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Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • jeudi 28 novembre 2019 à 23h19min
Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

Le président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB), Denis Ouédraogo, et l’ensemble des directeurs généraux des sociétés ont animé, ce jeudi 28 novembre 2019 à Ouagadougou, leur conférence de presse annuelle en vue de présenter l’actualité des performances du marché des assurances au Burkina Faso et partager un aperçu des défis à relever dans le secteur.

Porter à la connaissance du grand public les chiffres enregistrés au cours de l’année 2018, informer la communauté des assurés de l’utilisation qui est faite de leurs primes et cotisations et sensibiliser les populations à l’importance des assurances. Ce sont, entre autres, les objectifs visés par cette conférence annuelle de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB), a expliqué le président de l’APSAB, Dénis Ouédraogo. C’est aussi l’occasion de faire le bilan des activités réalisées en 2018 et de donner certains éclairages sur les actions des sociétés d’assurance qui ne sont pas toujours vues d’un bon œil par les populations.

S’agissant du bilan des activités de 2018, Serge Ramdé de l’APSAB a fait savoir que, de façon générale, les sociétés d’assurance au Burkina Faso se portent bien, et cela est visible au niveau du chiffre d’affaires enregistré. Un chiffre d’affaires s’élevant à 66, 49 milliards de F CFA au 30 octobre 2019, soit une hausse de 13,29% par rapport à la même période en 2018. Selon M. Ramdé, cela laisse également entrevoir un chiffre d’affaires annuel 2019 de plus de 92 milliards, et les primes émises du marché devraient passer au-dessus de la barre symbolique des 100 milliards de F CFA en 2020.

En plus de cela, il a montré que le résultat de l’activité est de 8,23 milliards de F CFA répartis entre les sociétés de dommage et les sociétés d’assurance-vie, avec une masse salariale de 6,905 milliards F CFA en 2018 contre 6,700 en 2017. Outre cela, le secteur des assurances enregistre une augmentation du capital social qui est passé de 1 milliard à 3 milliards de F CFA en 2019.

Une vue des journalistes et agents des sociétés d’assurance présents à la conférence de presse annuelle

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt ; le taux de non-assurance au niveau des automobiles tourne autour de 40% et le taux d’assurés pour l’assurance-vie est à peine 1%, ce qui montre que la question des assurances au Burkina Faso n’est pas encore ancrée dans la mentalité des populations, a souligné le président de l’APSAB.

« Car la plupart des gens s’assurent à cause des contrôles policiers, alors qu’il faut d’abord penser à autrui, les dommages que les véhicules peuvent causer en cas d’accident », a-t-il expliqué. Et d’ajouter que contrairement à ce que pensent les gens, l’assurance n’est pas un luxe mais plutôt une nécessité ; parce que c’est une responsabilité civile. Et tous ces aspects sont des défis à relever par les sociétés d’assurance au Burkina Faso.

Dénis Ouédraogo, président de l’association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina

C’est pourquoi le président de l’APSAB a invité les populations à avoir une culture de l’assurance ; pas seulement pour les assurances obligatoires, mais aussi pour les autres types d’assurance facultatifs mais qui peuvent contribuer à leur développement et à leur épanouissement.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 29 novembre à 09:22, par Wendmi En réponse à : Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

    Une hausse de 13,29% du chiffre d’affaires et pour quelle qualite de service pour les assures ? Quant j’imagine que la reparation des sinistres se fait au pifometre, j’ai envie de dire que souscrire a une police d’assurance automobile est seulement necessaire pour eviter les emmerdes avec les forces de securite.

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    • Le 29 novembre à 11:59, par SIBIDOU En réponse à : Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

      Bonjour Monsieur,
      Et pourtant je crois que nous faisons de notre mieux.
      Un ami résidant au Canada m’informait il n ’ y a pas longtemps que son assureur bâtiment l’obligeait a remplacé sa chaudière sous prétexte qu’elle est vieille. Et pourtant elle marche bien. il a du acheter une nouvelle chaudière pour ne pas voir sa police résiliée. L’assurance du bâtiment étant obligatoire il n’avait pas le choix. Voilà des cas où l’assureur prend sa prime et s’assure que le risque ne survienne pas sauf dans le cas du pure aléa. Si cela devait s’appliquer ici ......
      Quant à la lenteur, si vous n’avez pas souscrit une assurance pour protéger votre véhicule des dommages qu’il pourrait subir (dans ce cas la prise en charge est rapide pour peu que votre déclaration soit complète : devis, photos du véhicule sinistré faisant ressortir les dommages et l’immatriculation) et que c’est l ’assureur de votre adversaire qui doit réparer votre véhicule là il faut se lever tôt. Car, tant que le PV de constat n’est pas déposé chez l’assureur en question, il ne peut pas vous prendre en charge. Il faut donc poursuivre le PV. Il faut aussi le dire les assurés n aident pas à les aider. Je vous donne un exemple, vous êtes dans une file un autre véhicule vient vous percuter à l’arrière, ici sans être dans le secret des dieux votre responsabilité est nulle. Dans ce cas intéressez vous au véhicule qui vous a causé du tort : marque du véhicule, n° d’immatriculation, cie d’assurance, contact de votre adversaire...Ces informations seront très utiles pour avancer le dossier. Les gens ne le font pas, vous leur posez les questions ils vous répondent : la police a fait le constat. Ok la police a fait le constat, mais c’est pas la police qui répare votre véhicule. Les diligences sont autant pour les assurés que pour les assureurs. Au moment de votre déclaration d’accident , poser des questions sur la conduite à tenir pour aller vite. L’assurance est mal nécessaire.

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  • Le 29 novembre à 10:37, par ô pays mon beau peuple En réponse à : Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

    Il paraît que tout est en lambeau, tout s’écroule au Burkina et c’est où vous trouvez ces chiffres ? Même les statistiques de Standard and Poor’s semble irréalistes dans un pays totalement à genou . C’est ce que l’opposition , les syndicats et autres sociétés civiles tiennent comme propos à chaque sortie médiatique. Comment des gens peuvent forcer de vendre une image désastreuse de leur propre pays juste pour désapprouver un pouvoir qu’il déteste sans se soucier des effets pervers que cela peut engendrer pour le pays ? Et si on dit qu’il y a un plan savamment orchestré pour déstabiliser le pays au même titre que celui des terroristes les gens trouveront quelques choses à dire. C’est pitoyable !

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  • Le 30 novembre à 09:29, par Leproff En réponse à : Marché des assurances au Burkina : Un chiffre d’affaires en hausse de 13, 29%

    Je me demande pourquoi la police se mêle de la question des assurances. Je veux savoir quel est le deal entre la police et les compagnies d’assurance.
    Sinon, je vous assure que si la police ne m’emmerdais pas dans la circulation, je ne sais pas pourquoi je prendrais une assurance. En 2016, j’ai dérapé en voulant faire un dépassement et je me suis retrouvé dans un fossé, il y a eu des blessés. Après avoir déposé tous les documents du véhicule et du constat à mon assureur, c’est 06 mois après qu’on appelle pour demande si ça va et d’envoyer les certificats médicaux et que sais je encore pour les remboursements. Les dégâts du véhicule on en parle même pas. Je ne les ai même pas répondu jusqu’aujourd’hui. L’assurance c’est de l’escroquerie au BF, dès qu’il y’a un problème, ils trouvent tous les moyens pour s’en décharger.

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