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Village de la bonne humeur et de la réconciliation : C’est parti pour la première édition

Publié le vendredi 25 mars 2016 à 00h14min

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Village de la bonne humeur et de la réconciliation : C’est parti pour la première édition

La cour du FESPACO abrite depuis ce jeudi 24 mars 2016 et ce jusqu’au 28 mars, la première édition du village de la bonne humeur et de la réconciliation ou « Ouaga-doux-goûts ». C’est au cours d’une cérémonie parrainée par le député Bachir Ismaël Ouédraogo que le top de départ du marché de la bonne humeur a été donné par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ; en présence de son collègue de la Santé, et de celui des Mines, de l’énergie et des carrières.

La cour du FESPACO vibre depuis ce jeudi 24 mars 2016 au rythme de la première édition du village de la bonne humeur et de la réconciliation. La cérémonie d’ouverture officielle a été ponctuée de discours, d’animations musicales, de la coupure de ruban et d’une visite des stands. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la semaine internationale du bonheur à travers Ouaga-doux-goûts, le capital des 3B : Brochettes, Boissons et Bonne humeur.
Dans son mot introductif, le président du comité d’organisation (PCO), Salifou Sanfo a souhaité la bienvenue aux participants et invités. Pour lui, « le village de la bonne humeur et de la réconciliation est un cadre pour qu’ensemble on se moque de nos problèmes et qu’on profite de chaque instant de la vie ». Par la suite, il a mieux situé le contexte de la tenue de cette activité. « Nous avons rêvé depuis la première édition des Ouistitis d’or d’organiser le grand marché de l’humour parce qu’il n’est pas développé au Burkina. Il n’y a pas de production humoristique. Et lorsque les gens veulent souvent les CD, ils ne savent pas où les trouver. Les humoristes eux-mêmes veulent l’argent pour produire leur album, mais ils n’en ont pas », a poursuivi le PCO.

Voilà pourquoi a-t-il expliqué, lui et ses collaborateurs ont lancé l’idée du grand marché de l’humour en faisant un jeu de mot avec Ouagadougou. « Aussi, nous avons essayé de parodier les 3B d’un homme politique que nous connaissons, mais en lui donnant une dimension humoristique : Brochettes, boissons d’ici et d’ailleurs et bonne humeur », a indiqué Salifou Sanfo.
Le souhait des organisateurs est d’accueillir au moins 20.000 visiteurs à Ouaga-doux-goûts. Une occasion également pour eux, de planter les germes de la réconciliation pour que tous les fils et filles du pays participent au développement de la nation. « Si on obtient cet objectif on aurait réussi le pari », foi du PCO.
Quant au Pr Filiga Michel Sawadogo le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, il s’est réjoui de la tenue de la première édition de Ouaga-doux-goûts. Il a par ailleurs invité la population à adhérer à cette manifestation.

Pour le parrain Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, l’organisation de ce grand marché de l’humour à l’issue des attaques qu’a connues le pays n’est pas fortuit. « C’est pour montrer que le peuple burkinabè est fier, debout et que nous allons montrer à tous ceux qui veulent nous faire tomber, nous amener en arrière que le Burkina Faso va toujours avancer. Nous allons avancer par l’humour, la parenté à plaisanterie, le développement, la promotion de notre culture et de nos artisans » a-t-il clamé.
Le village de la bonne humeur et de la réconciliation ce sont des concours du rire le plus original et du tchiiip (tchourrrrr) le plus long, la nuit des chôgôbiteurs, du mensonge (hommage à petit menteur), du bégaiement (hommage à Tambidga) et le clash des parents à plaisanterie. Au nombre des activités, on note également les espaces enfants. Il va sans dire qu’à ce rendez-vous, chacun trouvera à coup sûr son compte. Pour la présente édition, la ville de Kaya est à l’honneur avec notamment ses succulentes brochettes et les fameux koura-koura (Tourteaux d’arachides en langue mooré). Les maroquiniers de ladite localité ont été aussi associés à cet événement pour des expositions-ventes.

Aïssata Laure G. Sidibé
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