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Festival de films Alimenterre : "On a pu corriger toutes les insuffisances de la première édition et on les a renforcées pour en faire des succès" Abdoulaye Diallo

Publié le samedi 11 novembre 2023 à 20h30min

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Festival de films Alimenterre :

"Quelle alternative pour des systèmes alimentaires durables à l’échelle locale et mondiale ?", c’est sur ce thème que s’est tenue la deuxième édition du festival de films Alimenterre, co-organisé par Semfilms et l’Organisation non-gouvernementale (ONG) Humundi. Ce samedi 11 novembre 2023, le festival a refermé ses portes sur le même site où il a été ouvert il y a quatre jours jours, en présence de nombreux acteurs venus vivre les derniers instants du biannuel.

Ouvert le 7 novembre dans l’enceinte du Palais de la jeunesse et de la culture Jean-Pierre Guingané, le festival de films Alimenterre entendait œuvrer pour la promotion de la souveraineté et l’autosuffisance alimentaire au Burkina Faso. Ainsi, trois jours durant, élèves, étudiants, agriculteurs et autres professionnels du domaine, ont pu être édifiés sur la question par des cinés-débats, des courts et longs métrages, des forums et cadres d’échanges.

Au final, le bilan est satisfaisant. "En dehors de quelques décalages, toutes les activités au programme ont été organisées et toutes les innovations respectées. On a pu corriger toutes les insuffisances de la première édition et on les a renforcées pour en faire des succès. Une douzaine de films ont été projetés. Cette édition a été un franc succès en terme d’organisation et de mobilisation et au total, plus de 2000 personnes ont été touchées" s’est réjoui Abdoulaye Diallo, promoteur du festival.

"Plus de 200 enfants et élèves et 400 étudiants ont pris part aux différents ateliers" Abdoulaye Diallo

Pour Alfred Sawadogo, parrain de cette edition, ce festival a le mérite d’être salué car plusieurs questions cruciales ont été abordées. Et des différentes thématiques débattues, il dit avoir été marqué par celle de l’appropriation des terres par les personnes nanties, au grand dam des populations les plus défavorisées qui n’aspirent qu’à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.

"Il faut que cette génération qui monte soit bien formée pour dominer les questions de l’agriculture" Alfred Sawadogo

"L’histoire nous apprend que dans les pays de l’Amérique latine, des habitants de même pays sont entrés en guerre à cause du problème d’accaparement des terres. Il faudrait que notre pays s’éloigne de ces problèmes en engageant un dialogue franc et sincère entre les acheteurs de ces terres qui jusque-là restent inexploitées et les jeunes qui se plaignent, avec juste raison, du manque de terre" a t-il suggéré.

"Nous remercions tous les partenaires et tous ceux qui ont concouru à ce que ce festival soit une réussite" Alimata Sawadogo

Les différentes discussions qui ont pu se tenir au cours de ces quatre jours ont permis de dresser un tableau de recommandations, qui servira à inspirer les politiques dans leurs prises de décisions pour un Burkina plus prospère. "Elles seront portées auprès des décideurs pour voir ce qui peut être fait pour prendre en compte les préoccupations des populations, nous permettre de manger sain et préserver notre environnement" a promis Alimata Sawadogo, directrice pays de l’ONG Humundi Burkina.

La prochaine édition est prévue se tenir en 2025.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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