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Éducation : C’est parti pour les épreuves du BEPC, BEP et CAP dans la région du Centre

Publié le vendredi 2 juin 2023 à 13h11min

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Éducation : C’est parti pour les épreuves du BEPC, BEP et CAP dans la région du Centre

Ce jeudi 1er juin 2023, les élèves burkinabè sont entrés en composition pour les examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). À Ouagadougou, le lancement des épreuves a été sonné au lycée Marien N’Gouabi par le gouverneur de la région du Centre, Abdoulaye Bassinga, accompagné par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) Brahima Sanou.

Ils sont plus de 200 000 élèves à entamer la composition ce jeudi 1er juin 2023 sur l’ensemble du territoire national. Pour cette session de 2023, 216 284 candidats sont inscrits à l’examen du BEPC, 14 000 au BEP et 9540 au CAP. Dans la capitale Ouagadougou le top départ a été donné au lycée Marien N’Gouabi par le premier responsable de la région Abdoulaye Bassinga. Accompagné d’une forte délégation issue des différentes structures de la région du Centre, l’autorité a fait d’abord le tour des salles pour prodiguer des conseils aux candidats visiblement stressés pour la plupart. Selon M. Bassinga, le lancement de cette session est un symbole de la résilience des Burkinabè dans l’ensemble qui malgré l’insécurité œuvrent au maintien de l’éducation. « Le déroulement de ces épreuves se passe dans un contexte difficile, mais toutes les dispositions ont été prises pour que ces épreuves se déroulent bien », affirme-t-il.

Abdoulaye Bassinga, gouverneur de la région du Centre

Pour la région du Centre, ce sont 67 jurys qui se sont activés pour administrer 76 507 candidats. Et dans tous ces centres, aucune difficulté n’a été signalée grâce à l’abnégation de toutes les personnes impliquées à en croire le gouverneur. « C’est l’occasion pour moi de féliciter tous les acteurs qui se sont impliqués pour que cette session 2023 se déroule dans les conditions les meilleures. Je fais une mention spéciale aux FDS qui se sont impliquées dans cette couverture sécuritaire. Les acteurs de la chaîne au niveau du ministère de l’Education nationale aussi se sont impliqués », témoigne Monsieur Bassinga.

Brahima Sanou SG MENAPLN

Dans les zones touchées par l’insécurité, les mesures ont été également prises pour permettre aux élèves déplacés internes de composer. De la restauration au logement, tout est mis en œuvre pour favoriser la participation des élèves aux examens. À ce sujet, le secrétaire général du ministère de l’Education nationale Brahima Sanou, membre de la délégation est confiant. « Les élèves déplacés internes ont été pris en charge au niveau des différentes régions. Vous verrez justement que certains sont dans les familles d’accueil, d’autres également ont été logés par les différentes régions sur la coordination bien évidemment des différents gouverneurs. Il y a des mesures d’accompagnement donc que ça soit au niveau des vivres, le ministère a mis tout en œuvre pour que ces élèves déplacés internes puissent également bénéficier des bonnes conditions pour composer », rassure M. Sanou.

Yaya Biliga, président du jury 30 au lycée Marien N’Gouabi

Un nouveau logiciel pour l’administration des examens

S’il y a une particularité à cette session de composition des examens, c’est l’intégration d’un nouveau logiciel. Ce système conçu pour la gestion des examens va consister à prendre en compte l’ensemble des trois examens. « De par le passé, nous utilisions un logiciel pour chaque examen, cette année, nous utilisons un logiciel qui intègre l’ensemble des examens. Et à ce niveau, aucune difficulté n’a été signalée aussi. Toujours est-il que toutes les dispositions nécessaires ont été prises », ajoute le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales Brahima Sanou.

Pour le président du jury 30 logé au sein du lycée Marien N’Gouabi Yaya Biliga, les difficultés sont mineures depuis le début de la composition. « Par rapport aux difficultés, on peut dire que ce ne sont pas des difficultés majeures. C’est la mise en place, le déroulement c’est un peu lourd souvent, mais dès que ça prend, on peut aller. Il y a un logiciel que nous mettons en marche, on a eu des formations par rapport à ce logiciel et nous allons engager ce matin. Notre souhait est que ça puisse nous accompagner à la fin sans soucis », révèle-t-il.

Eric P. Ouédraogo, président du jury 116 du lycée Bambata

Au lycée Bambata toujours dans la ville de Ouagadougou, deux jurys (115 et 116) sont installés. L’ambiance est similaire. L’émotion se lit sur les visages des candidats. À entendre le président du jury 116, Éric P. Ouédraogo, au sein de l’établissement, il y a une sérénité particulière. Il n’y a pas eu de problème majeur ce premier jour de composition excepté les absences qui relèvent de la routine. « Il faut dire que le lycée Bambata abrite deux jurys. Le BEPC a bien démarré. Ce matin, les épreuves de français s’enchaînent tellement vite, mais on a déjà pris les précautions pour. On a une équipe dynamique pour ça, donc jusque-là, tout se passe bien. Dans l’administration des épreuves, il n’y a pas de souci, tout se passe très bien. On a essayé d’encourager les élèves pour qu’ils ne se paniquent pas. Ils ont travaillé dur durant l’année scolaire donc c’est l’accompagnement aujourd’hui. Depuis hier, on a préparé les salles pour permettre aux candidats de vérifier leur salle et leur place. On a juste eu des maladresses pour une ou deux pièces oubliées. On attend le retour des copies de la dictée pour voir les absences mais ça se voit qu’il y a des absents comme d’habitude », relate-t-il.

Sauf que dans ce centre, la maîtrise du nouveau logiciel reste un défi. « Ce logiciel, il y a eu quelques difficultés depuis la formation. En tant que président de jury, on accompagne le logiciel, on essaie de faire le travail avec. C’est un peu difficile, les choses ne sont pas encore maîtrisées », confesse Éric P. Ouédraogo.

La composition a commencé par l’épreuve de dictée. Les résultats sont attendus dans une semaine. Pour le président du jury 116, tout ce qu’on peut souhaiter aux candidats, c’est de leur souhaiter bonne inspiration. Que chacun récolte ce qu’il a semé.

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