LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : “Il faut penser tout ce qu’il y a de pensable dans l’impensable” De Vladimir Jankélévitch

Burkina/ Lutte contre l’insécurité alimentaire : La FAO lance un nouveau projet pour soulager des ménages vulnérables

Lefaso.net

Publié le jeudi 1er juin 2023 à 16h00min

PARTAGER :                          
Burkina/ Lutte contre l’insécurité alimentaire : La FAO lance un nouveau projet pour soulager des ménages vulnérables

L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé officiellement ce jeudi 1er juin 2023 à Kaya chef-lieu de la région du Centre-nord, le projet « Amélioration de la sécurité alimentaire et protection des moyens d’existence des ménages vulnérables dans les régions de la Boucle du Mouhoun, Centre-nord et Nord du Burkina Faso ». Le projet est financé par la Norvège.

C’est un projet d’une année qui couvrira huit communes réparties dans quatre provinces et trois régions. Il prévoit appuyer environ 6 800 ménages à travers l’approche Cash plus intrants agropastoraux et un accompagnement pour le développement d’activités génératrices de revenus (AGR) au profit de femmes cheffes de ménages.

Selon le coordonnateur des programmes d’urgence et de résilience de la FAO-Burkina Faso, émissaire du représentant FAO-Burkina, Badjougué Dembélé, cette approche sera mise en œuvre suivant les orientations données par les autorités sur la modalité cash. « Le Cash+ est une approche de protection sociale qui associe deux modalités d’intervention complémentaires, à savoir les transferts monétaires et une assistance productive afin de créer des synergies permettant de décupler leurs impacts respectifs », a indiqué le coordonnateur des programmes d’urgence et de résilience de la FAO-Burkina Faso.

Ce projet répond aux besoins capitaux des ménages affectés par la crise que connaît le Burkina Faso, a notifié monsieur Dembélé. Pour lui, le programme va apporter une aide adéquate aux ménages vulnérables concernés par le projet afin d’améliorer leurs moyens de subsistance.

Le représentant du représentant de la FAO-Burkina, Badjougué Dembélé

Les activités du projet vont se mener sur le terrain avec l’appui technique des services de l’État et les ONG issues de la société civile.

La mise en œuvre du projet sera possible grâce au financement de la Norvège. « Sur la base du plaidoyer fait par la FAO notamment à partir d’évidences des effets néfastes de la crise russo-ukrainienne sur la sécurité alimentaire. La Norvège a accordé, courant mai 2023, un financement additionnel de deux millions de dollars américains faisant passer le budget global du projet à trois millions de dollars soit environ 1,8 milliard de FCFA. Ce top up a permis d’étendre la zone d’intervention du projet pour couvrir les régions du Centre-nord et du Nord », a laissé entendre Badjougué Dembélé.

Le Secrétaire Général de la Région du Centre-Nord, Inoussa Kaboré, a exprimé sa gratitude à l’endroit de la FAO. « Comme vous le savez, le Centre-nord est l’une des régions qui a le plus été éprouvée par la crise sécuritaire en ce sens qu’elle abrite 24% des personnes déplacées internes selon les derniers chiffres du CONASUR et plus de 500 000 personnes en insécurité alimentaire », a rappelé le secrétaire général.

Secrétaire Général de la Région du Centre-Nord, Inoussa Kaboré

Et d’ajouter : « ce financement mis à la disposition de la FAO contribuera à renforcer la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Nord et du Centre-nord. Le paquet d’activités qui sera mis en œuvre au profit des 6 800 ménages bénéficiaires du projet, notamment en production végétale, animale et en transferts monétaires permettra de résoudre un tant soit peu leurs besoins urgents ».

Rama Diallo
Lefaso.net

PARTAGER :                              

Messages

  • Heureuse initiative par la FAO et la Norvège !
    Cela est plus utile pour les plus vulnérables qui n’ont pas à souffrir des tensions internationales…et qui ne peuvent se payer le luxe de regarder la main tendue .

  • On a beau attendre nos partenaires privilégiés sur ce volet vital de résilience c’est silence radio ; comment on va acquérir notre souveraineté dans ça ? Si en douter est apatride donc réfléchir est apatride.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Royaume Gulma : D’où viennent les Moyenga ?