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Cinéma : « Taafé Vision » présente les fruits de son projet « Elles se réalisent »

Publié le vendredi 16 février 2024 à 16h31min

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Cinéma : « Taafé Vision » présente les fruits de son projet « Elles se réalisent »

L’Association « Taafé Vision » a présenté, le jeudi 15 février 2024, le fruit de son projet « Elles se réalisent » qui lui-même découle de « Ecrire au féminin ». C’est un projet de renforcement de capacités de dix femmes en réécriture de scenario court métrage d’environ 26 minutes, suivi d’une formation en réalisation de ces courts métrages. « Terminus », « Le poids du déshonneur », « Kanu » et « Incomprise » sont les films qui ont été présentés aux invités.

Le premier film présenté intitulé « Terminus » est de Salimata Ouédraogo et porte sur le harcèlement sexuel. En 13 minutes, elle dépeint l’histoire de Aicha, l’actrice principale. C’est une adolescente qui vivait dans une zone à haut défi sécuritaire. Pour s’assurer une bonne couverture sociale, son père lui impose un mariage auquel elle s’oppose farouchement. Elle migre en ville où elle trouve un emploi d’aide-ménagère. Cependant, son calvaire est sans fin car le mari de sa patronne la harcèle et tente de la violer. Va-t-elle céder ou être contrainte de fuir à nouveau ?

Les quatre jeunes réalisatrices entendent exceller dans le 7e art

Maïmouna Lenglengué est la réalisatrice du deuxième film titré « Le poids du déshonneur ». Il dure aussi 13 minutes et porte sur les violences conjugales. Le synopsis du film présente Nafi, une jeune mère constamment battue par son mari. Elle décide finalement de quitter le foyer. Malheureusement, sa famille la renvoie alors qu’elle ne cherchait qu’un refuge. A l’action sociale, elle est également confrontée à leur inaction. Elle trouve heureusement un emploi et arrive à réorganiser sa vie. Cependant, menacée de bannissement, Nafi retourne auprès de son bourreau. Ce dernier récidive. Cette fois, leur voisine, longtemps témoin des violences subies par Nafi, décide de sortir du silence.

La présidente de « Taafé Vision », Azaratou Bancé, a indiqué que son association milite pour la promotion de la femme dans un monde plus juste

« Kanu », le troisième court métrage, est de Djata Ouattara et est axé sur le rôle de la femme dans la lutte contre l’extrémisme violent. Désœuvré et obsédé par l’idée d’offrir une meilleure vie à sa mère rongée par un passé douloureux et secret, Sié, l’acteur principal, un jeune homme, fini par intégrer les rangs terroristes. Sous la direction de Bella, son mentor, il s’apprête à perpétrer son premier attentat. Mais avant, il fait la connaissance de Yé, une jeune citadine rescapée d’une attaque terroriste et survivante de violences sexuelles. Yé fait chavirer le cœur de Sié. Le jeune homme est dans l’impasse. Le récit dure 13 minutes.

Catherine Golo est l’auteur du quatrième film intitulé « Incomprise ». En 13 minutes, la réalisatrice traite le thème du mariage forcé. Victime de viol, Fatim tombe enceinte. Elle est contrainte d’épouser son bourreau en guise de réparation du déshonneur fait à sa famille. Dans son foyer, elle subit beaucoup de violences psychologiques et physiques. Avec le soutien de sa cousine, Fatim décide de se prendre en main.

Le chef de service suivi-évaluation du FDCT, Atta N. David Kobenan, a représenté la directrice

Le projet « Elles se réalisent » résulte de « Ecrire au féminin » porté par l’Association « Taafé Vision » financé par le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) dans le cadre du Programme d’appui aux initiatives culturelles (PAIC-GC2), représenté par le chef de service suivi-évaluation du FDCT, Atta N. David Kobenan. Selon la présidente de l’association, Azaratou Bancé, il s’est agi à travers ce projet, de produire et de diffuser des films exempts de stéréotypes du genre et qui soutiennent l’abandon de toutes sortes de violences basées sur le genre tout en contribuant à la promotion de la femme dans un monde plus juste, plus égalitaire. A ce jour, a-t-elle ajouté, « Taafé Vision » dispose d’une banque composée d’une soixantaine de projets de films incubés dont 10 films courts métrages fictions produits par elle-même avec l’appui de partenaires techniques et financiers.

Obissa Juste Mien
Lefaso.net

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