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Droit : L’Université Thomas Sankara lauréate du concours de procès fictif version française

Crédit photo : CPI

Publié le jeudi 6 avril 2023 à 14h32min

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Droit : L’Université Thomas Sankara lauréate du concours de procès fictif version française

L’Université Thomas Sankara (Burkina Faso) a remporté la finale de la version française du concours de procès fictif de la Cour pénale internationale (CPI), qui a eu lieu en salle d’audience I de la CPI à La Haye (Pays-Bas), ce jeudi 6 avril 2023.

Le prix du « Meilleur orateur » a été décerné à Sèlomè Aitchedji de l’Université Thomas Sankara. L’équipe lauréate était composée de Sèlomè Aitchedji, Flora Illa, Nadia Kaboré et Lamoussa Hien.

Les équipes se sont affrontées dans une affaire fictive et ont présenté leurs arguments dans les rôles du Bureau du Procureur et de la Défense, qui ont été diffusés en direct sur le site Internet de la Cour ainsi que sur son compte Facebook.

Selon le site de la CPI, c’est l’Université Paris-Panthéon-Assas (France) qui a remporté la deuxième place. Le jury était composé de M. le juge de la CPI Marc Perrin de Brichambaut, juge président, Mme la juge de la CPI Reine Alapini-Gansou, et de la juriste de la CPI Sophie Courtmans.

Cette deuxième édition du concours de procès fictif en langue française est organisée par l’Académie de droit international de La Haye, avec le soutien de l’Ambassade de France aux Pays-Bas. 26 universités de 11 pays ont participé à l’étape préliminaire écrite du concours de plaidoirie de la CPI en langue française, et 9 universités de 4 pays ont concouru lors de la phase orale.

Dans le cadre du programme qu’elle consacre aux milieux universitaires, la CPI soutient l’organisation du concours de procès fictifs en anglais, en espagnol, et en français, et envisage d’en soutenir également l’organisation d’une version en arabe à l’avenir. Ces initiatives jouent un rôle fondamental pour susciter dans les milieux universitaires de l’intérêt pour le travail de la Cour et pour mieux faire connaître et respecter le droit pénal international.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net
Source : CPI

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Messages

  • bravo a ces jeunes gens bonne suite a eux puisse cela leurs ouvrir de grandes portes

  • Les plaidoiries dans la langue de l’impérialiste colonisateur,... à bas !
    Quelle honte, acceptons seulement de plaider dans la langue nationale,... heu, enfin, dans les langues nationales,... heu, non, c’est nul ! En swahili alors, peut-être ?
    Sinon, s’entrainer à la CPI, c’est une bonne idée, ça pourra peut-être servir un jour à nos dirigeants actuels.
    Bon, sincèrement, je suis très fier de voir notre jeunesse briller au firmament de l’éloquence et de la rhétorique.

  • La jeunesse universitaire burkinabè brille dans le maniement de la langue, que c’est beau, que tous applaudissent. Comme on dit en latin : « PLAUDITE CIVES ! »

    Maintenant, cette jeunesse au fines mains bien lisses et bien propres, on aimerait aussi la voir :
     visser quelques rails à des traverses ;
     casser des cailloux pour reboucher le macadam ;
     découvrir un bon vaccin contre diarrhées et méningites ;
     inventer des variétés de sorgho au rendement phénoménal ;
     monter une usine de motoculteurs et de pompes efficaces et adaptés à la terre sahélienne ;
     étayer à coup de masse des galeries minières pour protéger les ouvriers ;
     sélectionner savamment une race de poulets burkinabè de la taille d’une autruche.

    On attendrait quelques réussites un peu moins verbales et un peu plus concrètes ! Cela ferait certainement reculer la dépendance du BF envers les griffes crochues de l’impérialisme mondial...

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