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Burkina : Le ministre de la santé prévoit la réouverture du centre de radiothérapie de Bogodogo aux patients courant mars 2023

Publié le vendredi 10 février 2023 à 22h00min

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Burkina : Le ministre de la santé prévoit la réouverture du centre de radiothérapie de Bogodogo aux patients courant mars 2023

Le centre de radiothérapie de Bogodogo qui a ouvert ses portes le 1er juin 2021 était destiné à l’enrôlement des patients atteints du cancer, ainsi qu’à leur traitement par des séances de radiothérapie. Cependant, après huit mois de fonctionnement, le centre les a refermées pour cause de dysfonctionnement. Interpellé par la député Marie Angèle Tiendrébéogo, le ministre de la santé et de l’hygiène publique a planché sur les conditions de construction du centre, les causes de sa fermeture ainsi que les dispositions prises pour sa réouverture. C’était au cours de la séance parlementaire du 10 février 2023.

Quelles ont été les conditions de l’appui du fonds qatari pour la construction du centre de radiothérapie de Bogodogo et quel a été l’apport du gouvernement burkinabè ? Telle est la première question qui a été adressée au ministre Jean Claude Kargougou.

Après une brève présentation du cancer qui, à lui seul, absorbe 60% du budget de l’Etat alloué aux évacuations sanitaires vers l’extérieur, le ministre a fait remarquer l’existence du besoin en la matière, pour soulager les patients. C’est ainsi qu’à la date du 21 décembre 2021, un accord de don qui s’élève à 13 867 772 dollars, soit 8 milliards de FCFA a été signé entre le directeur général du Fonds qatari pour le développement et le ministre de l’économie et des finances.

Les patients enrôlés du centre ont été évacués pour poursuivre leurs séances de radiothérapie

« Étaient prévus dans l’accord pour la phase d’investissement, les études de faisabilité et impact social et environnemental, la construction du centre et son équipement et la formation des ressources humaines pour le fonctionnement. Pendant la phase d’exploitation, il était prévu la maintenance des équipements, le fonctionnement de l’unité de gestion centrale, le renforcement permanent des capacités du personnel et la mise en place d’un système d’assurance qualité. A titre de contrepartie, la partie burkinabè a fourni le site du centre situé dans l’enceinte du CHU de Bogodogo conformément à l’accord », a-t-il clarifié.

Pour ce qui est des causes de la fermeture du centre, le ministre explique que l’appareil principal de radiothérapie a connu une panne (sur l’accélérateur de marque Halcyon). Pareil pour le scanner de dosimétrie qui, lui aussi, a connu des pannes successives. « Cela a coïncidé avec le départ brusque du personnel d’appui consécutif à l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration I. Tout cela a conduit progressivement à l’arrêt des séances de radiothérapie pour les malades enrôlés », soutient-il. A cela se sont ajoutés les problèmes liés au traitement salarial et indemnitaire du personnel local, vu que le statut du centre n’était pas encore défini depuis son ouverture.

La député Marie Angel Tiendrébéogo s’est satisfaite des réponses apportées par le ministre de la santé et attend que l’acte suive la parole

Pour réduire la casse, le centre a finalement été rattaché en juillet 2022 au CHU de Bogodogo. « Un comité a été mis en place pour proposer les modalités de ce rattachement. Suite à cela, le conseil d’administration a autorisé la création d’un service de radiothérapie au sein du CHU, par délibération en sa séance du 23 décembre 2022 », a-t-il relaté.

A la question de savoir les dispositions prises pour la réouverture du service, le ministre a tenu à rassurer les députés que les pannes enregistrées, causes même de l’arrêt des activités, ont été réparées. Toutefois, jusque-là, il n’existe toujours pas un contrat de maintenance curatif et préventif, à même de garantir un fonctionnement adéquat des équipements. « Dans de telles conditions, il est recommandé par l’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire de ne pas commencer de traitement au grand risque de rupture de séances de radiothérapie pour les patients qui seraient de nouveaux enrôlés », a-t-il laissé entendre.

A cet effet, des actions sont entreprises pour accélérer la reprise des activités du centre. Peut-on noter parmi elles, « la contractualisation avec des entreprises seniors étrangères pour une bonne prise en main de la gestion des traitements, du fonctionnement et de la maintenance adéquate des appareils ainsi que la contractualisation avec une entreprise marocaine pour la maintenance des équipements du centre. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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