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Burkina : Apollinaire Soungalo Ouattara et Abdou Karim Sango plaident pour la culture et l’État avec des étudiants

Publié le mercredi 22 novembre 2023 à 21h55min

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Burkina : Apollinaire Soungalo Ouattara et Abdou Karim Sango plaident pour la culture et l’État avec des étudiants

L’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF) et le Collège sciences humaines, lettres arts et culture ont organisé l’édition spéciale des Cafés littéraires du Faso (CALIFA), le mardi 21 novembre 2023 à l’université Joseph Ki-Zerbo.

Selon les organisateurs, l’objectif général des Cafés littéraires du Faso (CALIFA) est de donner l’occasion à des chercheurs burkinabè de présenter leurs ouvrages au public scolaire et universitaire.

Pour cette édition, deux ouvrages ont été retenus. Il s’agit de « Plaidoyer pour l’État » de Apollinaire Soungalo Ouattara, ancien président de l’Assemblée nationale et « Pour la culture, je plaide » de Abdoul Karim Sango, ancien ministre de la culture.
Selon le présentateur Dr Salifou Sangaré, « Plaidoyer pour l’État » est une œuvre révolutionnaire. Au même moment où l’auteur plaide pour l’État, il rappelle également les missions de l’État. Il a également présenté « Moment critique », un autre livre écrit par Apollinaire Soungalo Ouattara.

Selon Apollinaire Soungalo Ouattara, les convictions ne doivent pas être statiques

Pour l’ouvrage « Pour la culture, je plaide » de Abdoul Karim Sango, c’est le Dr Souleymane Ganou qui a fait la présentation. C’est un livre à travers lequel l’auteur pose la problématique de la culture et propose des solutions. « Les créateurs doivent vivre dignement de leurs œuvres », a-t-il écrit. A en croire Dr Souleymane Ganou, le ministre Abdoul Karim Sango est convaincu que la culture est un instrument important pour la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

« Il ne faut pas être statique »

Au cours des échanges, tout en félicitant les deux auteurs pour leurs livres qui apportent un plus pour le Burkina Faso, un participant a proposé « Plaidoyer pour la démocratie ».

Répondant à la question pourquoi en tant qu’un ancien membre de l’ANEB (Association nationale des étudiants du Burkina), Apollinaire Soungalo Ouattara a rallié le gouvernement du président Blaise Compaoré, l’auteur a indiqué que dans la vie, « il ne faut pas être statique ». « Entre la théorie, la pratique et la vision qu’on a, il y a un cheminement à faire », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne son livre « Plaidoyer pour l’Etat », Apollinaire Soungalo Ouattara a expliqué qu’il s’agit d’une interpellation parce que l’Etat, en tant que puissance publique, peut se trouver en difficulté.

Une photo de groupe entre les intervenants et les participants

De la dépolitisation de l’administration

Quant à Abdoul Karim Sango, les questions auxquelles il a répondu sont essentiellement basées sur son expérience en tant que ministre en charge de la culture. Pour lui, le secteur de la culture mérite une grande attention, si le Burkina Faso veut se développer. Prenant les exemples de l’Afrique du Sud et du Nigéria, le juriste de formation a démontré que la culture est un levier de développement et d’identité.

En tant que le président du PAREN (Parti pour la renaissance nationale), Abdoul Karim Sango est revenu sur son passage à la tête du ministère de la Culture, des arts et du tourisme. « J’ai été nommé ministre par un parti politique mais je n’ai changé aucun collaborateur. Je n’ai pas nommé un membre de mon parti à un poste de responsabilité », a-t-il témoigné. Pour lui, il s’agit de la dépolitisation de l’administration.

Le financement du FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) s’est invité dans les échanges. Selon le ministre en charge des arts sous l’édition du FESPACO en 2019, ce prestigieux festival perd son caractère panafricain, car il n’y a que le Burkina Faso et ses partenaires uniquement qui le financent.

« Mon livre, ce ne sont que des propositions », a rassuré Abdoul Karim Sango (au centre)

D’autres séances de CALIFA à venir

A écouter les organisateurs, cette édition des CALIFA est une réussite. Pour le Collège sciences humaines, lettres arts et culture, le choix de ces deux ouvrages se justifient par le fait qu’ils traitent la problématique de l’Etat. Il s’est agi d’apporter une réflexion, a indiqué le président du collège, Pr Joseph Paré, qui a promis l’organisation d’autres séances de CALIFA dans les jours à venir.

Créée en 2013 sous forme associative, l’ANSAL-BF est une structure spécifique de la présidence du Faso ayant le statut d’autorité scientifique indépendante, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Son but est de mobiliser tous les savoirs pour promouvoir le développement socioéconomique du Burkina Faso, à travers notamment la production, l’exploitation et la valorisation des résultats de la science (Ndlr).

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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