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Réinhumation de Thomas Sankara et ses douze compagnons : La famille Bamouni crie à un "deuxième assassinat, 35 ans après"

Déclaration

Publié le mardi 21 février 2023 à 22h55min

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Réinhumation de Thomas Sankara et ses douze compagnons : La famille Bamouni crie à un

Ceci est une déclaration de Céline Bamouni, la fille de Feu Babou Paulin Bamouni, l’un des douze compagnons d’infortune du père de la révolution burkinabè. Dans ce message, elle indique que sa famille ne va pas participer à la réinhumation des restes de leur défunt parent, "si les choses restent en l’état".

LE DEUXIEME ASSASINAT ! 35 ANS APRES

Si les choses restent en l’état nous, les ayants droit de Feu BAMOUNI Babou Paulin, Journaliste, Agent civil de la fonction publique Burkinabè, relevant du ministère de l’information au moment de son assassinat avec le Capitaine Président Thomas SANKARA et 11 autres compagnons, ne participerons pas à la réinhumation de ses restes mortels.

Pour la simple raison que le droit d’accompagner dignement notre cher père nous est refusé.

A la suite des exhumations en juin 2015 pour les besoins de l’enquête, nous avons manifesté auprès de la Justice Militaire notre souhait (certes verbal) de pouvoir fournir, au moment opportun, un cercueil de notre choix pour les restes de notre père. Sachant qu’il était un agent civil de l’Etat nous supposions que ça ne devrait pas poser de problème.

En effet un accord de principe (une fois de plus verbal) nous a été donné par l’autorité.

7 ans plus tard, soit en Juillet 2022, lorsque les pompes funèbres militaires ont informé toutes les familles des martyrs que les ré-inhumations devaient se faire assez rapidement, nous avons jugé utile de réitérer notre requête, par écrit cette fois-ci, datée du 8 septembre 2022 en précisant toujours que nous souhaitons ré-inhumer les restes de notre père dans un cercueil fourni par nos soins.
A notre grand étonnement cette lettre n’aura jamais de réponse, malgré nos relances.

Le 23 janvier 2022 nous adressons à nouveau une correspondance à la Justice Militaire, pour, cette fois-ci, lui réclamer les restes de notre père agent civil de l’Etat, afin que nous puissions procéder, nous-mêmes, à son inhumation au lieu de notre choix.

Après relances, nous recevons, le 15 février 2023, une réponse du Directeur de la Justice Militaire, datée du 13 février 2023 qui dit ne pouvoir donner une suite favorable à notre requête car « lesdits ne sont pas sous sa gestion ». Sans rien de plus ! Et ce dernier omet de nous préciser à qui nous adresser pour obtenir les restes mortels de notre père.

Le 17 février 2023 nous apprenons par un communiqué officiel la date des réinhumations de tous les restes mortels et la confirmation du lieu d’inhumation préalablement contesté.

Nous adressons donc dès le lendemain de l’annonce une énième requête à l’Officier de Garnison responsable des pompes funèbres militaires, datée du 18 février 2023 pour qu’à défaut de pouvoir récupérer les restes mortels, nous soyons, tout au moins, autorisés à apporter le cercueil que nous avons choisi pour notre père pour les réinhumations du 23 février 2023. A ce jour toujours pas de réaction de sa part.

Pour rappel BAMOUNI Babou Paulin, Journaliste, Agent civil de la fonction publique, abattu lâchement pour son pays, a été enseveli le 15 octobre 1987 avec 12 autres compagnons de lutte sans la moindre dignité.

L’histoire nous donne l’opportunité à nous ses enfants de pouvoir effectuer cette démarche si personnelle et symbolique, lourde de sens pour nous qui l’avons perdu à l’âge de 13, 11 et 2 ans et qui n’avons jamais eu l’occasion de lui offrir un quelconque présent. C’est malheureux que ce soit un cercueil, mais ainsi Dieu en a décidé.

Aujourd’hui adultes et responsables, notre seul souhait, qui est des plus légitimes dans notre entendement d’enfants désireux de contribuer aux obsèques de notre cher père nous est ôté sans autre forme de procès le droit de l’accompagner avec tous les honneurs dignes de son rang de papa, Non, le brave Agent Civil et adorable père qu’a été BAMOUNI Babou Paulin ne mérite pas ce sort post-mortem !

Son épouse, ses enfants, ses parents et ses frères et sœurs, ont été privés de ce rôle car cette nuit du 15 octobre 1987 il a été enseveli par d’autres dans la précipitation et sans cercueil.

35 ans après, l’histoire a l’air de se répéter ! Il est assassiné une seconde fois sous nos yeux et il sera inhumé « à la militaire » comme cela nous a été dit et sur les lieux où il a perdu la vie.

Cette vie qui lui a été arrachée par des militaires !
Il sera enseveli encore, sans qu’aucun rite coutumier relevant de son ethnie ne soit fait afin que ses ancêtres également l’accompagnent dans son repos éternel !

En clair il nous est interdit de faire le deuil de notre papa !
Certains ont eu l’audace de nous dire que nous n’avons aucun droit en tant que famille biologique, car les restes de tous les martyrs du 15 octobre 2015 appartiennent à la famille politique seule légitime à décider. Aucune empathie à notre égard ! Aucune compassion ! Bien au contraire, nous ne faisons qu’essuyer de la part d’opportunistes aux agendas cachés et patriotes de la 25e heure, des critiques qui frisent parfois un « inhumanisme » intolérable.

Notre père était agent civil de l’Etat et l’organisation des ses obsèques incombent à sa famille n’en déplaise à la Justice Militaire et à la fameuse famille politique. C’est notre droit de vouloir l’accompagner dignement.

Si notre doléance de près de 8 ans n’est pas accordée nous n’assisterons pas à la réinhumation.

Pour les Ayants Droits Biologiques de Feu Camarade Babou Paulin BAMOUNI, Journaliste, Agent Civil de l’Etat Burkinabè.

Céline BAMOUNI
Paix à ton âme, Papa.

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Messages

  • Céline vous semblez croire en Dieu. Vous avez évoqué le fait qu’ils ont été enterrés moins que des animaux. Tout ce que Dieu fait est bon. Reconnaissez que c’est Dieu qui a voulu rectifier ce cours de l’histoire pour redorer le blason de votre père et de ses compagnons. Vous étiez très petits en ce temps du massacre mais il y avait de personnes âgées dans la famille qui pouvaient demander à le ré-enterré dans un cercueil mais elles ne l’ont pas fait pour ce qui prévalait. Aujourd’hui vous devrez rendre grâce à Dieu pour vous permettre de voir vos parents enterrés avec les honneurs. On vous comprend mais ça sert à quoi d’avoir votre comportement. Dieu est toujours a sa place et vos parents vivent malgré qu’ils sont morts mieux que les tueurs

    • mon cher ahmed, il faut quitter dans ca avec Dieu ceci dieu cela. Il n’y a que les negres pour parler de dieu ; meme là ou dieu est dix milliards loin de ca. Qu’est ce que dieu a à voir avec ca ? Vraiment c’est pas possible ! On voit comment certains africains sont paumés et se sont laissés deposseder de leur esprit. Vous invoquez dieu pour fuir vos responsabilités : cette facon rend la religion l’opium qui endort le peuple pour accepter tout dans un fatalisme inqualifiable, a justifier l’injustifiable. Ne melez pas dieu a ca
      SOME

    • Moi je crois en Dieu et je le mêle à tout ce qui se passe dans ma vie. C’est votre droit de ne pas croire en Dieu. Seul vous qui avez vu l’air que vous respirez. En attendant je persiste et je signe que cette histoire de ré-enterré SANKARA il y a la main de Dieu. Je ne vous maudirai pas mais vous aurez la certitude que Dieu existe et est à la base de tout. Vous le saurez sans aucun doute avant de mourir.

    • Sankara est mondialement connu . Vous avez le droit de mobiliser les non croyants qui adorent SANKARA pour vous joindre à la famille et déterrer BAMOUNI et assumer .

    • 1. Il est fort probable que la volonté de réinhumer au plus vite Thomas Sankara et ses compagnons soit liée, entre autres, à la croyance en une relation entre leur exhumation et les malheurs qui frappent le pays después des années. On peut ne pas partager cette croyance mais on comprend aisément l’impatience de veux qui en sont adeptes. Et si, après tout, il avaient raison ? En matière de foi et de croyance, personnes ne peut révendiquer la vérité absolue.

      2. Les militaires et les chefs d’Etat sont les prototypes même de celui qui se consacre su service de la nation et met l’intérêt national par dessus tout. En retour, s’ils tombent dans l’exercice de leur mission, il est indiqué que la nation entière leur rende hommage et que ce soient, par conséquent, les autorités nationales compétentes qui organisent cet hommage, la sépulture aussi.
      2. Du reste, ces dernières années nous ont donné de voir, très fréquemment d’ailleurs, l’inhumation collective des soldats tombés au front de la lutter contre le terrorisme. On n’a pas vu les familles de ses soldats revendiquer ou exiger quoi que ce soit, ni protester contre quoi que ce soit sur la base d’une quelconque tradition. C’est l’Etat et l’Armée qui ont décidé des lieux de sépulture et pris tout en charge.
      3. Dès lors, on comprend mal la volonté de protagonisme de la famille de Thomas Sankara et par extention celles de ses compagnons d’infortune en ce qui concerne la réinhumation de leurs fils. C’est à se demander si ce ne sont pas ces familles qui tentent de manipuler la mémoire de leur fils et leur prestige pour tirer quelque profits. On pourrais les comprende. Mais...
      3. Il est bon de se souvenir du remarquable esprit de détachement de Sankara vis-vis des intérêts et des opinions de sa famille biologique et son obsession pour la cause nationale. En ces moments décisifs de l’hostoire de notre pays, la famille de Sankara et celles de ses compagnons sont-elles incapables, dans la même logique, de sacrifier leurs légitimes désirs en mémoire du sacrifice suprême de celui qui est considéré père de la nation ?
      4. Le choix du Conseil de l’Entente pour la réinhumation de Sankara et ses compagnons ne devrait pas poser de problème, car d’une part, selon les coutumes, les vitimes de "mort rouge" sont inhumés sur les lieux mêmes de la mort. Et d’autre part, les y inhumer est la meilleure façon "d’exorciser" ce lieu de la mort. Car le lieu le la mort se transformerait ainsi en lieu de renaissance symbolique et de glorification. Le lieu de l’humiliation et d’anihilation se transformerait en lieu "résurrection" et de glorification ; le lieu de la douleur et la désolation se convertirait en lieu de consolation pour l’honneur et la dignité retrouvés.

    • Gardons modération dans nos propos envers les défunts, Familles, proches. Car le grand penseur philosophe Bamadou Tanou en dirait d’avantage !! Le FASO vaincra.

  • Bonjour Madame.
    Courage, Par votre posture et votre "plume" vous montrez que vous êtes la digne fille de votre père. Votre douleur est légitime et compréhensive. Que Dieu vous assiste dans votre lutte tout en sachant que la situation est particulièrement complexe.

  • Je comprends votre douleur, mais je suis désolé de ce double chagrin subi injustement ! Je vois un début de compréhension que le problème qui vous oppose est purement politique et de manipulation.

    Vos parents sont devenus un fond de commerce intarissable que ce comité international veut garder ses droits au détriment de tout sentiment familial.
    Pensez vous vraiment une lutte sans intérêt économique ?

  • C’est vraiment douloureux.
    Mais le plus grand problème au Burkina est qu’on ne trouvera jamais une solution unanime. Chaque membre de famille a son avis et chaque famille a son avis.
    A un moment donné il va pourtant falloir prendre une décision et je crois que c’est ce que l’armée à fait étant donné qu’elle a tous les droits sur les corps.

  • En tant qu’etre humain nous reconnaissons les douleurs vives de toutes les familles dont les Peres ont ete assassines avec Thomas Sankara le 15 octobre 1987. Mais voyez vous, nous autres qui etions adultes a l’epoque des faits et qui avons connu vos peres et avions souffert moralement pendants des mois et des annees ces evenements terribles, nous pensons qu’a l’issu du Proces pedagogique du Tribunal Militaire, il ne restait plus que leurs reinhumations dans la Dignite Burkinabe et quelque soit le Lieu. Certes, votre Pere comme d’autres Victimes etaient des Cadres Civils, mais les Circontances de leurs Morts dans un Camp militaires qu’etait devenu l’ex Conseil de l’Entente, le traitement ne peut qu’etre Collectifs des infortunes de la Revolution Democratique et Populaire d’Aout. Affirmer que ce serait un deuxieme assassinats, est quand meme tres fort et depasse l’entendement. Soyez solidaires et Humbles car Dieu Sublime a ainsi fait et laissez Dieu Sublime s’occuper du Jugement. Courage et Salut.

  • Mme, suite a votre demande, a savoir "...nous soyons, tout au moins, autorisés à apporter le cercueil que nous avons choisi pour notre père pour les réinhumations du 23 février 20233", je me permets ceci : vu le comportement n’acceptez meme pas de fournir le cercueil. Et comme dit : aucune famille ne devrait se presenter a sinon vous avalisez le pire des assassinats. Je me permets car j,ai connu certaines victimes de ces « massacres. Vous avez exprimé votre douleur ici ; toute autre initiative de votre part serait comme accepter cette forfaiture
    SOME

  • Normalement les funérailles de votre père ont déjà été faits. Ensuite l’enterrement à un autre endroit n’empêche nullement de pratiquer les rites de chaque ethnies. L’enterrement prévu n’est pas un nouveau. Il existe bien des situations où dans nos traditions des funérailles se fassent sans le corps c’est à dire sans enterrement dans leur village, c’est le cas des nombreuses personnes enterrées à Ouagadougou et célébrées dans leur village natal selon les rites de leur ethnie dans notre cas cela est bien possible.

  • Internaute 7, tout a fait d’accord avec vous car apres la reinhumation des restes des Corps, chaque famille biologique peut au sein de la Famille concernee proceder aux rites coutuniers et religieuses pour boucler la boucle. C’est avec des peines que nous constatons une fronde contre les reinhumations des corps au Memorial Thomas Sankara et ses collaborateurs assassines. C’est seulement dommage, alors que ca devrait etre raisonnablement un moment de recueillement de toutes les parties prenantes. En tout etat de cause, Seul Dieu Sublime est l’Alpha et l’Omega. Salut

  • Que les âmes de Paulin et les autres reposent en paix selon là où la force du mal veut qu’on les enterre. Ma fille Céline BAMOUNI, ton père le feu camarade Babou Paulin BAMOUNI, n’était pas seulement un Journaliste, Agent Civil de l’Etat Burkinabè, mais plus que ça. C’était un idéologue hors pair : Au côté de Thomas Sankara ils ont construit la RDP. En tant que responsables de la direction de la presse écrite au moment de la RDP, Paulin que j’ai beaucoup côtoyé a su avec sa plume rassemblé, convaincre, ouvrir le bon chemin pour l’écoute.

    Et si on révise ses écris concernant la RDP, il a toujours confirmé que la ’’’’’’’’’Révolution d’Aout 1983 est une révolution qui présente un double caractère, elle est une révolution démocratique et populaire. Elle a pour tâche primordiale la liquidation de la domination et de l’exploitation impérialiste, l’épuration de la campagne de toutes les entraves sociales, économiques et culturelles qui la maintiennent dans un état d’arriération.’’’’’’’’’

    Paulin en écrivant en 1983 dans la presse écrite comme dans le carrefour Africain, Sidwaya, que notre révolution est une révolution qui se déroule dans un pays arriéré ou le poids des traditions et de l’idéologie secrétée par une organisions sociale de type féodal pèse énormément sur la masse populaire, il savait de quoi il veut parler, quand on voit ce que font nos décideurs illégitimes. Oui Céline, je t’ai connu bébé, et je peux te confirmer que ton père comme Thomas Sankara étaient très avancé pour leur époque si nous regardons les conduites de nos gouvernants qui se disent Dieux sur terre. Que Dieu te protège avec ta famille ma fille.

    • Superbe…un bon récit bravo à vous KA votre présence dans ses échanges apporte des éclaires !! nécessaire. Que le bon Dieu sauvegarde le FASO.

    • Merci Philip de me lire : Depuis les créations des sites d’informations dans notre pays au début de l’an 2000 comme dans la presse écrite, les internautes de bonne foi et de talent dont je fais partie, j’ai toujours transmis mon vécu et non condamné ou donné raison.

      Ici j’ai transmis, car, la vérité perce les cœurs mais ne tue pas. Rare sont des internautes de bonne foi a ne cité que mon ami Kôrô Yamyélé, Me M. Guirma, Tapsoba, et autres sont encore dans le circuit a 100%. Mais je suis là et continu à transmettre, ce qui est mon rôle : Surtout quand on n’a mon âge il faut transmettre à la jeunesse son vécu pour faire avancer les choses.

    • Message plein de compassion et d’empathie. C’est une chose rare de nos jours.
      Merci à vous.

    • Le fou merci de me lire : Je te lis souvent, et comme on n’a l’habitude de le dire ‘’’’’un fou a toujours une vérité a dire pour agir sans peur.’’’’’’ C’était le cas d’Idriss Deby Itno, UN VRAI HOMME dont BOKO HARAM est tombé pour la première fois sur un fou plus fou qu’eux. Comme je l’ai dit a notre ami philip, je ne fais que transmettre. ‘’’’’’’’Le fou,’’’’’’’’’ continuons avec nos contributions pertinentes sur ce forum enrichissant pour faire avancer le pays que nous aimons toutes et tous.

  • Si le mpsr 2 n accepte pas les doleances de la famille il commet une erreur tres grave.Les victimes ont une famille et on ne peut jamais ignorer leur volonté.Cela depasse l entendement humain mais j ose croire que les choses rentreront dans l ordre.

  • Le Burkina Faso est devenu un pays où l’empathie est en chute libre. Thomas Sankara et ses compagnons assassinés viennent avant tout d’une famille. Les familles doivent avoir le dernier mot. Comment ne pas comprendre cette logique. La question qu’on doit se poser individuellement c’est : si c’était mon père, mon frère ou mon époux, mon fils ? Est-ce que j’allais laisser les autres décider du lieu de l’enterrement à ma place ?
    Mais bon, c’est la pensée à sens unique, donc taisons nous.

  • Vraiment, il faut quitter dans les corps appartiennent a l’armée, pendant 37 ans, on les enterré à dagnoin, personne n’avait juger nécessaire à ce qu’on les enterre mieux, après l’exhumation des corps pour les besoins d’enquête, si on a juger bon de consulter les familles, qu’on respecte leur choix oubien on reunime les corps là où ils avaient été enterrés. Ceux du mémorial luttent pour "leur chose" ils veulent juste avoir les corps dans leur chapelle touristique du conseil c’est tout.

  • L’attitude des ayants droits m’amène à deux questions : Le défunt père a-t-il eu le temps de laisser un testament avant de s’en aller ? si oui, avait-il donné des instructions à la famille à propos de son inhumation ? Si oui, alors les ayants droits sont dans leur plein droit et doivent être écoutés.
    Dans le cas contraire, ces ayants droits, même étant dans leur droit de réclamation sur l’inhumation du père, devaient aussi pouvoir comprendre la décision des autorités et accepter d’accompagner leur père dans sa dernière demeure avec tous les honneurs possibles. En effet, tant que celui-ci n’est pas entre les mains de pires ennemis, ce ne sont pas aux membres de la famille de refuser d’assister à l’enterrement du Père de famille alors que ce dernier n’avait peut-être même pas encore choisi le lieu de son repos éternel. Le père n’y est pour rien. A mon sens, malgré que le lieu ne convient pas à la famille, celle-ci doit prendre de la hauteur par respect pour leur Père et l’accompagner dans dans sa dernière demeure. Courage à toute la famille.

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