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Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

Publié le jeudi 22 décembre 2022 à 21h42min

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Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

L’Unité d’action syndicale (UAS) a animé, ce jeudi 22 décembre 2022 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la situation nationale, notamment l’idée du gouvernement de créer un fonds de soutien à la guerre, impliquant entre autres le prélèvement de 1% sur les salaires nets des travailleurs du public et du privé.

« Le vendredi 9 décembre 2022, l’UAS s’est rendue au Premier ministère, sur invitation, pour une rencontre de prise de contact et d’informations. Initialement prévue avec le Premier ministre, la rencontre a finalement été dirigée par son Excellence monsieur le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, assisté de six ministres du gouvernement. Au cours de cette rencontre, le gouvernement nous a communiqué des informations relatives à la situation sécuritaire du pays, particulièrement au besoin de financement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Il a rappelé le recrutement de 50 000 VDP qui seront pris en charge à 60 000 FCFA par mois et par personne et qui devront être équipés en armes, tenues, motos et dotés de carburant. Selon le gouvernement, tous ces besoins sont estimés à 106 milliards de FCFA et vont creuser davantage le ‘’déficit budgétaire’’ estimé à 604 milliards dans le budget de l’Etat, gestion 2023. Le gouvernement compte mobiliser 80 milliards de FCFA. A ce titre, il nous a été annoncé la création d’un fonds de soutien à la guerre qui sera alimenté par les mesures suivantes : le lancement d’un appel à des contributions volontaires, le prélèvement de 1% sur les salaires nets des travailleurs du public et du privé, une taxe de 100 FCFA sur les prix des boissons, une taxe de 50 FCFA sur le prix du giga de connexion, une taxe de 100 FCFA sur le paquet de cigarette, une taxe de 100 FCFA par kilogramme pour les parfums et produits cosmétiques, une affectation de certaines ressources spécifiques de l’Etat, une retenue de 5% sur les loyers des bâtiments loués par l’Etat, une retenue de 25% sur la subvention accordées aux partis politiques. Sur la base de ces informations, le gouvernement a souhaité recueillir l’avis de l’UAS, ainsi que des propositions. Plus tard, dans un point de presse fait par le gouvernement, nous avons appris du point fait par le ministre chargé des finances que le gouvernement a proposé aux partenaires sociaux plusieurs sources pour alimenter ledit fonds », ont d’abord campé les conférenciers à travers la déclaration liminaire, lue par El Hadj Inoussa Nana, président de mois des centrales syndicales.

Le président de mois, M. Nana.

Partant de ce compte-rendu de la rencontre avec l’autorité, les responsables de l’UAS font observer qu’il s’est agi d’« informations » et non de « propositions » comme indiqué plus tard par le gouvernement, les travailleurs (à l’image des autres couches populaires) subissent la vie chère, du fait d’une inflation dont le taux, près de 18%, est le plus élevé de la sous-région ; les prélèvements vont durer la période de la transition (mais pourraient prendre fin plus tôt, si la situation se règle).

Ils relèvent également que le président de la transition lui-même a déclaré à sa prise du pouvoir que des gradés se sont transformés en milliardaires, ce qui rend nécessaire un audit de l’armée ; l’option de recruter 50 000 VDP n’est pas conforme à la proposition de l’UAS qui est l’armement des populations. Selon les conférenciers, cette dernière mesure trouve ses limites à la situation de l’armée « qui est divisée en clans ».

En effet, de l’avis de l’UAS, l’on n’avait pas besoin d’organiser le recrutement des VDP dans le format tel qu’utilisé par les dirigeants. « Il y a des populations qui ont décidé de rester dans leurs villages, qui sont déjà organisées ; il faut simplement les doter en armes. Il faut armer les populations au niveau local. Cela permet de mobiliser un grand nombre et ça coûte moins (parce que les villages sont déjà organisés et les gens sont sur place). En plus, on n’aurait pas besoin de désigner les gens ‘’VDP’’ ; parce que dès que quelqu’un est identifié VDP, il devient un homme à abattre. Or, si on arme les populations d’un village, lorsqu’il y a à défendre, c’est tout le village qui se défend », ont justifié les conférenciers.

« Thomas Sankara n’a pas laissé les détournements pour s’acharner sur les populations »

Suite à des échanges avec les délégués du personnel et des délégués syndicaux de la ville de Ouagadougou sur la question des prélèvements sur les salaires, l’UAS a adressé une série de propositions au gouvernement pour un éventuel financement de l’effort de guerre. Il s’agit du recouvrement des restes de créances qui s’élèvent, à la date du 30 juin 2022, à plus de 870 milliards (des créances dues à l’État par des entreprises, des anciens ministres, des anciens députés, des anciens présidents d’institution, etc.) ; des chèques impayés ; des dossiers de mauvaise gestion (dossiers de détournements, malversation, corruption) mis en lumière par les articles de presse, des rapports d’institutions, des enquêtes parlementaires, etc.

Outre les dossiers de crimes économiques, les syndicats proposent le recouvrement de l’impôt sur les revenus fonciers (IRF), les déficits de paiement par les sociétés de téléphonie de leurs impôts. Les responsables de l’UAS ont, dans le plateau de propositions, présenté le dossier des marchés mal exécutés et les ressources dues par les sociétés minières.

El hadj Inoussa Nana (en chapeau) avec à sa gauche, Guy Olivier Ouédraogo et à sa gauche, Diallo Moussa.

« Pour ce qui est de la question du prélèvement de 1% du salaire net des travailleurs et des autres mesures envisagées, l’UAS estime qu’une bonne gestion des ressources mises à la disposition des ministères en charge de la défense, de la sécurité et de l’ANR (Agence nationale de renseignement, ndlr) ainsi qu’une lutte conséquente contre la corruption, l’impunité des crimes économiques, la fraude et l’évasion fiscale dispenseraient le gouvernement de solliciter des sacrifices supplémentaires aux couches populaires. L’UAS a indiqué qu’en tout état de cause, elle ne peut donner son aval pour la collecte de fonds à mettre à la disposition d’une armée dont la gestion opaque des ressources est quotidiennement décriée par la troupe et des journalistes d’investigation et qui refuse catégoriquement l’audit de sa gestion financière », tranchent les dirigeants de l’UAS.

Pour l’organisation syndicale, l’on n’a pas besoin de s’adonner à une solution de facilité qui consiste à couper systématiquement une part dans les salaires des travailleurs. Ceux-ci consentent déjà, et sous diverses formes, d’énormes sacrifices dans ce contexte d’insécurité et de lutte contre le terrorisme, rappelle-t-on. « On laisse tout cela et on vient s’acharner sur les populations. Il faut éviter la solution de la facilité qui consiste à prélever sur les salaires des travailleurs. (...). On les compare à Thomas Sankara. Mais, Thomas Sankara n’a pas laissé les détournements pour s’acharner sur les populations. Le président Ibrahim Traoré a lui-même dénoncé des hauts gradés qui s’embourgeoisent à Ouagadougou. Nous ne pouvons donc pas donner notre argent pour que des responsables (de l’armée) aillent renforcer leurs milliards. Ceux qui veulent nous donner des leçons de patriotisme ne sont pas des patriotes », ont martelé les responsables de l’Unité d’action syndicale.

Ils rappellent cette actualité selon laquelle des militaires seraient allés voir des commerçants (pour le convoyage des produits dans les zones à forts défis sécuritaires, https://lefaso.net/spip.php?article117336) pour majorer la location de leurs camions de 200 000 FCFA à 600 000 FCFA et le cas de ce capitaine soupçonné d’empocher 400 millions.

Les conférenciers ont souligné que l’UAS ne prend pas des positions pour plaire, mais plutôt pour favoriser la lutte contre le terrorisme et pour l’avenir.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 22 décembre 2022 à 18:07, par y En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    La déclaration du Président sur les gradés milliardaires, le REN-LAC devrait se saisir du dossier.

  • Le 22 décembre 2022 à 18:38, par Intendant En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Propre comme l’eau de roche. Allez-y voir comment l’argent est actuellement blanchi dans les quartiers de Ouagadougou ! L’argent qui a été remis à l’armée pour lutter contre le terrorisme, qu’est-ce qu’ils en ont fait ?

  • Le 22 décembre 2022 à 19:11, par Sacksida En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Cette analyse de l’UAS est juste et integres ; meme si la Volonte des Burkinabe et tous les Patriotes integres adherent aux souhaits du Gouvernement de Transition ; le President du Faso Ibrahim Traore doit comprendre la position pertinentes rationnelles et justifie pour prendre des mesures fortes afin de realiser l’amelioration de la Gouvernance et quelle soit Vertueuse pour Tous donc meme L’Armee nationale Burkinabe. Salut

  • Le 22 décembre 2022 à 19:11, par Sacksida En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Cette analyse de l’UAS est juste et integres ; meme si la Volonte des Burkinabe et tous les Patriotes integres adherent aux souhaits du Gouvernement de Transition ; le President du Faso Ibrahim Traore doit comprendre la position pertinentes rationnelles et justifie pour prendre des mesures fortes afin de realiser l’amelioration de la Gouvernance et quelle soit Vertueuse pour Tous donc meme L’Armee nationale Burkinabe. Salut

  • Le 22 décembre 2022 à 19:15, par Sacksida En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Cette analyse de l’UAS est juste et integres ; meme si la Volonte des Burkinabe et tous les Patriotes integres adherent aux souhaits du Gouvernement de Transition ; le President du Faso Ibrahim Traore doit comprendre la position pertinentes rationnelles et justifie pour prendre des mesures fortes afin de realiser l’amelioration de la Gouvernance et quelle soit Vertueuse pour Tous donc meme L’Armee nationale Burkinabe. Salut

  • Le 22 décembre 2022 à 19:52, par Sam En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    C’est claire comme de l’eau de roche. Les fonctionnaires ploient déjà sous le joug de la vie chère et on veux en rajouter. Soyons sérieux !

  • Le 22 décembre 2022 à 22:14, par Dibi En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Soutien total à la position de l’UAS !
    La lutte contre le Terrorisme commence par :
    - la guerre contre les narcotrafiquants.
    - la guerre contre la corruption, le pillage des biens publics et communs, les vols et détournements des biens d’Etat.
    - la mise à contribution obligatoire de tous les milliardaires du compradorat bourgeois et les féodaux multimillionnaires ; c’est à dire tous ces éléments qui dorment sur des matelas de dizaines voire des centaines de milliards et millions de Francs CFA. Ceux-là mêmes qui, socialement, profitent le plus de la caporalisation compradore de l’Etat !
    - la mise à contribution obligatoire de toutes les sociétés minières ; ou même leur nationalisation en biens d’Etat et de la Nation.
    - l’audit financier de tous les ministères depuis la fin du régime de satrape de Kouacou Blaise Compaoré !
    Avec une telle mise à plat, le pouvoir se donnerait les moyens de la guerre contre tous les Bokoharams du moment, au lieu de chercher à soumettre le monde du travail déjà rincé financièrement à un essorage salarial !
    Na an lara , an sara !

  • Le 22 décembre 2022 à 23:45, par Baoyam En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Une proposition pour résoudre ce problème. On ouvre un compte spécial, géré de façon indépendante, avec la participation de gens choisis par l’UAS pour diriger les dépenses et s’asssurer qu’elles iraient vers l’equipement et la rémunération des vdps. Ça oterait tout prétexte à l’UAS.

    Dans le fond, ils se trompent lourdement en pensant qu’ils peuvent s’assoir à Ouaga et continuer à toucher des salaires pendant que le pays tombe morceau par morceau. Si 1% de votre salaire vous paraît excessif, imaginer quand l’Etat va disparaître et vous n’aurez ni salaire ni retraite.

    Il faut être un fonctionnaire pour imaginer que les entreprises ont des sous en réserves pour payer des milliards d’arrierés d’impôts et payer les impôts de l’année en cours et continuer de fonctionner.

    Une entreprise n’a pas d’épargne. Tout sou qui sort pour payer quelque chose est un sou en moins pour payer les impôts. Et si les entreprises ferment, l’économie va s’éffondrer et il y aura même moins d’ompôts donc le déficit va s’accentuer.

    Quant à l’histoire des vdps, celui qui a ecrit ce message s’imagine qu’il y a quelqu’un qui va aller risquer sa vie gratuitement pour sauver le pays pendant que le fonctionnaire touche son salaire tranquillement. C’est vraimenr incroyable qu’il y ait des gens qui continuent à raisonner ainsi dans notre cher Burkina.

  • Le 23 décembre 2022 à 05:27, par HUG En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    L idée vient surement du faux syndicaliste devenu ministre de la fonction publique.Il y a l argent a collecter ailleurs : les detournements, les institutions budgetivores. Pour ceux qui ne savent les pas fonctionnaires payent l impot plus que certains commercants.Meeci a l UAS car les foncrionnaires sonr deja patriotes car ils payaient leur impot avant la venu du Mpsr 1 et 2..

  • Le 23 décembre 2022 à 05:48, par Sonni ALIBER En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Je reviens à la charge contre ce groupe terroriste appelé syndicaliste /Ils sont hors sujet et hors sol au Burkina Faso 🇧🇫 /ce groupe est à la solde des impérialistes terroristes qui secoue la quiétude des burkinabé /Ils sont financés sûrement par un pays étranger pour déstabiliser le Burkina

  • Le 23 décembre 2022 à 05:53, par TANGA En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Les raisons que vous avancez sont justes et indiscutables.
    Mais il y a une alternative comme l’expliquait un au café ; on peut poser une condition qui est celle de commencer les prélèvements et la récupération des sous volés et ou détournés . Le tout en même temps et votre organisation plus d’autres entités feront partie des récupérateurs des biens du pays.
    Si ce n’est pas bien suivi, vous expliquez, vous vous confrontez et vous entrez en grève sans préavis si vous voulez.

  • Le 23 décembre 2022 à 07:18, par Les 400 millions du capitaine En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Sous le Président RMCK, l’argent a été deversé dans l’armée pour combattre les terroristres mais des malins sans foi ni loi se sont remplis les poches au detriment des VDP et leurs familles. C’est vraiment cruel de la part des militaires. Après, c’est la hierarchie militaire qui vient pointer son nez pour demander une contribution d’effort de guerre. Qui pouvait croire qu’il y a des voleurs dans l’armée là où la discipline et la droiture sont de rigueur. On comprend maintenant pourquoi ils sont incapables de vaincre ces terroristes. Des militaires bussinessmen, voleurs, etc.

  • Le 23 décembre 2022 à 09:00, par kwiliga En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Et voilà, c’est reparti pour la réconciliation nationale.
    Mais c’est bien ainsi.
    Traoré lui-même dénonçait auprès de ses amis des OSC, les velléités de déstabilisation et maintenant, tout le monde dénonce tout le monde.
    Les petits corrompus, de la gabegie et du billet de 5000, vont dénoncer leurs patrons, qui mangent dans les grosses affaires, ces derniers, balançant allègrement les élites dirigeantes.
    Tout cela me semblerait parfait, si le pays n’était pas en proie au terrorisme et aux mille problèmes qui l’accompagnent.
    Notre incapacité à la projection, à l’anticipation est remarquablement bien illustrée dans cette affaire de VDP, où l’on veut faire de populistes effets d’annonce, pour chercher ensuite comment financer.
    Faire du sankarisme de discours, c’est bien joli, mais il faut ensuite assumer et se donner les moyens de lutte contre "les grandes personnes".
    Les dernières "ablasseries" nous proposaient une dictature éclairée, nous voici parti dans une dictature sans lumière.

  • Le 23 décembre 2022 à 09:06, par PIONG YANG En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    TOC ! Merci à l’UAS. "l’option de recruter 50 000 VDP n’est pas conforme à la proposition de l’UAS qui est l’armement des populations". Depuis le début de la crise sécuritaire, j’ai toujours clamé cette position. En m’inspirant des méthodes sécrètes de lutte des FARC colombiens, qui ont tenu pendants des décennies leurs positions. J’ai même proposé qu’on recrutes des instructeurs FARCs colombiens pour les population des zones attaquées afin de contenir rapidement les attaques. Mais que ni ni.... Où en sommes nous aujourd’hui ? Ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent dans ce pays, mais les bons décideurs.

  • Le 23 décembre 2022 à 09:33, par OUÉDRAOGO Illassa En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Il n’y a aucun problème pour les travailleurs de prélever 1% de leur salaire net. Pendant longtemps des gens se sont enrichi avec l’argent du contribuable et aucune sanction n’a été prononcée contre ces gens. Le travailleur contribuant dejà plus avec l’IUTS chaque mois vous comprendrez le sacrifice est de trop quand on sait que des gens engrange des millions sur le sol burkinabè et à la limite ne donne presque rien aux impôts.

  • Le 23 décembre 2022 à 09:58, par TANGA En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Affaire de cotisation la même ça devient katanga.
    Voilà, que les dirigeants ne discutent pas ce que les syndicalistes ont dit ; après tout, c’est la vérité.
    mais on veut de l’argent, comment faire ?
    Il se trouve qu’au Burkina, tout le monde est croyant. Chacun a une religion. Donc chacun de par sa croyance est convaincu qu’il faut aider à sauver le pays. Par conséquence, on peut demander chaque deux vendredi pour les musulmans, chaque deux dimanches pour les chrétiens (catholiques et autres), deux fois par mois aux tenors des coutumes de verser les dîmes à la caisse pour l’effort de guerre. On a pas dit d’enlever et verser le reste mais de verser la totalité de la dîme à la caisse. De la sorte, que tu sois du privé ou du publique, tu auras à contribuer ; pas avec 1% par mois mais avec beaucoup plus. tu seras même content de le faire. Puisque ça passera par celui qui te dirige dans ta croyance.
    En plus de cela, on sait que quand le prix de la bière s’augmente, la quantité de bière bue s’augmente comme pour dire, on boira ; donc on ajoute 200 f sur chaque bière, 1000 f sur chaque bouteille de liqueur (surtout en cette période de fêtes) , 200 fr sur le paquet de cigarettes, 500 fr sur le paquet de vin, 1000 f sur chaque bouteille de vin, 1000f sur le mettre de tissus importé.
    faisant ainsi, les caisses de l’état se remplirons très vite et sans contestation.

  • Le 23 décembre 2022 à 10:01, par Ollo En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    La situation du Burkina est devenue très compliquée. Premièrement, c’est la question de l’UITS qui a été consenti volontairement pour une circonstance et qui est devenu un problème pour les travailleurs. Comment alors donner une garantie que le prélèvement de 1% ne va pas suivre le même chemin et constituer plus tard un sujet de bagarre entre l’Etat et les travailleurs. Deuxièmement, ce sont tous les avantages accordés aux multinationales pendant que le pays coure après des dettes même pour son alimentation. On se souvient de cette affaire entre Telmob et ONATEL qui devrait rapporter 13 milliards au trésor national, mais que les autorités auraient réduit à 100 millions. On se souvient également de cette autre affaire de fraude sur les produits chimiques d’une société minière qui devrait rapporter plus de 30 milliards au trésor mais que les autorités nationales ont réduite à 800 millions. Il y aurait aussi ces ordres donnés à des agents d’impôt de suspendre une opération de collecte d’impôt chez tel ou tel opérateur économique. Enfin, il faudra un jour expliquer pourquoi les réserves d’or des pays africains dorment dans le trésor français alors que ces derniers sont dans le besoin et continuent de s’endetter pour vivre et réaliser leur développement. Nous avons applaudi le passage du Ministre Bassolma Bazié au gouvernement voyant en cela une ultime chance pour le pays de faire enfin la situation des ressources nationales. Nous croyons fermement qu’il faut un jour faire cet exercice. C’est la seule chose qui va véritablement déclencher l’esprit de patriotisme lorsque chacun trouvera qu’il a vraiment son compte dans telle ou telle affaire. Personne n’est fou pour détruire son propre intérêt. Lorsque la jeunesse verra son intérêt dans tous les secteurs d’activités, c’est elle qui va se mobiliser pour protéger le capital productif et on cessera de parler de problème d’emploi dans le pays.

  • Le 23 décembre 2022 à 10:47, par Legis En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Voilà une prise de position qui surprend quant à l’orientation et aux actions traditionnellement pro- peuple du mouvement syndical Burkinabè. Pire elle traduit pour le moins une absence d’empathie face à l’extrême gravité de la situation sécuritaire et aux souffrances sans nom des populations rurales et des millions de DPI désemparés.
    D’accords qu’il ya des détournements au sein so de l’armée, dans les mines, dans les marchés publics, dans l’Administration publique tec, qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards. Il faut vraiment que l’Etat récupère d’abord cet argent pour lutter contre le terrorisme ? Suivant quelle procédure et dans quel délai par ce que les terroristes eux n’attendent pas ;ils veulent et peuvent gagner la course de vitesse engagée contre l’armée. Et si par malheur ces mécréants appelés terroristes prenaient le dessus, alors, adieu les salaires garantis et autres acquis sociaux, adieu l’UAS et j’en passe.
    Mon humble avis est que la manifestation de l’élan patriotique sollicité à travers la contribution de 1% du salaire ne doit pas être conditionnée par l’exigence d’un préalable de faire ou de ne pas faire de l’Etat. Cet élan patriotique doit être de mise quitte à l’encadrer pour la transparence ( durée, contrôle, reddition des comptes...)
    Autrement ce serait comme si l’on invitait implicitement ceux qui combattent pour nous( FDS et VDP) et qui paient aussi le prix de la malgournance administrative, politique, économique, sociale, militaire etc, à faire de même:Ils sont pour la majorité des laisser-pour compte car subissant les méfaits du pillage éhonté des ressources, mais aussi, ils paient de leur vie au front et jettent leurs familles dans la précarité.
    C’est comme si l’on disait, face à la montée exponentielle actuellement, de l’incivisme routier, un groupe d’usagers disait au gouvernement : Nous n’allons payer les amendes routières que si au préalable, fassiez rendre gorge à tous les contrevenants, de leurs infractions ! . Alors devenons la suite,...
    Et puis je n’adhère pas du tout au procès fait à l’iuts. Ce n’est pas une particularité Burkinabé que de payer un impôt sur les salaires et traitements.
    Cette question de l’opportunité ou non d’adhérer à à la levée d’une contribution patriotique en temps de guerre me fait penser à une observation d’un homme politique de ce pays qui disait qu’il arrivera un jour que les Burkinabè en seront à exiger un certain équilibre des torts causés par les uns et par les autres, avant de s’acquitter de leurs obligations en tant que citoyens.
    Histoire de tout mettre à plat à tous les niveaux de la vie de la nation, pour repartir des bases saines, aseptisées, socialement justes et égalitaires. AAH, TRÈS BEAU. MAIS C,’EST EN ATTENDANT GODOT

  • Le 23 décembre 2022 à 11:34, par Floda En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Tout à fait d’avis avec l’UAS, que l’armée utilise son budget jusqu’à épuisement avant de demander aux citoyens qui paient chaque mois l’impôt pour le budget de l’État. Que les militaires qui ont passé leur temps sous Blaise Compaoré et Roch, soient jugé et remboursent ce qu’ils ont pillé car on a des officiers qui se sont enrichis, embourgoisés en pillant le budget de l’État. Allons-y à Ouaga 2000 seulement et vous verrons la réalité.A l’effort de guerre nous sommes prêts à contribuer, mais si nous sommes sûrs que quelqu’un ne va pas d’asseoir et puiser pour entretenir ses maîtresses. Réduisons le train de vie de l’État, nous voyons dans les stations des élèves, étudiants qui prennent le carburant avec des bons émis par l’État, et prennent la monnaie empocher parce que son papa reçoit ses bons dans le cadre de son service et fait profiter à tout son entourage. Sommes- nous obligés en tant que pays pauvres que nos autorités utilisent toujours des V8 qui consomment beaucoup le carburant et dont les pièces de rechange coûtent chères ?Il faut une mutation profonde de notre administration.

  • Le 23 décembre 2022 à 12:22, par Bob En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    L’attitude de l’UAS est juste et digne. Tant que le MPSR 2 couvrira les voleurs et corrompus qui s’agitent au nom de principes qu’ils foulèrent sans état d’âme quand ils étaient au pouvoir la lutte contre l’insécurité et la refondation du pays sera une chimère. Dans 20 mois ces mêmes prédateurs apatrides grâce à l’argent qu’ils ont pillé, se feront élire triomphalement par la frange la plus apathique de notre peuple qui constitue leur bétail électoral et le cycle infernal de pillage et de spoliation de notre pays. Or une lutte vigoureuse contre la CORRUPTION permettrait de mettre hors d’état de nuire tous ces politiciens véreux qui ont conduit depuis 1987 le Burkina Faso dans l’abîme. La lutte contre la CORRUPTION est plus IMPORTANTE que la lutte contre le TERRORISME car c’est elle qui est à son origine et qui l’entretient

  • Le 23 décembre 2022 à 14:07, par Sidlabuum En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    C’est quand même curieux dans ce pays des hommes intègres. D’autres trouveront à redire, justement parce qu’ils peuvent encore se réunir dans une salle de réunion pour faire un point de presse. Lorsque sa maison brûle pendant qu’on s’y trouve, on ne se pose plus mille et une question . On accepte tout secours au risque de périr. Nous devons "faciliter" la tâche à l’effort de guerre au lieu de s’arcbouter dans nos principes sacro-saints de syndicalistes devenus anachroniques en ces temps d’incertitudes. Il y a eu de la gabegie c’est vrai, des détournements, de la corruption, des fraudes fiscales, l’état est resté presque muet voire impuissant , c’est vrai. Mettons tout simplement de l’eau dans notre vin pour ne pas nous distraire face à l’urgence de gagner la guerre.

  • Le 23 décembre 2022 à 14:14, par soyons vrais En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    L’union syndicale ne fait qu’exprimer sa liberté et son droit. Mais c’est quand-même regrettable de sa part. Si ses membres mangent, boivent, font la fête à chaque soir à Ouaga et dans d’autres grandes villes du Burkina, c’est parce qu’il y a encore un minimum de sécurité. Qu’est-ce que 1% dans un salaire ? C’est vrai qu’il y a eu des malversations de la part de certains militaires dans la gestion des fonds qui a été alloués à l’armée pour la défense de la patrie. Mais est-ce à dire que ceux qui sont aux affaires actuellement poursuivront dans cette mauvaise gestion de l’argent du contribuable ? Et aujourd’hui si arrivez encore à vous réunir pour opiner, c’est parce que le pays tient encore débout ! Allez-y passez trois mois à Bourzanga, à Djibo, Séba, Solenzo, Diapaga, Barsaalogo ou à Kompiéga, etc. et assurément vous changerez de langage. Votre posture est loin d’être responsable, encore moins patriotique ! C’est à cause des raisonnements pareils que le Burkina Faso est toujours en retard ! Vous parlez comme si dans votre milieu tout est parfait, alors que l’on sait ce qui se passe dans les administrations dont vous êtes les animateurs. On sait que plein d’agents sont paresseux et corrompus : et ça vous ne pouvez pas l’imputer aux militaires. Je crois que l’heure n’est plus à chercher à faire valoir les intérêts égoïstes : mais à s’unir dans les efforts et à se concentrer sur la recherche de la sécurité et la paix du Burkina Faso. Vous êtes libres d’exprimer vos droits. Mais sachez une chose, tôt où tard, si vous rester dans votre raideur, vous aurez tord devant l’histoire et personne ne pourra vous défendre. Quoi qu’il en soit, ce pays sera libéré, ce pays retrouvera sa paix et sa sécurité, au grand bonheur de ses fils et de ses filles. Dieu n’oubliera pas le Faso : Courage aux autorités, courage à tous ceux qui sont prêts à contribuer ne serait-ce qu’un centime à l’effort de guerre, courage à tous ceux qui soutiennent la lutte d’une manière où d’une autre. Dieu bénisse le Burkina Fasso, Dieu bénisse les Burkinabè.

  • Le 23 décembre 2022 à 15:01, par Passakziri En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    J’avoue qu’au début je ne comprenais pas ceux qui comme l’internaute HUG n’étaient pas favorables à ce prélèvement de 1% , mais l’UAS m’a éclairé . je ne peux que lui donner raison car effectivement beaucoup de travailleurs contribuent déjà extrêmement à l’effort de guerre. Par conséquent, une différenciation seraoit le minimum . On peux imposer le travailleur de Ouaga et des autres villes non touchées , et épargner ceux déjà dans des zones difficiles. Ca serait plus juste. Ensuite trouver d’autres sources et ne passer aux prélèvements qu’en dernier ressort. Il faut par exemple commencer par supprimer les subventions inutiles par exemple pour la cotonculture, le carburant , en la rendant indirecte , c’est à dire que c’est à la déclaration d’impôt que ca peut être pris en compte pour ceux qui l’utilisent dans le cadre d’activités génératrices d#impôts ou pour joindre leur lieu de travail ( à moto ). Ainsi on evitera d#injecter des milliards pour des plaisirs inutiles tout en ayant plus de ressources pour le financement de la guerre. Bref, il existe bel et bien d’autres sources potentielles de financement.

    Passakziri

  • Le 23 décembre 2022 à 17:34, par GONGA En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    je suis parfaitement d’accord avec la position de l’UAS car les détournéments de fonds publics à hauteurs de milliards a fait de l’Etat une cible pour des malfrats nationaux et leurs alliés internationaux. Ces différents groupes de riches malfrats sont donc en concurrence sans merci pour le contrôle le l’Etat, leur vache à lait, cela avec toutes les alliances criminelles possibles, meme celles avec les groupes armées terroristes.
    Alors, lutter contre le terrorisme, c’est lutter contre sa source, les groupes politiques fossoyeurs des caisses de l’Etat.
    Autrement, tant que ces bandits milliardaires ne seront pas traqués comme leurs sous traitants terroristes, le terrorisme aura de beau jour devant lui

  • Le 27 décembre 2022 à 18:09, par Youth En réponse à : Burkina : L’UAS « ne peut donner son aval pour la collecte de fonds pour une armée dont la gestion opaque des ressources est décriée »

    Ces syndicats nous les comprenons, ils sont à l’image des partis politiques de notre ère. Nous savons comment ils ont fait les choses à l’annonce du gâteau des gardes au niveau de la santé humaine ; sans trop de bruit mais bien sûr sans la moindre transparence. Allez-y comprendre que le fonctionnaire qui veut aider les autorités actuelles n’a point besoin de feu vert de son syndicat pour le faire. Libre il l’est ! Au cas contraire si transparence l’uas veut, qu’elle demande au Munafix de nous éclairer sur son siège qui vaut un ministre, qu’elle demande à ses syndicats de la santé d’expliquer au peuple les arrangements pour le paiement des milliards pour les gardes.

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