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Lutte contre le travail des enfants : Le coordinateur du projet JOFA ACTE au Burkina pour visiter les réalisations

Publié le samedi 10 février 2024 à 20h02min

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Lutte contre le travail des enfants : Le coordinateur du projet JOFA ACTE au Burkina pour visiter les réalisations

Les premiers responsables du projet Joining forces for Africa : Agir contre le travail des enfants (JOFA ACTE) ont effectué une visite de terrain ce vendredi 9 février 2024 à Kaya, dans la région du Centre-Nord, pour constater les réalisations dudit projet qui est à sa première année de mise en œuvre.

La coalition « Joining forces for Africa » a implémenté le projet « Agir contre le travail des enfants (JOFA ACTE) » dans les régions du Centre et du Centre-Nord du Burkina Faso, depuis janvier 2023. La coalition regroupe six grandes organisations leaders dans la défense des droits centrés sur l’enfant, notamment Child Fund Alliance dont Educo est membre, Plan International, Save the Children International, SOS Children’s Villages International, Terre des hommes International Federation, World Vision International. Cette coalition accompagne l’État burkinabè dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants.

L’objectif du projet JOFA ACTE financé par l’Union européenne est de contribuer à réduire les pires formes de travail des enfants dans les quatre pays ciblés que sont le Mali, le Burkina Faso, le Malawi et Madagascar.

Selon Ollo Oscar Palé, les enfants à risque ou victimes sont placés dans des centres de formation professionnelle ou ramenés à l’école.

À ce jour, JOFA ACTE a pu identifier 299 enfants victimes de pires formes de travail dont 186 filles. Le projet a donc œuvré à les insérer ou réinsérer dans des écoles. Cent autres enfants ont été placés dans des centres de formation professionnelle où ils bénéficient d’un apprentissage aux métiers de leur choix.

Selon le directeur pays de l’ONG Educo, Ollo Oscar Palé, les pires formes de travail des enfants existaient de par le passé, mais la situation s’est exacerbée avec la crise sécuritaire ; d’où l’intérêt de renforcer les actions visant à contrer le phénomène.
Au niveau de la coordination, Ollo Oscar Palé a signifié que l’ensemble des membres de JOFA ACTE travaillent en symbiose avec les services étatiques et des organismes non-étatiques pour dérouler le projet.

« Grâce à l’Action sociale et au projet, je fais la technique, notamment la soudure », a affirmé Aimé Sawadogo.

Des bénéficiaires reconnaissants

Agé de 15 ans actuellement, Aimé Sawadogo faisait la classe de 6e lorsqu’il a été identifié par le projet JOFA ACTE. Élève et berger, ce gamin a vu sa situation se dégrader lorsqu’en brousse, il n’y avait plus de fourrage pour les animaux. « On se cherchait vraiment. C’est pourquoi nous sommes venus ici à Kaya », a confié le désormais élève au Centre de formation professionnelle de l’Association Nakoglebzanga des artisans du Sanmatenga (CFP/ANAS).

Venue de la ville de Pô (région du Centre-Sud), Julienne Ouandjaga apprend la couture. « Je peux coudre des robes, des chemises, des pantalons. Je voudrais remercier les initiateurs du projet JOFA ACTE et l’Action sociale pour l’accompagnement. Ils nous ont aidés en payant nos frais de scolarité et en nous octroyant des bourses. Cela nous a beaucoup aidés dans notre formation », a-t-elle confié.

« À la fin de la formation, je compte ouvrir mon propre atelier de couture et embaucher d’autres apprenants », a formulé Julienne Ouandjaga.

« C’est déjà un bon début »

En séjour au pays des hommes intègres, le coordinateur de JOFA ACTE au niveau global, Albrecht Hartmann, s’est rendu dans la région du Centre-Nord pour toucher du doigt les progrès réalisés dans la mise en œuvre dudit projet. « Toutes les bonnes choses prennent du temps. Les activités ont commencé l’année dernière mais c’est déjà un bon début », a-t-il affirmé.

« Je suis très content de l’esprit de collaboration que j’ai trouvé chez tous les partenaires ici », a confié Albrecht Hartmann.

Pour réussir la mission de la lutte contre les pires formes de travail des enfants, Albrecht Hartmann a indiqué que les acteurs doivent s’attaquer à toutes les contraintes au niveau du manque de capacités des partenaires qui jouent un rôle important dans cette mission.
Albrecht Hartmann a aussi encouragé les bénéficiaires du projet à persévérer dans l’apprentissage.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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