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SNC 2012 - spectacle d’ouverture : Que la paix soit sur ce monde

Publié le lundi 26 mars 2012 à 02h46min

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« Ben Kadi », c’est le spectacle que le collectif Sya Ben a offert au public à l’occasion de la 16e édition de la Semaine nationale de la culture. Un spectacle qui invite à la paix qui « n’est pas un vain mot, mais un comportement ».

« La guerre naissant dans les esprits des hommes, c’est dans leur esprit qu’il faut la combattre ». Le collectif « Sya Ben » a bien compris cette déclaration de l’UNESCO à travers son spectacle intitulé « Ben Kadi » qui signifie à peu près en langue dioula, la paix. Le plateau omnisport de Yéguéré abrité ce spectacle lors de la cérémonie d’ouverture de la 16e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC, Bobo 212).

Dénommé « Ben Kadi », le spectacle prône la culture de la paix. La représentation est une véritable traversée géographique, historique et artistique du Burkina Faso. Elle peut être subdivisée en cinq (5) tableaux.
Tableau I : introduit les différents acteurs notamment les musiciens. Ils exécutent pendant quelques temps, les mélodies musicales des peuples du Burkina Faso. L’orchestration est surtout dominée par des djembés et des balafons. Ce tableau donne au public de découvrir un répertoire des instruments de musique du Burkina Faso.

Tableau II : Est une mise en exergue de la cohésion sociale facteur de développement des peuples. Il symbolise un modèle de « vivre ensemble » dans l’harmonie, la compréhension et l’entente. La scène offre un spectacle artistique présentant toutes les générations, jeunes, hommes, vieux, femmes, etc, du Burkina Faso. Les instruments de musique utilisés, l’aspect vestimentaire, les objets de l’artisanat symbolisent la richesse culturelle et la coexistence pacifique des peuples du Burkina Faso.

Les séquences traversent toutes les régions du pays et présentent également leur singularité.

Le tableau III : Une illustration des talents des danseurs de la ville de Sya. Il présente un ballet artistique composé de 120 danseurs dont 30 femmes. Parmi les danseuses, Marine Courtois une jeune française de Annecey venue à Bobo-Dioulasso pour des cours de danse traditionnelle, a bien assuré sa partition.
Des gestes harmonieux, des couleurs bien choisies pour les vêtements, le ballet chorégraphique a été savamment pensé et artistiquement rendu.

La thématique de la chorégraphique apparait véritablement dans le tableau IV. La séquence évoque le pardon, la paix dans les esprits et dans les cœurs. Les jets de colombes dans le ciel de Sya et la mimique d’un atterrissage « des anges » sur la scène symbolisent le message de la paix.

Tableau V : ce tableau est presque la copie du deuxième tableau. Il est agréable mais pas forcément utile parce qu’il a contribué à rallonger ce spectacle d’une durée de 31 minutes. Dès l’instant où l’essentiel du message a été donné par le jet des colombes, l’on pouvait conclure le spectacle avec la magnifique figure de la carte du Burkina Faso.

Au-delà de cet aspect, « Ben Kadi » se présente comme un espace de dialogue entre les peuples, entre les cultures à travers la création chorégraphique. Le spectacle se veut également une proposition au voyage dans nos consciences avec comme but ultime, l’entente et l’espérance. Ce spectacle sera sans conteste gravé dans les mémoires, dans les cœurs et dans les esprits. Outre son aspect artistique, « Ben Kadi »est un apport à la promotion des vertus de l’entente et de la consolidation de la paix. Le spectacle a été monté en 13 jours et a regroupé 200 artistes de Bobo Dioulasso, selon les propos du chorégraphe Oumar Démé.

En rappel, le collectif Sya Ben, est un regroupement d’artistes ou d’hommes de culture de la région des hauts bassins, résident, ou faisant partie de la Diaspora burkinabè.

Ab. Bayili

Lefaso.net/ Ouaga Bobo

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