LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Il faut penser tout ce qu’il y a de pensable dans l’impensable” De Vladimir Jankélévitch

Burkina/Dénonciation de la convention fiscale de non double imposition : Le modèle avec la France n’est pas conforme avec celui des Nations-Unies, selon le ministre de l’économie, Aboubakar Nacanabo

LEFASO.NET

Publié le mercredi 23 août 2023 à 11h32min

PARTAGER :                          
Burkina/Dénonciation de la convention fiscale de non double imposition : Le modèle avec la France n’est pas conforme avec celui des Nations-Unies, selon le ministre de l’économie, Aboubakar Nacanabo

Sur les antennes de la Télévision nationale, le ministre de l’économie, des finances et de la prospective du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo est revenu sur la raison pour laquelle le gouvernement de transition a décidé de dénoncer la convention fiscale de non double imposition signée le 11 août 1965 entre le Burkina Faso et la France qui est entrée en vigueur le 15 février 1967. Il a en outre abordé la suspension de l’aide française au développement.

Cette convention avait pour objectif d’éviter la double imposition entre ces deux Etats, la lutte contre la fraude fiscale et les échanges de renseignements. « Au regard de la convention, si une entreprise de l’Etat A exerce une activité dans l’Etat B, l’Etat B décide de ne pas prendre l’impôt et donne le droit d’imposition à l’Etat A. Quand une entreprise établie en France vient exercer une activité au Burkina, elle ne paye pas l’impôt au Burkina parce qu’elle va la payer en France. Si une entreprise burkinabè exerce en France, elle ne va pas payer l’impôt en France parce qu’elle va la payer au Burkina » a expliqué Aboubakar Nacanabo. Il a notifié que cette convention qui est restée en vigueur pendant une cinquantaine d’années a surtout profité à l’Etat français.

« Dans les faits, nous n’avons pas d’entreprises burkinabè qui exerce en France. C’est plutôt les entreprises françaises qui viennent exercer ici. En fin de compte, c’est le Burkina en réalité qui cède son droit d’imposition » a-t-il renchéri. Le ministre de l’économie, des finances et de la prospective a rappelé qu’en matière de fiscalité internationale, le modèle de convention a été réadapté par les Nations-Unies et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Les Nations-Unies par exemple ont développé un modèle de convention qui est adapté aux pays développés et ceux en voie de développement. « Par exemple quand un pays développé veut négocier avec un pays sous-développé, le modèle adapté est celui de l’ONU. Mais notre modèle avec la France n’est ni conforme au modèle des Nations-Unies, ni à celui de OCDE et encore moins au modèle que les pays africains ont voulu développer eux-mêmes avec le Forum de l’administration fiscale africaine » a-t-il martelé.

Il a souligné que le Burkina Faso a un manque à gagner de 40 à 50 milliards de FCFA par an à cause de cette convention. Il faut dire que le gouvernement de la transition a prévenu la partie française que la dénonciation prend effet dans un délai de trois mois suivant la réception de sa note.

« Ne pas s’inquiéter »

En ce qui concerne la suspension de l’aide au développement de la France à travers l’Agence française de développement (AFD), Aboubakar Nacanabo a affirmé qu’il ne faut pas « s’inquiéter si la France a décidé de ne pas octroyer son aide au Burkina. C’est vrai que l’aide française au Burkina était utile sur un certain nombre d’aspects. Mais nous pensons qu’aujourd’hui, si la France suspend son aide, cela nous interpelle sur la nécessité de mieux nous réorganiser pour mobiliser davantage nos ressources. Nous pensons qu’au regard des montants qui étaient en jeu, il n’y a pas de très grandes inquiétudes à se faire. Si vous regardez entre 2022 et 2023, si je prends la situation arrêtée au mois de juillet, la mobilisation des ressources propres s’est accrue de près de 100 milliards de FCFA. Cela veut dire qu’à l’interne, nous avons fait des efforts supplémentaires par rapport à ce qui était fait l’année passée. L’aide qui va venir est peut être un plus, mais cela ne devrait pas remplacer les efforts que nous devons faire » a-t-il conclu. Rappelons que le 6 Août 2023, la France a annoncé avoir suspendu l’aide au développement et ’appui budgétaire au Burkina Faso.

SB
Lefaso.net
Source : RTB

PARTAGER :                              

Messages

  • Avant de nous exciter, allons comparons les taux d’imposition des entreprises entre la France et le Burkina depuis 1963.
    On va se marrer.

    • Mais pourquoi ce gouvernement ne dénonce pas le concept de fonds communs qui est aussi français. L’état perdrait plus de 150 milliards par an dans le paiement de ces fonds. Rosine Coulibaly sa dénoncer les conventions fiscales avec la France avait fait de son cheval de bataille , cette histoire de fonds communs qui faisait perdre beaucoup de frics à l’État. Apparemment ce gouvernement est vertueux, courageux et transparent, qu’il regarde donc de ce côté aussi. C’est le bon moment car toute décision venant de IB est facilement acceptée. Il y’a même cette histoire de remise à plat des salaires qui devaient réparer une injustice entre les fonctionnaires. Je ne comprends pas le général Balsolma qui fait un silence radio pour des combats qu’il a menés. Le moment est propice car le régime actuel jouit d’une grosse popularité et en plus le Général de la rue détient à présent tous les leviers de la décision.

    • Indjaba, la question est de savoir comment couper ces fonds communs et en même temps inciter les travailleurs de ce ministère à travailler davantage à donner le meilleur d’eux-mêmes et à lutter efficacement contre la corruption ? Il faut lire les rapports du Renlac et tu comprendras que la corruption est presque éradiquer au niveau des impôts. Je pense que le gouvernement est conscient de cette situation. Mais pour prendre une décision, il faut jauger les avantages et les inconvénients. Avec la rareté des ressources, ces agents sont sollicités. Et puis il ne faut être naïf, depuis le régime mouta mouta, tous les. Agents publics ont eu des revalorisation. Faut il s’en prendre à àux agents d’un ministère pour faire plaisir à une certaine opinion où il faut tout remettre à plat.

    • Monsieur R, a moins que vous ne soyez des impôts, sinon c’est a ce niveau qu’il ya beaucoup de corruption, demandez aux entrepreneurs. et chez les policiers par exemple c’est des 2 000 mais chez vous c’est costaud. et puis il faut utiliser vos services pour comprendre, avec des agents arrogants qui peuvent te faire tomber en faillite facilement sans remords. pff

    • On te dit que ca fait perdre environ 40 milliards chaque annee au Burkina. Que veux tu encore ?

  • Mon soutien indefectible et sans ambage au gouvernement de transition de notre pays qui fait du bon boulot ! C’est pas possible, 40 a 50 milliards qu’on perd chaque annee et on nous donne le 1/3 de notre propre argent vole en nous rabachant les oreilles ko aide au developpement !!!! Ah, la gaamation imperialiste, quand tu nous tiens !!!!

  • C’est un jeu d’intérêt et la France se rendra bien compte qu’elle fait du bien au Burkina en coupant son aide au développement. Qui savait que cette convention fiscale nous coûtait autant par an ? Pourquoi les autres régimes avant celui de Roch KABORE n’ont pas bronché et on laissé les choses en l’état ? Le gouvernement Roch aurait relancé la partie française par deux fois sans réponse ! C’est pas preuve du mépris que le régime MACRON Emmanuel à toujours eu pour les africains. Tout compte fait cet entêtement a facilité la prise de décision par la Transition et personne ne peut dire qu’on a pas privilégié la concertation. Les petits laquais et autres traînées de la France-Afrique diront encore que c’est du populisme de la part du Gouvernement de la Transition mais ils sont dans leur rôle puisqu’ils ne vivent que de ça ! Et ils ne savent que faire ça d’ailleurs ! Avec cet exemple, tous les ministères et toutes les institutions doivent révisiter toutes les conventions pour les adapter à l’environnement national et international car le monde ne doit et ne sera jamais et éternellement la chasse gardée d’un clan ou d’un État !

  • Nous sommes de tout cœur avec vous
    La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons

  • Explications claires et sans émotion de la part du ministre. Que ceux qui avaient réagi négativement viennent expliquer où se trouve l’intérêt du Burkina dans un tel marché de dupes.

    Les propos sur la soi-disant aide sont mesurés : pas d’ingratitudes ni d’insulte, juste de la dignité ! Bonne prestation de la part du ministre.

  • A bien voir, il y a également des conventions pareils avec d’autres pays. Imaginez ce que l’on pourrait avoir comme coûts d’opportunité avec les sociétés minières étrangères si les conventions avec leurs états étaient comme celle avec la France.
    Tout ne peut pas se gérer au même moment, mais beaucoup de choses changeraient si nous mettions tous de la bonne foi dans les critiques et actions.

    BJOC.

  • Monsieur le ministre, je suis désolé de vos explications : 1°) Je pense que vous êtes le ministre de l’économie et non le ministre des impôts. Mais vous intervenez sur tout ce qui concerne les impôts, Pourtant vous avez un Directeur Général des impôts. Il sert à quoi finalement ? Il est sensé sortir expliquer tout ce qui est relatif aux impôts. 2°) la convention fiscale que vous dénoncez est signée bien avant la convention de l’ONU et de l’OCDE. Vous savez très bien que la loi n’est pas rétroactive. Elle doit s’appliquer aux conventions à venir et n’a pas modifié celles qui existaient avant son adoption. Par ailleurs, si n’y a pas d’entreprise burkinabé installée en France, ce n’est pas la faute de la France. Cela montre que nos entreprises ne sont pas compétitive sur le plan international. Cherchez à comprendre la cause.

    • Quoi vous êtes sérieux M. le "vrai visionnaire". Le Ministre de l"’économie est le supérieur du DG /impot. Il a toute compétence pour intervenir sur un sujet en lien avec les impôts. Si on, suit votre raisonnement, on pourra aussi dire que le DG/impot ne doit pas intervenir puisque surement au sein de la direction genérale, il ya forcement un service précis qui s’occupe directement des question de convention fiscale
      La convention fiscale a été signé au lendemain des indépendance. je vous concede, que c’est avant les conventions de l’ONU et de l’OCDE qui sont venues apres. Mais , c’est pour ça que la demande de révision a été exprimé, pour mettre la convention en phase avec les normes internationales. . Ou bien pour vous dès qu’une convention est signée, elle n’est plus révisable. Une convention doit etre gagnante/gagnante sinon on revise pour essayer d’équilibrer. Souffrez en encore, cher défenseur de la FRANCE car on voit bien ce qui vous anime

  • Sur quoi sont bases les chiffres communiqués ?
    Le Burkina a des juristes et des économistes.
    Quand un pays-tiers vient exploiter au Burkina, c’est au Burkina d’écrire les contrats.
    Les règles évoluent entre les pays.
    Les multinationales savaient bien se débrouiller pour éviter l’impôt et ne payaient pas d’impôts sur les bénéfices réalisés. Google, Microsoft, Apple par exemple vont devoir payer des impôts dans l’Union Européenne à partir de fin 2023. Ils ont discuté. Il faut souligner que ce sera le consommateur qui paiera in fine.
    C’est surtout la façon de s’exprimer qui pose question en accusant la France de faire partie des pays voleurs de l’argent du Burkina, C’est un peu puéril d’accuser sans discuter et surtout de toujours répandre l’esprit anti- francais. L’avenir dira ce qu’il adviendra.

  • Bla, bla, bla..Ce ministre illégal et incompétent oublie que l’aide de la France ne se limite pas au montant de l’aide publique au développement prévue dans son budget 2023. On doit y ajouter les projets en cours qui sont suspendus ainsi que l’appui budgétaire également suspendu. Cela représente à peu de choses près 330 milliards de FCFA pour 2023.
    N’oubliez pas que le budget 2023 de l’état burkinabè s’élève à 2 631,3 milliards de FCFA en recettes et à 3235,9 milliards de FCFA en dépenses, soit un déficit de 604,7 milliards.
    Donc nous n’avons pas les moyens de nous priver de l’aide la France (et de celles d’autres pays d’ailleurs). Le Faso vit sous perfusion. Et si on stoppe la perfusion, le patient meurt...

  • Merci au gouvernement à travers le MEFP pour l’éclairage sur cette question qui est une réponse en toute responsabilité sans ingratitude, ni regret du Burkina Faso. Pas comme le coup de communication populiste de France qui d’un ton martial et paternaliste croit avoir fouetter le Burkina Faso en déclarant la suspension de l’aide publique au développement en faveur du Burkina Faso. C’est l’occasion pour nous d’interpeller le Ministre Basolma BAZIE d’user de tout son poids pour la suspension, voire la suppression du fonds commun que le Gl GARANGO avait instauré à titre exceptionnel pour la mobilisation des ressources publiques. La guerre nous impose de puiser dans toutes nos réserves pour faire face à notre situation. La suppression du fonds commun serait un acte patriotique pour ceux qui en bénéficient et un moment historique pour la transition qui en aurait eu le courage.

  • Vraiment le burkinabé n’aime pas le burkinabé. Sinon comment comprendre qu’un ministre des Finances ne se soucie aucunement du pouvoir d’achat de ses compatriotes qui croupissent sous la misère. Il préfère augmenter les impôts pour tuer ses compatriotes que de mobiliser les àides et Subventions pour le développement. Pendant ce temps le gouvernement vit dans l’opulence et le putschiste en chef roule en Lexus Landcruizer. Rien à voir avec le Président Thomas Sankara qu’ils ont tenté d’imiter. Honte à vous bande de bourgeois compradores. C’est triste.

  • Vu que votre gouvernement est sous l’influence de toute une populace maraboutée par de mauvais sorciers, j’attends avec gourmandise le moment où vos petits putschistes vont enfin abandonner le Franc-CFA et créer leur petite monnaie folklorique mais révolutionnaire, genre Dollar-Bokassa, Sterling-Idi-Amin-Dada ou Peso-Guevara.
    Alors, ça vient ?
    Avantage : aucun problème pour combler le déficit de l’état.
    Inconvénient : tous les commerçants sérieux exigeront d’être payés en dollars ou en euros.
    Ce jour là, les Voltaïques d’Abidjan seront les rois ! Avec le prix d’une minable parcelle à Treichville, ils pourront se payer 10 villas avec piscine à Ouaga... L’éboueur de Toulouse sera un prince à Koudougou, le croque-morts de Montréal sera une vedette dans les maquis de Bobo...
    Je sens que ce sera très rigolo... Mais pleurons sur ceux qui devront cuire de vieilles pattes de poulet pour combler leur faim, car beaucoup seront déflatés...

  • Certains commentaires montrent que des gens sont en overdose d’aigreur dans ce pays là ! Résolument déterminés à la critique négative !! Attention à votre santé !!

  • Pourquoi n’a-t-on pas publié les extraits de la convention qui confirmeraient les propos de notre ministre.
    Lui affirme ceci : "Quand une entreprise établie en France vient exercer une activité au Burkina, elle ne paye pas l’impôt au Burkina parce qu’elle va la payer en France. Si une entreprise burkinabè exerce en France, elle ne va pas payer l’impôt en France"

    Sur www.Droit-Afrique.com : Convention fiscale avec la France
    Signée le 11 août 1965, entrée en vigueur le 15 février 1967,
    On peut lire cela : "2) Lorsqu’une entreprise possède des établissements stables dans les deux Etats contractants, chacun d’eux ne peut imposer que le revenu provenant de l’activité des établissements stables situés sur son territoire."

    Je n’y comprends plus rien, c’est l’inverse de ce qu’affirme notre ministre. Quelqu’un peut-il m’expliquer, s’il vous plait ?

    • kwiliga. L’explication est pourtant d’une simplicité absolue. M. le ministre, ou sa famille, a une entreprise dont le siège est au Burkina, mais l’activité est en France.

      Dans la convention actuelle, il paie en France pour l’activité en France, et il paie au Burkina, pour l’activité au Burkina

      Et il voudrait payer l’ensemble de ses impôts au Burkina, pour l’activité en France et au Burkina. C’est un peu le b.a.ba des paradis fiscaux : avoir le siège-boîte aux lettres dans un pays défiscalisé, et l’activité dans un autre pays.

      Avec ça, le BF se retrouvera sur la liste noire des "pays non coopératifs fiscalement", ce qui donnera encore l’occasion à certains de crier au méchant impérialisme qui refusera net que les entreprises du BF puissent exercer dans tout l’OCDE, et bloquera les transferts financiers. Mais pour sûr, le ministre aura gagné sa journée, et bien !

  • Le MPSR II nous a habitués aux mensonges depuis le communiqué lu par un lieutenant à peine léttré à la télevision qu on est en droit de douter de toute affirmation venant de ce gouvernement, malgré le ton.
    Non je ne crois pas une seconde que les entreprises francaises implantées au Burkina ne paient pas leus impôts au Burkina . Si c’est vrai, c’est que Calal+, orange, Bolloré etc. ont payé 0F d’impots au Burkina toutes ces années ? C#est trop gros pour passer sur la gorge. Dites plutôt que ces impots sont reversés pour payer des fonds communs à des fonctionnaires payés pour faire le travail pour lequel on les gratifie de "fonds communs". Sinon le bon sens veut que les entreprises paient les impôts sur leurs chiffres d’affaire réalisés dans le pays concerné. Autrement dit, bolloré paiera bien entendu ces impôts sur les réalisations au Burkina, mais ne saurait payer des impôts au Burkina pour des réalisation en France ou au Bengladesch. C’est logique. Autrement dit, ces accords n’auraient jamais survécu Thomas Sankara dont les Néo Sankaraiste n’atteignet pas la cheville. Donc que les entreprises concernés nous précisent si c’est vrai qu’elles ne payaient pas d’impôts au Burkina sur leurs chiffres d’affaires réalisés au Burkina. Si c’est vraiment le cas, une simple denonciation ne saurait être la solution, il faudra même réclamer les impôts impayées toutes ces années oú elles ont réalisé des chiffres d’affaires au Burkina. Il faut être conséquents jusqu’au bout.

    Passakziri

  • Monsieur le Ministre ne dit pas tout. La création d’un impôt sur les sociétés date de 2010 (loi du 29 10 2010), donc avant cette date les sociétés françaises avaient tout intérêt à payer leurs impôts au Burkina Faso, d’autant qu’en France le taux d’imposition était de 50% jusqu’en 1986. De 2010 à 2019 le taux en France était de 31% et de 27,5 % au Burkina Faso, donc là aussi plus intéressant. Il n’y a que depuis ces 3 dernières années où il est inférieur en France puisqu’il est descendu en 3 ans à 25 % en France. Donc il n’y a pas eu des années de pertes pour l’état burkinabé, les entreprises francaises ayant même intérêt à déclarer leurs profits du Burkina au Burkina. Avant 2010 la convention concernait surtout les impôts payés par les particuliers, certaines taxes et succession, etc. Mais quand on veut noyer son chien ...

  • On sait très bien où veut en venir la camarilla putschiste qui dirige le BF :
    Organiser le harcèlement fiscal de certaines entreprises « qui déplaisent ».
    C’est déjà arrivé par le passé. Cela permet l’enrichissement de certains politiques qui se servent au passage.
    Résultat : les entreprises ferment leur antenne au BF et licencient leurs burkinabè, puis réinvestissent dans des pays moins hostiles.
    À la fin, perte de rentrées fiscales et chômage pour de nombreux burkinabè.
    Vous comprenez maintenant pourquoi il y a si peu d’usines au BF ?
    Une usine de biscuits préfèrera la Côte-d’Ivoire, le Ghana ou le Bénin...
    Depuis 50 ans, l’état burkinabè n’a jamais pu s’empêcher d’entraver les investissements étrangers.

  • Monsieur le Ministre, votre discours n’est pas honnête.

    1- Toutes les entreprises paient leurs impôts au Burkina, sauf lorsqu’elles bénéficient d’exonérations (sur certaines taxes et/ou sur certains impôts) autorisées par l’administration dans le cadre de la promotion des investissements. Par conséquent, les sociétés dites "françaises" qui n’en sont pas en réalités car toutes constituées au Burkina et disposant d’un numéro IFU,d’un RCCM et d’un numéro CNSS paient leurs impôts au Burkina et font régulièrement l’objet de redressement... Pour preuve Orange Burkina Faso SA (société de droit Burkinabè mais appartenant à une société française) est le meilleur contributeur en terme de recettes fiscales. La Brakina et la Sodibo paient également leurs taxes (rappelez vous que le prix de leur produits ont connus une augmentation liée à une hausse des taxes sur leur consommation).

    2- L’aide publique au développement et les appuis budgétaires sont nécessaires. Si la France cesse ses appuis en cours d’execution de la Loi de Finance, il est fort probable que d’autres partenaires le feront par solidarité comme le Mali et le Burkina ont été solidaires du Niger...Les recettes fiscales et le potentiel de revenus fiscaux du Burkina ne permettent pas de couvrir les besoins de l’Etat... Le jour ou le Burkina sera en défaut de paiement (vis a vis des salaires des fonctionnaires), je pense que même nos collègues de l’administration fiscale s’exprimeront publiquement car ils connaissent très bien la situation des entreprises qu’ils "accompagnent" à fermer...

    Bref nous sommes un Etat pauvre, même si nous avons un potentiel de richesse illimité qui reste inexploité (nos ressources humaines)... Par conséquent faisons preuve d’honneté et de transparence si nous voulons nous en sortir tous. Surfer sur la vague du populisme, de l’impérialisme, de la souveraineté ne remplis pas la ration quotidienne nécessaire à la survie biologique d’un corps...

    En espérant que nous reviendrons à de meilleurs sentiments et une approche moins belliqueuse avec tosu nos partenaires historiques. Votre attitude est assimilable celle d’un fonctionnaire des impôts (vous en êtes effectivement un) qui ne cherche que le mal chez le contribuable au lieu de l’accompagner à se développer et à payer d’avantage d’impôts... Un chien ne change jamais sa façon de s’asseoir.

    • Bonjour internaute CLARIFIONS,
      Merci pour la clarification qui vient confirmer ce que je soupçonnais, de même que les mensonges par omission révélés par Emil et les mensonges d’état dénoncés par Passakziri.
      Il semble que nos putschistes dirigeants devraient se contenter de s’exprimer su FB et autres X... et éviter de publier sur des média dont les fora regorgent de contradicteurs lucides et informés.

    • @kwiliga
      Messire Kwiliga, vous écrivîtes avec art ce qui suit :
      « média dont les fora regorgent de contradicteurs lucides et informés »
      D’un point de vue purement littéraire, j’apprécie la qualité de votre compliment adressé à Lefaso.net ; c’est « densément dit », ya pas à dire !
      Votre remontrance n’est pas bien méchante, et ce brave homme est en service commandé, accordons-lui notre bienveillance.
      Mettez-vous à la place d’un brave homme qui doit préparer un budget ... malgré de sérieuses difficultés qui s’annoncent d’ici quelques mois.
      MOI, JE PRÉFÈRE ÊTRE À MA PLACE QU’À LA SIENNE.
      À moins que, d’ici Noël, Vladimir Vladimirovitch n’achète opportunément quelque mines à bon prix ?

  • Je vois ici, que la campagne de dénigrement du burkina faso et des gouvernants (qui d’ailleurs avait été predit il y a qq jours) est bien en cours. Les mêmes personnes font beaucoup de commentaires négatifs sur tous les articles avec des noms différents. Certains même incitent à se revolter :D .
    Mais quand vous regarder bien les mots et expressions utilisés, vous vous rendrez compte que beaucoup ne sont pas burkinabé. Nous parlons certe la même langue française, mais la facon de s’exprimer ne trahit pas :) . Elle est particulière selon les pays.
    Mais tout cela ne changera rien à l’avancée du peuple.
    Si non a moins d’être un apatride, ou bien un agent étranger, comment peut on être contre ceux qui luttent pour s’affranchir de l’aide extérieure.
    Les vrais patriotes connaissent la valeur de nos dirigeants actuels et les manigances de âmes inutiles ne changeront rien à cela.

    • @xyz
      Messire xyz, vous bramâtes militantément :
      « Les vrais patriotes connaissent la valeur de nos dirigeants actuels »
      Je vais compléter un peu votre philosophie, que j’ai l’impolitesse de trouver un peu courte :
      « Les vrais amoureux de leur nation ne peuvent qu’aider leurs dirigeants en les prévenant de ce qui ne va pas »
      Si je vois une personne foncer vers un trou en regardant son téléphone, je lui rends service en la prévenant de l’obstacle. Les dictatures finissent généralement très mal ... parce qu’elles refusent toute critique, la considérant comme « ennemie ».
      Quant à la valeur de vos dirigeants actuels, laissez l’histoire la juger ... dans 50 ans.
      Vos chaleureuses affirmations d’allégeance ne suffisent pas à prouver « la valeur de vos dirigeants actuels ».

  • c’est quand même effarant ; cette décision a été prise après deux correspondances adressées à la France sans suite ; dans la lettre de dénonciation, il a été fait cas de ces deux correspondances qui datent d’ailleurs du temps de Rock ; Donc le Gouvernement de Rock n’avait pas aussi analysé la situation avant de demander la révision de cet accord ?
    Si cet accord n’était pas déséquilibré pourquoi la France n’a pas daigné répondre à la partie Burkinabè ?
    Il faut plutôt saluer le courage du MPSRII parce que l simple fait de ne pas répondre aux correspondes par deux fois de suite est un manque de considération ; ce n’est plus du partenariat mais de une relation de maitre à dominé

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Management des Entreprises par les Processus