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Arts plastiques à Ouagadougou : La griffe de la Fondation Olorun

Publié le lundi 13 février 2006 à 07h51min

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Saïdou Tassembédo, artiste peintre de la Fondation Olorun, fait partie des 10 artistes ayant pris part à l’atelier de peinture dénommé « Résidence de Ouagadougou ». Du 2 janvier au 24 février 2006, la Résidence de Ouagadougou a été un espace de rencontre, d’échanges et de confrontation des techniques et de manière de peindre des artistes venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso.

A l’initiative de la Fondation Jean Paul Blachère, dix artistes peintres venus de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest se sont retrouvés à Ouagadougou du 24 janvier au 02 février 2006 pour un atelier dénommé « Résidence de Ouagadougou ». Des toiles ont été peintes et exposées à l’occasion à la place des Nations de Ouagadougou. Et la touche de la Fondation Olorun a été fort appréciée.

Cette initiative de la fondation Jean Paul Blachère basée en France, a permis aux créateurs de confronter leur regard sur la ville et ses problèmes vécus au quotidien. Travaux individuel et collectif ont permis de mettre en évidence le talent des artistes africains avec pour point de repère la vie en ville.

Cela a permis de fixer un regard collectif sur six toiles de 10 m2 chacune aux titres non moins évocateurs des réalités des villes africaines. « Ouaga dans ouaga » matérialise le propre des villes d’Afrique où les immeubles côtoient les cases tandis que « la balade de l’éléphant » (l’une des toiles sur laquelle Tassembédo a travaillé) montre le délire d’un mastodonte à travers l’agglomération.

« Innocences perdues », « sens interdit », « ville future » et « je retourne au village » sont des œuvres qui prouvent s’il en était besoin que « seuls les artistes africains peuvent donner le cachet qui sied aux villes africaines », a précisé le directeur de l’Organisation de dynamisation des arts et spectacles en Afrique (ODAS), Vincent Koala. De ce fait, la démarche des artistes a été inspirée de textes d’auteurs africains en l’occurrence Bernard B. Dadié, Eza Boto, Abdoulaye Sadji entre autres. L’atelier de Ouagadougou, à en croire les organisateurs, vise non seulement à contribuer au développement des villes mais aussi permettre aux artistes d’avoir accès à un marché plus élargi en améliorant leurs conditions de production.

La touche de la fondation Olorun

La Fondation Olorun a activement participé à l’atelier de Ouagadougou. L’un de ses membres, en la personne de Saïdou Tassembédo, a peint des tableaux fort appréciés par les organisateurs.
Espace d’échanges et d’opportunités de marché pour les peintres, la Résidence a permis à certains artistes d’écouler des créations.

Pour le Fondateur de la fondation Olorun, M. Christophe de Contenson, « grâce à la peinture, le monde découvre le côté contemporain de l’Afrique ». Mieux, « la culture est un vecteur pour faire découvrir à l’Europe le côté positif de l’Afrique ».

Depuis 13 ans, la Fondation Olorun offre à des jeunes un espace d’éclosion des talents en peinture, en batique et en Art plastique en général.

Et la performance de cette fondation a survolé la Résidence artistique de Ouagadougou. Pour preuve, cinq des dix peintres, ayant pris part à l’atelier, sont des anciens « sociétaires » de la Fondation Olorun. De cinq jeunes à sa création, la Fondation avec une soixantaine de jeunes artistes aujourd’hui se présente comme une référence en matière de formation de jeunes en art plastique.

Et c’est légitimement que M. de Contenson avoue que la peinture fait la fierté du Burkina en ce sens que le pays regorge d’artistes talentueux. Selon le fondateur, cet atelier a permis aux artistes de confronter le pir niveau technique, leurs expériences professionnelles. La Fondation Jean Paul Blachère soutient la Fondation Olorun. « Le vrai marché de l’art se trouve en Europe », confie M. de Contenson. Ainsi, cet atelier de Ouagadougou sera complété par un symposium en France. Le fondateur de la Fondation Olorun reconnaît que malgré la spontanéité du travail des artistes, il est de qualité. « Cet atelier de Ouagadougou a été bénéfique à plus d’un Aitre. Il a permis aux artistes africains de s’exprimer et de faire parler d’eux », reconnaît M. de Contenson. Toute chose qui prouve que « l’Afrique est un continent qui bouge ».

Daouda Emile OUEDRAOGO
Sidwaya

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