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Ziniaré/Plateau Central : Le CERADESI initie ses relais sur « l’approche centrée sur la personne »

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Publié le mercredi 12 avril 2023 à 16h00min

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Ziniaré/Plateau Central : Le CERADESI initie ses relais sur « l’approche centrée sur la personne »

Le Centre d’études et de recherches-actions pour le développement économique et social intégré (CERADESI) a initié un atelier de formation à Ziniaré au profit des Comités de contrôle et de veille citoyenne (CCVC) sur l’approche centrée sur la personne et la conception des outils de collecte de données prenant en compte la Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME). Les participants viennent des communes de Boudry, de Mogtédo, d’Absouya et de Ourgou-Manéga.

Débuté le 11 avril 2023, cette séance de formation du CERADESI se poursuivra jusqu’au 16 avril 2023. Elle entre dans le cadre de la mise en œuvre de son projet d’intervention multisectoriel en santé et nutrition, protection de l’enfant et de la politique sociale centrées sur la personne, financé par l’UNICEF. Une vingtaine de Comité de contrôle et de veille citoyenne (CCVC) en provenance de Boudry, Mogtédo, d’Absouya, et de Ourgou-Manéga y prennent part. Selon le chargé de projet du CERADESI, Adama Ky, elle vise à renforcer les capacités de leurs relais, notamment les CCVC. Les CCVC, a-t-il fait savoir, ont en leur charge le contrôle des actions sur l’amélioration de la santé, l’éducation, l’accès à l’eau et à l’assainissement dans leurs localités. Ces différents comités portent un regard sur la gestion de ces domaines.

Dans le cadre de cette activité, l’UNICEF est le principal bras financier, a indiqué le chargé de projet du CERADESI, Adama Ky

Emmanuel Sawadogo, médecin et spécialiste en santé communautaire, est l’un des formateurs. Pour lui, cette activité va permettre aux CCVC de jouer leur rôle qui est d’assurer une veille communautaire au niveau de leur localité. Son exposé s’est axé sur la santé de façon générale. « Comment s’assurer que la nutrition, les activités de gratuité de soins qui doivent être fournis au niveau des formations sanitaires, sont fournis comme il se doit, est-ce que la population en bénéficie comme il se doit ? Est-ce qu’on ne fait pas payer la population ? », a-t-il expliqué. Cette démarche vise à identifier les éventuelles insuffisances, des difficultés enfin de plaider auprès des acteurs concernés pour espérer une amélioration des services qui sont faits au niveau des communes.

Selon Emmanuel Sawadogo, médecin, formateur, cette démarche vise à identifier les éventuelles insuffisances dans les offres de la gratuité de soins

De l’amélioration des services

Yahaya Diallo, psychologue, a tenu en haleine les participants sur l’approche centrée sur la personne. A l’écouter, c’est une approche dans laquelle il y a quelqu’un qui est en train d’apporter une assistance à une personne qui est dans une situation de souffrance. « C’est une relation d’aide dans laquelle il est suggéré à celui qui apporte l’aide, de développer trois attitudes : l’empathie centrée sur la personne, la congruence, l’acceptation inconditionnelle ou le non jugement », a-t-il déclaré.

David Ouédraogo plaide pour que ces types de formations soient multipliés

Son utilité, a soutenu le psychologue, c’est qu’au-delà de l’approche traditionnelle, elle permet à la personne qui reçoit de l’aide, de savoir qu’elle compte, que malgré sa souffrance, sa vulnérabilité, qu’elle est écoutée et qu’on tient compte de ses besoins.
Cette formation est la bienvenue, à en croire David Ouédraogo, participant en tant que personne ressource. Un enthousiasme, a-t-il dit, se sent dans les échanges. « Elle va améliorer les prestations des agents de santé en même temps que les OCS qui sont sur le terrain. Il faut se dire, on faisait beaucoup de choses dans l’ignorance. Cet atelier vient enlever le voile sur certaines réalités », a-t-il indiqué et de plaider pour la multiplication de ce type d’activité et son extension à plusieurs communes.

Adama Sonia Tapsoba compte jouer sa partition de retour dans sa commune

Même son de cloche pour Adama Sonia Tapsoba. « Je suis OCS de la commune Ourgou-Manéga. Cette formation, à mon sens est vraiment bénéfique. Elle nous permet de comprendre de nouvelles approches. De retour dans ma commune, je la mettrais en pratique en multipliant les sensibilisations », a-t-elle promis.

Obissa Juste Mien
Lefaso.net

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