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Burkina/Consommation : « Ces populations qui sont à 300 km ont aussi besoin de produits de qualité » (Directeur général de l’ABNORM, Habraham Somda)

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Publié le dimanche 28 mai 2023 à 21h30min

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Burkina/Consommation : « Ces populations qui sont à 300 km ont aussi besoin de produits de qualité » (Directeur général de l’ABNORM, Habraham Somda)

Dans le cadre de la commémoration en différé de la Journée mondiale de la métrologie, célébrée chaque 20 mai, l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a, vendredi 26 mai 2023 à Koudougou (chef-lieu de la région du Centre-Ouest), tenu un atelier de sensibilisation sur la métrologie et ses enjeux, en faveur des acteurs économiques et du public de la région. Pour l’occasion, le directeur général de l’ABNORM a plaidé pour un maillage de tout le territoire, car « cela y va du bien-être du consommateur ».

L’ABNORM a tenu cette journée en collaboration avec le ministère en charge du Commerce et le soutien de l’institut allemand de métrologie, PTB. Par cette commémoration, l’organisme national en charge des questions de métrologie rappelle aux consommateurs et aux usagers-clients l’importance de la métrologie, cette science de la mesure et de ses applications. Cette année, la sensibilisation s’intéresse particulièrement aux instruments et aux techniques utilisés pour réaliser ces mesures dans le secteur agro-alimentaire en lien avec le thème de la Journée mondiale de la métrologie (Mesurer pour soutenir le système alimentaire mondial)

Le représentant du gouverneur, Boubié Ido (milieu) avec à sa droite, le directeur général de l’ABNORM et à sa gauche, le directeur régional du développement industriel, du commerce, de l’Artisanat et des PME.

« La thématique est d’actualité, car l’alimentation est en effet une préoccupation majeure pour chacun d’entre nous. Garantir un accès à des aliments sûrs et abordables reste l’un des principaux défis pour les gouvernements du monde entier. C’est également l’objectif des agriculteurs et des producteurs de denrées alimentaires qui vendent leurs produits aux consommateurs par l’intermédiaire de distributeurs et détaillants, à l’échelle internationale, nationale ou locale. (…). La Journée mondiale de la métrologie de 2023 concentre la réflexion sur les nombreux défis à relever notamment en matière de mesures, pour un meilleur fonctionnement du système alimentaire mondial. Elle est également une occasion pour reconnaître et célébrer le rôle et le mérite de tous ceux qui travaillent tout au long de l’année dans les organisations et laboratoires de métrologie inter-gouvernementaux et nationaux », a, dans son discours d’ouverture de l’atelier, situé le conseiller technique du gouverneur de la région du Centre-Ouest, Boubié Ido, représentant le gouverneur, président de l’activité.

Les participants ont salué la tenue de cet atelier qui les ont édifiés sur ce sujet d’enjeu majeur.

L’autorité fait le constat qu’au Burkina, malgré son importance, la métrologie demeure peu connue par la plupart des acteurs socio-économiques. D’où la pertinence de ce cadre de sensibilisation pour mieux impliquer les différents acteurs.
Pour ce faire, les participants ont, en plus de la découverte de l’ABNORM et de ses missions, eu droit à des communications sur « le contrôle métrologique du poids du pain », « l’agrément des réparateurs et installateurs soumis au régime de contrôle », « l’importance de la métrologie dans le domaine agro-alimentaire » et « le prix burkinabè de la qualité ». Toutes ces communications, faites par les experts, ont été suivies d’échanges avec la centaine de participants.

Certifier les produits

Pour l’occasion, le directeur général de l’ABNORM, Habraham Somda, a prodigué des conseils aux acteurs de l’agro-alimentaire et au public en matière de consommation. « Il est bien de s’assurer de la qualité des produits que nous consommons, en se conformant aux normes. Tout ce que nous mangeons, on doit s’assurer que c’est de qualité, de sorte qu’on n’ait pas de problème de santé. (…). Si on dit que la viande, c’est un kilo, qu’on s’assure que c’est effectivement cela. Si on va payer un sac de riz de 25 kilos, on s’assure que c’est effectivement cela, ça y va du bien-être du consommateur », recommande M. Somda, souhaitant que les acteurs, et même les consommateurs, soient informés, pour le respect également du volume et de la quantité de ce qu’on achète.

Il invite de ce fait les entreprises dans l’agro-alimentaire à recourir à l’ABNORM pour demander la certification de leurs produits. « De par le monde, tout consommateur qui voit que votre produit est certifié, est plus serein dans sa consommation, sachant qu’il n’aura pas de problème de santé en ce qui concerne les produits alimentaires », convainc le premier responsable de l’ABNORM.

C’est pourquoi, il souhaite également que certaines contraintes, liées notamment au personnel, soient levées pour permettre à la structure de répondre conséquemment aux besoins sur le terrain et à travers tout le territoire national. « Quand on prend tout le Burkina Faso, peut-être ceux qui sont à Ouagadougou sont des privilégiés. Un village qui est à 300 km, ses habitants ont besoin aussi de produits de qualité, de carburant de qualité. Il est donc nécessaire que l’ABNORM puisse être positionnée partout dans le pays, pour pouvoir apprécier la qualité des produits, surtout au niveau des frontières où, facilement, des produits de qualité douteuse peuvent entrer. Donc, c’est le personnel, et nous y travaillons, avec l’accompagnement de la hiérarchie, pour pouvoir couvrir tout le pays pour le bonheur des consommateurs », confie Habraham Somda.

Etablissement public de l’Etat, l’ABNORM a pour mission de mettre en œuvre la politique nationale en matière de normalisation, de contrôle, de promotion de la qualité, de métrologie et d’accréditation. Elle a pour public cible les organisations et associations professionnelles, les petites et moyennes entreprises ainsi que les acteurs individuels.

O.L
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Messages

  • ABNORM joue sa partition. C’est très bien. Mais, le problème est l’état qui ne joue pas son rôle régalien pour faire respecter les lois. Ainsi, jusqu’à 70% des pesticides utilisées sont illicites et très toxiques et plus de 50% des produits vétérinaires ne sont pas homologués. Bref, tous les burkinabé sont en danger de mort tous les jours dès que l’on mange un produit burkinabè non contrôlé ou cetifié. L’épidémie de cancers, d’hypertendus, d’insuffisances rénales, d’intoxications, etc. rappelle que notre santé est de plus en plus menacée par la cupidité de quelques burkinabè !

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