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Coopération Burkina-UNFPA pour le PA-SD 2023-2025 : Vers une mise en cohérence du cadre de programmation entre les différentes parties

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Publié le jeudi 13 avril 2023 à 14h00min

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Coopération Burkina-UNFPA pour le PA-SD 2023-2025 : Vers une mise en cohérence du cadre de programmation entre les différentes parties

La conseillère technique du ministre en charge du budget, Brigitte Compaoré, a présidé la cérémonie d’ouverture des consultations stratégiques sur le cadre de coopération 2023-2025, entre le gouvernement burkinabè et l’UNFPA, en réponse aux priorités du plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD). L’ouverture de ces consultations stratégiques s’est tenue en présence du coordonnateur résident du système des nations unies au Burkina par intérim, Abdouraouf Gnon-Kondé, et du représentant résident de l’UNFPA, Alain Akpadji.

Afin de prendre en compte tous les aspects liés au contexte sécuritaire, humanitaire et sanitaire au Burkina, les parties prenantes, notamment le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et le gouvernement burkinabè se concertent, ce 13 avril 2023 à Ouagadougou.
Il s’agit en effet des consultations stratégiques intervenant dans le cadre du 8e programme de coopération 2023-2025, entre le gouvernement du Burkina et l’UNFPA, en réponse aux priorités du Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD).

Les membres des deux parties prenantes (UNFPA-Burkina) se concertant sur le plan d’action pour la stabilité et le développement

Des consultations stratégiques saluées par la représentante du gouvernement, la conseillère technique du ministre en charge du budget, Brigitte Compaoré, au cours de son allocution d’ouverture.

Car, selon ses explications, elles permettront de regarder les grands axes des travaux de 2022 et de définir les axes stratégiques ensemble avec l’UNFPA afin de voir s’ils sont en lien avec les priorités qui ont été déclinées au niveau national.
Ainsi, au cours de ces consultations, il s’agira de définir les grands axes stratégiques du 8e programme de coopération entre les différentes parties, de réfléchir sur les grandes priorités pour la période 2024-2025 et d’analyser l’impact du contexte international et national sécuritaire, humanitaire, sanitaire et environnemental.

La conseillère technique du ministre en charge du budget, Brigitte Compaoré, salue la tenue de ces consultations stratégiques

La prévalence contraceptive est passée de 16% en 2010 à 32% en 2021

En outre, ce 8e programme est aligné sur les priorités nationales et contribue aux trois résultats transformateurs du plan stratégique de l’UNFPA 2022-2025, argue son représentant résident, Alain Akpadji. Ces trois résultats transformateurs renvoient en effet au zéro besoin non-satisfait en planification familiale, au zéro décès maternel évitable et au zéro violence basée sur le genre. Et selon ses explications, les statistiques nationales révèlent que la prévalence contraceptive est passée de 16% en 2010 à 32% en 2021. Quant à la mortalité maternelle, elle est passée de 330 pour 100 000 naissances en 2015 à 317 en 2020 et le pourcentage des femmes de 20-24 ans mariées avant leurs 18 ans est passé de 57% en 2003 à 49% en 2015.

Pour le représentant résident de l’UNFPA au Burkina, Alain Akpadji, les résultats transformateurs ont été enregistrés en, matière de prévalence contraceptive, de la mortalité infantile et les violences basées sur le genre

Toujours concernant les résultats, M. Akpadji a indiqué que le plan de réponse humanitaire (HRP) pour le Burkina en 2023 a priorisé ses interventions en ciblant 3,1 millions de personnes qui éprouvent des besoins aigus et urgents à travers 127 communes. Pour son financement, les partenaires techniques et financiers, dit-il, ont permis de mobiliser 338,5 millions de dollars à travers le HRP 2022, mais des efforts sont encore nécessaires pour financer celui de 2023, dont l’investissement requis s’élève à 877 millions de dollars. C’est donc pourquoi, ces consultations, selon lui, visent à définir les grands axes des actions du 8e programme pour une meilleure articulation avec le PA-SD et autres.

Le coordonnateur résident du système des nations unies par intérim au Burkina, Abdouraouf Gnon-Konde, a souligné le fait que l’accent sera mis sur l’efficacité, la transparence, l’impact et la durabilité.

Même son de cloche chez le coordonnateur résident du système des nations unies par intérim au Burkina Abdouraouf Gnon-Kondé qui est revenu brièvement sur l’importance des consultations stratégiques. Il a signifié qu’elles (les consultations) s’inscrivent dans une approche du système, en général et du fonds en particulier, et visent à s’assurer que les différentes interventions s’alignent sur les priorités nationales, et répondent aux besoins des populations vulnérables. Tout en rassurant que le système et l’ensemble de ses partenaires travaillent, en étroite collaboration avec le gouvernement burkinabè pour accompagner la réalisation des priorités nationales décrites dans le PA-SD, en mettant l’accent sur l’efficacité, la transparence, l’impact et la durabilité.

Yvette Zongo
Lefaso.net

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