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Salon des banques et PME de l’UEMOA : 96 heures pour réfléchir sur des thématiques liées aux investissements des PME

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Publié le mardi 7 février 2023 à 20h21min

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Salon des banques et PME de l’UEMOA : 96 heures pour réfléchir sur des thématiques liées aux investissements des PME

Le coup d’envoi de la 8e édition du Salon des banques et des PME a été donné ce 7 février 2023, par le ministre du commerce de la République du Togo, Kodjo Adedje, qui a représenté le Premier ministre. L’événement s’installe jusqu’au 10 février prochain. Il mise cette année sur une formule hybride grâce à l’appui de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Les Petites et moyennes entreprises (PME) constituent les moteurs de la croissance économique, de la création d’emplois et de lutte contre la pauvreté. Cependant, il sied de constater qu’elles font face à des défis qui réduisent leur potentiel et par conséquent leur contribution au développement économique et social. L’accès aux financements est l’un des défis le plus documenté auquel sont confrontées les PME. Les estimations de la société financière internationale révèlent qu’en Afrique, les PME ont un défi de financement persistant de plus de 300 milliards de dollars par an.

Des étudiants étaient présents à la cérémonie inaugurale

Celles-ci sont très souvent soumises à des taux d’intérêts très élevés qui réduisent leur compétitivité et limitent leur accès aux marchés régionaux et internationaux. Afin d’améliorer leur environnement quotidien, la 8e édition du Salon des banques et des PME (SBPME) de l’UEMOA est placée sous le thème « Financement et investissement des PME de l’UEMOA face aux crises et mutations des économies africaines ». Ce rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur financier se tient à Lomé, en simultané avec les campus de Ouagadougou, Cotonou, Niamey, Bamako, Abidjan, et Niamey, et avec une transmission digitale. Présenté en mode hybride, un éventail de communications portant sur divers sous-thèmes sera offert aux participants.

Il s’agit, entre autres, du « financement des PME et des économies africaines : rôle et contribution de la BADEA », « la ZLECAF, une opportunité pour les PME de l’UEMOA » ; « contribution de la BICD au financement des PME et la redynamisation des économies de la CEDEAO ».

Pour le président du comité des experts, Damo Justin Barro, les PME doivent occuper la place qui leur revient

Le SBPME de l’UEMOA a pris l’habitude de présenter des masters classes, et cette édition 2023 n’y fait pas exception avec notamment une série de cinq ateliers. Le salon, c’est aussi des speechs de projets innovants, des expositions, et des rencontres professionnelles. Cette rencontre annuelle qui vient compléter les initiatives existantes poursuit plusieurs objectifs, selon le secrétaire permanent du SBPME UEMOA, Hermann Nagalo. La première ambition est de permettre aux PME de la sous-région de se connaître, de partager leurs expériences, de renforcer leurs capacités et de faire des propositions pour la résolution leurs difficultés.

Deuxièmement, ce salon permet aux institutions financières d’apprendre de cette catégorie d’entreprises, de se faire comprendre par les PME, d’accompagner le financement des projets des PME et de faire connaître leurs offres en faveur des PME. Enfin, le SBPME de l’UEMOA fourni des recommandations à l’attention des institutions sous-régionales, afin de compléter les actions déjà entreprises et de susciter des réflexions. C’est du moins ce qu’a confié M. Nagalo. Et au ministre du commerce de la République du Togo, Kodjo Adedje, de réitérer ses vives félicitations aux comités nationaux d’organisation et ses remerciements aux différents partenaires.
La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) est le sponsor officiel de ce salon.

Vue des participants

Aux dires du représentant du directeur général, Dr Sidi Ould Tah, l’institution place les PME avec un accent particulier de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, au cœur de sa « Stratégie BADEA 2030 ». Et à ce titre, elle soutient les PME à travers différents instruments relevant à la fois du secteur privé et du secteur public. « C’est notamment des prêts aux États, aux banques commerciales ou régionales, mais aussi au travers des livres de crédits à la faveur des PME. La BADEA accorde également des subventions visant à développer et/ou à renforcer les capacités des PME. Elle soutient aussi un certain nombre d’initiatives à la faveur des PME en l’occurrence le salon qui nous réunis ce jour », a précisé le secrétaire technique de la BADEA.

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et sa centaine d’universités membres dans l’espace UEMOA, pour leur part, souhaitent faire de ce rendez-vous annuel un évènement majeur. Pour y arriver, la directrice régionale de l’Afrique de l’Ouest a sollicité l’accompagnement des acteurs du monde de la finance. « Les jeunes sont aujourd’hui connectés ainsi que l’écosystème entrepreneurial parce que nous avons besoin de vous dire que ce programme que nous mettons en œuvre nous ne pouvons le réussir qu’avec vous tous », soutient Ouidad Tebbaa, tout en rappelant que l’AUF a fait de la question de l’employabilité des jeunes un axe fondamental de sa stratégie.

L’édition 2023 du salon se tient en mode hybride

Pour traduire cet engagement en acte concret, elle met en œuvre des programmes visant à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes au sein des universités mais aussi à former des encadrants. Par ailleurs, l’AUF a engagé à l’intérieur de l’espace UEMOA plus d’une dizaine de centres d’employabilité au cœur des universités. Figure incontournable du SBPME de l’Union, le président du comité des experts, Damo Justin Barro, accompagne l’initiative depuis 2012.

Pour ce dernier, la programmation permettra de mener une réflexion très poussée sur le sempiternel problème du financement des PME et les investissements qu’elles doivent entreprendre, pour faire en sorte que nous soyons suffisamment indépendants de tous ce qui vient de l’extérieur. « Il n’est plus normal, aujourd’hui, dans nos pays de continuer à importer du papier hygiénique. Ça doit se faire sur place. C’est ce qu’on appelle la substitution aux importations que nous faisons d’ailleurs. (...) Cela, nous permettra d’économiser nos devises et faire en sorte que les imports substitutions se fassent désormais au travers de nos PME-PMI », a-t-il déclaré.

Aïssata Laure G. Sidibé
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