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Projet autonomisation des femmes et filles déplacées de 3INOG et SelFrance : Un bilan jugé satisfaisant

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Publié le mercredi 5 avril 2023 à 16h30min

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Projet autonomisation des femmes et filles déplacées de 3INOG et SelFrance : Un bilan jugé satisfaisant

L’Initiative instruire et impacter la nouvelle génération dont la mission est de transformer la société, éradiquer la pauvreté, et promouvoir l’excellence, a organisé, ce mardi 04 avril 2023, la clôture de la première phase du projet « Autonomisation des femmes et filles déplacées », qui a démarré en 2022. La cérémonie s’est déroulée, sous la présidence du chargé de mission du ministère en charge de l’action humanitaire, Aboubakar Sidiki Boro. L’Association nationale pour la traduction de la Bible et l’alphabétisation (ANTBA) a abrité l’événement.

La première phase du projet « Autonomisation des femmes et filles déplacées » a été mise en œuvre dans les régions du Nord (Ouahigouya), du Centre-nord (Kaya) et de l’Est (Fada, et Gayéri). Au total, 400 femmes ont été formées dans la fabrication du savon et la tenue des comptes d’épargne communautaire. Arrivée à son terme après une année de mise en œuvre, un atelier de clôture s’est déroulé ce 04 avril 2023, à Ouagadougou pour dresser un bilan, et présenter quelques réalisations. Prière, chant et adoration ont jalonné la présente cérémonie.

Selon le chargé de mission du ministère en charge de l’action humanitaire qui a présidé la cérémonie, ce projet vient montrer l’importance du capital humain dans le sens où nous avons tendance à ignorer nos forces et à toujours attendre des autres. « Le projet est venu montrer qu’avec peu, on peut réaliser beaucoup de choses », a indiqué Aboubakar Sidiki Boro, puis de souligner qu’il rentre en droite ligne de la politique du gouvernement en matière de promotion socioéconomique de la femme et de la fille. Et pour faire face à la crise humanitaire que traverse le pays, il a rappelé que le gouvernement a mis en place un plan de réponse humanitaire qui permet de prendre en charge les besoins des PDI qui sont multiples et variés. Malgré tout, il existe des gaps à combler. Il est impérieux d’envisager d’autres solutions durables.

Le chargé de mission s’exprimait au nom de la ministre de l’action humanitaire

Le présent projet s’inscrit dans cette logique de résilience de la population. Il vise à offrir aux femmes et filles déplacées la possibilité de pouvoir gérer par elles-mêmes leurs ressources, faire des épargnes et subvenir en même temps aux besoins de leurs familles. Les résultats qui ont été présentés sont très éloquents. « Le projet dont la phase pilote prend fin aujourd’hui, est l’un des projets qui montre qu’il est possible d’aller vers la résilience en comptant sur ses propres forces. Avec un prêt de 10 000 francs, on se retrouve non seulement à pouvoir prendre en charge les besoins de la famille, ses propres besoins, à économiser et à rembourser les 10 000 francs CFA qui leur ont été donnés pour permettre la pérennisation de ce projet. Je crois que c’est un exemple à suivre », se réjouit le chargé de mission.

En développant ce projet, l’Initiative instruire et impacter la nouvelle génération poursuit un objectif ambitieux : former et donner de l’espoir aux bénéficiaires. « Nous avons voulu à travers ce projet non seulement les former et leur dire que c’est possible de résister dans le temps. Il suffit de s’organiser, avoir confiance en soi mais aussi en Dieu, parce qu’il y a la possibilité de transformation totale en comptant sur nos moyens. Souvent on dit qu’il vaut mieux apprendre à pêcher à quelqu’un que de lui donner du poisson. (...) Ce projet est fini pour la première phase. Elles ont épargné. Et avec l’épargne, elles peuvent constituer un fonds de roulement et devenir indépendantes. Ce qui avait été prêté à ces dernières sera prêté à d’autres personnes. Cela va pérenniser le projet. Le nombre de bénéficiaires va s’augmenter », a, pour sa part, laissé entendre le président Étienne Pitroipa.

Le choix de l’échantillon de ce projet est évocateur, selon le président de l’Initiative instruire et impacter la nouvelle génération, Étienne Pitroipa,

Le projet « Autonomisation des femmes et filles déplacées », a pour parrain le président directeur fondateur de l’université Aube nouvelle, Isidore Kini. Une chose l’a motivé à assurer cette responsabilité : le caractère innovant du projet. « Je suis généralement préoccupé et intéressé par tout ce qui est innovant. J’ai vu les objectifs très nobles de ce projet. Les régions choisies Ouahigouya, Kaya, Fada. Ce sont des régions touchées par l’insécurité dans notre pays. Les femmes déplacées dans ces régions croyaient que tout était fini pour elles mais le projet est venu leur apprendre qu’il y a encore une deuxième chance. Elles étaient soit veuves ou orphelines mais Dieu n’oublie pas les veuves et les orphelins. Il a suscité quelqu’un qui n’est pas un fortuné dans le pays mais qui a décidé de s’investir dans ce projet », a déclaré M. Kini.

Le parrain, le Fondateur directeur général de l’université Aube nouvelle, Isidore Kini, a salué l’initiative

Cette volonté, cet engagement et ce sacrifice méritent d’être soutenus et accompagnés, au regard des résultats enregistrés. « On a vu les résultats. De 10 000 francs CFA, on est arrivé à 100 000 francs CFA. Et certainement de 100 000, on va arriver à un demi-million. Je crois à ce projet », a confié le parrain. Il s’est engagé à soutenir la seconde phase et à faire du lobbying auprès de ses partenaires en faveur de ce projet.

Bibata Belem a exprimé sa reconnaissance à l’Initiative instruire et impacter la nouvelle génération pour ce projet

Bibata Belem qui a bénéficié d’un prêt de 10 000 francs CFA pour se lancer dans la vente des gâteaux demeure reconnaissante au présent projet dont l’appui a permis de renforcer son autonomie. « J’ai pu économiser 45 000 francs CFA. Au tout début de mon activité, j’achetais l’huile et la farine en détail et à crédit. De nos jours, ce n’est plus le cas », a-t-elle indiqué avec un brin de satisfaction. Mme Belem a fui l’insécurité à Titao pour se réfugier à Ouahigouya. Une nouvelle vie dans laquelle elle semble aujourd’hui s’épanouir. Pour leur engagement et leur détermination, les trois meilleures bénéficiaires issues des trois régions ont reçu des présents.

Aïssata Laure G. Sidibé
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