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Crise à Radio Pulsar : La version du directeur général

Accueil > Actualités > Multimédia • • mardi 15 mars 2005 à 07h41min

A l’effet de donner sa version des faits suite à la crise ayant occasionné l’arrêt momentané des programmes de Radio Pulsar, le directeur général de cette station, Ousmane Ouédraogo a animé le 11 mars dernier, un point de presse.

En rencontrant la presse vendredi dernier, Ousmane Ouédraogo, gérant de Pulsar Communication et directeur général de Radio Pulsar entendait donner un autre son cloche. En effet, dans une interview parue dans notre édition du mardi 8 février 2005, M. Claver Yaméogo (un des associés de Pulsar Communication), dénonçait entres autres, la mauvaise gestion financière de M. Ouédraogo et sa "fuite" aux Etats-Unis.

M. Yaméogo y déplorait également le fait que, propriétaire de la licence de Radio Pulsar, il n’aurait perçu que 750 000 FCFA en 9 ans comme frais de location de la radio par Pulsar Communication. Une situation qui avait entraîné la fermeture de la radio le 4 février 2005.

Pour M. Ousmane Ouédraogo, toutes ces informations ne sont que des allégations portées sur sa personne. "M. Claver Yaméogo m’a discrédité dans la presse", a-t-il laissé entendre.

Selon le gérant de Pulsar Communication, tout aurait commencé en juin dernier. M. Yaméogo qui détient 15 % des parts dans cette Sarl, aurait réclamé la somme de 48 millions de FCFA.

De l’avis de Ousmane Ouédraogo, la radio ne pouvait honorer une telle somme au regard de ses moyens limités.

C’est alors que M. Claver Yaméogo aurait pris le parti de le discréditer. A entendre le directeur général de la radio, Pulsar Communication et Radio Pulsar ne sont pas deux entités différentes, comme l’a fait croire l’associé Yaméogo. Selon Ousmane Ouédraogo, la fréquence Pulsar fait partie du patrimoine de Pulsar Communication.

Concernant la mauvaise gestion financière imputée à M. Ouédraogo, celui-ci clame qu’il n’en est rien. "En 9 ans d’existence, aucun agent de la radio ne peut dire qu’il n’a jamais été payé", a-t-il martelé.

Quant à sa "fuite" aux Etats-Unis, Ousmane Ouédraogo indiquera (avec documents à l’appui) que son séjour au pays de l’oncle Sam est motivé par des raisons académiques.

Mieux, le Conseil supérieur de l’information (CSI) a été avisé de ce départ.

A l’analyse de cette "expérience amère", M. Ouédraogo reste convaincu que tout ce remue-ménage avait pour but, de "brûler" une entreprise qui jouissait d’une bonne réputation dans le paysage radiophonique ouagalais.

Et maintenant ?

Depuis le 4 mars 2005, Radio Pulsar a repris ses programmes. Mais le différend qui oppose les deux parties prenantes doit être trancher devant la justice. La partie de Ousmane Ouédraogo ayant porté plainte au regard de la manière forte qu’a utilisée M. Yaméogo (en débarquant avec la police) pour mettre le matériel de la radio sous-scellés et en raison des "allégations" portées contre M. Ouédraogo.

Les actionnaires de la radio en attendaient aussi la décision de l’autorité de régulation, le CSI.

En attendant les "derniers mots" des deux institutions précitées, M. Ouédraogo avoue avoir eu un entretien avec son associé Yaméogo et un baiser de la paix en est résulté.

Gabriel SAMA
Sidwaya

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