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Université de Fada N’Gourma : Le Président de la Transition décline sa vision de l’enseignement aux acteurs

Lefaso.net

Publié le dimanche 28 mai 2023 à 21h40min

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Université de Fada N’Gourma : Le Président de la Transition décline sa vision de l’enseignement aux acteurs

(Fada N’Gourma 26 mai 2023). En marge de la cérémonie de lancement du dispositif d’information et d’orientation des étudiants en matière d’opportunités d’insertion professionnelle ou d’emploi, le Président de la Transition, Chef de l’État le Capitaine Ibrahim TRAORE a échangé avec le personnel et les étudiants de l’université de Fada N’Gourma.

Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a décliné au monde universitaire de Fada N’Gourma sa vision de l’enseignement, du développement et profité recueillir les préoccupations des acteurs. « A vous jeunesse estudiantine, nous savons que nous ne pouvons aller nulle part sans vous. Vous représentez la jeunesse, vous représentez l’avenir. L’une de nos préoccupations lors de nos débats, c’est le monde scolaire et universitaire », a indiqué le Chef de l’État aux Étudiants.

Pour le Capitaine Ibrahim TRAORE, la mise en place du dispositif d’information et d’orientation des étudiants en matière d’opportunités d’insertion professionnelle ou d’emploi résulte du constat que le nombre d’étudiants augmente chaque année et les postes à pourvoir dans la fonction publique diminuent.

« Et pourtant notre pays regorge d’énormes potentialités, nous avons des terres riches pour l’agriculture, un sous-sol riche. Pourquoi ne pas orienter la jeunesse vers l’emploi, vers l’auto-emploi avec la promotion des écoles et centres de formation professionnelle », a soutenu le chef de l’État face à une assemblée acquise à sa cause.

Il s’agit désormais d’orienter de plus en plus la jeunesse vers la production dans des secteurs comme l’agriculture, l’élevage, la menuiserie, la soudure, la mécanique auto, la mécanique industrielle, les métiers des mines.

Pour le Chef de l’État, la création de l’Agence pour la promotion de l’entreprenariat communautaire (APEC) s’inscrit dans cette dynamique avec la vision de développer des unités de transformations des produits locaux et la résolution des questions de recherche de financements à travers l’actionnariat populaire.

Mais pour atteindre ces objectifs, le Président de la Transition est convaincu qu’il faut relire les textes et travailler à changer notre système pour favoriser le développement endogène et la création d’emplois pour les jeunes. « Il faut avoir le courage de changer tout cela. Si nous devons suivre ce que nous avons copié ailleurs, tout est réuni dedans pour que nous ne puissions pas nous développer », a affirmé le Capitaine TRAORE.

Il a rassuré les étudiants que le système éducatif est en cours de relecture de sorte qu’à un certain niveau, les apprenants puissent être orientés vers la formation professionnelle et l’emploi.
Le Chef de l’État a évoqué aussi la situation sécuritaire avec le monde universitaire. Pour le Président de la Transition, cette guerre imposée au Burkina Faso depuis près de huit ans n’est qu’une guerre pour le contrôle des richesses du pays, comme l’or. Il a appelé la jeunesse estudiantine à s’engager dans la lutte pour la souveraineté de notre pays.

Les préoccupations des acteurs universitaires ont tourné autour de l’insuffisance des infrastructures universitaires, l’insécurité et la question du manque d’emploi. Le Chef de l’État a rassuré l’auditoire que son gouvernement travaille à prendre en compte les préoccupations de la région de l’Est en général et de l’université de Fada N’Gourma en particulier.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

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Messages

  • C’est une tres bonne vision de l’orientation scolaire. L’on ne peut ecarter l’agriculture et l’elevage en effet pour propulser notre developpement. Mais le problème doit être traité autrement : il est bien de former des futurs agro entrepreuneurs mais est ce qu’il yaura de l’engouement pour ces filières de formation ? Les jeunes s’orientent vers les metiers qui nourissent bien son homme (banquier, douanier, minier, magistrat, etc.). Qu’en est-il de l’eleveur et de l’agriculteur ! Misérables sous nos cieux, croupissant sur le poids des coûts de provende pour l’un, et des angrais pour l’autre de sorte qu’ils ressortent avec de marges infimes voir deficitaires.
    Pour cela Mr le Président il faut travailler en amont à accompagner serieusement ces métiers afin que le revenu resultant puisse motiver les jeunes à y faire carrière. Entre autres des subventions, un meilleur accès à la terre, au forage, au financement. Il faut egalement creer un marché pour l’ecoulement des productions.
    Quant ces conditions seront reunis soyez en sûr les jeunes se bousculeront pour embrasser ces metiers.

  • Les dirigeants des pays de ce monde qui peuvent s’adresser aux étudiants dans un amphi, ne courent pas les rues en particulier en Afrique. Il faut être sincère, respirer la probité et l’intégrité. Autrement on se fera hué comme un malpropre.
    Un ainé , un des fondateurs du BUVOGMI aujourd’hui BUMIGEB m’a dit que quand il est arrivé en France pour ses études de géologie, on lui a fait comprendre que le noir n’était pas suffisamment intelligent pour faire des études de géologie.
    La maitrise de géologie de l’U.O n’a rien à voir avec les MASTERS bidons distribués aujourd’hui à tout va. 60 heures minimum de géomoprho, l’équivalent d’un certif et qui plus est artilleur de profession. C’est un gros morceau.

  • C’est du déjà vu et entendu avant même votre naissance. Le fond du problème est structurel dans tous les domaines socio économiques de développement de notre pays. L’heure n’est pas au bavardage mais de poser des actes concrets pour lutter contre la pauvreté endémique au Burkina et le chômage après les études supérieures. A titre illustratif, des médecins formés après sept (08) années d’études les lauréats se retrouvent au chômage alors que les populations meurent par manque de médecins. C’est pareil pour les ingénieurs agronomes, d’élevage, etc. Tant que l’économie sera moribonde, alors rien ne va marcher dans ce pays. Le président Rock avait vu juste en insistant sur la mobilisation des fonds de partenaires privés et publics intérieurs et extérieurs et vous les militaires avez préférer le coup d’état pour venir reposer les mêmes problèmes. Vous avez dit que vous pouvez alors il faut peut on va voir. A bon entendeur, salut.

  • Très concrètement, je propose au président Ibrahim Traoré de se mettre au-dessus de la mêlée pour avoir son propre champ d’arachide ou de mais ou de mil, et quelques têtes de menus et de gros bétail, autour de quelques volailles. Par exemple 1 seul Ha pour l’agriculture et 1/2 ha pour l’élevage, tous visibles à l’œil nu......Visitables.

    Une telle expérience personnelle présidentielle va faire des émules. Gouverner par des exemples concrets et visibles, en se gardant de tomber dans le populisme et autres déviations. Qu’il continue d’être dans le bon chemin, comme il y est déjà.

    Dieu Bénisse le Burkina Faso, notre Eden.
    Kenfo

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