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Processus actuel du projet PARIIS : Le ROPPA fait l’état des lieux

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Publié le vendredi 23 décembre 2022 à 13h30min

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Processus actuel du projet PARIIS : Le ROPPA fait l’état des lieux

Le jeudi 22 décembre 2022, le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) a organisé une conférence de presse afin d’informer l’opinion du processus actuel du Projet d’appui régional pour l’irrigation au Sahel (PARIIS). Cette conférence fait suite aux ateliers régionaux de restitution du rapport provisoire de l’étude sur la perception et de définition de la stratégie de mobilisation des acteurs dans les six pays membres du CILLS.

Il s’agit de la mobilisation des acteurs de l’irrigation dans les pays du CILLS (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) autour de l’Initiative pour l’irrigation au sahel (2iS) et du Projet d’appui régional pour l’irrigation au Sahel (PARIIS).
En effet 2iS et PARIIS sont des initiatives issues du gouvernement des pays du CILLS à travers la « Déclaration de Dakar », afin de combiner leurs efforts pour accroître le rythme et la qualité des investissements dans l’agriculture irriguée sur la base d’une approche participative et systémique de résolution des problèmes et de développement de solutions adaptées.

Par ailleurs, le ROPPA agit dans le cadre du PARIIS au nom de l’ensemble des réseaux des Organisations paysannes (OP) et d’OSC concernées par l’irrigation dans les six pays. Cela permettra d’abord de contribuer au renforcement des capacités des organisations de producteurs dans les pays afin qu’elles assument plus efficacement, leurs responsabilités d’appui-conseils aux producteurs. Ensuite servir de relais pour la prise en compte et l’amplification des stratégies et approches développées par les producteurs. Et enfin, amplifier la dissémination des connaissances à travers leurs plateformes de connaissances.

Aurélien A.G.A Lakoussan

Selon le coordonnateur du cadre de concertation des organisations des producteurs de riz du ROPPA, Aurélien A.G.A Lakoussan, les travaux ont permis dans un premier temps de mener des études pour avoir la perception des exploitants familiaux sur les différents types d’aménagements hydro-agricoles du passé.

Pour lui, c’est à travers ces études qu’ils arriveront à déceler les erreurs du passé afin de dégager des solutions efficaces et durables. « Cette étude est d’une importance capitale pour permettre au projet PARIIS de pouvoir faire la promotion de l’irrigation de manière durable et efficace », a-t-il affirmé. De même, les acteurs de l’irrigation se mobilisent à travers les plaidoyers pour que les solutions de l’irrigation puissent être insérées dans les politiques agro-sylvo pastorales et halieutiques de chaque pays.
Même son de cloche avec le représentant de la confédération paysanne, Eric Seydou Ouédraogo.

Eric Seydou Ouédraogo

Pour lui, il s’agit de distinguer et rendre disponibles les types d’aménagement les plus constructifs et plus faciles à réaliser dans chaque pays.
Quant à la chargée de la question d’irrigation au sein de l’unité régionale de coordination du projet PARIIS au niveau du CILLS, Yolande Konditamdé, elle a souligné que le montage du projet a pris en compte le contexte spécifique de chaque pays. Cela, en termes de mise en œuvre des activités à atteindre au niveau des différentes composantes. « Dans le cadre de la coordination régionale, la valeur ajoutée du CILLS, c’est le fait de mettre à la disposition des pays une assistance technique en son sein pour appuyer chacun des six pays dans la mise en œuvre du projet », dit-elle.

Yolande Konditamdé

À l’en croire, l’objectif du développement du projet (ODP) consiste à « améliorer la capacité des parties prenantes à développer et à gérer l’irrigation et à accroître les superficies irriguées en suivant une approche régionale basée sur les solutions dans les pays participants du Sahel ».

Par ailleurs, le projet visera à institutionnaliser les solutions élaborées en vue d’assurer la capitalisation des connaissances acquises et garantir la durabilité de l’approche au-delà de la durée de vie du projet à travers trois grandes composantes : (A) Modernisation du cadre institutionnel ; (B) Financement des solutions d’investissement dans l’irrigation ; et (C) Gestion des connaissances et coordination. Nonobstant, elle pointe du doigt la lourdeur administrative et l’insécurité comme les difficultés majeures rencontrées lors de la mise en œuvre du projet.

Prince Omar
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