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Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

Publié le lundi 13 mai 2024 à 22h04min

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Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

En prélude à la « Journée des coutumes et traditions » 2024, le 15 mai, le ministre d’État, ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 13 mai 2024 à Ouagadougou, au Musée national, la cérémonie d’ouverture du colloque sur le thème “Spiritualité, traditions et pratiques coutumières au Burkina Faso”. Cette instance de réflexions qui regroupe, et ce, durant 48 heures, des hommes de culture, des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des leaders coutumiers et traditionnels, a été ponctuée par la communication inaugurale faite par l’homme de culture, leader coutumier, ...et Trésor humain vivant, Maître Titinga Frédéric Pacéré sur le "pourquoi de la journée des coutumes et traditions”.

Selon Me Titinga Frédéric Pacéré, la vie traditionnelle connaît des formes d’expressions culturelles qui ne devraient pas être reléguées au rang de folklore. « Notre vie en Afrique noire, notre vie au Burkina Faso, ne repose pas sur certaines valeurs excentriques, mais repose sur des valeurs de nos traditions et de nos coutumes. C’est pour cela, l’idée m’est venue d’adresser au chef de l’Etat, un dossier de requête, qui fait environ 30 pages (mais avec les pièces annexes, le tout remonte à 128 pages). J’ai fait ce dossier, et j’ai dit que je souhaite au moins deux jours, pour les cultures africaines. Et j’ai dit que je ne souhaite pas qu’on enlève pour les religions révélées pour les traditions de l’Afrique. Pourquoi ? L’Afrique veut sa place en Afrique. Je veux deux jours pour les cultures africaines, deux jours nouveaux », a dit Me Pacéré, précisant que l’institution de cette journée est une demande exprimée de longues dates par plusieurs leaders coutumiers et traditionnels.

Parmi les personnes-ressources qui ont assisté à l’activité, l’ancien député et ancien ministre en charge de la culture, Élise Foniyama Ilboudo (au premier plan)

« Ouagadougou, pour symboliser tout le pays, a été pris par la colonisation en septembre 1896. Et en 1905, on a attribué les premiers jours fériés, aussi bien les valeurs de la colonisation que des religions, à savoir l’islam et le christianisme (Tabaski, Ramadan, Noël, Pâques....). Depuis 1905, jusqu’à cette année, il n’y a rien sur la culture africaine. J’ai dit qu’il faut quand même faire quelque chose », a retracé le communicant, Me Pacéré, justifiant ainsi l’initiative qu’il a prise d’écrire au président de la transition en 2023 sur le sujet.

Le ministre Jean Emmanuel Ouédraogo (vêtu de bleu), avec à sa droite, son directeur de cabinet, Mamadou Dembélé, et à sa gauche, le secrétaire général du département, Fidèle Tmini, ainsi que le DG de la culture et des Arts, Moctar Sango (extrême gauche), suivant la communication inaugurale.

Tout en se montrant reconnaissant au chef de l’Etat, au ministre en charge de la culture, le leader coutumier souhaite donc que cette journée se fasse “dans la grandeur et la cohésion sociale”. Dans sa communication, l’écrivain et lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire, est revenu sur les nombreuses demandes relatives à l’institution d’une telle journée, au Burkina qu’à travers le continent africain. « En 1998, 250 ONG (Organisations non-gouvernementales) du monde m’ont approché, pour prononcer une seule conférence dans tous les pays africains (de l’Afrique noire) sur les droits de l’homme dans l’Afrique traditionnelle. Et j’ai parcouru beaucoup de pays pour cette conférence. Il y a quelque chose de bizarre, et je tiens à vous le dire : l’Afrique n’est pas gérée par le politique, l’Afrique est gérée par la culture, par le culturel. Et le professeur Joseph Ki-Zerbo a écrit... : le roi règne et la coutume gouverne”, a déroulé Titinga Frédéric Pacéré, pour qui, “la culture est importante, elle est au-dessus de tout, surtout en Afrique ».

Me Titinga Frédéric Pacéré a livré sa communication sous la modération du conseiller technique et écrivain, Dr Dramane Konaté (à gauche)

Me Titinga Pacéré se souvient également qu’il y a une quinzaine d’années, Henriette Diabaté, grande chancelière des Ordres de Côte d’Ivoire, l’a appelé par l’entremise du colonel Mamadou Djerma (grand chancelier des Ordres du Burkina, 25 avril 1996 au 19 juillet 2015, décédé le 12 juin 2020 : ndlr), alors qu’elle avait réuni tous les grands chanceliers de l’Afrique et de Madagascar, pour relever l’aspect selon lequel, les décorations dans leur forme en vigueur sont une invention occidentale. Il s’agissait donc de poser la réflexion, pour voir si l’Afrique ne pouvait pas s’inspirer de ses valeurs culturelles en la matière. C’est pourquoi se réjouit-il de l’institution, « enfin », de cette journée.

Le ministre d’Etat, ministre en charge de la culture, Jean Emmanuel Ouédraogo, retient de la communication inaugurale qu’il y a effectivement un besoin de clarification sur ce que sont la tradition, la coutume et le contenu qu’il faut y mettre. D’où la pertinence de ces deux journées de réflexions en prélude à cette première édition du 15-mai.

Le ministre d’État, porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, souhaite que le 15-mai soit un ciment social

En attendant les conclusions, le porte-parole du gouvernement, M. Ouédraogo, soutient que par cette journée, il s’agit de mettre en avant, les valeurs de solidarité, de paix, de fraternité, de solidarité....et de courage. Valeurs sur lesquelles, exhorte-t-il, les Burkinabè doivent s’appuyer pour réussir la reconquête du territoire, l’affirmation définitive de la souveraineté et pour un développement et une dynamique basés sur l’identité nationale. Le ministre souhaite, en outre, que cette journée raffermisse les liens, la cohésion sociale et la fraternité entre Burkinabè, consolide le respect entre les croyances et religions au Burkina.

O.L
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 13 mai à 17:48, par Yol-Yolé En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    " La culture est dessus de tout ! l’Afrique veut sa place en Afrique" ! Ces vérités, toute personne avisée devrait les soutenir car une partie des souffrances qu’endurent les africains viennent du fait que les autres ont travesti la vérité et nous ont imposé par la force leur culture pour mieux nous exploiter ! C’est cela qui va bientôt prendre fin ! Vous comprenez aisément pourquoi le monde occidental s’agite autant car leur marmite de sauce grasse va bientôt se renverser pour toujours !

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  • Le 13 mai à 18:24, par Jonassan En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Je demande à Me Pacéré de ne pas présenter les eaux mélangées des fleuves aux ancêtres. C’est très très dangereux et Me ne l’ignore. Après une telle incantation PUBLIQUE tous ceux qui se mettront en travers de la paix et la cohésion sociale en paieront violemment le prix. Est-ce que cette génération a les capacités de suivre ? Je ne crois pas ; donc il faudra éviter de les finir. Si vous ne me croyez pas, observez ce qui se passera après le délai de grâce de 30 jours, si jamais cette cérémonie a lieu.

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  • Le 13 mai à 18:24, par Ftou En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Bel article, merci au président du Faso, Ibrahim TRAORE, au ministre d’Etat Jean-Emmanuel OUEDRAOGO et à tous ses collaborateurs. Je suis fière de voir le Burkina Faso se lancer dans la recherche de son identité.

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  • Le 13 mai à 21:36, par Manuel En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Bonjour
    Il garde toujours le prénom Frédéric ?
    Il a fait ses études en France ?
    Il prônait la réconciliation sous Damiba sans la justice en nous disant que la justice n’était pas indispensable pour la réconciliation !!
    Ah, l’intellectuel africain, toujours à justifier ses forfaitures !!
    Bon courage à lui et aux courtisans de tous les régimes !!!!

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  • Le 13 mai à 23:55, par Point-Barre ! En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique »
    Ça ne veut rien dire malgré une certaine ``beauté`` dans la formulation.
    L’élément fondamental dans une société doit être d’abord la Santé, ensuite l’Éducation, la sécurité et enfin la protection de la nature et de la culture. De ces aspects découlent une nation libre propère sur le plan socio-économique.
    Point-Barre !

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  • Le 14 mai à 05:30, par Houston En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Je ne ai rien contre le retour aux sources dont on parle tant.MAis en realite, d autres confonde retour aux sources et wack. D autres dise que c est juste pour se proteger car il n ont pas confiance en Dieu a 100%. Mon seul problem c ’est quand d auter utilise le retour aux sources pour bfaire du mal a leur prochain, ca je serais tjrs contre. Je prefere mm qlqlun qui fait du wack devenor millionnaire que qlqlun qui utilise le wack pour envoyer un sor a son prochain.

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  • Le 14 mai à 05:54, par Passakziri En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Je crains fort qu’on ne passe encore à côté de la plaque à force de tout dire sauf l’essentiel. On a entendu tout ce qui est valeur sauf l’essentiel : La VERITÉ. Oui, rien n#est au dessus de la vérité et mon souhait est que les sages aussi finissent par l’admettre et se laisser guider par cette valeur cardinale . S’il y’a une valeur commune des traditions africaines, je pense quie c’est bien celle de fondée dans la vérité. En tout cas , dans la société où moi j’ai grandi, la vérité était essentielle. vous n’alliez pas voir des bonets rouge se dégrader en se mêlant de manifestations dont ils ne comprennent pas les tenants et les aboutissants, malheureusement , que constatons-nous aujourd’hui ? L’inflation des bonets rouges mélangent tout le monde car certains ne servent plus que pour ornéments de meetings et conférences de presses. j’ose même dire que certains de ceux lá qui devraient garder les coutumes et guider les jeunes générations ont vendu ce pays en ouvrant le flanc aux extrémistes qui sont souvent passés par des financements obscurs de projets dans les villages pour s’implanter progressivement dans les villages , en tous cas en ce qui concerne l’extrémisme réligieux violent. Alors commencons par la vérité car toute culture qui n’est pas fondée sur la vérité n’est rien d’autre que du folklore,m du show. Rien n’est au dessus de la VERITÉ.

    Passakziri

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  • Le 14 mai à 10:43, par Mahamadi Guandha OUEDRAOGO En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Tout mon soutien à cette initiative. Je pense qu’on est entrain de se réveiller de notre sommeil profond. Comment toute une grande religion qu’est le traditionalisme peut être banalisée et même qualifiée de satanisme et d’animisme ? Demain c’est notre journée, tous ceux qui comme moi croient en l’existence de Dieu n’a qu’à lui demander tout ce dont il a besoin par le canal de ses honorables ancêtres.

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  • Le 14 mai à 12:47, par Ka En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    ’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’ Manuel tu dis en parlant du Me Titinga Frédéric Pacéré : ’’Il garde toujours le prénom Frédéric ?
    Il a fait ses études en France ?
    Il prônait la réconciliation sous Damiba sans la justice en nous disant que la justice n’était pas indispensable pour la réconciliation !!
    Ah, l’intellectuel africain, toujours à justifier ses forfaitures !!
    Bon courage à lui et aux courtisans de tous les régimes !!!!’’
    Avant de te répondre à tes questions pertinentes, je dis que suis contre le manque de diplomatie des tenants du pouvoir qui les fait éloigner de leurs objectifs et le peuple. Exemple le copier-coller avec le régime du Mali dont les deux peuples sont différents, les arrestations arbitraires excet….. Mais je les félicite d’avoir autoriser une « Journée des coutumes et traditions » qu’aucun régime du Faso n’a pensé a instauré.
    Et comme je ne cesse de le répéter dans ce forum de Lefaso.net riche en histoire culturelle de notre pays : ’’’’La culture est la seule valeur pour identifier tout un peuple. Et ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont nos chefs coutumiers, dont leurs continuités des coutumes de l’ancêtre au grand-père, allant au père en fils, restent une référence de notre jeune démocratie qui cherche son vrai chemin depuis plus de 60 ans.’’’’’

    Manuel, sache que L’illettrisme n’est pas signe de crétinisme, tout comme l’instruction n’est pas forcement signe d’intelligence ... il en va de même de la pauvreté et de la richesse. Je connais des villageois en fréquentant le marché de Laye depuis mon enfance, sans aucune instruction lumineuse dans leur réflexion et des intellectuels bardés de diplômes mais sans aucun relief d’intelligence créatrice.
    Et je vais te donner un exemple comme quoi la chefferie du Burkina a besoin des intellectuels comme me F. Pacéré pour mieux avancer : Et cet exemple vient du jeune Chef du Canton de Lallé, Sa Majesté Naaba Guiguemdé, un jeune étudiant d’une vingtaine d’année qui couvre tous les chefs du Boulkiemdé, et même est au-dessus chef coutumier de Issouka a koudougou selon la hiérarchie coutumière.

    Tout dernièrement je viens de lire sur un site l’histoire de ce jeune chef coutumier qui donne un espoir positif. Voilà ce que j’ai lu :
    ‘’’’’’Le chef du Canton de Lallé, dans la province du Boulkiemdé située dans la région du Centre Ouest dont le chef-lieu est Koudougou, Sa Majesté Naaba Guiguemdé a donné les raisons qui peuvent entrainer une séparation du corps et de l’esprit chez les mossé, une ethnie vivant au Burkina Faso. La peur, la honte, la tristesse et souvent même la joie, sont entre autres des causes pouvant entrainer cette séparation, écrit Sa Majesté sur son profil Meta. Chez les Moosé l’être humain est double.’’’’’

    Manuel, des chefs coutumiers sont neutres et doivent s’accorder a tous régimes qui surgisse au Faso, puisque la façon de penser, de voir les choses ou de les considérer par chacun est strictement en fonction de son existence sociale. Et Quand on arrive a inculquer ses idées a un autre, il devient un allié et non un opposant. C’est pourquoi la colonisation a vite encadré idéologiquement le colonisé pour le soumettre et enfin créé un être inoffensif bon a exploité.

    Pour te dire Manuel, qu’a l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs, car un peuple sans culture est un peuple sans âme.

    Et si nous patinons de nos jours avec des coups d’états a répétition, c’es le manque de respect de nos institutions de régulation sociale que pratiquaient nos ancêtres : Et faute d’une institution de régulation sociale, comme il en existait dans nos sociétés traditionnelles le Burkina se dégrade et recule." Mais avec cette « Journée des coutumes et traditions » nous montre que nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle occidental. Organisons un concours national pour faire appel de propositions d’amélioration de notre démocratie sur la base des principes transversaux des différentes sociétés traditionnelles. Je parie que nous serions agréablement surpris. Un peuple en soi, renferme l’intelligence du grand nombre. Ce sont ses dirigeants qui doivent interroger leur aptitude à le diriger. Celui qui dirige un pays qui part d’élection calamiteuse en élection calamiteuse autorise que l’on doute soit de sa bonne foi, soit de sa compréhension profonde de son peuple. Ce sont des petits politiciens aux petits pieds qui sont venus opposer les peuples.

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    • Le 15 mai à 08:45, par @@GOG En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

      M.Ka, vous faites bien de prendre l’exemple du chef du canton de Lallé dans la province du Boukiemdé,qui couvre , dites-vous,tous les chefs coutumiers de la localité.C’est l’occasion pour moi de le féliciter et l’encourager pour son jeune âge et son niveau d’étude à la tête de la chefferie dans le Boukiemdé.
      Mais j’ose croire qu’il ne fera pas dans la division des chefs de son ressort territorial.
      Quand on sait que sous le règne d’un de ses prédécesseurs sur le même trône ,un village de la localité souffrait de la présence de deux chefs coutumiers .
      Je souhaite au nouveau Chef du canton Lallé ,santé, prospérité, longévité et succès durant son règne,pas dans la division,mais dans la cohésion sociale, la compréhension mutuelle et dans la concorde entre tous les chefs du Boukiemdé et leurs sujets.

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  • Le 14 mai à 13:12, par Loglog En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    Pour lutter contre la corruption, avons nous besoin de nos ancêtres ?
    Pour travailler honnêtement conforment à notre contrat de travail, avons nous besoin de nos ancêtres ?
    Pour élaboré des plans de développement sérieux et réalisable avec des plans d’application, avons nous besoin de déranger nos ancêtres ?
    Les officiers supérieurs ont t-il besoin de nos ancêtres pour assumer sincèrement leur rôle dans l’ossature de l’État ?
    Nous sommes 20 millions aujourd’hui. Nous avons plus 50¨% qui ont moins de 25 ans. Alors, maître, si à votre âge, vous ne dites pas la vérité tangible aux jeunes et vous continuez à leur vendre de la poudre virtuel pour vous faire voir, je suis affligé.
    Respectez nos ancêtres et laissez les se reposer comme ils le méritent. Devant notre incapacité à évoluer vers notre propre bien être, on fait de la diversion. Par notre incapacité, nous sommes absolument sous perfusion sur tous les plans grace à des êtres humains qui s’assument (Coopération GIZ, Fondation Bill et Melina Gates, Fonds Saoudien, US AID, UE). Même les salles climatisés qu’on occupe, c’est des financement de gens qui s’assument.

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    • Le 14 mai à 14:06, par jan jan En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

      @Loglog, c’est la meilleure réponse du sujet, bravo, ces gens là pensent qu’ils peuvent duper un Peuple qui a beaucoup souffert et qui en a vu de toutes les couleurs.

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    • Le 14 mai à 19:14, par Xyz Xyz En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

      salut,

      je pense que le régime actuelle s’assume. Mais cela n’est pas apprécier par tous.

      Je pense que nous avons besoin des ancêtres, tout simplement parce-que nous venons d’eux. Nous sommes nos ancêtres !
      Il est fondamentalement nécessaire de comprendre notre évolution dans le temps pour bien assumer le présent et se projeter vers l’avenir.

      Et si nous comprenons le passé nous saurions qu’il n y a pas par exemple de religion chez nous.
      Ce que nos ancêtres avaient est une spiritualité qui est une science de compréhension de l’univers et de la relation avec celui-ci. Exemple les physiciens penses que l’<> est à plusieurs dimensions, avec potentiellement dans entités dans les dimensions supérieures (est des kinkirissi ?). Cette thèse se retrouverait dans les sciences(spiritualité dogons). Cela suggère qu’il y avait une avance dans le domaine de la science qui est au delà de l’imagination en Afrique (dans tous les domain, e.g. le pyramide, médecine opération de la cataracte etc.). Qu’est ce qui c’est donc passer pour que notre avance n’a pas pu nous protéger contre ceux qui nous ont colonisé.
      - Est ce seulement le canon et la poudre à canon qui à fait la différence.
      - Est ce la continuité de attaque (hyksos, grecs, romains, turques, musulman arabes/turcs, l’occident chrétien) pendant des millénaire.
      - Est la gestion sectaire du savoir et de sa transmission de notre part ?
      - Est simplement le cours de l’histoire (voir l’hypothese de Jean-Claude Mboli avec les apogée et declins des empire et le triomphe final de l’empire africain universel) ?
      - Etc.
      Si nous ne connaissons pas nos ancêtres, c-a-d l’histoire(la vraie) et leur science tout simplement, comment pouvons nous sortir de l’impasse. Imagine qu’en ce se connectant aux ancêtres nous arrivons à nous approprier la science que les forgerons utilisaient pour téléporter les objets á distance (Il y a bien des témoignages la dessus). Est ce que la guerre contre le terrorisme ne sera pas d’un seul coup terminer. Et que le pays qui a cette science ne deviendra automatique pas la première puissance militaire mondiale.

      La culture étant simplement le comportement qui sied pour créer et maintenir un univers qui nous habitable, favorable. Je conceile la video de Sidwayan Thomas sur sa chaine youtube sur Afrique Suprême : Totémisme : Religion, Sorcellerie ou Spiritualité ? N’est pas etrange que des peuples qui avaient l’ecologisme leur culture ont maintemant besoin de coopérants et d’ONGs pour leur apprendre l’écologie. Est ce que dans une afrique qui s’inspire des ses ancêtres un scandale comme celui du Probo Kuala peut arriver ?

      La spiritualité (dans son aspect quête de la compréhension des phénomènes) venant de nos ancêtres nous commande d’essayer de comprendre comment certains ont eu leur puissance financière que beaucoup semble admirer.
      Prenons par exemple le cas du complexe USA(US AID, Fondation Bill et Melina Gates). Leur culture qui est deriver de leur vrai religion est l’individialism exacerbé avec le system capitaliste. Et voila comment il se sont assumé pour que aujourdhui tu prennes leur puissance éconnommique comme example :
      - génocides des natives d’Amérique (indiens)
      - esclavage des noires (cautionner par toute leur religions : protestante, catholique, mormone, entériner par leur constitution)
      - pillage et déstabilisation dans le monde entier (haiti, irak, congo, gahna, mexico, nicaraga, liby, etc.)
      - particulièrement dans le cas de microsoft des pratiques méprisables et certain illégales contre la concurrence.

      Est que celui qui sait cela peut être mistifier par de telle richesse ?

      Le problème est que si nous ne nous reconnectons pas à notre passé, non pas pour s’y plaire et s’y perdre mais pour avoir une base saine pour nous assumer, nous allons répéter ce que ces gens ont fait. Ce qui se résume en génocide, culturo-cide, éco-cide, économo-cide.
      Est cela que les burkinabès veulent. Si nous observons la culture actuelle ultra capitaliste, l’argent ou rien, nous partons dans la mauvaise direction.

      C’est tout simplement le IA (intelligence ancestral) qu’il nous faut récupérer. Il y a bien une raison pourquoi d’autre ont mis tant d’effort pour nous détourner de cela.

      Connaître ses ancêtres, c-a-d connaître l’histoire, c-a-d se référer aux ancêtres (leur savoir faire et savoir être) est, pour paraphrase les idées de Cheickh Anta Diop, savoir que nous ne sommes pas en retard mais qu’il y a eu une régression historique. Ce qui fait que la solution qui sied ne sera donc pas de rattraper un quelconque retard mais de procéder à une renaissance historique ce qui va nous donner l’aptitude à l’initiative historique qui inclus la créativité, l’inventivité et l’innovation et ainsi produisant les conditions matérielles de notre propre existence. Je pense que tu appelles cela s’assumer.

      Les opérations se poursuivent donc !

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  • Le 14 mai à 14:08, par MC En réponse à : Burkina/Journée du 15-mai : « La culture est au-dessus de tout, surtout en Afrique... L’Afrique veut sa place en Afrique » (Me Pacéré Frédéric Titinga)

    C’est bien tout ça ! Mais l’honnêteté intellectuel commande qu’on dise comment ces religions importées se sont installées et diffusées dans nos pays. Ce sont les chefs, les notables qui étaient les premiers à se convertir et le peuple suivait. Ces mêmes ; dont les héritiers se présentent comme les garants de nos traditions. Il y’a eu certes des résistances par endroit mais la collaboration avec les nouveaux venus et l’acceptation de leurs préceptes ont été de mise. Ce n’est ni Toute l’Europe ; ni toute l’Arabie qui ont débarqué dans nos contrées pour forcer les gens à se convertir. Ce qu’on ne dit pas aussi comment nos coutumes, nos croyances, nos fétiches n’ont pas protégé les gens contre ces nouveaux venus ? On nous dira qu’il y a eu des traitres. Mais comment ? Ces traîtres étaient-ils si puissants ou étaient-ils eux-mêmes les dépositaires des traditions pour que leur traitrise ait marché ? Ou nos fétiches sont soient faux ou moins puissant que ce des nouveaux venus pour que nos ancêtres soient vaincus. Dans tous les cas nos ancêtres ont suivi plus fort qu’eux. Qui de nous ou nos ancêtres connaissent mieux nos coutumes et nos traditions ? Certainement nos ancêtres. Bah ils ont choisi bon gré mal gré les nouvelles croyances ...
    Ils nous appartiennent de remettre en cause ces croyances et toute croyance et cela comme un processus normal de l’Homme qui s’adapte à son époque ou de relire ce qu’on l’a transmis comme vérité simplement sans évoquer un quelconque ancêtre qui aurait vécu à l’an zéro ou l’an moins l’infini et qui n’a plus rien à voir avec nos réalités d’aujourd’hui …

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