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Droits en santé sexuelle et reproductive : Plus de 338 000 jeunes touchés par le projet de renforcement de la capacité des adolescents

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Publié le jeudi 22 juin 2023 à 22h00min

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Droits en santé sexuelle et reproductive : Plus de 338 000 jeunes touchés par le projet de renforcement de la capacité des adolescents

Ce jeudi 22 juin 2023 se tient à Ouagadougou l’atelier de dissémination et de valorisation des résultats du projet « Renforcement de la capacité des adolescents à exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso ». C’est un projet mis en œuvre de 2020 à 2023 dans quatre districts sanitaires des régions du Centre et du Centre-ouest.

C’est en mars 2020 que le Japon et l’UNFPA (Fonds des nations unies pour la population) ont signé une convention de partenariat pour le financement du projet de « Renforcement des capacités des adolescents à exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso ». Le projet d’une durée de trois ans a été mis en œuvre dans la région du Centre, notamment dans les districts sanitaires de Bogodogo et de Sig-Noghin et dans la région du Centre-ouest, au sein des districts sanitaires de Réo et de Sabou. Trois partenaires d’exécution ont assuré la mise en œuvre sur le terrain. Ce sont la Fondation Kimi, l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) et la Japanese Organization for International Cooperation in Family Planning (JOICFP).

Les résultats du projet seront partagés avec les participants à l’atelier

À travers ce projet, il s’agissait d’œuvrer à un meilleur accès à l’information et aux services de santé et droits sexuels et reproductifs pour les adolescents et jeunes des zones d’intervention du projet, de fournir des services de santé sexuelle et reproductive de qualité aux adolescents et aux jeunes et de créer un environnement propice à la promotion de la santé sexuelle et reproductive.

Pour ce faire, le projet a utilisé des stratégies innovantes à savoir les jeunes activistes, les adultes sympathisants, les cliniques mobiles et l’utilisation de messages SMS pour toucher les adolescents et les jeunes. À en croire Alain Akpadji, représentant résident de l’UNFPA au Burkina Faso, grâce à ce projet, 338 695 adolescents et jeunes ont eu accès à des services de santé sexuelle et reproductive et 11 356 parents et adolescents ont été éduqués sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes.

Alain Akpadji, représentant résident de l’UNFPA au Burkina souhaite que les résultats du projet inspirent à la mise en œuvre de projets semblables

Le projet est arrivé à son terme et les acteurs sont réunis ce 22 juin 2023 à Ouagadougou pour partager les résultats et les bonnes pratiques apprises dans les quatre districts de mise en œuvre du projet avec les partenaires, les ONG et autres organisations qui mettent en œuvre des programmes de santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Cet atelier sera aussi le lieu de plaider en faveur de la durabilité des acquis du projet, de l’utilisation des résultats en vue de leur poursuite et de leur extension par le gouvernement et les partenaires de développement.

Dr Liliane Gounabou a félicité l’ensemble des acteurs pour les résultats engrangés et a assuré que le ministère de la Santé mettra en œuvre les bonnes pratiques identifiées par ce projet

« L’expérience acquise lors de la mise en œuvre devrait nous servir de levier pour la pérennisation des mécanismes de soutien au renforcement des capacités des adolescents et des jeunes dans les zones couvertes par le projet et même au-delà, en termes de droits et d’accès à la santé sexuelle et reproductive. Deux points particuliers doivent retenir toute notre attention. Il s’agit notamment des plans de durabilité élaborés par les districts sanitaires et l’intégration des outils média élaborés dans le patrimoine des documents en lien avec la santé reproductive des adolescents et des jeunes. Nous recommandons fortement l’appropriation de ces plans et outils par les acteurs publics et de la société civile qui interviennent dans le domaine de la santé et des droits en santé de la reproduction », a plaidé le représentant résident de l’UNFPA.

Kato Masaaki, ambassadeur du Japon, souligne que ce projet est une contribution de son pays à la sécurité humaine et aux efforts du gouvernement burkinabè pour capturer le dividende démographique

Un plaidoyer qui a reçu un écho favorable de la part du ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Prenant la parole au nom du ministre de la santé, Dr Liliane Gounabou, conseillère technique du ministre, a souligné que « L’expérience acquise au cours de la mise en œuvre de ce projet se doit d’être un levier pour la pérennisation des dispositifs d’appui au renforcement des capacités des adolescents et jeunes des zones couvertes et au-delà en matière de droits et de leur accès à la santé sexuelle et reproductive (...) Je puis assurer à l’ambassadeur et à l’UNFPA, que nous ne ménagerons aucun effort pour mettre pleinement en œuvre les bonnes pratiques identifiées et les conclusions de cet atelier de dissémination », a-t-elle indiqué.

Photo de famille

Pour l’ambassadeur du Japon, M. Kato Masaaki, ce projet est une traduction de l’engagement du Japon à contribuer à la sécurité humaine, mais aussi celui pris lors de la TICAD 7 pour promouvoir la couverture sanitaire universelle. « Il est également un soutien aux efforts fournis par le gouvernement burkinabè pour la capture du dividende démographique », a-t-il laissé entendre.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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Messages

  • Renforcement des capacités des adolescents à exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso
    Ou est passé la bonne éducation de nos parents ?
    Aujourd’hui les filles sont obligés de chercher des "secrets" et autres atuces car, entre autres, le nombre elevé de partenaires fait qu’elle a des difficultés a etre satisfaite ou qu’elle n’est plus à l’aise dans sa peau.
    Nous devons arreter maintenant d’accepter des orientations sans moral et conscience selon nos valeurs, des valeurs dignes et nôble et pieuse.

    J’ai mal pour nos filles, et ce qui semble triste, rare sont les ainés qui osent se lever et dire aux petites de bien attacher leur pagne. La grande majorité foncent droit à l’impasse, et on semble regarder les autres arriver.
    Pardon si je blesse.
    Protégeons nos enfants, protégeons l’avenir.
    Nous ne détestons pas nos enfants.

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