’un court passage le 27 septembre 2020, nous avons rencontré ces femmes.

Tissé, une localité dans la commune de Tchériba, dans la province du Mouhoun. Située à mille lieux de Ouagadougou, la capitale, elle est méconnue du commun des Burkinabè. Lorsqu’on parle de Tissé, on pense à un hameau perdu derrière les champs. En effet, aller à Tissé en venant de Ouagadougou, c’est un véritable calvaire. La route qui y mène, depuis Tchériba, est un véritable chemin de croix. Naturellement ! C’est une route non bitumée, pavée de nids de poule, des creux, des dénivellations et traversée par des marres d’eau.

Pourtant, c’est une localité riche en variétés agriculturales et artistiques. En effet, tout voyageur partant pour Tissé peut observer le long de ladite route des merveilles. De gauche à droite se longent des broussailles, des champs de cotons, du mil, du maïs, etc. mais surtout des habitants souriants et joyeux. Le village n’a ni d’électricité, ni d’antennes téléphoniques ou infrastructures de communications électroniques. Mais les habitants ne cachent pas leur joie et leur enthousiasme face à ce que la nature leur donne au quotidien.

Le peuple Nounouma.

Ce qui est remarquable, c’est quand arrive un voyageur a Tissé. Il est frappé par le sourire et l’hospitalité des habitants. La fatigue due au du trajet, c’est oublié. Une joie immense parcourt le village et le calme paisible y règne. Sans compter la complicité du paysage verdoyant, les fleurs des épis du mil, les odeurs des fleurs du coton, l’air frais des plantes et l’ombrage. Tissé, c’est une localité où les habitants s’attroupent et les femmes battent encore les mains pour accueillir l’étranger. Lire la suite

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Vos commentaires

  • Le 5 octobre 2020 à 12:05, par Wonkô En réponse à : Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

    Merci aux journalistes du Faso d’être allés à la rencontre-redécouverte de nos cultures si riches , si diverses, si originales et tellement si belles !
    Je dirais que dans les années 1960/1970 cette coiffure dite de "la grand’mère" était très répandue dans les environs de Safané, Boromo, etc.. C’est donc une redécouverte et un juste retour des choses.
    Bravo au journaliste reporter et je l’invite à persévérer car il serait intéressant de questionner les coiffeuses pour connaître ce qui se trouve sous les tresses et qui forment la bosse que l’on voit
    Bref un écrivain bukinabé esquisse une description de cette coiffe qui est dénommée "n’dom’bo" dans son livre intitulé "Histoires irrévérencieuses d’un parcours initiatique dans le Bwamu" chez l’éditeur édilivre.

  • Le 5 octobre 2020 à 17:08, par Cheikh En réponse à : Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

    J’ai lu avec avidité, soucieux enfin de pouvoir lever dans ma tête une ’équivoque, à savoir la différence entre le peuple "Nounouma", "Nunni" et kô"., que certains comme moi, n’hésitent pas à confondre à tort.
    Mais bref, tel n’étant pas l’objet ni le but de l’article, merci beaucoup de tes éclairages, j’orienterai mes faisceaux ailleurs !

  • Le 6 octobre 2020 à 00:27, par Mechtilde Guirma En réponse à : Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

    Kaïïï, I kabré, I kabr kabr, t’em nag nem guiéfo.

    Ces belles femmes doivent être conduites au Moro-Naaba pour épouses dans le cadre de l’intégration régionale.

  • Le 7 octobre 2020 à 22:09, par Wonkô En réponse à : Culture Nounouma (Burkina Faso) : La beauté des femmes révélée à travers une coiffure locale

    En réponse à Cheikh
    Je me garderai bien de vous donner des conseils ; je vous propose d’aller à la source des vrais savoirs assoupis dans la mémoire de nos populations rurales qui ne demandent qu’à se livrer dans des restitutions souvent " brutes de fondu" sur leurs connaissances, leurs souvenirs , leurs détentions mémorielles si généreuses et tout à fait authentiques ! il faut juste savoir "avoir l’oreille bien curée", l’esprit impartial ouvert, disposer du temps qui ne doit compter en aucun cas ’c’est-à-dire donner le temps sans le chronométrer" :
    Bref, il s’agit dans ces cas d’ être là, ici et maintenant pour que rien de l’instant présent ne vous échappe.
    Bonne soirée

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