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Coupe du monde Juniors - Burkina Slovaquie (1-0) : Les Etalons qualifiés

Accueil > Actualités > Sport • • mardi 2 décembre 2003 à 06h36min

Après cette courte victoire sur la Slovaquie 1 # 0, les Etalons ne sont pas loin des 16es de finale de ce rendez-vous mondial des moins de 20 ans. Un beau plat de pied de Ousséni Zongo a suffi pour nous permettre de décrocher les trois points.

Ce 2e match se devait d’être offensif ou ne sera pas. Le président de la FBF, Seydou Diakité avait sonné la charge avec toute la diplomatie qui sied au soir du premier match des Etalons. "Avec un seul attaquant en pointe notre attaque ne peut pas tourner correctement. Il y a eu de belles balles de déviation qui n’ont pas trouvé de preneur", avait-il commenté tout en s’empressant de dire "je ne leur fais pas de reproche". Ça en avait l’air en tout cas. En effet, tout le monde était unanime sur la question. La formation qui a joué contre le Panama se devait de prendre un accent beaucoup plus guerrier pour nous donner plus de buts. L’encadrement technique a reconnu cet état de fait.

En privé, le coach adjoint Brama Traoré nous avait confié que pendant l’entre-deux matchs, le staff technique s’est concerté au sujet de l’attaque. On s’y attendait. Mais la retouche qui a été opérée nous a fortement surpris. A l’attaque, on est passé d’un attaquant à deux avec la titularisation du très opportuniste Barro Seydou. Aristide Bancé tout comme Seybou Diallo, Hauteur d’un match parfait la fois dernière, comme il fallait si attendre débutent.

Jusque-là rien d’étonnant. Mais plus bas dans la défense un nouveau visage a été enregistré. Il s’agit de Daouda Kinda, meilleur latéral du championnat passé et sociétaire du RCK qui a remplacé Bouyain. Ainsi, on s’attendait à une équipe très offensive. Mais la recette va à moitié donner. Le coach burkinabè était pressé et en fin de match, la presse lui a demandé d’expliquer pourquoi les Etalons n’ont marqué qu’un seul but malgré toutes ces occasions qu’on a eues à la pelle. "C’est une autre facette du football burkinabè.

On a montré qu’on pouvait marquer mais surtout qu’on pouvait défendre", a-t-il dit. Dès l’entame, les Slovaques essayaient de prendre d’assaut les buts burkinabè. Ils découvrent sur leurs multiples raids que le côté de Kinda résistait à toute épreuve. L’autre flanc de la défense des Etalons, d’ordinaire tenu "d’un pied de fer" par Amadou Coulibaly dit Tigana offre des opportunités de passage. Les Slovaques qui procèdent par des contres vont pilonner les buts de Diakité.

Fort heureusement, Soumaïla et son capitaine appuyés de Amara Ouattara vont faire le ménage derrière. La tempête ne va durer que 5 mn. Puis le Burkina crée sa première action de but. Tout est parti de Bancé, le colosse attaquant qui joue bien la déviation. Mady qui a fait un bel appel de ballon en profondeur dépose un centre dans les pieds du "Petit" Barro qui coupe la reprise. On jouait la 5e mn passée. Le stade totalement acquis à la cause des Burkinabè cette fois n’a pas le temps d’exprimer sa déception que les Etalons sont encore là. Seybou Diallo a hérité d’un long centre.

Après un petit nettoyage, il centre à ras de sol pour Bancé. Ce dernier, d’une excellente protection de balle, contrôle et coulisse pour Ousséni étrangement seul à l’orée des 18,50 mètres. Le plat de pied de l’attaquant burkinabè est imparable. Dès lors, les occasions du Burkina vont couler comme de l’eau. Bancé, Barro, Ousséni Zongo, Panandétiguiri ... vont passer chacun avec le même résultat, l’échec.

A la 20e mn, les adversaires sortent de leur défense. Filip Holosko dans la surface de réparation arrive malgré des jambes burkinabè a placé une frappe que Diakité a captée d’une belle détente. Puis vient la mi-temps. De retour sur la pelouse, les Slovaques ont encore les meilleurs arguments. Les Etalons sont enfermés dans leur défense. La pression adverse va durer longtemps cette fois-ci. Mais Dieu était Burkinabè et la maladresse des Slovaques est là pour sauver les Etalons.

Pour placer leurs coups de pattes, les Etalons tenus à la gorge sont obligés de procéder par des contres. Et à chaque fois qu’ils arrivent à retrouver le géant Bancé ou Ousséni Zongo, qui a aligné deux matchs parfaits le danger change de camp. Dans cette deuxième mi-temps, à la 71e mn, Seybou Diallo avait le but du chaos au bout du soulier s’il n’avait pas mal ajusté son shoot. Deux minutes après ce fut au tour de Bancé d’aller trouver les airs sur une balle de Aziz Nikièma. Et que dire des deux pénétrations en force de Mady qui est toujours court sur le dernier geste.

A la 76e mn, un mauvais coup du sort ou de l’arbitre c’est selon car Mady sur requête du juge de touche est expulsé pour acte d’anti-jeu. Dès lors, le Burkina était à quinze minutes de la victoire. Forcément ce dernier quart d’heure sera infernal pour nous. Les Slovaques ont effectivement appuyé fort sur l’accélérateur. Il a fallu que le poteau nous sauve à la 89e mn de jeu.

Cette deuxième victoire permet aux Etalons de se qualifier pour le tour suivant. En effet, avec 6 points, nous occupons seuls le fauteuil de leader. Le pays hôte qui vient de défaire le Panama (2 # 1) a relancé les débats dans le groupe. Il nous faut maintenant prendre un petit point pour être à l’abri de toute surprise. Mais ce dernier match ne sera pas facile car les Emirats ont montré qu’ils savent taper dans le ballon. Toutefois, même si nous venions à perdre notre 3e match, on peut espérer continuer car on repêchera le meilleur troisième perdant au niveau des poules A, B et D. Mais pour l’heure on n’en est pas là.

Jérémie NION


Mady demande pardon à la Nation entière

Expulsé pour geste d’anti-jeu, Mady Panandétiguiri, le poumon des Etalons va manquer à ces camarades pour au moins un match. Le garçon lui-même sait que le vide qu’il va laisser ne sera pas facile à combler. C’est pour cette raison qu’il s’en veut à mort. Il a littéralement éclaté en sanglots dans les bras de son coach, Brama Traoré. A la zone mixte où il s’est retrouvé face à la presse, il a dit "je demande pardon à tout le peuple burkinabè pour m’être fait expulser". Mady s’est aussi montré très reconnaissant vis-à-vis de ses autres camarades. "Je remercie mes coéquipiers qui ont bien tenu le match à dix jusqu’à la victoire finale", a ajouté Panandétiguiri. Sur l’ensemble, il n’est pas content de la physionomie de la rencontre. "Nous avons plus défendu que jouer. On a pris beaucoup de risques en laissant le jeu et les initiatives à l’adversaire", commente Mady.

Interrogé sur le carton rouge de son poulain, le coach Nooij s’est refusé d’abord de tout commentaire. "Je ne commente pas les décisions des arbitres", dit-il. Mais Nooij n’est vraiment pas content de l’arbitrage. Il ajoutera "franchement je ne sais pas ce qu’on a reproché à mon joueur".

Jérémie NION, Envoyé spécial à Abu Dahbi
Sidwaya

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