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Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement : 13 projets financés à hauteur de 330 millions de FCFA

Publié le mercredi 20 décembre 2023 à 15h30min

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Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement : 13 projets financés à hauteur de 330 millions de FCFA

Le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) a organisé, ce mercredi 20 décembre 2023, une cérémonie de lancement de treize projets. Dix d’entre eux sont de l’initiative des organismes subventionnés de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne. Et les trois autres, du Centre africain d’études de technologie (ACTS). La cérémonie a été présidée par le directeur général de la recherche et de l’innovation, représenté par son adjoint, Dr Serge Diagbouga.

Au départ, ce sont 300 projets qui ont été présentés. Mais au final, ce sont treize d’entre eux qui ont reçu un financement allant de 19 à 40 millions de FCFA. De ces treize projets, dix viennent en appui au programme du ministère pour Bagrépôle. Les trois autres portent sur les filières mangue et anacarde. « La sélection de ces treize projets a répondu aux normes du FONRID. Il y a d’abord eu un appel, des évaluations externes, la réunion d’un comité scientifique qui a sélectionné des projets selon des critères bien définis, avant de les soumettre à un conseil d’administration qui a autorisé le financement », a détaillé le directeur général du FONRID, André Bationo.

« Le FONRID est très sélectif. Les projets que nous avons reçus étaient très pertinents. Mais on ne peut pas tout financer par manque de ressources », André Bationo

Le coût global de ces projets qui s’élèvent à 330 millions FCFA a en partie été financé par l’ambassade du Canada au Burkina. Et pour l’ambassadrice Lee-Anne Hermann, ce soutien se justifie par l’inclusion des femmes et des filles dans les projets en question. « Le Canada a une politique féministe, où on travaille avec les femmes et les filles au cœur de tous nos projets. Je suis très fière de voir qu’il y a cinq projets qui seront gérés par les femmes chercheurs, mais aussi que les résultats de ces projets vont beaucoup impliquer les femmes et les filles », a-t-elle laissé entendre.

« Ces projets ont une application réelle. Elles aideront pour un développement durable », Lee-Anne Hermann

Que de joie donc pour les bénéficiaires qui entendent par ces moyens mis à leur disposition, améliorer les fruits de leurs recherches sur plusieurs points. C’est le cas de Dr Assana Zongo, qui a présenté un projet sur la valorisation des tubercules de manioc et de patates douces à chair orange, pour fabriquer des nouilles. « C’est 20 millions que j’ai reçu serviront à la recherche. On doit tester plusieurs variétés de tubercules au laboratoire pour celles qui sont les mieux adaptées pour le développement des produits qu’on veut mettre en place. Aussi, cette somme permettra d’accompagner des étudiants en master qui soutiendront dans le cadre de ce projet. On veut également former des transformatrices du domaine, afin qu’elles puissent utiliser ces résultats là pour renforcer les capacités de leurs entreprises. Enfin, une implantation sera faite à Bagrépôle, surtout pour les femmes intéressées par ce produit », a-t-elle expliqué.

« Ce projet va me permettre de pouvoir développer les tubercules, améliorer leurs valeurs commerciales », Dr Assana Zongo

Rappelons que l’objectif de ce projet est de mettre les résultats de la recherche au profit de la sécurité alimentaire et de l’économie nationale en partant, tout en renforçant le partenariat entre le secteur privé et les acteurs de la recherche. Et selon le directeur général de la recherche et de l’innovation du ministère de la Recherche et de l’innovation, ils viennent en appui à l’amélioration de la résilience, dans un contexte de multiples crises, sécuritaire, sanitaire et environnementale. Une occasion pour lui d’appeler à la gestion parcimonieuse de ces ressources afin qu’elles puissent produire les effets escomptés.

« Une session de formation des porteurs et gestionnaires de projet sera organisé pour renforcer leurs capacités sur les règles de gestion des finances publiques », Dr Serge Diagbouga

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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