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"3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

Publié le vendredi 30 octobre 2009 à 05h31min

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La série télévisuelle "3 femmes, 1 village", produite par Jovial Productions que dirige Aminata Diallo Glez, alias Kadi joli, est en boîte, après cinq mois de tournage. Le clap de fin a été donné par la première Dame du Burkina et marraine de la série, Mme Chantal Compaoré, le 29 octobre 2009 à Ziniaré, en présence du président de l’Assemblée nationale Roch Marc Christian Kaboré.

Les télespectateurs burkinabè ont connu "3 hommes, 1 village". Il faudra désormais compter avec "3 femmes, 1 village", le prolongement de la première série et produite par Jovial Productions de Aminata Diallo Glez, menant une triple casquette de réalisatrice, productrie, comédienne dans cette nouvelle aventure. Après cinq mois de tournage à Ziniaré où l’équipe de Jovial Productions a installé ses pénates, Kadi Joli et sa bande ont voulu donner un cachet particulier à la fin de l’aventure cinématographique.

En effet, c’est la première Dame du Burkina et marraine de la série, Mme Chantal Compaoré, qui a donné le clap de fin, sous le regard amusé d’un invité de marque, le président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré. A cette occasion, la première Dame a signifié que sa présence sur le plateau de la série, matérialise un engagement pris lors du dernier FESPACO, de soutenir les femmes cinéastes. Chantal Compaoré a aussi traduit ses encouragements à toute l’équipe de tournage pour le travail produit et pour les éventuelles séries à venir. La productrice et la réalisatrice de la série Aminata Diallo Glez a traduit sa gratitude à la marraine pour s’être signalée par de récurrentes visites afin de soutenir la quarantaine de personnes qui se sont supportées pour porter la série "3 femmes, 1 village".

Le pouvoir discret du pagne

Pour la productrice, le clap de fin marque un soulagement et un pincement au cœur "soulagement parce que la série est en boîte et pincement au cœur car l’heure de la séparation a sonné pour l’équipe de tournage qui est devenue une famille", dira Aminata Diallo Glez.

Pour la productrice, "3 femmes, 1 village" n’est pas à proprement parler une suite de "3 hommes, 1 village", mais elle en est un prolongement. La nouvelle série est une occasion de diffuser à nouveau la joyeuse énergie de ces personnages, tout en adoptant un point de vue, légèrement différent : celui des femmes qui mènent discrètement la danse comme c’est, en Afrique, le plus souvent le cas. Téné (Odilia Yoni), Marie (Aminata Diallo Glez), Latitia (Leila Tall) deviennent les véritables protagonistes des différentes péripéties dans la nouvelle dramaturgie, les hommes n’étant réduits qu’à de modestes faire-valoir. Selon le synopsis de "3 femmes, 1 village" l’histoire se déroule à Kikideni, un village aux confins de la savane. Dans ce petit coin de brousse règnent en maître le chef (Halidou Sawadogo), Ladji (Rasmané Ouédraogo) le curé (Ildevert Méda). A l’abri des tourments de la ville, la modeste et fière bourgade africaine n’en est pas moins secouée par des petites crises locales, souvent burlesques. Mauvaise foi, bagarres futiles, complicité teintée de rivalité et rivalité truffée de complicité émaillent la vie de ces trois hommes qui ne portent guère attention aux femmes qui les entourent. Erreur....

Derrière les trois hommes de Kikideni, il y a des femmes à forte personnalité. Téné, la première épouse de Ladji, femme modèle, musulmane, presque l’oreille silencieuse de la cour, Marie, la seconde épouse, catholique, candide et curieuse, l’œil du foyer dans le village. Et Laetitia, l’institutrice, parachutée de la ville avec le savoir du "blanc", indépendante et inspirant méfiance aux tenants de la tradition, réparent en coulisse les bêtises des grands enfants que sont ladji, le chef et le curé... Série de 30 épisodes de 26 mn chacun, "3 femmes, 1 village", a été réalisée par Aminata Diallo Glez, Issa Traoré de Brahima, Abdoulaye Dao. La dernière née des séries de Jovial Productions pourra être "dégustée" bientôt sur les écrans, de la télévision nationale du Burkina (La RTB coparraine la série). Et selon la productrice- réalisatrice, les télespectateurs pourront découvrir "ces couleurs chaudes, cette fausse léthargie du village écrasé de soleil, ce rythme bouffon qui réveille une brousse silencieuse...".

Gabriel SAMA

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 3 novembre 2009 à 12:51, par drissa En réponse à : "3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

    Vous faites du très bon travail mais vous savez il vous vous éloigner de ces gens du pouvoir car vous commencez à perdre de la crédibilité. A chaque que vous réalisez quelque chose, le régime est présent au clap de départ, clap de milieu, clap de fin et enfin cérémonie de lancement en grande pompe comme ce fut le cas pour votre série super flic. Si vous ne prenez garde tous le monde mettra de coté votre compétence et verra uniquement une dame qui a plus de faciliter à se faire financer par le pouvoir pour ses projets. Regardez vos consœurs (ou même votre frère boubacar) il ne s’affiche pas aussi ostensiblement avec le pouvoir comme vous vous le faites. Alors soyez prudente.

  • Le 6 novembre 2009 à 11:52, par bibititou En réponse à : "3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

    vous avez raison, j’aimais madame diallo mais elle se mele trop du pouvoir en place. elle fait partie de la cour ce qui n’est pas bien, c’est pour cela elle gagne facilement l=des financements, c’est comme ça au burkina

    • Le 19 juin 2010 à 11:57, par NABOU En réponse à : "3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

      B.JOUR !je m’appel nabou ndiaye du senegal
      jé suivie la serie sur africable é japrécie bkou
      l éffort kfai cette dame enver son pays é lé comedien de son pays
      déja elle a accepté de travaillé ché elle avec dé gen de ché lui moi je trouve normal k’elle invinte avan ou apré les series lé autorité de se pays.
      é ilé normal ke que cé autorité la soutienne san
      faire de la politique é pareil pour elle aussi
      sé bkou plu prudent pour elle.
      bonne continuation.

  • Le 18 novembre 2009 à 12:45 En réponse à : "3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

    Je crois sincerement qu’il ne faut pas lui coller cette etiquette car je pense qu’elle a ses qualites personnelles qui l’ont amene la ou elle est aujourd’hui.

    A ses debuts tout ces mogos puissants n’etaient pas a ses cotes. cela veut dire qu’elle peut continuer sans eux. Si elle a besoin d’un soutien particulier avec ces gens, elle peut le faire sans en retour leur demander de parrainer une de ses activites.

    Pour cela, Je lui conseillerai de continuer son travail sans trop s’afficher avec le pouvoir en place car l’amalgame est vite fait et ca sera dommage pour elle.

  • Le 30 octobre 2018 à 11:16, par Papa aliou Faye En réponse à : "3 femmes, 1 village" : Chantal Compaoré donne le clap de fin

    Bonjour mes cher sa fait plus de deux jour ke je regarde successivement votre série je le trouve vraiment bon on sens vraiment le vrai sens du théâtre
    De 1 la série est bien filmé
    2 les comédien font bien leur travail .on ne sens pas quelque chose qui qui va choqué le téléspectateurs
    3 sa te rend a l’aise et sa oblige a regardé l épisode suivant quand je noté pour une correction de critique d art j aurais note 19/20

    Pour finir je félicite toutes l équipe qui a particié pour la réussite de cette série et j aimerai avoir une réponse pour ma question a savoir :
    Je voudrais savoir l adresse exacte des artiste et un contact pour venir au Burkina Faso plus particulièrement a kikideni rendre visite les rencontre et même visite le village c vraiment beau posté moi vos réponse sur mon email

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