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Centre de formation Noëlie Beauty : Onze nouvelles coiffeuses prêtes à voler de leurs propres ailes

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 22 juillet 2019 à 20h55min
Centre de formation Noëlie Beauty : Onze nouvelles coiffeuses prêtes à voler de leurs propres ailes

La cérémonie de sortie de la deuxième promotion des coiffeuses certifiées du centre de formation Noëlie Beauty a eu lieu le samedi 20 juillet 2019. Composée de onze nouvelles diplômées, cette promotion a eu pour marraine l’artiste plasticienne Suzanne Songa/Ouédraogo.

Fondé en 2017 par Marie Diallo/Kaboré, coiffeuse de formation, le centre de formation Noëlie Beauty a fêté la sortie de la deuxième promotion de ses élèves-coiffeuses. C’était le samedi 20 juillet 2019, dans l’enceinte dudit centre de formation. « J’ai d’abord ouvert le salon de coiffure le 20 octobre 2015. À la fin de l’année 2015, je me suis dit ‘‘pourquoi pas penser à un centre de formation ?’’ », relate la fondatrice. La première promotion du centre de formation Noëlie Beauty a réalisé 100% à l’examen du Certificat de qualification professionnelle (CQP). La présente promotion a réédité l’exploit, ce qui réjouit Mme Diallo : « Deux fois le centre a fait du 100%. Je suis vraiment satisfaite, c’est une grande joie et une fierté pour moi ».

Après quatre ans de fonctionnement, la promotrice tire un bilan satisfaisant : « Nous sommes passée d’un salon de coiffure à un centre formation ». En plus, « je suis déjà à une vingtaine de jeune certifiées, en seulement deux promotions ».

L’artiste plasticienne Suzanne Songa/Ouédraogo a été la marraine de cette cérémonie de sortie. Elle a invité ses filleules à ne pas baisser les bras, et à être créatives tous les jours. « Il n’y a pas de sot métier. Il faut qu’elles (les filleules) sachent également que ce qu’elles ont acquis aujourd’hui n’est que le début de quelque chose : il faut maintenant qu’elles fassent leurs preuves, qu’elles continuent de se perfectionner, de travailler à s’améliorer », a conseillé Mme Songa.

Selon la marraine, il y a un trait d’union entre la coiffure et son métier qu’est la peinture. Parce que les deux se retrouvent dans le lot des arts plastiques et des arts appliqués. Elle a invité également les uns et les autres à changer de mentalités : la coiffure est considérée par certains comme un métier qu’embrassent les « ratés de la société ». « J’aimerais leur dire qu’ils se trompent, parce que la coiffure est une autre forme d’art et c’est un métier noble. Il faut de la créativité, il faut être inspiré pour pouvoir créer, pour pouvoir faire quelque chose avec ses mains », a expliqué la marraine.

Au cours de cette cérémonie, les onze sortantes ont reçu chacune une attestation. Chacune a défilé avec un mannequin qu’elle a elle-même coiffé et maquillé. Ce défilé a été noté par un jury qui a récompensé les cinq meilleures. Sandrine Ouoba a terminé première de cette compétition. Elle a invité toutes les filles ayant l’amour de la coiffure à se former. « Je remercie mes professeurs qui m’ont beaucoup aidée avec leur savoir-faire, je remercie aussi mes camarades pour leur soutien. J’envisage de continuer, pour être professeure en coiffure », a confié la lauréate.

Le centre de formation Noëlie Beauty connaît des difficultés qui limitent sa contribution à la lutte contre le chômage.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Korotoumou DJILLA (stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 22 juillet à 23:43, par Dibi En réponse à : Centre de formation Noëlie Beauty : Onze nouvelles coiffeuses prêtes à voler de leurs propres ailes

    Très belle initiative et on espère que de telles formations sont de plus en plus axées sur la densification-valorisation de la beauté de la Femme africaine.
    Cette beauté qui souligne son identité par le respect des attributs naturels de son corps et de ses cheveux.
    A cette fin, il faudra faire retour à nous mêmes, à nos héritages esthétiques quant à l’entretien et à la mise en valeur de nos cheveux et de nos coiffures en tant que front de lutte culturelle.
    La désaliénation culturelle et le respect de soi-même passent aussi par là.
    On est dépité voire dégouté de voir des jeunes filles et femmes africaines chauves ou dépigmentées de peau à force de maltraitances physico-chimique de leur peau et cheveux, dans le but d’être en phase avec les canons de l’esthétique du monde blanc et donc de ressembler à des femmes blanches occidentales.
    C’est laid et c’est un signe évident d’aliénation culturelle ; une conséquence du marquage corporel de la Nègresse de la plantation de traite négrière ou du mimétisme colonial ou néocolonial.
    Enfin n’oublions pas que le marché du faux cheveux de la femme africaine, des crèmes corrosives et dépigmentes importées d’Occident ou d’Asie pour sa consommation, coutent aux économies africaines par an, la bagatelle de plus de 7 Milliards de FCFA. De quoi étoffer le tissu industriel local, construire des écoles, des dispensaires, des maternités, des routes ou des puits... Bref, un manque à gagner énorme pour les économies locales.
    Il est plus que temps de nous ressaisir et repenser l’inscription culturelle de nos corps. Que les nouveaux instituts d’esthétique du corps nous aident à renouer avec nos héritages propres des soins du corps et des cheveux. A les découvrir.
    Cela nous sortira de ce mimétisme honteux de guenon ; un mimétisme aliénant et déculturant que devra combattre culturellement par la pédagogie tout régime sérieux, conscient des enjeux et non abonné au néocolonialisme étouffant et débile.
    Qui dit cheveux dé-crépus ou peau dépigmentée, dit tête pleine d’aliénation !
    Vive la coiffure Nappy Hair !
    Et vivent les écoles qui forment dans ce sens !
    Et qu’elle est ainsi très belle et rayonnante la Femme africaine !
    Na an lara, an sara !

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  • Le 23 juillet à 15:31, par Bigbalè En réponse à : Centre de formation Noëlie Beauty : Onze nouvelles coiffeuses prêtes à voler de leurs propres ailes

    Bravo Mme Diallo/Kaboré Marie. Vous vous comportez en mère de famille pour ces jeunes filles dont la plupart viennent de familles défavorisées ! Dieu saura vous récompenser à sa juste valeur ! J’admire votre approche de commencer avec un petit nombre d’élèves qui vous permet de cerner tous les risques d’une telle entreprise qu’est la formation professionnelle dans le domaine de la coiffure. Il faudrait garder à l’esprit cette humilité qui ne t’a jamais quitté et prier Dieu pour avoir un bon partenariat qui te permette d’avoir un terrain suffisamment large et des moyens financiers suffisants pour construire un vrai centre de formation ! Que Dieu te vienne en aide afin que tu puisse réaliser cet investissement. Comme tu porte le même prénom que La Mère de Jésus, elle fera certainement la commission auprès de son divin fils. Bravo à tous vos élèves pour leur brillante réussite ! A l’année prochaine pour la 3ème promotion ! André OUEDRAOGO

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