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An 4 du projet de scolarisation accélérée / PASS+ : Plus de 150 000 enfants hors école ont été récupérés

Accueil > Actualités > Société • • jeudi 13 juin 2019 à 17h00min
An 4 du projet de scolarisation accélérée / PASS+ : Plus de 150 000 enfants hors école ont été récupérés

Dynamisme, travail d’équipe

Les parties prenantes au Projet régional d’enrôlement des enfants hors école par la stratégie de scolarisation accélérée/ Passerelle (PASS+) étaient en réunion à Ouagadougou, pour une consultation sous régionale. Le but de la rencontre était d’apprécier les progrès réalisés au cours de l’année 2018-2019, de discuter des stratégies de mise en œuvre pour la prochaine année et d’échanger sur l’engagement des acteurs suite au transfert de compétences du Secrétariat Permanent aux Etats

Le Projet d’Accès à l’école primaire par la Stratégie de Scolarisation Accélérée à travers les centres à Passerelle (PASS+) est mis en œuvre depuis juillet 2016 au Burkina Faso au Mali, au Niger et vise à ramener sur les bancs de l’école formelle, des enfants de 6 à 14 ans. Pour les trois pays concernés, un effectif de 60.145 sont visés.

-  Tout comme les années précédentes, les acteurs se sont donc réunis à la fin de l’année scolaire pour faire le bilan et envisager la suite. Ce projet dont la première phase se termine en 2020 a effectivement permis à ce jour de récupérer 152.193 enfants hors école qui étaient en marge du système scolaire au Burkina Faso.

Cardon

Les succès sont nombreux, avec certains enfants qui ont effectivement saisi l’opportunité offerte pour reprendre leur éducation formelle. Après une année passée dans un centre, les enfants sont transférés en classe de CE2. Tel est le cas de Fabrice Dabiré, du Burkina, résident dans le Sud-Ouest, qui avait quitté l’école pour aider sa mère veuve dans les champs.

Il témoigne : « J’ai quitté l’école en classe de CE2. Ma mère voulait que je retourne à l’école, mais n’a pu me faire entendre raison. Quand le centre SSAP a été ouvert juste en face de notre habitation, j’ai accepté de m’inscrire. Aujourd’hui, je suis content d’être à nouveau à l’école. Je suis le 1er de ma classe. Je veux devenir médécin ».

La jeune Noella Dabiré, elle est en classe de CE2, transférée d’un centre SSAP, également major de sa classe, et aux dires de son enseignante Mme Eunice Gnoumou qui a recueilli dans sa classe 13 élèves des centres à passerelle, la plupart de ces enfants ont un très bon niveau.

Fabrice

Les responsables n’ont pas voulu occulter d’autres réalités du projet, qui comporte des leçons apprises, et le contexte sécuritaire qui l’affecte à certains endroits. Ceux-ci ont été examinés, ainsi que les recommandations de l’atelier 2018. Les bonnes pratiques et les réponses à la détérioration du contexte sécuritaire faisaient également partie de ces discussions qui ont abouti aux recommandations suivantes :

-  Le renforcement des mécanismes de gestion des risques sécuritaires dans la mise en œuvre réussie des opérations sur le terrain
-  le renforcement des actions relatives au genre et à l’inclusion ;
-  l’amélioration des capacités d’encadrement pédagogiques des animateurs ainsi que le système de suivi-évaluation par le respect du calendrier de collecte et la qualité des données,
-  la mise en œuvre du plan de suivi des recommandations de l’audit, et une meilleure capitalisation des acquis du projet PASS+ dans le contexte du transfert de compétences du Secrétariat permanent sous régional aux Etats.

Des participants livrent ici leurs impressions

Roukiatou Dembele

Directrice régionale par intérim de la Fondation StrØmme /Afrique de l’Ouest

Des résultats ont été engrangés pendant les 3 dernières années, et un certain nombre d’indicateurs sont au vert. Le partage d’expériences des pays, des bonnes pratiques ainsi que les aspects liés aux innovations ont été un moment d’apprentissage réjouissant.

A l’intention des équipes pays, notre façon de travailler reflète l’intégration, une synergie d’action où l’on ne fait pas la distinction entre une équipe de Plan et une équipe de StrØmme. Cet esprit d’équipe doit continuer de prévaloir pour le bien être des communautés que nous sommes en train de servir. C’est un message fort que je lance, celui de continuer à consolider ces acquis.

Ce qui fait la force de PASS+, c’est le genre et l’inclusion. Le projet a enregistré 49% en la matière au niveau des centres PASS+ pour les filles. C’est un taux encourageant comme résultat. En tant que femme, le fait même de donner du travail à des femmes qui sont animatrices, et avoir des superviseurs et des coordonnateurs à différents niveaux et qu’on puisse entreprendre des actions et aussi que cela puisse faire partie des décisions pour que le genre puisse être promu à tous les niveaux est réjouissant.

Ole

Romain Cardon, Coordonnateur régional du projet PASS+

Mes impressions de l’atelier sont fantastiques. Je suis ravi. Une nouvelle fois qu’un tel atelier montre le dynamisme et le travail d’équipe qui règnent au sein de ce consortium PASS+ et qui réunit l’équipe de Plan International et de la Fondation StrØmme au Mali, au Niger, au Burkina Faso, avec la participation de Plan International Canada et la Fondation StrØmme Norvège.

Ce qui nous a permis de vraiment faire le bilan de l’année qui s’est écoulée, et d’ajuster notre stratégie d’intervention et pouvoir fournir les orientations nécessaires aux équipes pays pour convier à leur tour ces ateliers annuels dans les pays respectifs, afin de maintenir le même niveau d’exigence et de qualité dans la mise en œuvre des activités. Je suis extrêmement ravi du niveau de participation et des contributions au cours de cet atelier.

Le message principal est en lien avec le contexte sécuritaire qui a connu des évolutions ces derniers mois ; on en a beaucoup discuté, et cela a donné lieu à beaucoup de débats et de très bonnes idées. Il est essentiel que l’on puisse parvenir à mettre en application les orientations et les stratégies pour assurer d’une part la sécurité des bénéficiaires des staffs et des partenaires, tout en assurant en même temps la continuité des actions.

Je pense que les partenaires de choix à ce sujet-là, ce sont ceux avec lesquels nous travaillons pour trouver des solutions endogènes et locales afin d’assurer l’accès à une éducation de qualité genre sensible et inclusive pour les communautés avec lesquelles nous travaillons.

Le 2e message, c’est de maintenir l’énergie et le dynamisme que l’on connait jusqu’à présent pour toujours assurer le même niveau de qualité qui est extraordinaire sur ce projet.

Rokiatou Dembele

Hana GUNN, gestionnaire principale de programme, Plan International Canada

Ce projet avance vraiment bien vers la réalisation de ses objectifs ; il atteint ses cibles. J’ai l’impression que nous travaillons dans un consortium très dynamique en partenariat entre Plan International et la Fondation StrØmme et que nous avons une très bonne implication de tous nos partenaires au niveau des 3 pays que sont le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Le message que j’ai pour les équipes pays, c’est vraiment de continuer avec la mise en œuvre du projet qui met l’accent sur la qualité des interventions. On a eu beaucoup de succès jusqu’à présent en particulier, en termes d’intervention liées à l’égalité entre les genres, et aussi maintenant, on est en train de renforcer nos interventions en termes d’éducation en situation d’urgence. Je crois que ces éléments sont très importants, et j’encourage les équipes pays à poursuivre leur plaidoyer au niveau de leurs partenaires étatiques pour continuer à capitaliser sur les acquis qu’on a recueillis à ce jour.

Ole Morten Stavland

Je suis très impressionné par l’efficience du projet et j’apprécie aussi la très bonne coopération ente Plan International et la Fondation StrØmme. Je suis impatient de voir comment les choses vont évoluer. Je pense que les équipes devront veiller à ce que les leçons apprises et les résultats des différentes études et évaluations servent à rendre le programme encore meilleur.

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